#Vive le train
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snowfea · 6 months ago
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SNCF, J'AURAI TA PEAU
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transparentgentlemenmarker · 24 days ago
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MĂȘme s'il me faut lĂącher ta main. Sans pouvoir te dire "À demain". Rien ne dĂ©fera jamais nos liens. MĂȘme s'il me faut aller plus loin. Couper les ponts, changer de train. L'amour est plus fort que le chagrin. L'amour qui fait battre nos cƓurs, va sublimer cette douleur. Transformer le plomb en or, tu as tant de belles choses Ă  vivre encore. Tu verras au bout du tunnel, se dessiner un arc-en-ciel. Et refleurir les lilas, tu as tant de belles choses devant toi. MĂȘme si je veille d'une autre rive. Quoi que tu fasses, quoi qu'il t'arrive. Je s'rai avec toi comme autrefois. MĂȘme si tu pars Ă  la dĂ©rive. L'Ă©tat de grĂące, les forces vives. Reviendront plus vite que tu ne crois. Dans l'espace qui lie ciel et la terre, se cache le plus grand des mystĂšres. Comme la brume voilant l'aurore, il y a tant de belles choses que tu ignores. La foi qui abat les montagnes, la source blanche dans ton Ăąme. Penses-y quand tu t'endors, l'amour est plus fort que la mort. Dans le temps qui lie ciel et terre se cache le plus beau des mystĂšres. Penses-y quand tu t'endors, l'amour est plus fort que la mort.
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Françoise Hardy đŸ–€
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chic-a-gigot · 5 months ago
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Le Figaro-modes : à la ville, au théùtre, arts décoratifs, no. 8, août 1903, Paris. Les arbitres de l'élégance. Interview de Mlle Marguerite Deval du Théùtre des Mathurins. Photo Reutlinger. Ville de Paris / BibliothÚque Forney
Ses réponses
Couturier: VOYEZ
 TAILLEUR. Modiste: UN RIEN DE CHEZ LEWIS. Tailleur: OLD ENGLAND, UNE HEURE AVANT LE DÉPART DU TRAIN. LingĂšre: UNE TOILE D'ARAIGNÉE. Corset: QU'EST-CE QUE C'EST QUE ÇA? Dentelles: LA COMPAGNIE DES INDES. Fourreur: GRUNWALDT. Chapelier: LÉON. Chaussures: COSTA. Éventails: JE N'EN JOUE JAMAIS. Ombrelles: CHEZ BRTGG. Magasins de NouveautĂ©s: L'HOTEL DES VENTES. Parfumeur: MA PEAU. Dentifrice: BÉNÉDICTINS DE L'ABBAYE DE SOULAC. VIVE LA LIBERTÉ! Ameubl: LA VENTE LELONG. SI J'AVAIS PU! OrfĂšvre: ROUKHOMOVSKI. Objets de Voyage: TROIS SACS, 15 MALLES DE CHEZ LOUIS VUITTON ET 3O CARTONS A CHAPEAUX. Carrossier: LES CERCLES. Automobiles: JE COMPTAIS SUR MA DE DION-BOUTON DE LA REVUE DES FOLIES-BERGÈRE. Restaurant: MON BON POT-AU-FEU. Champagne: DU KATINKA BRUT. Confiseur: J'AI HORREUR DES BONBONS. OĂč goĂ»tez-vous? JAMAIS.
A Marguerite Deval
ENVOI
Menue, effrontĂ©e, aguichante, Du rĂȘve
 et du geste Ă  la fois, Dans sa toute petite voix C'est tout le grand Paris qui chante.
Francis de Croisset.
Petite, cheeky, alluring, Dream
 and gesture at the same time, In her tiny voice It's all of great Paris that sings.
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ladyniniane · 7 months ago
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Je suis tombĂ©e rĂ©cemment sur une vidĂ©o portant un titre putaclic mais efficace qui disait en substance "maisons d'Ă©ditions : vous avez 97% de chance d'Ă©chouer Ă  ĂȘtre publiĂ©". L'autrice y faisait part de ses expĂ©riences passĂ©es et des multiples refus essuyĂ©s.
Ma premiĂšre rĂ©action en voyant ça a Ă©tĂ© : "Ă  quoi bon ?". Comme beaucoup de gens qui Ă©crivent un peu, je caresse parfois ce rĂȘve. On Ă©crit certes pour soi, mais j'ai aussi envie de me lier Ă  d'autres personnes Ă  travers mon texte. De le partager pour qu'il vive.
Une chose trÚs importante ressortait de la vidéo : l'édition c'est un business et du marketing. Si le manuscrit est refusé, c'est qu'il ne correspond pas à ce que recherche l'éditeur. Cela ne veut pas forcément dire qu'il est mauvais. C'est comme quand on publie une fanfic. C'est mieux quand le sujet est populaire auprÚs des lecteurs.
C'est encore plus dĂ©solant vu que de nombreuses maisons d'Ă©dition françaises sont en train de crĂ©er de nouveaux labels. Sauf que c'est pour publier des oeuvres traduites, souvent de la romantasy, qui se ressemblent beaucoup les unes les autres, avec une Ă©niĂšme histoire "enemies to lovers" qui Ă©tait une fanfic reylo Ă  la base. Et c'est dommage parce qu'il y a des tas d'aspirants auteurs francophones qui aimeraient ĂȘtre publiĂ©s. Mais bon, c'est plus facile de vendre un titre anglophone qui a dĂ©jĂ  fait ses preuves et est attendu plutĂŽt que l'oeuvre d'un parfait inconnu.
Et au final, je me suis dit "puisque je ne serai sans doute jamais publiée, autant écrire ce que je veux comme je veux".
Je pense que je commence Ă  faire des progrĂšs.
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true-blue-sonic · 4 months ago
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"Vive le train! I'll have two delightful hours to do nothing but write fanfic :D," I decreed, before getting hit with the quadruple status effects of It Is So Goddamn Busy, claustrophobia, motion sickness, and 10+ minute delays
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aurevoirmonty · 10 months ago
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Macron est en train de liquider notre pays. Je ne parle mĂȘme pas de la dĂ©structuration systĂ©matique des services publics, pour ensuite affirmer qu’ils ne fonctionnent pas, de la volontĂ© de dĂ©bilitation de la sociĂ©tĂ© avec la fin de l’enseignement Ă  l’école. AprĂšs avoir dĂ©truit l’économie française, Macron est en train de dĂ©pecer le pays, pour envisager sĂ©rieusement d’envoyer des Français sur le front ukrainien mourir pour l’Atlantisme. Parce que soi-disant, « la sĂ©curitĂ© des Français se joue en Ukraine ». Non, c’est l’avenir de ce pouvoir atlantiste et mondialiste, qui s’y joue. Il est prĂȘt Ă  sacrifier la France. Cet individu n’est pas fou, il dĂ©fend froidement le systĂšme mondialiste, qui l’emploie.
Une lĂ©gende de l’une de nos rĂ©gions riches d’histoire, dont la diversitĂ© d’ensemble a longtemps fait la richesse, dĂ©sormais perdue, de la France, nous conte l’histoire d’Ankou, qui ne reprĂ©sente pas la mort en elle-mĂȘme, mais son serviteur : son rĂŽle est de collecter les Ăąmes des dĂ©funts, remplissant ainsi un rĂŽle de « passeur d’ñmes ». Il est l'ouvrier de la mort. On dit aussi que celui qui aperçoit l’Ankou meurt dans l’annĂ©e. On rapporte parfois que le dernier mort de l’annĂ©e, dans chaque paroisse, devient l’Ankou pour l’annĂ©e suivante. A Ploumilliau, l’Ankou prĂ©sent dans l’église porte la faux et la pelle, il est Ă  la fois meurtrier et fossoyeur.
Macron est l’Ankou de la France et des Français, portant la faux et la pelle, à la fois meurtrier et fossoyeur. Cela se confirme sur tous les fronts : il mùne la bataille ultime contre notre pays.
Nous avons eu droit à une destruction systématique de notre tissu économique, pour arriver à des chiffres inquiétants.
Vous pensez sincĂšrement que c'est le rĂ©sultat d’une erreur politique ou stratĂ©gique ? N’oublions pas que les PMI/PME sont la force vive de la France, elles constituent cette classe moyenne forte, ancrĂ©e dans le pays. Elles incarnent tout ce qui dĂ©range dans le cadre du mondialisme, comme les paysans, propriĂ©taires de leurs terres. Ces derniers ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© assassinĂ©s, pour les premiers, c'est en cours.
Le dĂ©pĂšcement physique de la France accompagne ce qu’il reste de notre pays meurtri dans sa chair et dans son Ăąme. Les rĂ©gions, dont la diversitĂ© culturelle a toujours fait la richesse de notre pays, sont conduites sur la voie de la sĂ©cession. Il suffit pour cela de trouver les « bonnes personnes » et les bonnes carottes. La boĂźte de Pandore a Ă©tĂ© ouverte avec la Corse, dont l’accord sur lïżœïżœautonomie de l’üle va Ă  l’encontre du principe sur lequel la France s’est constituĂ©e depuis la fin de la fĂ©odalitĂ© : l’union. Voici lancĂ©, le processus nĂ©o-fĂ©odal de dĂ©construction de l’Etat, en reconnaissant des peuples Ă  l’intĂ©rieur du peuple français et en octroyant une autonomie lĂ©gislative. Gilles Simeoni, prĂ©sident autonomiste du conseil exĂ©cutif de Corse, a estimĂ© qu’un pas dĂ©cisif avait Ă©tĂ© franchi et s'est fĂ©licitĂ© d'avoir obtenu pour la Corse un pouvoir lĂ©gislatif validĂ© par le conseil constitutionnel. Il est enthousiaste : l'Ă©tendue et les modalitĂ©s de ce pouvoir relĂšveront d'une loi organique, « reste Ă  gagner cette demi-finale, puis plus tard, la finale ».
DĂ©sormais, les « autonomistes », pour ne pas dire « sĂ©cessionnistes » d’autres rĂ©gions, peuvent ĂȘtre activĂ©s Ă  la suite des Corses, afin de dĂ©pecer le cadavre-France.
Pour accompagner cette marche funĂšbre, Macron met les Français en Ă©tat de stupeur en leur annonçant, lĂ©gĂšrement, qu'il va bien falloir y aller, sur le front ukrainien. Car le monde global se joue lĂ -bas et il faut bien payer la facture. Dans Le Monde : Le prĂ©sident de la RĂ©publique est songeur. La situation en Ukraine [
] se dĂ©grade. La guerre s’enlise. « De toute façon, dans l’annĂ©e qui vient, je vais devoir envoyer des mecs Ă  Odessa ».
De cette maniÚre détachée, parfaitement cynique, il répond à la question que se posent les Français : il va vraiment falloir y aller ?
Comme le confirme la légende, en faisant le compte de ses victimes, cet Ankou est particuliÚrement méchant.
Rybar FR
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urween · 9 days ago
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Soft Hanky | Steve Kemp x ftm!reader
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notes : Ă©crit avec un reader opĂ©rĂ© du torse en tĂȘte
rĂ©sumĂ© : Pour le bien de son commerce, Steve Kemp prend connaissance de l’existence d’une catĂ©gorie de personnes spĂ©ciales. Il trouve donc un jeune transgenre et met en place son plan habituel. ProblĂšme, cet homme cache bien des surprises.
⚠ warnings : Description volontairement maladroite de la transidentitĂ©, idolĂątrie du transgenre, Steve Kemp est un red flag Ă  lui seul (cannibalisme, violence, manipulation..), kinks (dĂ©gradation, soumission, proie/prĂ©dateur)
- Description Ă  la deuxiĂšme personne
- 2 509 mots
Tu avais pensĂ© Ă  un accident, peut-ĂȘtre mĂȘme Ă  un signe du destin. Il faut dire que ta vie sentimentale ne s’étalait pas sur des kilomĂštres, pas mĂȘme quelques mĂštres. Alors tomber nez Ă  nez avec un si bel inconnu, souriant et intĂ©ressĂ©, ça avait Ă©tĂ© une sorte de miracle Ă  tes yeux, et malheureusement pour toi il le savait. Steve, c’était son prĂ©nom, assez classique, rien d’original et un cĂŽtĂ© de dĂ©jĂ  vu. Pourtant il t’avait attrapĂ© en quelques secondes, Ă  peine avait-il commencĂ© Ă  te poser des questions que tes joues Ă©taient devenues aussi rouges que les siĂšges de la salle de cinĂ©ma oĂč vous vous Ă©tiez rencontrĂ©s.
Pas de chance pour toi, le destin n’avait rien Ă  voir dans cette romance soudaine. Cela faisait deux jours que Steve te suivait, apprenant principalement tes lieux les plus frĂ©quentĂ©s et surtout les personnes avec qui tu y allais. LĂ  se creusait le piĂšge, tu n’avais personne, et c’était ton atout majeur. Aucun ami, aucune famille, pas mĂȘme un poisson rouge Ă  qui tu allais manquer. Tu Ă©tais un ĂȘtre vivant sur Terre sans attaches humaines, ce qui faisait de toi un fantĂŽme, la victime parfaite.
Non je n’ai pas vraiment de famille, c’est assez compliquĂ© Ă  ce niveau-lĂ , lui avais-tu naĂŻvement confirmĂ© lors de votre premier rendez-vous. Puis, disons plutĂŽt des connaissances que des amis, avait-il rĂ©ussi Ă  te faire avouer. Enfin le bouquet final, c’est bizarre Ă  dire vu que je ne te connais que depuis peu mais je t’apprĂ©cie beaucoup Steve. Le sourire qui t’avait accueilli Ă  cette dĂ©claration avait fait bouillir tes joues, et alors l’homme en face de toi tenta une approche – pensant qu’il s’agissait du moment idĂ©al – il dĂ©posa sa main par-dessus la tienne sur la table de restaurant. Ta rĂ©action ne fit que l'encourager, et quelques instants plus tard vous Ă©tiez en train de vous embrasser au coin d’une rue. Tout se dĂ©roulait Ă  merveille, tout Ă©tait parfait, dans les temps et mĂȘme agrĂ©able. Il ne restait plus qu’à te faire di– Attends je..excuse-moi je crois que c’est un peu trop d’un seul coup pour moi, l’avais-tu couper alors que vous vous dirigiez vers chez toi. Il n’avait rien laissĂ© paraĂźtre, seulement sourit avant de te rassurer, c’est rien on a tout le temps pas vrai ? Il aurait dĂ» s’y attendre, tu avais Ă©tĂ© diffĂ©rent dĂšs le dĂ©but, tout ne pouvait pas ĂȘtre aussi simple.
À vrai dire tu n’étais Ă  l’origine pas sur sa liste. Vanessa, Penny, Kate. Mais pas ton nom, pas un homme. Les femmes Ă©taient demandĂ©es, recherchĂ©es et meilleures, pas les hommes.
Puis, un jour, lorsqu’il effaçait le compte instagram d’une prĂ©cĂ©dente candidate, il tomba sur un post : JournĂ©e internationale de la visibilitĂ© des personnes transgenres. Les couleurs vives l’interpellĂšrent et puisqu’il n’avait plus rien Ă  faire, il se balada Ă  travers ce sujet. Plusieurs photos de personnes concernĂ©es, mais rien de spĂ©cialement intĂ©ressant, ils n’avaient rien qu’il ne pouvait pas trouver ailleurs. Quand soudain, une photo le stoppa net. Un dessin fait au crayon, reprĂ©sentant un ĂȘtre androgyne magnifique. Steve cliqua sur la photo de profil du crĂ©ateur, et tomba sur toi. Tu n’avais que trĂšs peu de publications, mais assez pour qu’il te choisisse. Ton visage, ta silhouette, tes cuisses, hanches. Il y avait quelque chose de spĂ©cial dans ton ĂȘtre, diffĂ©rent des femmes, des hommes, diffĂ©rent des cisgenres. Dans ta biographie trĂŽnait fiĂšrement le drapeau tricolore transgenre, accompagnĂ© de trois lettres “ftm”. Steve ne mit pas longtemps Ă  ressembler toutes les piĂšces du puzzle, tu Ă©tais exceptionnel. Le parfait mĂ©lange de la beautĂ© harmonieuse de la femme avec la sublime force calme de l’homme. Ton corps Ă©tait splendide, tes traits divins. Ton goĂ»t ne pouvait qu’ĂȘtre sans Ă©gal.
Alors, tu passas en quelques heures premier de sa liste. Ton visage angĂ©lique allait rendre fou les acheteurs, et tu rendais dĂ©jĂ  fou Steve. La nuit de sa dĂ©couverte il ne ferma pas l'Ɠil, cherchant toutes les informations possibles sur toi et sur ce qui te reprĂ©sentait. Il n’avait pas l’habitude de se sentir aussi impliquĂ©, mais tu Ă©tais diffĂ©rent, c’était sĂ»rement pour ça.
C’est de cette façon qu’une semaine plus tard, tu rencontras le subjuguant Steve Kemp en sortant de ta sĂ©ance cinĂ©ma hebdomadaire. Tu fus surpris de tomber face Ă  un homme aussi attirant, intĂ©ressĂ© et surtout cultivĂ© sur les sujets qui te tenaient Ă  cƓur. Il connaissait les termes queer, riait en disant qu’il avait visitĂ© ton endroit de rĂȘve, ou freignait l’ignorance en dĂ©couvrant ton nom.
Mais outre cette spĂ©cificitĂ© physique, il avait – avec surprise – dĂ©couvert que tu n’étais pas aussi rapide que les autres. Tu ne l’invitais jamais chez toi, esquivant les sous-entendus d’un prochain date lĂ -bas. Tu Ă©tais ouvert Ă  ses avances et pourtant quelque chose semblait toujours te faire reculer au moment fatidique. Il avait d’abord pensĂ© que tu Ă©tais inquiet par rapport Ă  ton genre “spĂ©cial”, que tu avais peur de le lui en parler. Mais tu ne donnais pas l’impression que le sujet Ă©tait sensible, au contraire tu en parlais avec lĂ©gĂšretĂ©. Le problĂšme venait donc d’ailleurs. Steve avait dĂ» creuser, mais la source avait fini par devenir visible. Tout venait d’un domaine plus intime. La façon dont tu mordais ta lĂšvre lorsqu’il te complimentait, croisais les jambes Ă  certains regards insistants, gĂ©missait faiblement dans vos baisers. Il avait cru Ă  un comportement basique, il te plaisait ça se voyait. Puis, il avait remarquĂ© ton lĂ©ger inclinement de tĂȘte vers le bas, tes yeux fuyeurs, tes muscles faiblissant. Ton corps se soumettait Ă  lui, consciemment ou non, tu rĂ©agissais d’une façon primale Ă  lui. Cette conclusion lui avait sautĂ© au visage lors de votre dernier baiser. Il t’avait gentiment bloquĂ© contre un des murs extĂ©rieurs du restaurant asiatique, sa main Ă  la jonction de ton cou et de ton Ă©paule, ton corps avait semblĂ© se ramollir dans son Ă©treinte. Tu te laissais contrĂŽler par lui, protĂ©ger, Ă©pauler. Il avait alors accentuĂ© votre Ă©change buccal, et tout s’était confirmĂ©. Ton corps avait besoin d’ĂȘtre soumis, vulnĂ©rable dans des bras puissants et protecteurs.
AprĂšs s’ĂȘtre rendu compte de cela, Steve a su trouver le problĂšme : tu n’étais pas Ă  l’aise avec ce fantasme. Ça tombait sous le sens, tu ne connaissais que depuis quelques jours l’homme qui te faisait sentir ainsi, c’était Ă©vident que tu ne voulais pas laisser ton corps Ă  un presque inconnu.
Mais tout problĂšme avait une solution, et il l’avait trouvĂ©e.
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Humide de ta rĂ©cente douche, ta main attrapa ton tĂ©lĂ©phone portable dĂ©posĂ© sur le rebord de ton lavabo. Steve venait de t’envoyer plusieurs messages.
–  Bon matin angelot –  Un cafĂ© pour commencer la journĂ©e ?
Tu répondis avec enthousiasme, lui disant que tu acceptais avec plaisir son invitation et en quelques secondes tu reçus une réponse.
–  Je peux passer te prendre d’ici une vingtaine de minutes –  Et si ça te va, je pourrais te montrer le fameux tableau que j’ai Ă  la maison ? – Je te l’aurais bien apportĂ© mais il faut croire qu’il ne rentre pas dans le coffre 🩣
Ton sourire t’accompagna pendant que tu enfilais des vĂȘtements propres. Sa proposition te tentait Ă©normĂ©ment mais il y avait un hic. Passer du temps avec Steve te plaisait toujours, cependant aller chez lui voulait forcĂ©ment dire passer une Ă©tape. Il n’était pas du style Ă  te presser le pas, mais tu en avais envie et d’aprĂšs vos Ă©changes il semblait Ă©galement en avoir envie. Avec un soupçon de doute, tu attrapas de nouveau ton portable pour lui rĂ©pondre :
–  Ok pour chez toi, mais seulement pour voir le tableau ;)
À seulement deux rues de ton immeuble, Steve esquissa un vague sourire en tapant une rapide rĂ©ponse. Il se doutait que tu allais rĂ©agir ainsi, mais tu Ă©tais malgrĂ© tout tombĂ© dans le piĂšge et c’était le plus important. Le plan n’était de toute façon pas de coucher avec toi, seulement de te ramener en lieu sĂ»r, chez-lui. Il ne couchait jamais avec ses cibles, parce qu’il n’en avait pas spĂ©cialement envie et surtout qu’elles venaient sans soucis chez lui, sans avoir besoin d’en arriver lĂ .
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Le trajet en voiture avait Ă©tĂ© plus long que tu ne l’aurais imaginĂ©. Entre les petits chemins et les routes Ă©troites, il vous fallut en tout Ă  peu prĂšs une heure et demie pour enfin arriver vers ce qui devait ĂȘtre chez Steve. Un peu – beaucoup, mais l’avouer serait Ă©trange – perdu au milieu d’une Ă©paisse forĂȘt de sapins en tout genre, trĂŽnait une longue et grande bĂątisse. Tu sortis de la voiture en premier, voulant avoir le temps de dĂ©tailler la maison avant d’y rentrer.
Pour ĂȘtre honnĂȘte, beaucoup de branches et de vĂ©gĂ©tations camouflaient l’habitacle, tu ne parvenais qu’à deviner des lignes modernes et rectangulaires qui finissaient par disparaĂźtre derriĂšre des troncs d’arbres. Mais malgrĂ© ça, tu trouvas la maison assez jolie de l’extĂ©rieur.
Steve arriva par surprise derriĂšre toi, te faisant sursauter et pousser un petit cri peu viril. Son rire mĂ©langĂ© au tien fit voltiger quelques oiseaux Ă  cĂŽtĂ© de vous, aussitĂŽt tu t'inquiĂ©tas du possible bruit que ton cri aurait pĂ» poser. Mais Steve te rassura immĂ©diatement, dĂ©posant une main sur ton Ă©paule il te sourit en disant : “Pas besoin de s’inquiĂ©ter, aucun voisin aux alentours, personne pour se plaindre du bruit”. Tu fus sur le coup soulagĂ©, rĂ©pondant quelque chose comme “oh gĂ©nial” sans savoir que ce dĂ©tail ne t'Ă©tait absolument pas favorable.
GuidĂ© par la main chaude du propriĂ©taire, tu te laissas porter jusqu’à la porte d’entrĂ©e – mĂȘme s’il devait sĂ»rement en avoir plusieurs au vue de la taille de la maison –. Tu aurais en temps normal Ă©tait quelque peu suspicieux par rapport Ă  cette taille justement. Une habitation aussi grande signifiait grands revenus, Steve t’avait dit qu’il travaillait comme chirurgien plastique et ça pouvait expliquer ce dĂ©tail lĂ . NĂ©anmoins, ton attention ne se porta absolument pas sur ses revenus, ni mĂȘme la possible dangerositĂ© d’une maison aussi Ă©loignĂ©e de la civilisation. À vrai dire, une fois la porte franchie tu fus hypnotisĂ© par la dĂ©coration. Tout Ă©tait extrĂȘmement sombre, dans des teintes marrons et noires. Il n’y avait que le minimum de lumiĂšres, et mĂȘme les fenĂȘtres ne donnaient pas assez de luminositĂ© pour pouvoir apercevoir les quatres extrĂ©mitĂ©s de la cuisine ouverte sur le salon. Les murs Ă©taient trĂšs hauts, sombres eux aussi, seulement entrecoupĂ©s de quelques touches beiges. Vu de l’intĂ©rieur on oubliait le loyer de l’habitat, on se laissait dĂ©vorer par l’atmosphĂšre si spĂ©ciale. Si tu prenais chaque petit dĂ©tail Ă  part, la dĂ©coration n’avait rien d’extraordinaire, mais mis bout Ă  bout c’était comme si tu rentrais dans une sorte de tableau immersif. SĂ»rement Ă  cause de la luminositĂ© inĂ©gale au dehors ou de l’odeur flottante d’encens, mais tu avais le sentiment d'ĂȘtre coupĂ© du monde extĂ©rieur. C’était Ă©trangement agrĂ©able.
« Je ne te propose pas d’eau, intervint Steve en montrant d’un signe de tĂȘte ton cafĂ© encore chaud dans tes mains »
Tu souris timidement en secouant la tĂȘte de gauche Ă  droite. MĂȘme s’il conduisait, Steve avait fini sa boisson en moins de vingt minutes. Une main sur le volant, une autre toujours sur son gobelet en carton – Ă  croire qu’il avait peur de le perdre – il enchaĂźnait les petites ou grandes gorgĂ©es de cafĂ©ine comme s’il s’agissait d’un Ă©lixir de jeunesse. Tu ne t’étais pas vraiment posĂ© de questions sur le moment, supposant qu’il avait mal dormi ou que quelque chose lui prenait la tĂȘte.
Une fois ta petite observation complĂ©tĂ©e, tu proposas un peu de ton cafĂ© Ă  ton interlocuteur – ce qu’il accepta – puis tu te dirigeas vers le fameux tableau qui t’avait fait venir ici. Il n’avait rien de si spĂ©cial, juste une grande toile horizontale pleine de touches de peinture en relief. Tu n’étais mĂȘme pas un expert en art, mais lorsque Steve t’avait parlĂ© de cette Ɠuvre tu avais Ă©tĂ© curieux et au fil de vos conversations tu avais eu envie de le voir en personne. C’est comme si on voyait plein de personnes vivre, t’avait-il confessĂ©, comme si j’avais le super pouvoir de transformer les corps en Ăąmes colorĂ©es. Sa description t’avait intriguĂ©, tu avais voulu mettre une image sur ce pouvoir, et puisque Steve n’avait pas de photo sur lui quoi de mieux que de le voir en vrai.
« J’aurais plutĂŽt dit qu’elles meurent, commenças-tu en inclinant la tĂȘte, regarde leurs positions on dirait qu’elles se font aspirer ou qu’elles pleurent, ton doigt accusateur accompagna ton analyse en dessinant des formes abstraites dans l’air, et puis les couleurs sont en train de disparaĂźtre, le orange vif devient cramoisi »
Trop absorbĂ© par ton investigation, tu ne prĂȘtas pas attention Ă  Steve se plaçant derriĂšre toi. Vos deux silhouettes Ă©taient dans un parfait alignement, fades et indĂ©finies Ă  cause de la pĂ©nombre, vu de face tu semblais disparaĂźtre dans la carrure glaciale de l’homme te surplombant de plusieurs centimĂštres. Ses yeux couraient au ralenti sur ta nuque dĂ©voilĂ©e et nue, ton dos dessinĂ©. Ils imaginaient les courbes allĂ©chantes qui Ă©taient camouflĂ©es sous deux ou trois couches de tissus – si facilement dĂ©chirables, mĂȘme du bout des dents –. Tes Ă©paules Ă©taient relaxĂ©es, tu Ă©tais en confiance. Tu ne faisais qu’observer un tableau, sans te douter de la menace qui se trouvait derriĂšre toi ni des preuves dissimulĂ©es derriĂšre la peinture. Tu ne faisais qu'observer l'Ɠuvre qu’un homme qui te plaisait avait chez lui. Sans penser un instant que derriĂšre toi ce mĂȘme homme serait dĂ©sespĂ©rĂ©ment un mouchoir en tissu imbibĂ© de GHB. Sans penser que son bras Ă©tait bloquĂ© dans cette position, alors qu’il devrait ĂȘtre enroulĂ© autour de ton cou. Sans imaginer le flot de pensĂ©es qui dĂ©valait au mĂȘme moment l’esprit de cet homme. Tu ne faisais qu’admirer une toile dont il t’avait parlĂ©, qui lui tenait Ă  cƓur, dont il n’avait jamais parlĂ© Ă  personne Ă  part toi. Tandis que lui Ă©tait pĂ©trifiĂ© par le doute.
« Je pense que j’aimerais pas avoir ce super pouvoir, de voir les Ăąmes de gens, dĂ©clara ta voix, j’aimerais pas savoir qui est bon ou mauvais c’est trop volatile, continuas-tu en reculant d’un pas, et puis les mauvaises personnes sont juste incomprises, et j’aime bien essayer de les comprendre »
Ton talon heurta la pointe d’une chaussure cirĂ©e, tu crus tomber en arriĂšre. Ton dos fut stoppĂ© par un buste bouillant, et un sourire revint sur tes lĂšvres.
Un mouchoir tomba au sol et alors que tu te baissais pour le rattraper, la main ferme de Steve stoppa ton mouvement.
« Laisse-le ici, soupira presque une voix que tu n’avais jamais entendu aussi lĂ©gĂšre, il ne servira plus Ă  rien »
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TrĂšs envie de faire une partie deux, qui sait peut-ĂȘtre un jour ?
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icariebzh · 7 months ago
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"Aucune histoire banale gravĂ©e dans ma mĂ©moire Aucun bateau pirate ne prendra le pouvoir Aucune Ă©toile filante me laissera dans le noir Aucun trac, aucun... Et demain tout ira bien, tout sera loin LĂ  au final quand je prendrai le large Tout sera loin, donne moi la main LĂ  au final quand je prendrai le large Aucune larme aucune ne viendra m'Ă©trangler Aucun nuage de brume dans mes yeux dĂ©lavĂ©s Aucun sable ni la dune n'arrĂȘte le sablier Aucun quartier de lune, aucun... Et demain tout ira bien, tout sera loin LĂ  au final quand je prendrai le large Tout sera loin, donne moi la main LĂ  au final quand je prendrai le large Aucun autre dĂ©cor, aucun autre que toi Aucune clef Ă  bord, aucune chance pour moi Et demain tout ira bien, tout sera loin LĂ  au final quand je prendrai le large Tout sera loin, donne moi la main LĂ  au final quand je prendrai le large Aucun requin, aucun air triste Aucun regret, aucun sĂ©isme Aucune langue de bois Aucun chaos, aucun, aucun... Et demain tout ira bien, tout sera loin LĂ  au final quand je prendrai le large Tout sera loin, donne moi la main LĂ  au final quand je prendrai le large" Françoise Hardy
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"MĂȘme s'il me faut lĂącher ta main Sans pouvoir te dire "À demain" Rien ne dĂ©fera jamais nos liens MĂȘme s'il me faut aller plus loin Couper les ponts, changer de train L'amour est plus fort que le chagrin L'amour qui fait battre nos cƓurs, va sublimer cette douleur Transformer le plomb en or, tu as tant de belles choses Ă  vivre encore Tu verras au bout du tunnel, se dessiner un arc-en-ciel Et refleurir les lilas, tu as tant de belles choses devant toi MĂȘme si je veille d'une autre rive Quoi que tu fasses, quoi qu'il t'arrive Je s'rai avec toi comme autrefois MĂȘme si tu pars Ă  la dĂ©rive L'Ă©tat de grĂące, les forces vives Reviendront plus vite que tu ne crois Dans l'espace qui lie ciel et la terre, se cache le plus grand des mystĂšres Comme la brume voilant l'aurore, il y a tant de belles choses que tu ignores La foi qui abat les montagnes, la source blanche dans ton Ăąme Penses-y quand tu t'endors, l'amour est plus fort que la mort Dans le temps qui lie ciel et terre se cache le plus beau des mystĂšres Penses-y quand tu t'endors, l'amour est plus fort que la mort" Françoise Hardy
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magdalena-mojennarmor · 1 year ago
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Un fille trÚs jeune sur un trÚs vieux rocher s'assoit et fume. La fumée à sa bouche comme un serpent circule. S'approche vers elle une femme osseuse, aux angles étoffés de lourds voiles. Elle pose sur la petite un regard de craie dure. Puis, elle parle:
Telle que je te vois, petite, tu tiens dans chaque main et le bien et le mal, tu pétries le cou de cet oiseau sinistre et t'amuses du sang qui coule dans tes paumes. Sa douleur t'amuse, et la souillure te plaßt. Tu ne crois ni en lui ni en la force qui le broie mais adores le sang qui encrasse tes doigts. Tu refuses de mener cette vie qui t'inonde. Passant comme une voleuse sous les enseignes vives, tu ricanes du spectacle des galeries luxueuses et à chaque table t'invites et te moques du festin, injuries les convives. Tu crois la solitude qui te ramÚne le soir plus vibrante et belle que toutes les voix du monde. Tu crois qu'elle en est pleine, de toutes ces voix, comme tu percois les landes pleines d'étés et de meurtres.
Certains mots prononcĂ©s te font tressaillir: navire, blessures, crime, nuit, joyaux. Ce genre de mots rĂ©pandent en toi une gloire d'Ă©lection. La laideur te fascine comme l'ultime miracle, couronnement des tĂȘtes de l'ombre. Tu t'en vas chaque jour chasser la rencontre de ces infrĂ©quentables, de ceux-lĂ  qui restent quand la foule s'Ă©carte. Tu voudrais Ă©prouver leurs lois, partager leur langue, leur vermine, hanter leur voie. Etre des leurs, qu'ils te rebaptisent et te marient Ă  l'un d'eux; le plus brute et sordide et dont tu admireras les yeux.
Quand tombera sur toi l'odieux frisson, tu te retourneras maudite et profane.
Les mots auront fané. Les trains seront passés. Les horizons affaissés sous ton corps devenu mûr. La route s'imposera: immense, droite, implacable. Comme chacun l'a fait, tu t'y engageras, toi et le reste de ta force. Tu auras le front fier des infirmes, la bouche sÚche.
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ross-nekochan · 1 year ago
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Come al solito questo paese mi ruba il tempo, la vita, le parole e la voglia di scrivere. Forse perché non c'Ú niente da dire eppure come 5 anni fa da una parte avrei cosÏ tanto da dire da poter diventare un fiume in piena, ma, appunto, non ho il tempo di ordinare nessuno dei centomila pensieri e metterli per iscritto.
Oggi sono andata a lavorare, in sede. Con divisa fatta da giacca, camicia a maniche lunghe, pantaloni e tacchi da 5cm. Quindi sveglia alle 6:30 perchĂ© Tokyo Ăš lontana e solo cosĂŹ puoi arrivare in orario (che non Ăš alle 9, ma alle 8:45 perchĂ© essere in orario qui vuol dire essere in ritardo). Il lavoro consisteva in un training su come creare una rete LAN. In cosa Ăš consistito? Hanno dato delle slide con dei comandi scritti e mezze istruzioni, ci hanno dato i PC, i router, gli switch e hanno detto: fate. Io uno switch so a malapena cos'Ăš e qual Ăš la sua funzione (solo perchĂ© mi sono messa a vedere qualche video prima di partire, sennĂČ non saprei nemmeno quello). Fortuna che c'erano due ragazzini giapponesi volenterosi e insieme ci siamo messi e siamo riusciti a fare qualcosa, sennĂČ fossi stata sola non avrei saputo nemmeno da dove cominciare. Gli altri due cinesi, entrati in azienda 2 anni fa, erano piĂč ignoranti di me. Molto poco chiaro che cazzo si faccia in questa azienda e come funzioni il sistema.
MartedÏ si Ú concluso il "training" di 8 giorni che Ú consistito per l'80% in "filosofia aziendale", questionari giornalieri e settimanali su cosa si Ú imparato (spoiler: un cazzo), lavori di gruppo inutili, spiegazioni su come fare carriera aziendale (tramite un sistema di punteggi assurdo e complicato) e giusto qualche volta ci hanno parlato delle piattaforme che si utilizzano per "timbrare" o per richiedere i rimborsi ecc (uniche cose utili). Il resto dei giorni? Meeting alle 9 per check di: 1. Che non stai dormendo 2. Che sei vestito correttamente e che sei "sistemato" 3. Per sapere se fisicamente stai bene o sei malato. Il resto della giornata: rispondi alle email degli uffici, fai qualche meeting e studia per prendere le certificazioni - che non ti pagheremo noi e che non dovrai fare durante l'orario di lavoro. Perché mica le sto prendendo per lavorare, le prendo per sport personale giustamente. Va bene.
In tutto questo pagheranno il primo stipendio 25 Agosto e non avremo la possibilitĂ  di chiedere nessun permesso per 6 mesi. Fortunatamente ci hanno recentemente pagato il supporto per il trasloco perchĂ© sennĂČ stavamo freschi.
Benedico un po' il cielo per aver conosciuto questo indiano che ù mio collega e che vive nel mio stesso dormitorio. L'India a quante parte ù il Sud Italia del Sud-est asiatico, per molti aspetti (non c'ù niente di stupefacente in fondo). Malediciamo questo paese, questa azienda e noi stessi per essere venuti tutti i giorni. Qui ù tutto così caro che non ci facciamo capaci di come la gente riesca a vivere. Si pensa sia il paese del pesce e del riso e invece il pesce ù quasi inacquistabile da quanto costa (filetti di soli 200gr intorno a 4/5€), il riso che dovrebbe essere come la nostra pasta e invece 5kg costano 15€ (5€/kg). Non ù un caso infatti che il tasso di povertà stia salendo alle stelle: gli stipendi sono gli stessi da 25 anni. Questi di che cazzo dovrebbero vivere?
Personalmente, non so mai che cazzo mangiare e vivo di tofu e pesce -che compro solo perché mi piace e perché sono anni che evito la carne nella mia quotidianità. Ma qui Ú quasi impossibile evitarla, dato che la carne rossa Ú persino nei contorni di verdure (che non so mai come cazzo cucinare e ogni volta che trovo una ricetta di verdure taaac carne di manzo dentro machecaaaazz - viva il paese del sushi come sempre insomma).
Soffro perchĂ© mi manca giĂ  la palestra e non Ăš passato nemmeno un mese. Ma con la situazione economica di adesso non mi sembra il momento adatto per ricominciare. Oltretutto non ho ancora una routine e non ho ancora capito come cazzo funziona in questa azienda. Avere un quantitativo proteico adeguato Ăš stato difficile perchĂ© le mie fonti proteiche preferite (ovvero yogurt greco e albumi) qui sono inesistenti o insostenibili economicamente nelle quantitĂ  che mi servono (tipo yogurt greco a 20€/kg). Mi manca fare le mie colazioni specie le mie omelette e i miei pancakes di albumi.
Ho pensato a quanto sia difficile andare a vivere in un altro paese. Sembra di diventare bambini viziati perché le cose minuscole, quotidiane, che davi per scontato, diventano voragini. E per me la voragine Ú legata soprattutto al cibo. Persino sui biscotti: noi abbiamo pacchi minimo da 350gr, oltre a una varietà da fare invidia a un biscottificio. Qui i biscotti oltre ad essere di pochissimi tipi (quasi solo cookies/biscotti al burro) hanno pacchi sono da massimo 150gr e finemente impacchettati singolarmente creando bustoni enormi ma leggeri come una nuvola perché sono 80% plastica. I loro dolci sono bombe a mano di carboidrati: mangi 2 daifuku o 2 dorayaki e hai mangiato la stessa quantità di carboidrati di un piatto di pasta da 100/120gr. Ti viene da pensare: se mi mangio la pasta almeno mi sazio, con ste cacatine piccoline mi faccio salire solo la fame. Per le verdure o piatti già pronti idem, vedi i valori nutrizionali e hanno una quantità di zucchero all'interno che manco una fetta di torta.
BanalitĂ ... eppure no. Ci vuole tanto spirito di adattamento, tanta pazienza e tanto coraggio ad andare via dal proprio paese. Andare al Nord Ăš letteralmente NIENTE in confronto (sebbene la sofferenza ci sia sempre).
L'unica cosa che potrebbe migliorare di gran lunga la situazione Ăš avere cosĂŹ tanti soldi da permettermi tutto quello che voglio. Ma a volte nemmeno quello basta.
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th3lost4uthor · 1 year ago
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Les nouvelles expĂ©riences d’une vie sans fin (8.3/15)
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«   par ce fait, je demande aux troupes Argent et Bronze actuellement disponibles de se tenir prĂȘtes au moindre signalement de la part des Ă©claireurs. » Conclut MaĂźtre Joris, vĂ©rifiant la retranscription du scribe Ă  ses cĂŽtĂ©s. « Et ajoutez Ă©galement que  » Soupir. « Que s’ils venaient Ă  apercevoir un dragon aux Ă©cailles blanches et turquoises, ou un humanoĂŻde semblable Ă  un Osamodas – mĂȘmes couleurs, grande taille – alors qu’ils n’hĂ©sitent pas Ă  l’aborder
 et qu’ils me contactent immĂ©diatement. »
          AprĂšs avoir soigneusement relu la missive, il la tendit au maĂźtre du Tofulailler royal, qui s’empressa alors de l’attacher Ă  l’un des volatiles. Piaillant de toutes ses forces, ce-dernier dĂ©colla Ă  vive allure, ne laissant dans son sillage qu’un souffle ainsi que quelques plumes dorĂ©es. On lui avait assurĂ© qu’il s’agissait lĂ  du plus rapide que comptait le nid, mais cela n’avait en rien apaisĂ© l’insupportable sentiment de dĂ©mangeaison qui lui couvrait Ă  prĂ©sent la nuque. Il savait que ce n’était qu’une impression, une sensation fantĂŽme, tout comme cette idĂ©e qu’il aurait pu, dĂ» mĂȘme, rajouter telle ou telle information Ă  son message. Au fond, tout ça ne changerait rien, car ce n’est pas l’absence de dĂ©tails de cette foutue lettre ou mĂȘme la vigueur du Tofu qui le portait qui le hanterait les prochains jours
 mais le sentiment d’impuissance.
« Combien de temps avant qu’il n’atteigne votre Cité ? »
          L’émissaire observa l’homme de sciences qui se tenait derriĂšre lui. Apparemment, il n’était pas le seul que cette situation mettait Ă  mal.
« Un jour
 Peut-ĂȘtre deux si les conditions mĂ©tĂ©orologiques ne s’y prĂȘtent pas. 
- C’est beaucoup trop long. » Lança l’autre. « À l’heure qu’il est, PhaĂ©ris doit dĂ©jĂ  pouvoir apercevoir les cĂŽtes de l’üle oĂč paissent vos sangliers – s’ils sont encore vivants. »
          D’un coup trop sec, l’Éliatrope fit craquer l’ongle qu’il mordillait absentement depuis le dĂ©but de l’échange. AprĂšs rĂ©flexion, Joris se dit qu’il n’aurait peut-ĂȘtre pas dĂ» lui autoriser un accĂšs aux herbiers et recueils concernant la faune et flore de Bonta. Trop d’informations.
« Je vous assure qu’il s’agit lĂ  du moyen le plus

- Et les Zaaps ? Vous n’en avez pas Ă  disposition ? » RĂ©torqua l’autre, imperturbable. « Il me semble me souvenir qu’il y en avait un Ă  l’entrĂ©e du village.
- MĂȘme en empruntant un Zaap  » Soupira l’émissaire. «   nous serions amenĂ©s Ă  la capitale : ceci nous contraindrait Ă  alerter les autoritĂ©s prĂ©sentes sur place de notre entreprise, sans compter le temps de voyage jusqu’aux prairies. Et je vous rappelle que si vous ĂȘtes liĂ© Ă  Bonta par contrat et au peuple Ă©liatrope par votre sang, vous n’en demeurez pas moins un criminel recherché : en dehors du Royaume Sadida qui constitue un territoire neutre, nous ne pouvons pas vous emmener n’importe oĂč avec nous sans risquer l’incident diplomatique ! À nouveau, il s’agit lĂ  de notre meilleur  »
          Un nouveau craquement. Le pourtour de l’ongle avait pris une couleur sanguine. D’un geste, il se dĂ©barrassa du cadavre teintĂ©, les yeux rivĂ©s sur les veinules apparentes du plancher.
« Messire Qilby
 ? » C’était le Roi, qui avait tenu Ă  assister l’émissaire dans son courrier, en profitant pour s’informer de la tournure des Ă©vĂšnements. « L’antidote que vous Ă©tiez en train de concevoir, n’avez-vous pas dit que sa confection en Ă©tait presque achevĂ©e ?
- En thĂ©orie, oui. » Presque. Il avait horreur de l’inexactitude. De l’imprĂ©vu. « Mais il restait encore Ă  rĂ©aliser les tests de contrĂŽle : cette formule n’est pas la mĂȘme que celle que j’avais pu dĂ©velopper Ă  l’époque ! Tout Ă©tait Ă  refaire. Il pourrait y avoir un dĂ©lai d’action Ă  prendre en compte, voire mĂȘme des effets secondaires ! Je ne suis mĂȘme pas certain que
 ! »
MĂȘme pas certain qu’il soit efficace

« Messire Qilby. » Le ton Ă©tait plus ferme. Il avait commencĂ© Ă  s’attaquer Ă  l’index. « Je comprends vos inquiĂ©tudes, mais je pense aussi que nul en ces lieux ne remette en doute vos qualitĂ©s de scientifique. De mĂȘme  » Hochement de tĂȘte grave. «   vous n’ĂȘtes pas responsable pour ce qui est arrivĂ© aujourd’hui. »
          Ses yeux quittĂšrent le plancher pour se river tout aussi brusquement sur ceux du Sadida. Croyait-il vraiment qu’il
 ? Une image vint se dessiner Ă  la pĂ©riphĂ©rie de sa conscience : une petite boule d’écailles, ronronnant sur une couverture de fortune tout en dĂ©ployant ses ailes dont la membrane Ă©tait aussi fine que du papier de riz, les griffes encore molles et les dents Ă  peine sorties. Une petite boule d’écailles. AzurĂ©e.
Non, rien de tout ça est de ta faute, bien entendu.
Tout ça, c’est encore à cause de son sale caractùre et de

de sa manie à toujours vouloir tout résoudre par la force,
car aprĂšs tout
« la sagesse et la justice triomphent toujours ! ».
Oui, mais

Mais

Mais, c’est moi qui Ă©tais responsable de
 !
          Une main vint se placer sur son épaule. Il se redressa.
« Et je suis certain que Sire PhaĂ©ris nous reviendra
 Sain et sauf. 
- Je  » Vous remercie. «   pense qu’une sĂ©curitĂ© renforcĂ©e autour du laboratoire est nĂ©cessaire. Je vais devoir reprendre la crĂ©ation d’un antidote supplĂ©mentaire. »
Au cas oĂč

« Aurez-vous assez des ingrédients restants ? » Ce Joris était décidément toujours aussi pragmatique.
« O-oui, je crois. J’aurai nĂ©anmoins besoin de prĂ©lever quelques spĂ©cimens de vos serres, votre MajestĂ©.
- Nous n’y voyons pas d’inconvĂ©nients, Ă  condition que vous ne prĂ©leviez que le nĂ©cessaire. »
          Il ne rĂ©pondit pas, hochant simplement la tĂȘte. Deux ou trois semaines auparavant, il n’aurait pas hĂ©sitĂ© un instant Ă  rĂ©torquer son intelligence, Ă  affirmer ses connaissances en botanique et sa perspica-

Il est parti.
Et je ne l’ai mĂȘme pas vu venir

          Aujourd’hui, il en Ă©tait moins sĂ»r.
« Je vais vous laisser
 Messieurs. » Avant de sortir, il demanda. « Et si jamais vous veniez à

- Nous vous tiendrons au courant, bien entendu. 
- Hum
 Mais le cas Ă©chĂ©ant, je
 je vous serai reconnaissant de faire preuve de bienveillance. » Soupir. « Yugo et AdamaĂŻ risquent de ne pas
 vivre cette annonce comme les autres. »
          Le scientifique reprit le chemin de ses quartiers, flanqué par deux gardes. Son pas était presque aussi lourd que celui des hommes armés.
« Dites-moi, mon Roi  » Reprit l’émissaire lorsque le martellement se fut Ă©loignĂ©. « Qu’en pensez-vous ?
- Ce que j’en pense, MaĂźtre Joris  » Lui rĂ©pondit l’intĂ©ressĂ©, les yeux rivĂ©s vers le couloir oĂč la coiffe crĂšme venait de disparaĂźtre. «   est qu’il est peut-ĂȘtre temps que nous ayons une discussion Ă  propos du Conseil des Nations. »
          L’autre leva un sourcil interrogateur de sous sa capuche.
« Accepteriez-vous de m’accompagner pour une tasse de thĂ©, mon cher ? »
          Il souriait, mais si ses traits avaient la teinte de la circonstance. Quelque chose d’autre rîdait en-dessous.
« Avec plaisir, votre Majesté  »
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          Il reposa la paire de ciseaux qu’il tenait adroitement pour admirer son travail : les jeunes pousses rebelles avaient Ă©tĂ© disciplinĂ©es, tandis que les feuilles ayant fait leur temps avaient Ă©tĂ© dĂ©barrassĂ©es. Contrairement Ă  la seconde, il semblait qu’il n’avait pas perdu la main pour ce qui Ă©tait de l’entretien botanique. Cette pensĂ©e fit naĂźtre une sensation Ă©trange.
Ce qui vit, meurt.
Mais il faut croire que
 certaines choses persistent malgré tout.
          Un bref coup d’Ɠil Ă  l’horloge de sa cellule le fit toutefois grimacer. L’aiguille venait Ă  peine de battre une heure de l’aprĂšs-midi. Les plantes offertes par la Princesse Sadida Ă©taient resplendissantes, rayonnantes mĂȘme, Ă  l’abri derriĂšre leur cage de verre et d’argent ; ce n’était pas son cas. Plus depuis que la fugue de PhaĂ©ris avait Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©e. Lui qui pensait parvenir Ă  se distraire avec de nouvelles recherches, il avait finalement dĂ» se rĂ©signer : il ne pouvait pas manipuler de l’acide ou du chlore dans son Ă©tat. Mieux valait Ă©viter de perdre un Ɠil dans une rĂ©action mal contrĂŽlĂ©e. Il avait l’esprit ailleurs, ça il ne pouvait pas le nier, mais ce qui l’agaçait le plus c’était que

Ils pensaient que

Ils pensaient que c’était moi, n’est-ce pas ?
Que j’étais coupable.
          L’encapuchonnĂ© lui avait promis qu’il les tiendrait au courant des recherches lancĂ©es Ă  travers une nation entiĂšre et pour ĂȘtre honnĂȘte, Qilby espĂ©rait secrĂštement que cela soit bien de Joris qu’il entendrait parler en premier. Il espĂ©rait qu’il n’aurait pas Ă  nouveau Ă  ressentir cette
 douleur. Il n’y avait pas de mot pour dĂ©crire ce dĂ©chirement, cette crevasse, cette Ă©ruption. L’intĂ©gralitĂ© des cataclysmes auxquels la Grande DĂ©esse avait pu un jour donner naissance rĂ©unis, condensĂ©s en un seul instant.
          Tous les Éliatropes possĂšdent une relation unique les unissant Ă  leur frĂšres et sƓurs dragons, certes, mais aucun d’entre eux n’est en mesure d’égaler les liens attachant les Douze Primordiaux. Ils Ă©taient les aĂźnĂ©s de leur peuple. Les premiers Ă  avoir foulĂ© leur monde. Les premiers Ă  donner un sens au mot-
Famille

          La disparition de l’un des leurs les affectaient alors, et ce, autant Ă©motionnellement que physiquement. Ils n’avaient pas besoin de constater le dĂ©part, de voir leur dofus s’illuminer d’un nouvel Ă©clat, attendant patiemment sa moitiĂ© ou son prochain cycle d’éclosion, non
 Ils savaient, tout simplement. Ils le sentaient au plus profond de leur ĂȘtre.
          Qilby espĂ©rait ne pas avoir Ă  ressentir ce vide Ă  nouveau. PhaĂ©ris et lui n’étaient plus aussi proches que par le passĂ©, mais
 ce n’était pas le cas de Yugo et d’AdamaĂŻ. Ils Ă©taient jeunes, et force est de constater que le dĂ©lai dans leur rĂ©incarnation avait visiblement affaibli leur contact, et par ce fait rĂ©sistance, avec leur nature Ă©liatrope comme dragonne. Il ne savait pas comment Grougaloragran avait achevĂ© sa derniĂšre existence, mais lui et Chibi Ă©taient revenus grĂące au Cube ; son absence n’avait pas eu le temps de se faire ressentir. Les vagues n’avaient pas eu le temps d’éroder la falaise. S’il venait Ă  subir le mĂȘme sort
 Cela ne serait pas le cas avec PhaĂ©ris.
Mina

Si seulement tu avais été là,
alors peut-ĂȘtre que-
          Soudain, on frappa à la porte.
« H-hey
 Qilby ? Tu es là ? » S’enquit une voix timide derriĂšre les lourdes planches de chĂȘne. « Si ce n’est pas le cas, alors-
- On repassera plus tard ? À ton avis, s’il n’y a personne, Ă  quoi ça sert de le prĂ©ciser, hein ? » Celle-ci Ă©tait indĂ©niablement plus moqueuse, mais transpirait malgrĂ© tout une certaine tension.
« J-je ne sais pas
 ? J’essayais simplement d’ĂȘtre
 poli ou quelque chose du genre ? 
- C’est un peu inutile dans c’cas-lĂ  si tu veux mon avis. »
          Sans y réfléchir davantage, le scientifique se présenta aux deux frÚres.
« Eh bien, personnellement  » RĂ©torqua-t-il, s’appuyant contre l’embrasure. «   je trouve cette initiative plutĂŽt attentionnĂ©e. »
          Que cela soit avec Chibi, Glip, ou bien Efrim, il n’avait jamais pu rĂ©sister Ă  l’appel de ces rĂ©pliques inattendues, de ces phrases, telles des brindilles de paille sĂšche que vous lanciez sur les braises, de la joute verbale. Ainsi, de la pure expression de surprise du jeune dragon et du jeune Éliatrope Ă  leur lĂ©ger soubresaut lorsqu’il leur avait ouvert, il ne parvenait pas Ă  dĂ©cider lequel l’amusait le plus. Le discret mouvement de recul ainsi que les griffes serrĂ©es une fraction de seconde en trop n’eurent toutefois pas le mĂȘme effet
 Leur aĂźnĂ© les dĂ©visagea un instant, attendant une pique cinglante en retour, une moue boudeuse, voire mĂȘme un soupir exaspĂ©rĂ© pour ses maniĂšres, mais rien ne vint. Ses visiteurs demeuraient plantĂ©s sur le seuil, cherchant visiblement Ă  entamer la conversation, sans pour autant y parvenir. C’est alors que le scientifique remarqua ce qu’ils transportaient avec eux, et qu’AdamaĂŻ tenait habilement placĂ© derriĂšre son dos, mais que ses ailes de dragonnet ne permettaient pas encore de dissimuler entiĂšrement : un livre. Pas n’importe quel livre

Serait-ce
 ?
Alors comme ça, il aurait survécu au Cata-
Non, impossible.
Peut-ĂȘtre Grougaloragran l’aurait-il retranscrit ?
          Il commençait Ă  avoir une Ă©bauche du motif de leur venue. Cependant, tant qu’ils resteraient tous les trois sur le perron de sa cellule, le regard inquisiteur des gardes postĂ©s non-loin pesant sur leurs nuques, les chances de vĂ©rifier ses hypothĂšses Ă©taient minces
 Prenant quelques pas en arriĂšre, il finit par dĂ©signer son humble logement d’un geste qu’il espĂ©rait invitant :
« Vous souhaitiez me voir
 les garçons ? »
          Il faillit se mordre la langue sur les derniers mots. Ceux-ci Ă©taient sortis presque naturellement, un sobriquet parmi tant d’autres qu’il avait par le passĂ© l’habitude d’utiliser envers les versions plus jeunes de ses frĂšres et sƓurs.
Par le passé !
« H-hum, Ă  vrai dire

- Enfin ! C’est pas trop tĂŽt ! Ça va bientĂŽt faire dix minutes qu’on est plantĂ© lĂ  et c’est seulement maintenant que tu te montres ? » Il avait repris son aplomb encore plus vite qu’il ne l’avait perdu. « Il faut croire que si tu n’perds pas la mĂ©moire avec le temps, peut-ĂȘtre qu’tu devrais vĂ©rifier ton audition

- Ad’ ! » S’exclama son frĂšre, les yeux passant du dragon Ă  la coiffe crĂšme dans l’espoir de capter, si ce n’est diffuser, le premier signe d’hostilitĂ©.
« Oh, ne t’en fais donc pas pour cela, Adamaï : je pourrais entendre tes railleries mĂȘme aux confins du Krosmoz. » PrĂ©fĂ©ra-t-il rĂ©pondre sur le ton de la plaisanterie. AmĂšre. « Bon, eh bien si vous n’avez pas besoin de moi, je vais-  »
          Le bousculant à peine, le dragonnet finit par rentrer dans la piÚce, talonné de prÚs par Yugo, dont la moue dépitée essayait tant bien que mal de communiquer un pardon au scientifique.
« Nan, nan
 C’est bon. »
          Il prit place sur un des coussins dispersĂ©s autours de la table basse qui, une fois n’est pas coutume, Ă©tait chargĂ©e de paperasses en tout genre. AdamaĂŻ sembla hĂ©siter un instant devant les parchemins recouvert des gribouillis distinctifs constituant l’écriture d’un homme de sciences : la derniĂšre fois qu’il avait contemplĂ© de telles notes c’était
 Il secoua briĂšvement ses petites cornes avant de laisser choir son prĂ©cieux butin sur le bois. Le mouvement provoqua l’envol de plusieurs feuilles au passage, que Yugo s’empressa de ramasser et de remettre en ordre sur un tabouret non loin de lĂ . Lui-mĂȘme finit par trouver un siĂšge auprĂšs de son frĂšre. Il avait collĂ© sa jambe contre celle sertie d’écailles et de griffes.
          De loin, Qilby les observait. Il savait que quelque chose n’allait pas ; l’air qui les entourait Ă©tait chargĂ© d’un orage bien trop sombre pour les jeunes tĂȘtes qu’il menaçait.
Allez !
Fais quelque chose, imbécile !
« Eh bien
 Puisque vous ĂȘtes lĂ , puis-je vous offrir une tasse de thé ? »
Sérieusement ?!
T’as rien de mieux à d- ?
« O-oui, ça pourrait ĂȘtre sympa  » Lui rĂ©pondit nĂ©anmoins Yugo, un sourire timide en coin. « Hein, Ad’ ?
- Ouais
 Pourquoi pas. »
          Et tandis que l’aĂźnĂ© s’investissait pleinement dans la prĂ©paration des infusions, profitant de ce cours rĂ©pit pour inspirer les dĂ©licates fragrances fruitĂ©es s’échappant avec la vapeur, un parfum qu’il savait au goĂ»t des personnes moins amatrices de cette boisson qu’il l’était lui-mĂȘme, les deux cadets se faisaient Ă©trangement silencieux. Cependant, il ne doutait pas qu’entre les jumeaux, une myriade de sensations, mots et sentiments Ă©taient Ă©changĂ©s en ce moment mĂȘme. Cette connexion intime, il la connaissait bien. Elle lui manquait. Elle lui manquait

          Finalement, alors que les feuilles finissaient de colorer l’eau qui les baignait, Adamaï tenta à nouveau d’amorcer le dialogue entre les deux partis :
« En tous cas, j’pensais pas qu’un vieillard comme toi pouvait courir aussi vite ! J’crois mĂȘme que tu pourrais battre Ruel si tu l’voulais, et pourtant, je l’ai dĂ©jĂ  vu s’élancer aprĂšs un Kama ! »
Pas forcément de la meilleure des maniÚres

« Ad’, fais at- ! »
          Les remontrances de la coiffe turquoise furent interrompues par le rire franc de l’autre.
« Haha, ha ! Ha
 ! Il est vrai qu’il s’agit d’une scĂšne peu courante, n’est-ce pas ? Il faut dire que les Éliatropes sont plus accoutumĂ©s Ă  utiliser leurs portails que leurs jambes, hum ? » Une cuillĂ©rĂ©e de miel, puis une deuxiĂšme. Lui prĂ©fĂ©rait le prendre sans. « Si Chibi Ă©tait lĂ , il vous dirait sans nul doute que si je suis aussi douĂ© pour la course, c’est parce que contrairement au reste de notre fratrie, j’ai toujours Ă©tĂ© le plus prompt Ă  fuir les combats
 ainsi que mes responsabilitĂ©s  » Hochement d’une Ă©paule. FatiguĂ©e.
« Tu veux dire l’ancien Chibi ? »
          C’est comme s’il pouvait sentir les yeux du dragonnet s’enfoncer dans sa nuque tels des crocs. Peut-ĂȘtre aurait-il Ă©tĂ© plus avisĂ© de ne pas mentionner l’un de leurs frĂšres dĂ©cĂ©dĂ©s lors de la Seconde Guerre, que beaucoup des leurs avaient d’ailleurs Ă©tĂ© amenĂ©s Ă  prendre pour la premiĂšre
 Surtout connaissant les rumeurs meurtriĂšres l’entourant, et plus encore avec la rĂ©cente disparition de PhaĂ©ris.
Disparition

Juste disparition.
« En effet. » Mieux valait ne pas insister. « Tiens, Yugo ? Pourrais-tu
 ?
- Ah ! Oui, bien sûr ! »
          L’intĂ©ressĂ© se leva prestement pour assister son aĂźnĂ© dans le service, qui aurait pu se rĂ©vĂ©ler catastrophique Ă  la seule force d’une main. Ce-dernier se chargea d’une boite de biscuits, celle-lĂ  mĂȘme qu’il avait choisi ce matin dans les cuisines. Il avait l’impression que cela faisait une Ă©ternitĂ©.
« Mais pour ĂȘtre tout Ă  fait honnĂȘte avec toi  » Reprit-il en s’asseyant dans son fauteuil de cuir. « Je pense que cette facultĂ© n’est pas tant un don que le rĂ©sultat d’un
 d’un long entraĂźnement en la matiĂšre.
- Comment ça ? » S’enquit alors Yugo, occupĂ© Ă  faire passer les tasses lĂ©gĂšrement Ă©brĂ©chĂ©es autours de la table.
« Pour reprendre la, disons, « leçon », de l’autre jour
 Les Éliatropes que nous sommes sont des ĂȘtres d’énergie : ils ne font qu’un avec les flux qui les entourent, tel le Wakfu, mais Ă©galement qui les composent, Ă  savoir le sang, la lymphe, et j’en passe. »
          Comme appelĂ© par les Ă©chos du passĂ©, Yugo s’était vu absorbĂ© par la perspective d’en apprendre plus sur lui-mĂȘme et son peuple. AdamaĂŻ, quant Ă  lui, gardaient les yeux rivĂ©s sur l’ouvrage qu’il avait amenĂ©, mais il n’en demeurait pas moins attentif.
« Chaque Éliatrope naĂźt avec une certaine habiletĂ© Ă  maĂźtriser ces dits flux, une forme de « compatibilité » plus ou moins accrue avec les Ă©nergies et la matiĂšre. D’autres, en revanche, doivent davantage s’exercer Ă  cet art dans l’espoir d’y trouver leur place  » Soupir. « Cela est notamment mon cas.
- Oui, c’est vrai que tu l’avais mentionnĂ© la derniĂšre fois
 Mais a-alors ! Comment est-ce que tu t’y es pris pour atteindre un tel niveau ? »
          Qilby dut se retenir de sourire. S’il y avait bien une chose qui ne changerait jamais dans ce vaste et absurde univers, c’était bien son petit frĂšre. Le dragon ivoire Ă  ses cĂŽtĂ©s avait relevĂ© un sourcil de la couverture brunĂątre ; ancien adversaire, lui aussi semblait intĂ©ressĂ© par la rĂ©ponse.
« Par de l’entraĂźnement, et avant tout  » Il pointa l’objet mĂ©tallique qui lui enserrait la gorge. « 
 grĂące Ă  ceci !
- Q-quoi ?! Le c-collier est capable de renforcer notre lien avec le Wakfu ?!
- Hum, pas vĂ©ritablement, ou du moins pas dans le sens dans lequel tu peux y penser. » Il secoua la tĂȘte, grimaçant lĂ©gĂšrement Ă  la dĂ©charge amĂ©thyste que provoquĂšrent le mouvement et l’émotion qui l’accompagnait. « Il s’agit d’un outil permettant de rompre notre lien avec le Wakfu environnant, tout simplement. Cela peut alors paraĂźtre contre-intuitif au premier abord : aprĂšs tout, comment peut-on amĂ©liorer un don en le restreignant ?
- En effet  » Murmura Yugo, toujours aussi perplexe.
« Pourtant, aprĂšs des centaines de programmes infructueux et presque autant de rĂ©flexions sans succĂšs, j’ai finalement Ă©tĂ© amenĂ© Ă  penser que si la base de cette connexion reposait sur le corps, rĂ©ceptacle en un sens du Wakfu, alors

- Alors c’est en renforçant notre corps et en ne faisant qu’un avec lui que nous pourrions parvenir Ă  mieux ressentir les flux ! » S’exclama le plus jeune.
          Yugo avait presque bondit de sa chaise, des Ă©toiles dans les yeux comme s’il venait Ă  lui seul de dĂ©voiler un secret millĂ©naire. Qilby, cette fois-ci, esquissa un discret rictus.
« Tout à fait : excellente déduction. » Son jeune frÚre rayonnait presque.
« Donc, tu veux dire que si t’es parvenu Ă  nous battre, Grougal et moi  » EnchaĂźna AdamaĂŻ, demeurĂ© dubitatif. « C’est simplement en faisant de la musculation ? Comme les mouvements de gonflette que fait parfois Tristepin pour impression Éva ?
- Hum, pas tout Ă  fait, non  » La simple image du Iop en pleine parade amoureuse et dĂ©monstration de force lui donna presque la nausĂ©e.
Comment un esprit aussi fin que celui de Dame ÉvangĂ©line
a pu s’amouracher d’un crĂ©tin comme lui ?
Tout cela me rappelle le cas de Mina et de Chibi.
Décidément, éliatrope ou douzien,
l’amour est un phĂ©nomĂšne bien obscur

« Il s’agit principalement d’exercices de renforcement musculaire, mais Ă©galement de « pleine conscience » : ceux-ci n’ont pas pour vocation premiĂšre la performance sportive, mais de permettre au pratiquant de ressentir pleinement son corps. Nos muscles sont une extension de notre systĂšme nerveux, et s’y reconnecter permet de mieux en apprĂ©cier le potentiel ! » Hochement de tĂȘte dĂ©ductif. « Pour ce qui est de notre race, il en va de mĂȘme avec le Wakfu.
- Ah ! Un peu comme quand Éva a dĂ» apprendre Ă  faire sans son arc aprĂšs le coup de rage de Pinpin ! » Appuya le dragonnet, subitement pris dans l’échange.
« Je suppose. » SupplĂ©a l’aĂźnĂ©. « Pour les CrĂąs -c’est cela ?-, leur arc doit bien ĂȘtre une forme de maĂźtrise quasi-innĂ©e. Toutefois, dans le cas des Éliatropes, le Wakfu est une part intĂ©grante de notre organisme
 Il est donc extrĂȘmement difficile d’en faire abstraction, contrairement Ă  une arme que l’on pourrait tenter de remplacer le temps de mieux en apprĂ©cier les subtilitĂ©s une fois rĂ©uni avec elle. C’est lĂ  que m’est venu l’idĂ©e de ce collier, d’ailleurs qualifiĂ© « d’entraĂźnement ».
- Et tu l’as donc crĂ©Ă© toi-mĂȘme ?
- Ha, pour ça, le mĂ©rite revient plutĂŽt Ă  Chibi et Grougaloragran  » Haussement d’épaules. « Je possĂšde peut-ĂȘtre la connaissance et la thĂ©orie, mais quand il vient la question de la technique, ces deux-lĂ  sont bien les meilleurs. »
          L’aveu de faiblesse sembla plaire au jeune dragon, qui esquissa un rictus moqueur. Bien. Mieux valait ne pas tenter de ruiner ce moment en rentrant des explications trop complexes ou des querelles fraternelles puĂ©riles
 MĂȘme si au fond de lui, il ne transigerait pas sur le fait que sans le mode d’emploi qui allait avec, une machine, aussi sophistiquĂ©e soit-elle, ne valait que bien peu de chose.
« M-mais alors  » Se reprit-il toutefois, les yeux teintĂ©s d’une certaine inquiĂ©tude. « Si les Éliatropes sont faits d’énergie, et que le collier la bloque, mĂȘme de maniĂšre incomplĂšte
 N’y-a-t-il pas un risque que
 ?
- Et ainsi donc, vous avez réussi à mettre la main sur un exemplaire du Dragonica Doctum ? Je ne pensais pas revoir une de ces vieilles reliques en si bon état. »
          La manƓuvre Ă©tait grossiĂšre, il le savait, mais si elle lui permettait de se soustraire au sujet, il ne s’en priverait pas. Yugo ne semblait manifestement pas satisfait de la tournure de la conversation, mais fut pris de vitesse par AdamaĂŻ, ayant trouvĂ© l’opportunitĂ© d’aborder ce pour quoi les deux frĂšres Ă©taient venus en premier lieu :
« Et comment ! Ce n’est pas parce que nous avons des griffes qu’on ne sait pas comment prendre soin des objets qui nous entourent !
- Oh, loin de moi cette idĂ©e. » RĂ©torqua Qilby. « Notre cher Balthazar ne supportait pas l’idĂ©e que les encres de couleur diffĂ©rente puissent ĂȘtre rangĂ©es dans des flacons identiques, tandis que Shi-  » Il s’arrĂȘta, ravalant sa salive. «  tandis que ShinonomĂ©, ma
 sƓur
 Elle avait horreur de voir ses prĂ©cieuses casseroles prendre la rouille, o-ou encore ses aiguilles se tordre. » Il finit par secouer la tĂȘte. « AprĂšs des millĂ©naires passĂ©s auprĂšs de dragons, je dirais qu’il y a davantage de risque Ă  les voir devenir possessifs, voire matĂ©rialistes, que nĂ©gligents. Cela en fait, je suppose, de parfaits compagnons pour nous autres Éliatropes, plutĂŽt poussĂ©s Ă  suivre le flot du changement comme celui de la vie  »
          Aucun des jumeaux ne savaient vraiment comment rĂ©pondre Ă  une telle dĂ©claration. Yugo, de son cĂŽtĂ©, se sentait
 empli d’un nouvel espoir. D’une part pour son peuple, dont la fresque ne cessait de s’étendre au travers des rĂ©cits et des dĂ©couvertes de ces derniĂšres semaines, mais Ă©galement pour

C-c’est la premiùre fois qu’il

Il n’avait jamais parlĂ© de ShinonomĂ© avant.
Du moins
 pas aussi spontanément.
          AdamaĂŻ aussi semblait surpris par l’attitude de celui qu’il avait pourtant affrontĂ© il y a moins d’un an de cela, et que tous considĂ©raient comme la seconde menace la plus importante connue par le Monde des Douzes avec Nox. Cette ambiance de fin d’étĂ©, ces anecdotes et questions innocentes, ces tasses et ces gĂąteaux sablĂ©s
 On aurait presque pu croire Ă  un aprĂšs-midi en
 famille ?
« Ouais, et donc  » Tenta de reprendre le dragon. « Avec Yugo, Ă©tant donnĂ© que l’on  » Ne veut pas rester tous les deux. Seuls. «   n’a pas grand-chose de prĂ©vu pour aujourd’hui, on voulait te poser quelques questions concernant la langue draconique.
- Si tu n’es pas occupĂ©, bien entendu ! » S’empressa de rajouter son frĂšre. « Simplement, comme tu as une, hum, « bonne mĂ©moire », on se demandait si tu accepterais de nous transmettre ce  » Que ceux qui nous quittĂ©s trop tĂŽt n’ont pas pu nous enseigner. «   qui nous manque ? »
           Il soupira. Il les connaissait par cƓur, Ă  tel point qu’il pouvait presque entendre leurs Ăąmes donner les mots que leurs tĂȘtes se refusaient d’avouer. Et ce qui le peinait le plus, ce n’était pas tant qu’il ne soit pas encore parvenu Ă  gagner leur confiance, mais que

Fut un temps,
ils n’auraient pas hĂ©sitĂ© un instant
Ă  me dire ce qui les chagrinait. En particulier pour
un incident tel que celui-ci

Quand

Quand ai-je donc perdu ce privilÚge, au juste ?
« Eh bien
 Je devrais avoir fini mes recherches pour aujourd’hui. » Je ne veux pas y retourner ! Elles me rappellent que
 ! « Alors, ma foi, pourquoi pas ? » 
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Ah ! Donc ce symbole, là
 S’il est associĂ© Ă  celui-ci, cela ne veut plus du tout dire la mĂȘme chose !
Parfaitement, c’est cela Adamaï.
Qui aurait cru que les dragons s’exprimaient de maniĂšre aussi alambiquĂ©e !
Cela provient de leur façon de percevoir le monde, qui est relativement diffĂ©rente de la nĂŽtre. En effet, leur capacitĂ© Ă  voler, cracher du feu, ou mĂȘme fusionner avec un Ă©lĂ©ment naturel sont autant de particularitĂ©s pour lesquels ils ont dĂ» trouver des termes appropriĂ©s

Ouais !! Le pouvoir de la roche !

 et il y a aussi le fait qu’ils soient assez fiers, cherchant la moindre opportunitĂ© pour paraĂźtre supĂ©rieurs aux autres

Hein ?! RépÚte un peu pour voir, Mr. Je-sais-tout ?
Allons, allons, je suis certain que- !
Non, Yugo, c’est trĂšs aimable de ta part, mais je cherchais sincĂšrement Ă  provoquer ton frĂšre sur celle-ci ~ hĂ©, hĂ©.
Ha ! Tu vois ?!
Tss
 Bon tous les deux, on peut reprendre
 ?
Les désirs de Sa Majesté sont des ordres.
Pah ! Touché !
Et maintenant tu es de son cÎté, toi ?
Ce n’est qu’une trĂȘve temporaire pour des raisons d’égalitĂ©, n’est-ce pas ?
Égali- ?
Tout Ă  fait. Nous contestons le pouvoir actuellement en place.
Contester le pou- ? Mais de quoi est-ce que vous- ?
Tu t’accapares la boite de biscuits depuis une heure ! Voilà le problùme !
J-je ne vois pas ce que v-vous voulez dire
!
Votre MajestĂ©, il semblerait que vos loyaux sujets rĂ©clament leur dose de sucre. Puis-je vous suggĂ©rer de concĂ©der Ă  leur requĂȘte si vous ne voulez pas les voir prendre d’assaut votre trĂ©sor sans possibilitĂ© de nĂ©gociations ?
Bon
 d’accord. Mais j’en ai pas mangĂ© tant que ça

Ha, ha ! Victoire du peuple !
Victoire du peuple, en effet.


Cependant
 Adamaï
 ?
Hum, oui l’ancĂȘtre ?
Je te ferai remarquer qu’une trĂȘve est toujours temporaire par dĂ©finition : c’est un plĂ©o-

Et c’est reparti

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.
.
.
« Et c’est ainsi que le terme « Ignirrh » peut se dĂ©cliner sous plusieurs formes selon le sous-texte. Il est alors important de s’assurer de la prĂ©sence ou non du signe « dom’ah » pour -hé  ?» Ses yeux quittĂšrent les symboles et enluminures. Il murmura. «Tss
 Pour s’assurer que l’on parle bien ici du « feu intĂ©rieur » de maniĂšre mĂ©taphorique, et non pas de « la flamme » physique  »
          Devant lui, droits sur leurs coussins respectifs mais avachis l’un sur l’autre dans une pile de bras et d’écailles, les deux plus jeunes frĂšres avaient fini par s’assoupir. Au-dehors, le soleil venait Ă  peine d’entamer sa rencontre avec l’horizon ; il Ă©tait encore bien tĂŽt pour se laisser aller au sommeil. Cependant, au regard des Ă©motions provoquĂ©es par cette journĂ©e, le scientifique ne pouvait reprocher Ă  ses cadets leur fatigue.
          Au cours des derniĂšres heures de leur leçon, Yugo avait glissĂ© sur les genoux du dragonnet, qui avait Ă©galement succombĂ© Ă  l’appel de MorphĂ©e, sa tĂȘte dodelinant au rythme des inspirations de l’autre. Leur souffle Ă©tait rĂ©gulier, et malgrĂ© la prise presque possessive d’AdamaĂŻ sur son frĂšre, comme pour protĂ©ger ce corps si frĂȘle d’une attaque quelconque, les deux semblaient en paix. La scĂšne Ă©tait
 familiĂšre. Lointaine aussi. Trop lointaine. À quand remontait la derniĂšre fois oĂč il avait eu la chance d’assister Ă  autant d’insouciance de la part de ses frĂšres et sƓurs ? Qui plus est
 en sa compagnie ?
Ils
 Ils se sont endormis.
Il aurait aimĂ© ĂȘtre capable, lui aussi, de fermer les yeux, ne serait-ce qu’un instant.
Mais si tu fermes les yeux ici,
tu les rouvriras
 là-bas.
Oui, oui
 Je sais.
          Prenant soin de ne pas renverser le moindre meuble ou de faire craquer ces planches qu’il avait fini par croire aussi vieilles que lui, Qilby alla prendre l’une des fines couvertures qui traĂźnaient rĂ©guliĂšrement contre le dossier de son bureau. DĂ©licatement, priant sa mĂšre pour que les deux petits ĂȘtres ne se rĂ©veillent pas, il la dĂ©posa sur leurs Ă©paules.
          Lentement, il se dirigea enfin vers la lucarne de sa cellule, qu’il referma avec prĂ©caution, avant d’y installer, en Ă©vidence, un carnet reliĂ© de cuir rouge. Tesla comprendrait.
          Au-dehors, les feuilles de la forĂȘt commençaient Ă  se teindre d’une myriade d’accents mĂ©talliques : ocre, or, cuivre
 L’écorce du Palais s’était faite plus claire, gorgĂ©e de sĂšve pour tenir la saison qui s’annonçait.
Qui aurait crĂ» que l’hiver s’annoncerait aussi rude ?
          Mais au fond de lui, ce Ă  quoi le vieil Éliatrope cherchait une rĂ©ponse, c’était

Qui aurait crĂ» que je serai toujours ici pour le voir ?
          Certainement pas lui.
          Que faisait-il encore ici ? Pourquoi n’était-il pas parvenu Ă  partir ?
          Quel était le but de tout ceci ?
          Pourquoi n’avait-il
 ? Pourquoi - ?!
          Mais finalement, la question la plus importante de toute, n’était-ce pas

Est-ce que tu as toujours envie de partir
 ?
          Il se retourna un instant. Sur l’étagĂšre, que la poussiĂšre commençait Ă  recouvrir doucement, trĂŽnait une verriĂšre toute de verre et d’argent, oĂč trois petits pots de cĂ©ramique laissait entrapercevoir des pousses pleines de vie. Les fleurs exotiques, Ă  l’abri derriĂšre des parois immaculĂ©es et profitant d’une chaleur constante, n’allaient pas tarder Ă  Ă©clore. Dans la penderie, les draps et tuniques Ă©taient repassĂ©s de frais, embaumĂ©s d’une dĂ©licate odeur de bois de santal. Le bureau portait autant de taches noires que la marque de nuits blanches, qui, si elles Ă©taient regrettĂ©es le lendemain, n’en demeurait pas moins de dĂ©licieuses Ă©preuves contre l’ennui. La grande table basse avait Ă©tĂ© dĂ©barrassĂ©e, mais le tapis sur lequel elle reposait montrait encore de petites griffes, ci-et-lĂ . Celles d’un petit animal, qui ne lĂąchait jamais d’une semelle son maĂźtre et ami, Ă  la voix forte, les mots rudes, mais le cƓur vieux et bienveillant. Quant Ă  l’ensemble de coussins et chaises basses, eux qui avaient Ă©tĂ© entreposĂ©s au fond de la piĂšce dans un premier temps, entouraient dĂ©sormais constamment le large tronçon de bois verni. Il n’était, aprĂšs tout, pas nĂ©cessaire de ranger constamment quelque chose dont vous aviez besoin quotidiennement. Deux Ăąmes s’y prĂ©lassaient d’ailleurs au moment-mĂȘme sous une douillette masse de laine colorĂ©e

          Et enfin, il y avait ce fauteuil. Ce fauteuil de cuir. Inconfortable, Ă©triquĂ©, trop bas et trop profond Ă  son goĂ»t
 Mais sur lequel il ne rechignait jamais Ă  s’asseoir pour Ă©changer avec un invitĂ©. Tel un mirage de brume, la silhouette d’une jeune femme, aux grandes oreilles et Ă  la chevelure blonde se dessina devant lui. Dans ce fauteuil, il avait parlĂ© de longues heures
 Il l’avait dit. Il avait dit pourquoi il avait fait tout ça.
          Donc, finalement, s’il avait dĂ©jĂ  fait ce fameux pourquoi
 S’il l’avait dĂ©jĂ  exprimĂ©. DĂ©jĂ  enterrĂ©. Peut-ĂȘtre que
 ?
          Il scruta Ă  nouveau le paysage qui s’offrait Ă  lui. Ces vastes branchages Ă  perte de vue, un ocĂ©an vĂ©gĂ©tal qui s’étendait seulement aussi loin que son imagination ne lui permettait. Car n’était-ce donc pas lĂ , la seule limite que pouvait connaĂźtre leur univers
 ? Celle que leur esprit leur imposait ?
          Et si
 Tout ce qu’il nous suffisait pour nous libĂ©rer de notre cage
 C’était de la repenser autrement ?
Non

J-je crois que

.
.
Je crois que j’aimerai rester ici.
.
Juste encore un peu

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Loin, par-delà les murs, les mers et les monts

« Excellence ! Nous avons pu obtenir des nouvelles de nos hommes postĂ©s Ă  Bonta : il semblerait que la cible ait rĂ©pondu Ă  l’appel ! Votre plan a fonctionnĂ©, S- !
- Êtes-vous en train de suggĂ©rer que celui-ci pouvait Ă©chouer, lieutenant
 ?
- N-non, a-absolument pas Votre Généralissime Grand- !
- Suffit ! » Depuis son trĂŽne perchĂ© sur d’innombrables marches, il agita furieusement son sceptre. « Hors de ma vue, et ne revenez que lorsque vous aurez reçu d’autres informations de la part de nos troupes. » Les yeux bardĂ©s de fard blanc se plissĂšrent sous des traits prĂ©dateurs. « Et j’espĂšre pour vous qu’elles seront bonnes  »
          Sans plus de cĂ©rĂ©monie, le militaire fit claquer ses talons, ce bien entendu sans oublier de saluer une derniĂšre fois son monarque, et s’enfonça dans le long corridor obscur.
« Il semblerait que nous soyons enfin parvenus Ă  sĂ©parer ce satanĂ© Joris de son dragon ! » S’exclama-t-il. « Comment se prĂ©nommait-il dĂ©jà ? FastĂ©.. ? Pharo.. ?
- PhaĂ©ris, Mon cher Époux ?
- Oui ! C’est tout Ă  fait cela, Ma Reine ! » Rire aigu. « Cela devrait enfin nous permettre de passer Ă  la vitesse supĂ©rieure ! Mais pour ce faire, nous allons avoir besoin d’un petit coup de main  »
          Il s’empara alors d’une plaque de verre emprisonnant un parchemin. Sur ce-dernier, l’on pouvait apercevoir le portrait d’un homme aux longs cheveux bruns, le regard vif surmontĂ© de lunettes, et deux larges cornes de part et d’autre de sa tĂȘte
 le tout accompagnĂ© d’un rictus mauvais.
« Et je sais exactement Ă  qui nous devrions « demander » ce service  »
.
. Ha !
.
Il faut croire que le dicton dit vrai, alors

.
On ne fait pas d’omelette sans casser du Dofus, haha, ha !
~ Fin du Chapitre 8
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variousqueerthings · 2 years ago
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I still think it's a shame that we haven't had anything in the show related to johnny and miyagi emotionally -- what I mean by that is that, yes, we've had him mentioning larusso's sensei that beat him and his friends up (during his "daniel was the real bully" rewrite of events), and there was daniel in the training-bit that pointed out that miyagi was a badass who defeated kreese (was it in the training bit, I think so), but johnny had nothing really to say to that, and there's "no be there," which was framed as a joke (that's a whole other tangent)
off the top of my head -- which, it has been a few months since I've gone through the whole thing -- that's all we've had, but miyagi saved johnny's life, and I think that's worthy of writing something about. johnny is consistently derisive about miyagi-do, but quite apart from whether or not he thinks teen!daniel could defeat him at the all-valley, miyagi definitely got kreese without breaking a sweat, and johnny's ptsd-envisioned almost getting choked to death several times on this show, but it always ends before he gets rescued
idk, this is kind of not-fully-thought-out, but it's to do with the way that the show never fully completes the inwards spiral it was doing to bring johnny into the karate kid story (it may in s6... but since johnny's storyline is now "new baby out of nowhere, not at all related to any of his growth and certainly not carmen's" it's doubtful). s1 johnny is supposed to be abrasive and unwilling to have anything to do with miyagi-do (except for when he does, episode 9 my beloved), and then bit by bit he's being brought from his "side" of the narrative into daniel's narrative, which he merely played a part in initially (I say, as if I haven't read 100 fics in which he and daniel got it on at prom) and has been unwilling to see what that part entailed, because if they weren't equally matched nemeses and he did just beat him up several times because he didn't like him, then what does it mean that his father-figure tried to kill him for failing to beat him at a teen karate tournament?
they pay lip-service to some of that with the whole miyagi-fang + training montage bit, but of course s5 then does nothing with it, but what I mean is that if johnny really belonged in daniel's story - because this is the miyagi-verse, not the daniel or johnny verse - I really wanted him to acknowledge the role miyagi played in his life, and to be respectful of that. he's acknowledged that kreese was bad for him, and nearly killed him, but that's idk... the anger and betrayal part of it all. on the other side of that was daniel's mentor/father, a story which he didn't belong in (perhaps doesn't feel like he deserved to be in, cycle of abuse etcetc), but for a moment intersected with his, and now deliberately intersects with his, he wants to intersect with his, and miyagi's ghost hovers over all of it
it's unfortunate that they dragged johnny back to a safe place (for them), where his character development barely still applies, and it's probably-definitely to do with getting him away from daniel, so "not-talking-about-miyagi" isn't the highest on the list of things that has jarringly thrown johnny out of the main storyline and into his own weird stepford hellscape, but it's up there for me alongside "you're alright larusso," as the most puzzling omissions from the show, because it's... it's right there. the easiest character development in a show that's all about being incredibly on the nose with its arcs
once upon a time I thought "nah, they'll leave it for the end, because it's the perfect ending," but now we are... here. whatever end s5 was doing. and it's a little bit more *chuckles, you remember that johnny told daniel that he was alright and handed him the trophy right? you remember that miyagi stepped in to save johnny's life when he was a kid right? you remember that those were two significant scenes that happened... right?*
ah well vive le fanfiction, especially with this show 😂
TL;DR I think johnny saying a few words about miyagi (respectful ones, not s1 johnny ones) would bring johnny into the karate kid story properly, by acknowledging the role miyagi played in his life
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ladyniniane · 9 months ago
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Je suis en train de crĂ©er mon identitĂ© numĂ©rique avec La Poste pour pouvoir utiliser mon CPF. J'y suis depuis hier (enfin du moins dans ma tĂȘte) vu que les mails et les SMS qu'on est censĂ©s recevoir en quelques minutes sont en fait envoyĂ©s des heures aprĂšs.
Vive la France !
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e642 · 2 years ago
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Je suis sur le banc du rĂ©confort. Il fait beau. Pourtant, rien d'autre que l'angoisse gelĂ©e ne pĂ©nĂštre mes poumons. J'ai rĂ©ellement besoin de pleurer lĂ  maintenant, il faut que j'Ă©clate en sanglots mais je n'y arrive pas. J'en ai mal au crĂąne tant je sens que cette plaie de larmes se collecte sans jamais se percer. Elle avorte. Continuellement. Ça m'acidifie le cƓur toute ce chagrin qui stagne. C'est en train de me ronger vive.
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scenariopubblico · 9 months ago
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Intervista a Joy Alpuerto Ritter
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Ex danzatrice della Compagnia di Akram Khan oggi Joy Ú assistente alle coreografie e ripetiteur nonché coreografa freelance. Nata a Los Angeles e cresciuta a Friburgo in Germania, oggi vive a Berlino. Alcuni giorni fa si Ú collegata da Londra per incontrarci su Skype. Di mattina, prima di iniziare la giornata di prove, ci ha raccontato della sua storia ripercorrendo il lavoro con Khan arrivando poi alla sua attività di oggi.
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Photo by Jean-Louis Fernandez
Ricordi il primo incontro con Akram Khan? Che percezioni hai avuto e come sono cambiate nel tempo?
Penso che il mio primo incontro con Khan non sia stato granchĂ© speciale perchĂ©, impegnata con una produzione del Cirque du Soleil, non ho potuto partecipare all’audizione ufficiale. La compagnia Ăš stata molto generosa perĂČ a offrirmi l’opportunitĂ  di fare un’audizione privata con il direttore delle prove Jose Agudo che ha poi mostrato il video a Khan. Quindi, attraverso il video, Khan mi ha scelta e invitata per un suo nuovo progetto nel 2013. È stato strano perchĂ© io non lo avevo mai incontrato e la prima volta Ăš successo in Francia per una cena con tutta la compagnia. LĂŹ abbiamo parlato per la prima volta, ricordo in particolare dello spettacolo su Michael Jackson che avevo appena fatto con il Cinque du Soleil.
Nel primissimo periodo ricordo di essermi sentita molto nervosa, ero l’unica nuova nella compagnia quindi Khan conosceva già tutti e mi sentivo sotto esame. Ho imparato tantissimo: il lavoro era molto giocoso con tantissime improvvisazioni, ma anche con tanto materiale coreografico. Khan usava due strade per conoscere al meglio i nostri punti forti ma soprattutto la nostra personalità, un aspetto importante per quel lavoro caratterizzato da diversi personaggi.
Ricordi il nome del progetto?
Era iTMOi (nella mente di Igor). CiĂČ che mi ha messo alla prova Ăš stata la fisicitĂ  del lavoro, le rotazioni, i miei piedi bruciavano al pavimento. Khan chiedeva tantissima energia ed era anche molto sfidante in termini di ritmo. Io non desideravo altro, ero in quella fase in cui stavo imparando e volevo farlo il piĂč possibile. Khan Ăš una persona davvero rispettosa e sa come essere esigente con i suoi danzatori spingendoli sempre al di fuori della loro comfort zone.
Durante i suoi processi creativi collabora con i danzatori?
Dipende dal progetto, per esempio ricordo che abbiamo collaborato per Kaasha e iTMOi e abbiamo anche danzato insieme con lui in Until the lions. Danzare con lui ù stupendo. C’era tantissima potenza che riuscivo a cogliere e dare ai suoi pezzi; lui non si aspetta altro che il massimo. Bisogna essere sempre focalizzati sul lavoro senza mai marcare.
Qual Ăš il training quotidiano della compagnia?
Dipende anche qui dal progetto. Solitamente il direttore delle prove si occupava della lezione di riscaldamento e rafforzamento con una lezione di danza contemporanea. Poi danzavamo anche il Kathak – che Ăš la base del lavoro di Khan insieme a un mix di danza tradizionale indiana, danza contemporanea e altri stili di danze folkloriche. Di base si trattava di danza contemporanea o di un altro tipo di training fisico (come lo yoga), poi il Kathak e poi le prove. Il riscaldamento durava piĂč o meno due o tre ore. Il suo Ăš un lavoro davvero corposo e in quel contesto non importava mai quanto si riuscisse a fare in termini di quantitĂ . CiĂČ che contava era sempre di avere una buona preparazione fisica ed essere pronti per le prove. Alla fine della giornata spesso facevamo anche degli esercizi per migliorare le nostre capacitĂ  ritmiche, con pattern ritmici che cantavamo e seguivamo con i passi, spesso molto difficili!
Cosa vuoi trasmette del lavoro della compagnia, soprattutto per coloro che non hanno mai fatto esperienza del lavoro di Khan?
Credo che si debba avere innanzitutto la volontĂ  che ti permette di impegnarti al massimo. Invito tutti coloro che parteciperanno a fidarsi del viaggio che faremo e di permettere a loro stessi di andare a fondo della ricerca e mettendola anche in discussione.
CiĂČ che importa Ăš la qualitĂ , non conta la quantitĂ  di cose che si Ăš in grado di fare. Non importa quanto posso fare ma come posso farlo. Questo vale pe tutto dal movimento piĂč virtuosistico fino al semplice stare in piedi fermi. Il focus Ăš sull’estremitĂ  e non su quale movimento mi rende un grande interprete; spingerĂČ molto in questa direzione, perchĂ© essere un bravissimo danzatore non significa essere un grande performer e viceversa. Tutto sta nel come si trasmette al pubblico, di certo bisogna avere la tecnica ma non solo. La combinazione dei diversi aspetti Ăš la soluzione! Per questo Ăš importante capire il miglior approccio mentale per danzare, che include sacrificio e impegno. Bisogna anche credere e fidarsi nel percorso che si fa e permettere di andare sempre piĂč a fondo.
Ora che sei anche coreografa, quali esperienze del passato pensi ti abbiano segnato di piĂč?
Il mio background da danzatrice Ăš stato sempre versatile: ho iniziato con la danza classica, poi con la danza folklorica filippina, mia madre mi ha insegnato la danza tradizionale asiatica poi ho studiato danza contemporanea, jazz e hip hop.
Sono sempre stata curiosa, volevo ispirarmi a piĂč stili e ambiti di danza: quello professionale rimanendo legata anche al senso di comunitĂ  che ha la danza popolare.
CiĂČ che porto con me Ăš un mix di stili e penso anche al Kathak di Akram. Da coreografa sto provando a connettere tutto ciĂČ che ho provato nel mio corpo per raggiungere una libertĂ  di espressione personale. Questa modalitĂ  mi proviene da Khan che dice sempre: «Trova il tuo modo». Mi ci Ăš voluto un po’ per capirlo.
Un’ultima cosa importante ù il lavoro di Khan con diversi personaggi, in Untile the Lions e iTMOi ad esempio. Lui usa storie ma invita ogni volta ogni danzatore a creare la propria.
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Photo by Jean-Louis Fernandez
Do you remember your first meeting with Akram Khan? What kind of sensations did you live and how these emotions changed during the time?
I think my encounter was first time quiet not special, because I auditioned a second time. I came from Cirque du Soleil, I couldn’t enjoy the official audition, so the company was generous to make a private audition with the rehearsal director Jose Agudo. I was auditioned with him, and he showed the video of my dance to Akram. Then, through the video, Akram invited me to the first research of a project in 2013. It’s weird because I had never met him in my life, the first time we were in France with all the dancers in a restaurant. We had a private conversation, especially about Michael Jackson Circle du Soleil show. At the beginning with the company, I was nervous because he knew the other dancers already and I was new, it looked like a test. At the beginning dancing was very playful with lots of improvisation, but he also gives a lot of choreographic material, so as both to know our special skills and getting to know our personality especially for that project where there were a different kind of characters. I learned so much!
Do you remember the name of the project?
Yes, iTMOi (In the mind of Igor). What I really was memorized and challenge by was also really grounding physicality and spins; my feet were burning on the floor. This was a special technique that really push you and challenge you also in terms of rhythm. I really wanted that challenge because I was in the phase of learning as much as possible as dancer. He is very respectful, but he really knows how to push people out of their comfort zone.
During his creative process does he collaborate with dancers?
It depends on the project. For example, in the beginning yes for Kaash, iTMOi and we also danced together in Until the lions. Dancing with him was amazing. There was a lot of power that I was able to discover in his pieces, he expects you to really go for it. No marking, you go for it very focused. I really like the balance between be respectful and very challenge.
What is the physical training did you do with him daily?
It depends on the project. At the beginning we had the rehearsal director giving us a warmup, strengthening out the body, in contemporary dance. Than we also dance kathak – which is the base of his work mixed with Indian classical dance, contemporary dance and also other folk dances style. Basically, the training was contemporary dance or different training (as yoga), kathak than we went to rehearsals. It’s around two or three hours. It is a very consistency training, it does not matter how much you tour, the quantity; It is important to have a good base of physical fitness. At the end of the rehearsal, we used to improve our learning and rhythm with different and challenging patterns.
For those who don’t know your work, what is the physical focus that you want to transmit to the dancers?
I think there is some feeling allow to commit. I invite them to trust in the journey and allow yourself to go deep search also questioning. It is important the quality, not even the tricks or to impress but the quality. It is not important the quantity, not what I can do but how I do it. From very virtuous physical movement versus just standing still. The focus is extremities not which movement makes me a great performer. Of course I will push in this direction, because great dancer does not mean great performer and vice versa. It is about how to transmit to the audience and space and of course we have the technique so that combination is the answer. It is important to understand the best mental approach to dance, which involves sacrifice and commitment, you also need to have trust in the journey, and allow yourself to go deep. It’s important the quality, how I do something, either a physical movement or just standing still.
Now as a choreographer what aspects of his work and your past experiences made a sign in your today’s work?
My dancing background has been versatile: I started with ballet, Philippine folk dance, my mum taught me Asian folk dance, then contemporary dance, jazz, and hip hop, I also did hip hop battles! I was always curious, I wanted to be inspired by different styles and fields. Professional of course but also remaining close to the sense of community of the popular dance. As a choreographer I’m trying to connect different styles that I have tried in my body, and I try to achieve the freedom to express through these different styles. It is from Akram: “Find your way”.  You get inspired by different techniques and styles and then make it your own, it took me a while to that. Lastly, another thing is that I like working with characters. I worked with Akram on Until the Lions and iTMOi. He uses stories but he invites every time to make it to your own.
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Photo by David Scheinmann
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amatricedetrains · 1 year ago
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Introduction
Salutations! Je suis la personne qui est derriĂšre ce compte et mes pronoms sont elle. Ici, les choses pro train et pro transit sont apprĂ©ciĂ©es. Je partage des photos de trains et les avantages de prende le train. La transphobie, homophobie, racisme, antisĂ©mitisme et autres conneries sont fortement interdites! Le capitalisme est Ă©galement vu d'un mauvais Ɠil ici. Grosso merdo, vive les trains et les minoritĂ©s!
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Hi! I am the person behind this account and my pronouns are she and her. Pro train and pro transit stuff is loved here. I share photos about trains, and why taking the train is better. Transphobia, homophobia, racism, antisemism and other bullshit is heavily forbidden on this blog! Capitalism is seen as a bad thing here as well. Basically, glory to trains and minorities!
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