#mauvais garçon
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kaos-teorema · 1 year ago
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vilaine fille, mauvais garçon (justine triet, 2012)
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serdanemessamet · 6 days ago
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RUE DES MAUVAIS GARÇONS BY JOSHUA TREE
FOUDRE MAGAZINE VIII VICIOUS
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camisoledadparis · 1 month ago
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saga: Soumission & Domination 387
Mes Escorts-2
Maxime dit Maxou :
Depuis sa proposition de pipe à 10€ dans une boite de la ville, il est celui qui a le plus évolué. La stabilité que lui a procuré son embauche suivit de sa prise en charge matériel pour le sortir de son état de squatteur chez les copains a transformé son futur. Parti pour être véritable SDF et/ou pute au rabais, il a pu reprendre ses études et il suit sa 4ème année d'école d'ingénieur sans problème. Le fait que Louis l'ai rejoint à l'appart de PH et qu'ils aient commencé ensemble leurs études supérieures a bien aidé pour son retour dans un cursus " normal " lui qui avait été foutu à la porte de chez lui par un père intolérant. S'il n'a pas grandi (il fait toujours 1m75) et qu'il a gardé sa taille étroite, ses 55 Kg tout mouillés sont loin et il accuse maintenant 65Kg de muscle ronds et imberbes qui lui vont à ravir. C'est l'avis de tous mes clients qui l'ont eu entre leurs .... mains ! Son format et son épilation intégrale en font le préféré des amateurs de mecs tout juste majeurs. Ses cheveux ultra-courts (tondeuse sabot de 3mm) ajoutent un côté mauvais garçon qui donne à mes clients l'impression qu'ils ont levé un loubard dans une ruelle mal famée. Depuis que j'ai fait mon tatouage, il me tanne pour que je l'autorise à faire de même. Pour calmer ses envies j'ai accepté qu'il se fasse percer l'autre téton. J'ai fourni l'anneau en or blanc pour aller avec le tigre/lion qui orne celui déjà percé. Quand il m'a demandé un prince Albert j'ai dit non mais je crois que c'était juste pour me tester. Sans attaches sentimentales avec un autre de mes escorts, il aime satisfaire et se satisfaire avec les nombreuses bites qui sont attachées à ceux qui viennent faire du sport au blockhaus. Dans les touzes " troisième mi-temps " ce n'est jamais le dernier à trouver un partenaire, même de couple déjà établis. Je crois bien qu'il n'y a qu'avec Louis qu'il ne baise pas. Quand je le lui demande, il me confirme que c'est vrai et que c'est mieux comme ça puisqu'ils vivent dans le même appartement. Il me dit que l'inverse ferait qu'ils commenceraient par baiser à chaque retour de l'école et que leurs études en pâtiraient. Ça je peux le comprendre. En attendant, moi non plus son corps ne me laisse pas indifférent. J'aime son petit format qui autorise des plans différents d'avec mes amours (on fait quasiment tous les 4 la même taille). Par contre il y toujours eu entre nous une tendresse parfois absente avec mes autres Escorts. Elle vient du fait que je lui ai offert une porte de sortie, alors qu'il allait sombrer. Psychologiquement il avait plus accusé le coup de s'être fait mettre à la porte de chez lui qu'à devoir aligner les pipes à 10€ pour s'acheter à bouffer. A chaque fois que nous nous sommes retrouvé, ça toujours été en tête à tête même lors des touzes. Étonnamment, il n'est jamais entré dans mes plans à plusieurs et je ne m'en fait la réflexion que maintenant ! Quand je lui demande pourquoi il ne s'est pas encore " fixé ", il me dit qu'entre les études et le taf qu'il fait pour moi, il est très heureux. Louis est un véritable ami tout comme Franck son copain et il sait qu'il peut compter sur chacun d'entre nous en cas de problème. Nous prenons donc notre temps et nous faisons ce qui s'apparenterait plutôt à un gros câlin sexe qu'un plan baise. À part un enculage en porté (moi debout les jambes écartées, lui ses jambes serrées autour de ma taille et ses bras autour de mon cou) qui a amené un peu de fantaisie, nous avons savouré d'être ensemble moi le plus souvent dans son cul parfois au fond de sa gorge, lui content d'être le centre de mon attention. Bien que calme notre " épisode sexuel " ne manque pas de saveur et quand je suis au fond de son cul, il me tend les lèvres pour qu'on se roule de pelles enflammées. La montée lente de nos plaisirs réciproques a assuré la concomitance de nos jouissances et sur ses abdos le mélange de nos spermes.
Je me fais la remarque que, malgré les gros calibres qui les défoncent régulièrement, jusqu'à présent mes escorts gardent une tonicité anale performante. C'est sûr qu'ils ne pourraient passer pour des puceaux mais les exercices qu'ils continuent de faire (contractions de leur sphincter sur un crayon de bois) sont efficaces.         
Benoît (Ben) et Clément (Clem) : Troisième couple dans mes Escorts après Morgan et Simon et Jona et François. 22ans chacun aussi, Ben en termine avec son master de sciences éco et Clem sa formation de Kiné. Encore chacun chez ses parents, ils ont été les premiers à me demander s'ils pouvaient intégrer l'annexe 2. Le temps que chacun trouve un taf. Leurs parents, informés de leurs orientations sexuelles et ne les en brimant pas, n'acceptaient pas pour autant d'abriter sous leurs toits leurs relations intimes. Jusqu'à présent ils utilisaient, pour se voir en tête à tête, les chambres du premier étage du blockhaus. Et si la cuisine, le séjour et les sanitaires sont communs, la taille et l'insonorisation de leur chambre leur convient tout à fait. Et comme, ils sont autorisés à recevoir des amis (autres que notre petit cercle) si toute fois ils ne se choquent pas de voir par les fenêtres des mecs au trois quart à poil faire du sport, ils kiffent leur nouvelle installation. C'est d'ailleurs dans leur pièce personnelle que je les rencontre. Ils ont mis leurs touches personnelles. Les murs sont recouverts d'affiches de concerts de Hard Rock. Ils ont amené des portemanteaux pour y mettre chacun leur tenue du jour. Les immenses placards coté couloir sont suffisants pour leurs vêtements sachant que les " tenues de travail " sont toujours stockée au premier du blockhaus (ça permet un suivi de nettoyage par mes Hommes de maison). Je ne sais pas s'ils ont rangé en prévision de ma venue mais leurs deux bureaux sont quasiment vierges en dehors de leur ordinateur portable. Ils m'assurent que l'absence de téléviseur est une bonne chose et que le fait que chacun de ceux présents dans le salon disposent de 6 paires d'écouteurs suffit à tous les occupants les soirs où ils se détendent. Ils s'amusent à regarder un film en écoutant les paroles d'un autre. Mais en général ils n'en n'ont pas le temps et se contentent de regarder les informations. En ce qui concerne mes clients, ils me disent n'avoir pas l'impression de les saturer même si cela fait maintenant pas mal de fois qu'ils voient chacun. C'est pour cela qu'avec les autres escorts ils échangent sur eux. Ça leur permet de proposer à chacune des prestations un renouvellement des positions et des modes de baise. Les clients eux même sont initiateurs d'évolutions. Ils me rapportent que certains sont parfois passifs avec eux (cela vient en confirmation des dire de leurs collègues). D'autres virent dominateurs hard, se permettant avec le temps des pratiques qu'ils ne pratiquaient pas, ou n'osaient pas pratiquer dans les premiers temps. Là, je leur demande s'ils remontaient bien ces infos à Jona pour le suivi du dossier clients. Comme ils n'y avaient pas pensé, je le dit de le faire rapidement. Ce fichier est à leur disposition justement pour que tous aient connaissance des évolutions de leurs désirs. Pendant qu'on discutait, ils se sont mis à poil. J'ai donc devant moi deux beaux jeunes hommes d'1m80 environ, châtain tous les deux, bien musclés comme tous mes autres escorts. Ben, le basketteur reste quand même légèrement plus fin. L'équipement de chacun, bien taillé et " dégagé aux oreilles " dénote leur souci de respecter les classiques de la maison. Quand je sors de leur chambre, je me fais interpellé par Com 1 & 2 qui me demandent quand est ce que je les évaluais. Je suis un moment étonné par leur interprétation de ces entretiens. Je réagis et leur répond que c'est juste un point sur la situation de chacun dans mon entreprise et dans leurs études et vie personnelle puisque le travail qu'ils font pour moi n'est pas aussi anodin que de servir des Big-mac !  
Kamal : Mon petit beur quasiment danseur professionnel et nonobstant petit ami d'Alexandre son professeur et initiateur. Son mètre 75 atteint à 18ans n'a pas changé depuis son entrée dans mon écurie. Il a pris 2 / 3 Kg de muscles mais pas plus, surveillant sa prise de masse pour garder la souplesse nécessaire à la pratique de sa discipline. Depuis qu'il bosse pour moi, les quelques difficultés qui étaient apparues dans son couple ont disparues. Lui qui ne supportait plus l'étroitesse d'une relation fidèle et surtout unique depuis son entrée dans la sexualité y a retrouvé un intérêt depuis qu'il " couche " pour moi et son portefeuille. Il est exclusivement réclamé par mes clients pour sa souplesse de danseur qui fait merveille quand il s'agit de baiser. Une de mes positions favorite avec lui c'est de l'enculer debout alors qu'il lève sa jambe en grand écart entre nous deux. Sa jambe relevée est coincée entre nos deux bustes, ma queue lui pistonne l'anus alors que son autre jambe est dirig��e vers le sol qu'elle atteint sur la pointe des pieds (je suis quand même plus de 10cm plus grand). Chacun de mes coups de rein le soulève du sol et je porte son poids sur ma bite. Là, il se l'enfonce totalement dans son petit cul de danseur. Ça plus sa peau mordorée et ses cheveux noirs bouclés en font un véritable ange de sexe. Alexandre (son professeur de danse) l'avait bien vu, tout comme son potentiel de petit mec chaud du cul. Malgré toutes ces qualités ce n'est pas un de mes escorts les plus demandé. Par contre question prime personnel il est dans le premier 1/4. Comme il est redevenu très amoureux de son mec, 2 contrats pas mois suffisent à lui amener les variations qui lui vont bien. Ça plus les quelques touzes post sport de la maison bien sûr ! Cette position verticale, en plus d'être déjà possible contracte naturellement son anus et renforce l'effet sur ma bite. Alors que je me fais plaisir avec lui, je lui demande si c'est une position qu'il fait souvent avec mes clients. Sa réponse me parvient hachée par mes va et vient. Oui mais après une sodo classique où il chevauche le mec. Il attend d'être bien " rodé " et de se le prendre bien profond avant de la proposer. Là il fait un grand écart à l'horizontal et quand sa cheville se pose sur l'épaule du mec, ce dernier peut se relever ce qui les amène à notre position actuelle. En attendant la compression de son anneau commence à bien faire son effet et je rempli la kpote alors que son jus coule sur nos jambes. Ça vaut bien une bonne pelle !
Antony notre maitre-nageur :  Avec ses 25ans, il est dans les " vieux " de mon équipe. Toujours maitre-nageur à une des piscines de la ville, son activité pour moi est principalement la même. Il est notre coach en sports aquatiques. Depuis son arrivée, le niveau général s'est nettement amélioré, même de nos gymnastes les plus réfractaires. Celui de quelques-uns de mes clients et celui d'Emma aussi (elle ne le prend que pour ces seules compétences). Il est très content de sa nouvelle vie. Surtout depuis que le petit Guillaume qui m'avait gravement allumé justement à sa piscine l'a choisi comme partenaire privilégié depuis 2 ans. Comme je le rémunère pour son coaching sportif de ma petite bande, il ne fait des prestations " complètes " qu'une fois par mois environ. Avec Guillaume c'est même un peu d'amour qu'il s'agit, du coup la situation est stable pour lui. De mon côté je l'assure qu'il a toute sa place dans mon organisation. Lui aime l'ambiance et suivre les entrainements sportifs individualisés avec Jona.
Gwen (interne médecine) : Dans ces dernières années, sa disponibilité n'est pas fantastique mais j'arrive quand même à le faire travailler 2 fois par mois et il nous rejoint pour faire du sport au moins 1 fois par semaine. Ça n'en fait pas le plus sportif d'entre nous mais lui permet d'entretenir surtout son niveau de self défense et de maitrise de forcené. Notions qui lui servent de temps à autres quand il est d'Urgence. Depuis cette année, il assure aussi le suivit médical de la troupe et émarge comme tel dans les frais de ma société. Bien qu'hétéro il n'est pas fermé à une sexualité alternative. Et j'en profite !! C'est évident. Il me laisse l'enculer et c'est bon une rondelle rarement utilisée. Moins de maîtrise mais plus de spontanéité. C'est rafraichissant même s'il est plus vieux que moi. Brun 1 (interne médecine homo) : Lui, que le test avec la mère de Jean, avait ouvert les yeux sur son désir profond des queues de mecs, émarge aux mêmes conditions que Gwen. Les dernières années de médecine n'étant pas les plus légères en termes de temps de travail. Comme il est toujours partant maintenant pour se faire sodomiser, je n'hésite pas et l'encule plutôt hard. Ce que je sais qu'il aime maintenant. Surtout que j'avais confié sa " mise à niveau " à Pablo et André après son dépucelage qui avait engendré une bataille lors de sa mise aux enchères pas encore dépassée. Il est celui de mes étudiants en médecine qui se rend le plus disponible (rapport aux bi et hétéros). Je prends bien du plaisir à lui défoncer la rondelle et j'aime qu'il se laisse aller dans ses gémissements. Alors que nous reprenons nos souffles après l'optimum atteint, il me dit qu'il souhaiterait continuer encore quelques années même s'il est installé comme spécialiste. Il m'avoue trouver un intérêt personnel à se trouver dans la peau d'un escort. Il sait que c'est un peu irrationnel mais éprouve une grande excitation à l'idée de " louer " son corps. Il me dit qu'entre son internat et les prestations, il n'a pas eu le temps ni trouvé de petit copain. Même parmi les autres escorts de ma maison. Il apprécie les quelques fois où il peut rester aux 3ème mi-temps et là, il privilégie les rapports multiples. Ça fait trop peu de temps qu'il s'est avoué son penchant pour être déjà exclusif.
Jardinier
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miraculous-floconfettis · 2 months ago
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La Béfana
J'ai revisionné la Béfana récemment, et il y avait de sacrés foreshadowings dans cet épisode quand on y repense !
Entre la phrase "Le blanc va t'aller à ravir" de la Béfana à l'adresse de Chat Noir...
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🙃
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... et son "Tu sais ce qu'on donne aux mauvais garçons ? DU CHARBON", en carbonisant Tom, on a été servis !
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paolo-streito-1264 · 1 year ago
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Brassaï. Les Mauvais garçons (Bad boys), 1932.
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mrsines · 3 months ago
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Always And Forever
chapitre 7 -> Une nouvelle air
⚠️Cette histoire est la suite de Always And Forever, il vas y avoir Du Lilia X Reader pour les fan de Lilia X reader vous n’avez pas besoin d’avoir lue les premier chapitre pour comprendre il suffit de savoir que Wanda a jeter un sort bonne lecture ⚠️
♥*♡∞:。.。  。.。:∞♡*♥ ♥*♡∞:。.。  。.。:∞♡*♥
Malia, une jeune ado de 17 ans aux cheveux châtains, marchait vers l'entrée de son lycée. Elle n'avait pas encore mis le pied sur le campus que déjà, un gars s'approcha d'elle. Il se moquait bruyamment, la poussant un peu, cherchant à la déranger. Malia le fixa, prête à répliquer, son regard perçant et sa posture déterminée.
"Alors, tu veux jouer les dures, hein ?" lança le gars avec un sourire moqueur.
Mais avant qu'elle ne puisse répondre ou riposter, une voix familière se fit entendre derrière elle.
"Tu veux peut-être essayer quelqu'un d'autre ?" Billy Maximoff, l'air calme mais résolu, s'interposa entre elle et le gars. Il était bien plus grand que ce dernier, et son attitude dégageait une confiance qui ne laissait aucun doute.
Le gars, visiblement vexé, se tourna vers Billy, prêt à en découdre. En un clin d'œil, les deux garçons échangèrent des coups rapides, leurs corps s'entrechoquant dans une mini-bagarre. Malia, un peu surprise mais admirant la rapidité de Billy, observa le combat. Finalement, le gars, trop épuisé et pris au dépourvu, se releva et se jeta dans la foule, jurant sous son souffle.
Billy se tourna alors vers Malia, qui l'observait toujours, les bras croisés.
"J'aurais pu m'en sortir seule, tu sais," dit-elle, un léger sourire aux lèvres.
Billy haussait les épaules avec une expression impassible, avant de répondre d'une voix calme : "Un simple merci aurait suffi."
Malia et Billy marchaient côte à côte dans le couloir, la bagarre derrière eux maintenant un souvenir lointain. L'atmosphère autour d'eux semblait se détendre après l'incident. Malia jetait de temps à autre un regard à Billy, comme pour essayer de comprendre ce qui venait de se passer.
"Tu sais, je n'avais vraiment pas besoin de ton aide," dit-elle, brisant finalement le silence.
Billy sourit légèrement, ses mains dans les poches de son sweat. "Tu crois ça, mais regarde où ça t'a menée. Ça aurait été une belle scène si tu t'étais mise à lui répondre."
Malia roula des yeux mais ne put s'empêcher de sourire. "Je n'ai pas l'habitude de laisser quelqu'un intervenir pour moi," répondit-elle en haussant les épaules. "Je me défends seule."
"Je comprends," dit Billy, maintenant un ton plus sérieux. "Mais parfois, ça fait du bien de laisser quelqu'un d'autre prendre les devants, tu sais ? Surtout si ça t'évite de te retrouver dans une situation plus compliquée."
Malia réfléchit un instant à ses paroles. Elle savait qu'il avait raison, mais il y avait toujours cette part d'elle qui détestait l'idée de dépendre de quelqu'un d'autre.
 " Tu es toujours aussi impulsif comme ça ?" demanda-t-elle en ricanant légèrement.
Billy haussait les épaules. "C'est dans ma nature. J'aime bien m'assurer que les gens autour de moi vont bien, même si ça me coûte quelques coups de poing."
Ils arrivèrent devant la porte de la salle de cours. Billy s'arrêta un instant avant de tourner la poignée. "En tout cas, t'as de la chance que je sois là aujourd'hui," dit-il en la taquinant.
Malia sourit, l'air un peu plus détendu. "Ouais, ouais. C'est noté." Elle s'éloigna un peu, avant de se tourner à nouveau vers lui. "Merci, Billy."
"Pas de quoi," répondit-il, avec un clin d'œil, avant d'entrer dans la salle.
Ils s'assirent à des places séparées, mais Malia sentait qu'elle avait fait un pas de plus pour comprendre Billy. Peut-être qu'accepter un peu d'aide n'était pas aussi mauvais que ce qu'elle pensait.
༺♡༻
Le cours de Rosalia se déroulait calmement, avec les élèves concentrés, quand la porte s'ouvrit brusquement. La directrice Agatha Harkness se tenait sur le seuil, son regard perçant balayant la salle. Un silence immédiat s'installa.
"Rosalia, Billy, Malia, j'ai besoin de vous trois," annonça Agatha d'une voix autoritaire.
Rosalia leva un sourcil, un peu surprise par l'interruption, mais elle garda son calme. "Vraiment ? En plein cours, directrice ? Vous ne pouvez pas attendre ?"
Agatha esquissa un sourire malicieux. "Non, je ne peux pas. Il y a quelques affaires urgentes à régler, et je préfère les traiter tout de suite."
Rosalia la regarda avec un air amusé, croisant les bras. "Vous êtes bien insistante, mais vous savez, je comptais leur faire un examen aujourd'hui. Vous ne voulez quand même pas être celle qui leur fait rater ça, n'est-ce pas ?" Rosalia la taquina, mais ses yeux brillaient d'une lueur de défi.
Agatha, loin de se laisser impressionner, haussait les épaules en souriant. "Oh, vous avez bien du courage, Rosalia. Mais je pense qu'après ce petit entretien, vous pourrez toujours leur faire cet examen, et ce sera à vous de décider s'ils le réussissent ou non."
Rosalia émit un petit rire nerveux, réalisant que la situation allait sûrement être plus compliquée que prévu. Agatha s'approcha alors du bureau, son ton prenant une tournure plus formelle.
 "Après les cours, Billy, Malia, dans mon bureau. Et vous aussi, professeur," ajouta-t-elle en se dirigeant vers la porte.
Les élèves échangèrent des regards intrigués et légèrement inquiets. Rosalia se redressa dans son fauteuil, les bras croisés, et attendit qu'Agatha sorte de la salle. Une fois la porte refermée, elle se tourna vers ses élèves.
"Bon, mes chers élèves, vous avez entendu la directrice," dit-elle en feignant un air sérieux. "Rien de grave, je suppose, mais soyez sages pendant les cours. L'entretien après, je ne peux pas vous garantir qu'il soit aussi agréable."
Billy et Malia se lancèrent un regard, se demandant ce qui les attendait dans le bureau de la directrice. Lorsque la cloche annonça la fin des cours, Billy, Malia et Rosalia se rendirent, à contrecœur, au bureau de la directrice. Ils marchaient dans le couloir, chacun avec des pensées diverses, mais aucun d'eux ne pouvait échapper à l'évidence : la confrontation avec Agatha serait probablement sérieuse.
Ils arrivèrent devant la porte du bureau de la directrice. Agatha les attendait déjà, assise derrière son bureau, son regard à la fois autoritaire et perçant. Elle leva les yeux et les invita à entrer d'un geste.
"Bienvenue," dit-elle en fermant la porte derrière eux. "Asseyez-vous."
Rosalia prit place dans un fauteuil près de la fenêtre, tandis que Malia et Billy se firent face à Agatha, un peu mal à l'aise. La directrice les fixa un moment, les yeux plissés.
"Alors," commença Agatha, sa voix calme mais ferme. "Je suppose que vous êtes conscients que ce genre de comportement ne doit pas se reproduire. La bagarre dans le couloir. Vous avez attiré l'attention, et pas de la bonne manière."
Billy croisa les bras, prêt à répondre, mais Agatha l'arrêta d'un geste de la main.
"Je n'ai pas encore fini," dit-elle avant de se tourner vers Malia. "Malia, tu n'as pas l'habitude de te laisser faire, je le sais. Mais est-ce que tu crois que c'était la bonne façon de réagir ?"
Malia, un peu déstabilisée, chercha ses mots. "Je n'avais pas l'intention de me laisser faire, c'était juste qu'il m'énervait vraiment..." Elle s'arrêta, se rendant compte qu'elle avait un peu perdu sa crédibilité.
"Je comprends que ça puisse être frustrant," reprit Agatha d'un ton plus calme, "mais cela ne justifie pas l'usage de la violence. Billy, tu as bien voulu intervenir, mais as-tu réfléchi aux conséquences de ton geste ?"
Billy roula les yeux, agacé. "Il m'a cherché. Je pouvais pas juste le laisser faire." Il se tourna vers Malia, comme pour chercher du soutien.
"Peu importe la situation, Billy," répondit Agatha en le fixant. "Il y a des façons plus intelligentes de résoudre les conflits. Une bagarre dans les couloirs de l'école, ce n'est pas juste un problème de règles, c'est aussi une question de respect. Respect envers vous-mêmes et envers les autres. Vous êtes des jeunes adultes, vous devez apprendre à maîtriser vos impulsions."
Rosalia, qui jusque-là était restée silencieuse, intervint doucement. "Je pense que l'intention de Billy n'était pas mauvaise. Il voulait aider, mais il a agi sans réfléchir."
Agatha hocha la tête, prenant un moment pour digérer la remarque. "Je sais que Billy a agi de manière protectrice, mais il doit comprendre qu'il n'est pas là pour jouer les héros à chaque instant. Les bons gestes ne sont pas toujours ceux qui donnent la meilleure impression. Et Malia, tu dois apprendre à mieux gérer tes émotions, sinon tu risques de te retrouver dans des situations comme celle-ci trop souvent."
Les jeunes écoutaient attentivement, leurs visages sérieux. Agatha les observa un instant avant de conclure.
"Je ne vais pas vous punir pour cet incident, mais je veux que vous compreniez bien la leçon. Vous avez chacun un rôle à jouer dans cette école, et il n'est pas question de régler vos différends par la violence. Je m'attends à ce que cela ne se reproduise pas."
Elle marqua une pause et, avec un sourire presque imperceptible, ajouta : "Maintenant, filez. Et souvenez-vous : ce genre de conversation, on n'a pas à la répéter. Pour votre bien à tous les deux."
Billy et Malia quittèrent le bureau, jetant un dernier regard à Rosalia, qui, bras croisés, semblait peu ravie de la situation. Une fois la porte refermée derrière eux, Agatha prit place derrière son bureau, observant Rosalia avec un sourire en coin.
— Reste ici.
Rosalia arqua un sourcil mais ne bougea pas.
— Depuis quand tu n'obéis pas à mes ordres ? lança Agatha, son ton à la fois ferme et joueur.
— Depuis que ça te déplaît, répondit Rosalia sur un ton taquin, un léger sourire au coin des lèvres.
Agatha se lécha lentement les lèvres, son regard devenant plus intense.
— Hmm, je vois. Tu aimes donc tester mes limites.
Rosalia haussa les épaules, feignant l'innocence.
— Tester ? Non. Mais il n'y avait absolument aucune raison d'interrompre mon cours pour ça.
Agatha se pencha légèrement en avant, ses doigts entrelacés sur son bureau.
— Oh, je ne suis pas d'accord. Je pense que c'était une raison parfaite. Après tout, il fallait bien que je te voie, non ?
Rosalia roula des yeux, mais son sourire restait.
— Tu aurais pu attendre la fin de la journée, comme une directrice raisonnable.
Agatha se redressa, feignant l'offense.
— Raison... quoi ? Ce mot ne fait pas partie de mon vocabulaire. Et franchement, interrompre ton cours était bien plus amusant. Tu avais l'air tellement contrariée.
Rosalia croisa les bras, un sourcil levé.
— Amusant ? Tu trouves ça amusant de perturber mes élèves et de m'agacer ?
Agatha sourit, malicieusement.
— Enormément. Et avoue-le, toi aussi, tu as adoré.
Rosalia détourna le regard, un léger rouge montant à ses joues, mais elle ne répondit pas. Agatha, satisfaite, répondu: 
— Très bien, je te laisse retourner à tes précieux élèves... pour l'instant. Mais rappelle-toi, Rosalia, j'aime bien quand tu me donnes un peu de résistance. Ça rend les choses tellement plus intéressantes.
Dans un mouvement fluide, Rosalia s'assit sur le bord du bureau, croisant les jambes avec une élégance délibérée. Agatha la regarda, un sourire en coin étirant doucement ses lèvres.
— De la résistance ? demanda Rosalia avec un sourire taquin. Tu ne saurais pas y faire face.
Agatha inclina légèrement la tête, laissant échapper un léger rire. Son regard glissa brièvement vers les jambes croisées de Rosalia avant de remonter lentement, s'arrêtant sur ses yeux.
— Oh, vraiment ? murmura Agatha, son ton bas et chargé d'une malice douce.
Rosalia soutint son regard, un air de défi dans les yeux, avant de changer brusquement de sujet.
— Trêve de plaisanteries, je voulais te parler du budget pour le voyage scolaire.
Agatha ne répondit pas tout de suite. Son regard s'attardait, presque involontairement, sur la posture décontractée mais assurée de Rosalia. Ses pensées dérivaient, se perdant dans chaque détail — la façon dont la lumière caressait la silhouette de Rosalia, le ton légèrement provocant de sa voix.
— Agatha ? appela Rosalia, en arquant un sourcil, son sourire amusé trahissant qu'elle avait remarqué l'absence de réponse.
Agatha cligna des yeux, comme si elle venait de se réveiller d'un rêve.
— Oui, pardon... le budget, dis-tu ? répondit-elle, un peu trop vite, en se redressant pour reprendre contenance.
Rosalia la fixa, son sourire s'élargissant légèrement.
— Tu es sûre que tu m'écoutes ?
Agatha posa son coude sur le bureau, appuyant son menton sur sa main pour masquer son embarras.
— Continue. Je t'écoute... enfin, maintenant.
— Tu es incorrigible, murmura-t-elle, avant de croiser les bras. Mais je vais être claire : on ne part pas en voyage scolaire si tu ne débloques pas plus de fonds.
Agatha, toujours un peu distraite, esquissa un sourire malicieux.
— Je ne sais pas, peut-être que je préfère te voir négocier encore un peu.
Rosalia haussa un sourcil, feignant l'exaspération.
— Si tu penses que je vais m'éterniser sur ton bureau pour ça, tu te trompes.
Agatha rit doucement, un éclat de malice dans les yeux.
Rosalia lui lança un regard faussement sévère, mais son sourire trahissait son amusement.
— Tu sais, parfois, je me demande si tu prends ton rôle de directrice au sérieux.
Agatha arqua un sourcil, un sourire narquois toujours sur les lèvres.
— Oh, je le prends très au sérieux. Mais ça ne veut pas dire que je ne peux pas... m'accorder quelques distractions, dit-elle, laissant ses mots flotter dans l'air.
Rosalia croisa les jambes dans un mouvement fluide, faisant légèrement craquer le bureau sous son poids, ce qui attira encore une fois le regard d'Agatha.
— Des distractions, hein ? lança Rosalia, son ton mi-figue mi-raisin. Tu devrais peut-être te concentrer sur ce voyage, sauf si tu veux que les parents viennent frapper à ta porte pour te demander des comptes.
Agatha, les yeux toujours fixés sur elle, sembla réfléchir un instant.
— Très bien, soupira-t-elle finalement, feignant la résignation. Je vais voir ce que je peux faire pour ce budget. Mais, ajouta-t-elle en penchant légèrement la tête, si je fais cet effort, qu'est-ce que j'ai en échange ?
Rosalia lui lança un regard incrédule, bien que ses lèvres esquissaient un sourire amusé.
— En échange ? Sérieusement ? C'est pour les élèves, Agatha, pas pour moi.
— Oui, mais tu es la seule qui vient défendre cette cause avec autant de... ferveur, rétorqua Agatha, son regard redevenu joueur.
Rosalia soupira, faussement exaspérée, avant de se pencher légèrement vers Agatha.
— Tu as une idée bien étrange de ce qu'est une négociation, murmura-t-elle, son visage s'approchant suffisamment pour troubler la directrice.
Agatha resta silencieuse, le sourire sur ses lèvres vacillant légèrement. Elle sentait la chaleur de la présence de Rosalia, son parfum subtil, et pendant un instant, elle perdit à nouveau ses mots.
— Alors, on a un accord ou pas ? insista Rosalia, rompant le silence tout en gardant son ton doux mais ferme.
Agatha finit par sourire, levant les mains en signe de reddition.
— Très bien, très bien. Je débloquerai les fonds. Mais seulement parce que je ne veux pas te voir revenir, assise sur ce bureau, pour m'en reparler.
Rosalia rit doucement, se redressant enfin.
— Tu mens mal, Agatha. Je crois que tu as apprécié cette négociation bien plus que tu ne veux l'admettre.
Agatha se contenta de sourire en coin, l'air de quelqu'un qui gardait un secret.
— Tu es libre de penser ce que tu veux, répondit-elle en prenant un ton faussement détaché.
— De toute façon, si tu ne fais rien pour le budget, je parlerai directement au comptable, lança-t-elle, un sourire taquin se dessinant sur ses lèvres.
Agatha inspira profondément, ses yeux glissant une fois de plus sur la silhouette de Rosalia. Elle se mordit discrètement la lèvre, luttant pour garder son calme. Voir Rosalia aussi sûre d'elle, aussi provocante, faisait battre son cœur plus vite, même si elle refusait de le montrer.
— Très bien, dit-elle finalement, sa voix légèrement rauque. Mais, avant que tu partes jouer les héroïnes auprès du comptable...
Rosalia haussa un sourcil, curieuse de la suite.
— Nous avons une réunion ce soir, rappela Agatha en se redressant légèrement dans son fauteuil. Professeur, parents délégués... et moi, bien sûr. N'oublie pas de venir.
Rosalia croisa les bras, son sourire s'élargissant.
— Une réunion, hein ? Tu es sûre que ce n'est pas une excuse pour me faire rester plus tard au lycée ?
Agatha pencha la tête, feignant une expression innocente.
— Moi ? Te retenir ? Pourquoi ferais-je une chose pareille ?
— Parce que tu aimes ça, répondit Rosalia sans hésiter, s'appuyant légèrement sur le bureau, les yeux fixés dans ceux d'Agatha.
Agatha détourna brièvement le regard, tentant de cacher l'effet que cette proximité avait sur elle.
— Eh bien, si tu es aussi observatrice lors de la réunion, les parents délégués risquent de se sentir un peu intimidés, dit-elle, son ton redevenant taquin.
Rosalia rit doucement, appréciant leur échange.
— Ne t'inquiète pas, je serai très sage, répondit-elle en se redressant. Enfin, sauf si on reparle encore du budget. Là, je ne promets rien.
Agatha la fixa un instant, une lueur amusée dans le regard.
— Sage... toi ? Je n'y crois pas une seconde.
Le sourire de Rosalia s'élargit, mais elle ne répondit rien, se contentant de la fixer avec une intensité qui fit frissonner Agatha.
Le regard d'Agatha suivait chaque mouvement de Rosalia avec une intensité qu'elle ne pouvait plus dissimuler. Elle se rapprocha légèrement, comme attirée par une force invisible, ses yeux glissant sans vergogne sur ses jambes croisées, ses hanches, et l'ensemble de sa silhouette. Rosalia, en toute conscience de l'effet qu'elle produisait, savourait la tension qu'elle provoquait, un léger sourire effleurant ses lèvres. Elle savait qu'Agatha était sur le point de craquer.
Le silence entre elles était lourd, chargé d'une énergie palpable. Agatha se mordit la lèvre, se retenant de faire le geste qui lui brûlait les lèvres. Elle ferma les yeux un instant, comme pour se contrôler. C'était une lutte intérieure contre le désir, et pourtant, elle n'arrivait pas à détourner le regard. Cette proximité était insupportable, mais irrésistible.
Rosalia, consciente de ce qui se passait, se pencha légèrement en avant, comme pour défier Agatha encore un peu plus. Elle n'avait jamais vu Agatha aussi déstabilisée, et cela la fascinait.
Finalement, Agatha brisa le silence, sa voix rauque et hésitante, comme si elle revenait de loin.
— Tu devrais y aller, les cours vont reprendre, dit-elle d'une voix qui trahissait à peine son trouble.
Rosalia se redressa, d'abord un peu déçue de voir la tension s'apaiser, mais son sourire ne se dissipa pas. Elle tourna légèrement les talons, mais avant de partir, elle lança un dernier regard à Agatha, un regard chargé de sous-entendus.
— À ce soir, alors, Aniema mea, dit Agatha, son ton adouci par un étrange mélange de tendresse et de désir.
Rosalia se figea un instant à l'entente de ces mots. Elle savait qu'Agatha venait de prononcer quelque chose de plus que l'ordinaire. Ce surnom avait un goût particulier, une douceur qu'elle n'avait pas anticipée.
Elle se tourna lentement, un sourire en coin, avant de répondre, un éclat malicieux dans ses yeux.
— À ce soir, Agatha.
Puis, d'un pas léger, elle sortit de la pièce, laissant Agatha seule, profondément perturbée par la scène qui venait de se dérouler, tout en sachant qu'elle n'était pas prête d'oublier ce moment 
༺♡༻
Le cours d'histoire de Lilia Calderu se déroulait tranquillement, les élèves absorbés par les leçons du jour. Cependant, un accident inattendu survint. Un des élèves, distrait, se leva brusquement pour récupérer un livre sur l'étagère derrière lui, mais il perdit l'équilibre et s'écrasa contre le coin de la table en bois. Un cri perça l'air, suivi par un bruit de métal contre la peau, et l'élève se tordit de douleur, le sang commençant à s'écouler de sa tempe.
Instantanément, Lilia se précipita vers lui. "Reste calme, tu vas t'en sortir," dit-elle d'une voix rassurante, tout en cherchant du regard de quoi nettoyer la plaie. 
Les autres élèves étaient figés, certains essayant de comprendre la situation, d'autres déjà sortant leurs téléphones pour appeler à l'aide.
Mais à quelques mètres de là, Malia, qui observait la scène depuis son bureau, sentit son estomac se tordre. L'odeur du sang, chaude et métallique, lui parvint instantanément, s'insinuant dans ses narines avec une intensité dévastatrice. Ses yeux se firent plus sombres, une lueur rougeoyant dans ses pupilles. L'odeur du sang la perturbait, réveillant quelque chose en elle, quelque chose de primal et de puissant.
Le cœur de Malia se mit à battre plus vite, ses sens en alerte, et une vague de faim dévorante s'empara d'elle. Elle ferma les yeux un instant, se concentrant sur sa respiration pour essayer de rester calme, mais l'envie de céder à sa nature la rendait presque folle.
Elle sentit ses mains devenir froides, les doigts tremblants légèrement alors qu'elle luttait contre l'appel irrésistible de la tentation. Je ne peux pas, pas ici... Pas devant tout le monde, se répéta-t-elle intérieurement. Elle savait que personne, pas même Lilia, ne savait ce qu'elle était. Son secret devait rester intact.
Malia se leva brusquement de sa chaise, faisant semblant de s'éloigner pour aller chercher de l'aide ou de l'air frais. Elle traversa la salle d'un pas pressé, ses yeux rivés sur la porte, essayant de ne pas attirer l'attention. À l'extérieur de la salle, elle s'appuya contre le mur, les mains serrées sur ses tempes, respirant profondément pour calmer son corps en proie à une soif qu'elle devait absolument contenir.
À l'intérieur de la classe, Lilia s'agenouilla près de l'élève blessé, examinant la plaie. Elle ordonna aux autres de chercher des pansements et du désinfectant. Aucun d'eux ne remarqua la réaction de Malia, trop occupés à gérer la situation.
Lilia murmura à l'élève blessé pour le rassurer. "Ça va aller, on va te soigner." Puis elle leva les yeux et chercha Malia. 
Elle se demanda brièvement où elle était partie, mais elle n'eut pas le temps de se poser plus de questions, car elle était concentrée sur l'élève.
De son côté, Malia, hors de la vue de la classe, ferma les yeux un instant, se maudissant d'avoir presque cédé. Billy, inquiet, suivait discrètement Malia alors qu'elle s'éloignait des autres. Il avait remarqué que quelque chose n'allait pas avec elle depuis un moment. Lorsqu'elle se dirigea vers les toilettes, il hésita un instant, mais la curiosité et l'inquiétude l'emportèrent. Il décida de la suivre, se disant qu'il devait être là pour elle.
En arrivant près de la porte des toilettes, il l'entrouvrit doucement, et la scène qui se déroula devant lui le figea. Malia se tenait devant le miroir, les yeux rouges et brillants, presque comme ceux d'un vampire, remplis d'une tristesse et d'une douleur profondes. Elle était en train de se tenir la tête, comme si elle essayait de contenir quelque chose en elle-même.
Malia tourna soudainement son regard vers Billy, un mélange de surprise et de frustration dans ses yeux. Elle leva une main en signe de protestation et dit, d'une voix tremblante, presque brisée :
"Tu n'aurais pas dû me suivre... Il faut que je sois seule."
Billy, cependant, ne recula pas. Il s'avança lentement, ses yeux remplis de compassion.
"Non, Malia, je ne vais pas partir. Je suis là pour toi. Peu importe ce que tu ressens, tu n'as pas à le traverser seule."
Malia baissa la tête, mais ses yeux ne cessaient de briller, remplis de douleur, et ses poings se serrèrent sur ses bras.
"Tu ne comprends pas... C'est difficile de tout contrôler, de ne pas faire de mal aux gens autour de moi..." Elle prit une grande inspiration, mais cela ne sembla pas l'aider à se calmer. "Je suis effrayée, Billy. Je ne sais pas pourquoi mes yeux sont comme ça, et je ne sais pas ce que je ressens..."
Billy, restant à une distance respectueuse mais proche, s'approcha lentement d'elle. "Tu n'as pas à tout comprendre tout de suite. Mais tu n'as pas à affronter ça toute seule. Je suis là. On peut trouver une solution ensemble."
Malia leva les yeux vers lui, la honte et la peur se lisant sur son visage. Mais en voyant la sincérité dans les yeux de Billy, une petite lueur de réconfort sembla passer dans son cœur. Elle se laissa lentement glisser contre le mur, s'asseyant sur le sol, toujours visiblement secouée.
"Je ne veux pas faire de mal à qui que ce soit, mais je... je me sens... différente, Billy."
Billy se baissa à sa hauteur, posant une main sur son épaule avec douceur. "C'est normal d'avoir peur, Malia. Mais tu es forte. Et même si tu te sens différente, ça ne te définit pas. Ce n'est pas ce que tu ressens, c'est ce que tu fais qui compte."
Malia le regarda un instant, ses yeux encore brillants, mais cette fois avec un léger sourire de gratitude. "Tu sais vraiment quoi dire, hein?"
"Je fais de mon mieux", répondit-il avec un sourire timide. "
Malia, respirait profondément, chaque inspiration étant un petit pas vers la sérénité. La chaleur de la main de Billy sur son épaule semblait lui apporter une forme de calme qu'elle n'avait pas ressenti depuis un moment. Elle ferma les yeux un instant, essayant de contrôler la montée de ses instincts.
"Je... je crois que ça va", murmura-t-elle, la voix encore tremblante, mais plus calme. "C'est comme si tout en moi était en feu, Billy, mais quand tu es là, je me sens... plus légère."
Billy lui sourit, un sourire sincère et rassurant. "Tu es plus forte que tu ne le crois, Malia. Ce que tu ressens, ce n'est pas toi, ce sont juste des émotions incontrôlables. On peut y arriver, ensemble."
Elle ouvrit lentement les yeux, se sentant un peu plus elle-même. Ses yeux, qui étaient rouges et brillants il y a quelques minutes, retrouvaient peu à peu leur couleur normale, la lueur vampirique s'estompant. Malia se redressa lentement, son souffle se calmant, et la tension dans son corps commença à se dissiper.
"Merci, Billy", dit-elle d'une voix plus stable. "Je ne savais pas que je pouvais... contrôler ça. J'avais peur de ce que je pourrais devenir."
Billy s'agenouilla à sa hauteur, toujours avec un regard bienveillant. "Tu n'as pas à avoir peur de toi-même. On apprend à gérer ça. Et même quand ça semble difficile, tu peux compter sur moi."
Elle le regarda avec une gratitude profonde. "Je crois qu'il n'y a que toi qui aurait pu m'aider à me calmer... Je... je me sens comme si une partie de moi était... revenue."
Billy la regarda, ses yeux remplis de sincérité. "C'est ce que font les amis, non ? On s'entraide quand ça devient trop lourd."
Malia hocha la tête, un sourire timide s'étirant sur ses lèvres. "Tu es un véritable ami, Billy."
Ils restèrent là un moment, simplement dans une tranquillité apaisante. Malia savait qu'elle n'était pas guérie, mais elle se sentait prête à affronter la suite, plus forte et soutenue par quelqu'un qu'elle savait pouvoir compter sur lui. Grâce à lui, elle avait trouvé une stabilité qu'elle n'aurait jamais cru possible.
༺♡༻
Lors de la réunion du lycée, l'atmosphère était sérieuse et professionnelle, les discussions sur les événements à venir et les objectifs de l'année scolaire prenaient la majeure partie de l'attention. Agatha et Rosalia, bien qu'assises parmi les autres membres du comité, n'arrivaient pas à garder leur concentration. Leurs regards se croisaient parfois, un sourire échangé ici et là, tout en restant totalement discrètes, mais leur jeu sous la table commençait à devenir de plus en plus palpable.
Rosalia, avec un sourire espiègle, fit glisser lentement sa main sous la table, effleurant le doigt d'Agatha, comme une invitation silencieuse à l'intimité. Agatha, d'abord surprise, jeta un regard furtif à Rosalia avant de répondre par un léger frisson et une pression légère de ses doigts contre les siens. Le contact était subtil, mais assez pour qu'elles puissent en ressentir l'intensité.
Les conversations autour d'elles semblaient se perdre dans le bruit de l'atmosphère scolaire, mais Agatha et Rosalia étaient dans leur propre monde à ce moment-là, se cherchant discrètement sous la table. Agatha, un sourire malicieux aux lèvres, glissa sa main vers celle de Rosalia, entrelaçant doucement leurs doigts.
Rosalia, ravie de cette complicité, répondit en serrant légèrement sa main, avant de faire une petite taquinerie en lui pinçant doucement les doigts. Agatha sursauta légèrement mais en gardant une expression calme, comme si rien ne se passait. Elle se pencha alors vers Rosalia, à peine audible pour les autres, murmurant :
 "Tu ne peux pas résister, hein ?" avec une pointe de malice dans la voix.
Rosalia sourit, ses yeux pétillant de malice. "Je crois que tu n'es pas prête à me suivre dans ce jeu," répondit-elle, sa voix basse, comme un défi.
Leurs mains se touchaient à chaque occasion discrète, effleurant le poignet, se frôlant entre les doigts, et la tension s'intensifiait à chaque mouvement furtif, alors que la réunion se poursuivait sans qu'aucune personne autour d'elles ne se doute de ce qui se passait sous la surface. Agatha et Rosalia étaient complètement absorbées par leur petit jeu, se cherchant, se taquinant, mais toujours dans les limites de l'implicite, gardant leurs gestes dans l'ombre de la réunion.
Malgré la sérieuse discussion sur l'organisation de l'événement à venir, Agatha et Rosalia étaient perdues dans l'instant, savourant cette complicité silencieuse.
Rosalia, après avoir partagé ce moment taquin avec Agatha, se sentit revenir à la réalité en entendant le sujet de la réunion tourner autour du voyage scolaire en Italie . Elle se redressa légèrement sur sa chaise, essayant de se concentrer sur les discussions financières, mais une partie de son esprit restait légèrement perturbée par la proximité d'Agatha.
La comptable, une femme d'une trentaine d'années, avait un sourire charmeur qu'elle offrait à Rosalia chaque fois qu'elle prenait la parole. Ses yeux brillaient d'une lueur intéressée alors qu'elle lui posait des questions sur les budgets, une manière indirecte de montrer qu'elle s'intéressait aussi à elle. Rosalia, malgré sa discrétion et son professionnalisme, sentit une légère gêne monter en elle face à ces gestes insistants.
Alors qu'elle répondait calmement à la comptable, elle sentit soudainement une pression douce sur sa cuisse. C'était Agatha. Discrète, Agatha avait posé sa main sur la cuisse de Rosalia sous la table, la serrant doucement, comme pour marquer son territoire, ou peut-être simplement pour attirer l'attention de Rosalia. Le geste était subtil, mais il ne manquait pas de la faire frissonner.
Rosalia, tout en écoutant la comptable, sentit l'effet de la main d'Agatha, qui montait en chaleur et en intensité. Elle baissa légèrement la tête pour ne pas trahir l'émotion qui montait en elle. Agatha, elle, semblait sereine, bien qu'un léger sourire amusé flottait sur ses lèvres. Elle laissait sa main là, doucement appuyée, jouant avec l'instant et le pouvoir que cela lui donnait.
Rosalia jeta un coup d'œil furtif à Agatha, se surprenant à apprécier ce geste protecteur. Elle prit une grande inspiration, tentant de rester concentrée sur la réunion, mais chaque fois que la comptable lançait un sourire un peu trop prononcé dans sa direction, elle sentait la pression de la main d'Agatha augmenter. Cela la calmait, mais la troublait tout de même.
"Est-ce que ça va ?" murmura Agatha, à peine audible, ses doigts se resserrant un peu plus autour de sa cuisse, comme pour renforcer ce lien secret entre elles.
Rosalia hocha la tête, cachant une légère rougeur sur ses joues. "Oui, tout va bien", répondit-elle d'un ton neutre, mais son esprit était bien loin de la réunion
. La main d'Agatha était devenue un rappel constant de la proximité entre elles, et chaque geste de la comptable semblait rendre l'atmosphère un peu plus tendue.
La réunion continua, mais Rosalia sentait que l'équilibre entre rester professionnelle et gérer l'attention d'Agatha devenait de plus en plus délicat.
༺♡༻
La réunion était enfin terminée, et l'atmosphère s'était détendue avec l'arrivée de l'apéritif. Les gens discutaient tranquillement, sirotant leurs verres de vin, tandis que Rosalia et Lilia se retrouvaient ensemble près du buffet. Lilia tenait son verre de vin, l'air détendu, et discutait de la réunion qui venait de se terminer. Rosalia, toujours un peu plongée dans ses pensées, regardait autour d'elle avant de se tourner vers Lilia.
"Alors, ce voyage scolaire en Italie... Tu crois que ça pourrait t'intéresser ?" demanda Rosalia, en souriant légèrement. Elle était curieuse de savoir si Lilia serait partante pour cette aventure à l'étranger, même si elle savait que Lilia avait un emploi du temps chargé.
Lilia haussait les épaules en feignant l'indécision, un sourire espiègle aux lèvres. "L'Italie, hein ? Ce n'est pas ce à quoi je pensais, mais pourquoi pas ? Les paysages, la cuisine, la culture... Ça peut être intéressant. Tu veux vraiment que je vienne avec vous ?"
Rosalia rit légèrement, amusée par la réponse de Lilia. "Oui, je pense que ça serait sympa d'avoir une amie avec nous pour le voyage. Et tu sais, je me dis qu'on pourrait en profiter pour explorer un peu. Il y a tout un tas de choses à découvrir, et l'Italie, c'est toujours une bonne id��e, non ?"
Lilia leva son verre en un toast léger, son regard espiègle posé sur Rosalia. "Ouais, je suppose que ça pourrait être sympa de découvrir un peu plus la dolce vita. Et, qui sait, on pourrait aussi se perdre dans les ruelles de Rome, découvrir des endroits secrets." Elle lui lança un clin d'œil. "Mais tu sais, tu comptes sur moi pour pimenter un peu l'aventure."
Rosalia sourit en retour, appréciant l'enthousiasme de Lilia. "Je me doute bien, c'est exactement ce qu'on a besoin pour ce genre de voyage." Elle ajouta, plus sérieusement cette fois : "Et puis, on pourra en profiter pour se détendre et prendre le temps de savourer l'instant, loin de tout ce stress quotidien."
Lilia prit une gorgée de vin, son regard se perdant dans la contemplation des autres invités, avant de revenir sur Rosalia. "Ouais, tu as raison. Ça pourrait vraiment être l'occasion de nous amuser. Bon, je vais réfléchir à tout ça, mais il est fort probable que je me laisse tenter. L'Italie, c'est difficile à refuser."
Rosalia lui sourit en retour, ravie de la réponse. "Alors c'est décidé, tu viens avec nous. Ça va être un super voyage."
Les deux femmes continuèrent à discuter de l'Italie, des lieux qu'elles aimeraient visiter, des moments qu'elles pourraient partager, tout en dégustant les petits amuse-bouches et en profitant de l'apéritif. L'enthousiasme de Lilia était communicatif, et Rosalia se réjouissait de l'idée de vivre cette aventure à ses côtés.
Alors que Rosalia et Lilia discutaient, Agatha s'approcha, un sourire malicieux aux lèvres. Elle s'arrêta à leur niveau, jetant un coup d'œil à Rosalia, puis à Lilia, avant de porter son verre à ses lèvres, un geste qui, même innocent à première vue, semblait chargé de sous-entendus. Elle lécha doucement ses lèvres, un regard espiègle posé sur Rosalia.
Lilia, qui était en train de regarder sa montre, leva finalement les yeux et remarqua Agatha. Elle leur adressa un sourire, comme si elle se doutait de l'intention d'Agatha, puis se leva en disant : "Bon, je pense que c'est le moment pour moi de rentrer. Je vais réfléchir à ton offre, Rosalia. On se parle bientôt, d'accord ?"
Rosalia lui sourit en retour, lui offrant un dernier petit toast. "À très bientôt, Lilia. Prends soin de toi."
Une fois que Lilia s'éloigna, Agatha ne perdit pas de temps pour se pencher légèrement vers Rosalia, son regard toujours aussi suggestif. Elle murmura d'une voix basse et teintée de taquinerie : "Alors, c'était quoi ce petit jeu avec la comptable, Rosalia ? Tu m'expliques ?"
Rosalia, sentant la tension dans l'air, tourna les yeux vers Agatha avec un petit sourire en coin. "Il n'y avait pas de jeu, Agatha," répondit-elle calmement, mais la lueur dans ses yeux trahissait sa volonté de ne pas se laisser intimider. "Juste des conversations professionnelles, tu sais bien... Si tu veux savoir ce qui se passe, tu n'as qu'à y participer."
Agatha haussait les sourcils, amusée. Elle se rapprocha un peu plus, son corps légèrement incliné vers Rosalia. "Vraiment ? Parce que j'ai l'impression que tu t'es bien amusée. Et cette comptable semble un peu trop... enthousiaste, non ?" Elle laissa un léger rire s'échapper, se délectant de la gêne palpable qui s'était installée entre elles.
Rosalia roula des yeux, se moquant gentiment. "Tu es incroyable. C'est un jeu de regard, Agatha, rien de plus. Tu sais très bien que ce n'est pas mon genre de flirter avec tout le monde."
Agatha sourit plus largement, sans se laisser démonter. Elle prit une nouvelle gorgée de son vin, fixant Rosalia de ses yeux brillants. "Peut-être que tu sous-estimes l'effet que tu as sur les gens, Rosalia," 
Les deux femmes continuèrent à discuter avec d'autres invités, mais l'atmosphère autour d'elles semblait différente. Chaque conversation semblait un prétexte pour se rapprocher un peu plus, pour échanger des regards furtifs, des sourires discrets. Agatha et Rosalia jouaient à un jeu silencieux, un jeu qui ne disait pas son nom mais qui était palpable dans l'air.
Agatha se dirigea vers un groupe, en parlant de façon animée avec un collègue, mais ses yeux revenaient toujours vers Rosalia, observant ses gestes, son sourire, chaque mouvement. Chaque fois que leurs regards se croisaient, un frisson parcourait leur peau, comme une décharge silencieuse.
Rosalia, tout en discutant avec quelqu'un d'autre, sentit la présence d'Agatha derrière elle. Subitement, une main légère effleura son bras, un contact à peine perceptible mais néanmoins intime. Elle tourna la tête et aperçut Agatha, qui lui souriait discrètement, comme si de rien n'était. Rosalia soutint son regard pendant une fraction de seconde avant de détourner les yeux, son cœur battant un peu plus fort.
Agatha se rapprocha davantage, un léger mouvement de sa main effleurant le dos de Rosalia, juste assez pour que personne ne le remarque. La chaleur de son contact la fit frissonner, mais Rosalia garda son calme, feignant de ne rien ressentir. Cependant, un léger sourire se dessina sur ses lèvres lorsqu'elle tourna les yeux pour croiser le regard espiègle d'Agatha.
"Tu sais que tu me rends folle, n'est-ce pas ?" dit Agatha à voix basse, son souffle effleurant l'oreille de Rosalia.
Rosalia répondit en murmurant, tout en continuant sa conversation avec un autre invité : "Tu as l'air de bien aimer jouer à ce jeu, Agatha."
Elle ne laissait pas Agatha prendre le dessus, mais la tension entre elles était plus palpable que jamais. Chaque moment passé ensemble semblait charger l'air d'une énergie intime, comme si elles étaient toujours sur le point de céder à l'attraction magnétique qui les unissait.
À un moment, Agatha se pencha légèrement en avant, effleurant le bras de Rosalia en l'attrapant brièvement, un geste qui était à la fois discret et significatif. Rosalia, surprenant Agatha, tourna lentement la tête pour lui sourire, un sourire qui disait tout sans avoir besoin de mots.
"Tu sais, tu n'arriveras pas à me garder sous contrôle éternellement," dit Agatha avec un air à la fois provocateur et taquin, tout en jouant avec la coupe de vin dans sa main.
Rosalia haussait un sourcil, comme si elle cherchait une réponse tout en continuant à discuter avec d'autres, mais un brin de malice dans son regard trahissait ses pensées. "On verra bien, Agatha. On verra bien."
༺♡༻
La nuit était tombée sur Westview, enveloppant la ville d'une douceur calme. Malia, assise sur un banc, regardait les lumières de la ville clignoter au loin. Le vent frais caressait ses cheveux, mais elle ne semblait pas y prêter attention. Son esprit était ailleurs, perdu dans ses pensées. Elle n'avait pas envie de rentrer chez elle, pas avec ses parents qui étaient encore en pleine dispute. Cela devenait trop pesant, trop épuisant à supporter.
C'est alors que Lilia passa par là, remarqua Malia seule et silencieuse sur le banc. Elle hésita un instant, mais quelque chose dans l'attitude de Malia la poussa à s'approcher.
"Hey," dit Lilia doucement, en s'asseyant à côté de Malia. "Tu veux parler de ce qui ne va pas ?"
Malia tourna la tête et la regarda brièvement, une expression fatiguée sur le visage. Elle n'était pas surprise de la voir. Lilia avait toujours été celle qui savait comment apporter un peu de réconfort, même sans dire grand-chose.
"Je ne veux pas rentrer chez moi," répondit Malia d'une voix basse. "C'est compliqué, et je n'arrive plus à supporter tout ça... Les disputes, les cris... Je veux juste un peu de calme."
Lilia la regarda, son regard adoucissant en entendant la détresse dans sa voix. Elle comprenait mieux que quiconque cette sensation d'être coincée dans un tourbillon de chaos familial.
"Je comprends... C'est jamais facile," répondit Lilia en posant une main réconfortante sur l'épaule de Malia. "Mais tu sais, tu n'es pas seule. Tu as des amis, des gens qui tiennent à toi, même quand tout semble aller dans tous les sens."
Malia resta silencieuse un moment, avant de soupirer doucement. "Je sais... Mais parfois, c'est comme si tout était trop lourd. Je veux juste m'échapper un peu."
"Tu as le droit," répondit Lilia, son ton rassurant. "Et tu sais, tu n'as pas à tout porter seule. On est là pour toi."
Les deux restèrent là, côte à côte, en silence, le temps s'étirant autour d'elles. Les bruits de la ville semblaient lointains, comme étouffés par la tranquillité de la nuit. Malia se sentait un peu plus légère, juste par la simple présence de Lilia à ses côtés. Il n'y avait pas besoin de grandes paroles, juste d'être là, ensemble, en silence.
Lilia sentit la tension se relâcher un peu, et elle esquissa un sourire en regardant Malia, qui semblait s'apaiser grâce à sa présence. Elle posa une main réconfortante sur son bras et lui dit, d'un ton plus léger, presque taquin :
"Tu sais, Bambina, tu ne dois pas porter tout ça toute seule. On va trouver une solution, t'inquiète."
Malia, qui n'avait pas l'habitude d'entendre ce surnom, se tourna vers elle, un petit sourire se formant malgré elle. "Bambina," répéta-t-elle doucement, se surprenant à aimer ce surnom affectueux. "J'aime bien, ça fait un peu... chaleureux."
Lilia haussait les épaules, son sourire toujours en place. "Tout ira bien, même si ça ne semble pas facile en ce moment."
Malia sentit son cœur se réchauffer un peu, la tendresse dans la voix de Lilia apaisant ses pensées troublées. "Je suppose que vous avez raison," répondit-elle, le sourire devenant plus large. "Je me sens déjà un peu mieux, juste de t'avoir ici."
"Je serai toujours là, Bambina," dit Lilia avec une certaine douceur. "Tant que tu en as besoin. d'accord ?"
Malia hocha la tête, le regard adouci par la promesse de soutien silencieux. "D'accord," murmura-t-elle.
Les deux restèrent là un moment, profitant de la tranquillité de la nuit, chacune trouvant un peu de réconfort dans la présence de l'autre. Malia ne savait pas ce que l'avenir réservait, mais pour l'instant, elle se sentait moins seule, portée par la bienveillance de Lilia et ce surnom inattendu, "Bambina", qui résonnait dans son esprit comme une douce promesse.
༺♡༻
Billy, assis sur son lit, feuilletait des vieux grimoires poussiéreux, un regard concentré sur les pages jaunies. Il avait déjà exploré plusieurs livres sur la magie, mais aucun ne mentionnait une solution pour rompre le sort qui pesait sur sa famille. Frustré, il tourna une nouvelle page d'un livre ancien qu'il avait trouvé dans un coin, espérant que quelque chose de nouveau apparaisse.
"Rien... toujours rien..." murmura-t-il pour lui-même, une pointe de désespoir dans la voix. 
Il savait que le sort lancé par Wanda avait des conséquences profondes et que la seule personne capable de l'enlever serait probablement celle qui l'avait créé. Mais Wanda semblait avoir ses propres raisons de garder ce sort intact.
Ses yeux se posèrent sur un autre grimoire plus fin qu'il n'avait pas encore ouvert. Il hésita un instant, puis l'ouvrit, espérant que ce livre plus ancien contiendrait des informations qu'il n'avait pas encore découvertes.
Alors qu'il parcourait les pages, il tomba sur un passage qui fit battre son cœur un peu plus fort. Il parlait d'un rituel pour briser un sortilège, mais les conditions étaient floues. Il devait trouver une personne en particulier, et cela dépendait des intentions du sort, des personnes concernées, et de leur lien.
"Mais comment je vais savoir si c'est vraiment ça ?" se demanda-t-il, se pinçant les lèvres.
Il prit une grande inspiration et regarda autour de lui. Si Wanda, même inconsciemment, avait lancé ce sort, alors peut-être que la solution résidait en lui-même, ou dans ses propres liens avec sa famille. Billy savait que briser ce sort ne serait pas simple, mais il était déterminé à essayer, pour sa famille et pour la vérité. Il décida qu'il devait trouver plus d'indices, même si cela signifiait demander de l'aide à quelqu'un qui en savait plus que lui.
Alors qu'il fermait le livre et se préparait à se lever, il sentait que sa quête n'était que sur le point de commencer, et qu'il n'était peut-être pas aussi seul dans cette recherche qu'il le pensait.
~~<><><><>~~ FIN~~<><><><>~~
@sayresse17
@theonefairygodmother
11 notes · View notes
akwolfgrl · 10 months ago
Text
I'm a great fuck but better lover
Zoro and everyone else minus Sanji was waiting on deck for dinner to be called when Mr. Noodles came running out of the galley and hopped up on the railing licking his chops. A bang turned his attention back to galley as Sanji flung open the door, fire in his eyes as he ran towards his cat.
“Espèce de petite menace ! Ma quiche ! Vous avez mangé une partie du dîner de ce soir ! Espèce de mauvais garçon! (You little menace! My quiche! You ate some of tonight's dinner! You bad boy!) Sanji picked Mr. Noodles up by the scuff, his hand still supporting him by his ass as he carried him back into the kitchen.
“Wana follow?” Zoro looked back at the others in question. They all headed inside to snoop.
“Tu es un petit méchant ! Espèce de chat maléfique, de salaud ignoble, de ruineur de dîner, qu'est-ce que je vais faire de toi! (you are a little villain! You evil cat, dastardly bastard, dinner ruiner, what am I going to do with you!)” Sanji scolded the cat, and all Zoro could think was that he wanted Sanji to do the same thing to him. He could feel his face grow hot, and his dick twitched in his pants.
“I'll eat it!” Luffy chimed in interpreting Sanji's rant.
“Well it was your quiche he stole some of anyway,”
All threw out dinner, which was delicious, of course. Zoro could only think about getting Sanji up to the crow's nest. He knew he was supposed to make it up to him, but maybe he asked nicely if he'd step on him and degrade him.
“So that's what gets you off? You're even more of a freak than I thought. You two suit each other way too well,” Nami's voice was not the one he wanted to hear.
“What do you want, witch?” Zoro turned to glare at her. She was leaning against the edge of crows nest her arms at her side, her hand resting on the wood. She had a smirk on her face.
“I'll make you a deal, you take my night watches and I'll keep my mouth shut,”
Zoro wanted to tell her no. His first instinct was to yell at her to hide his embarrassment. But if he gave her what she wanted, and took her night watch. That would mean one more night of privacy with Sanji.
“Fine,” Zoro huffed. “You've got a deal,”
“Perfect! Have fun, just not too much fun, Luffy may sleep like the dead, but the rest of us don't,” With that, Nami made her way back down to the deck.
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leloupdebout · 1 month ago
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Brassaï (Hongrois / Français, 1899-1984), Les Mauvais garçons, 1932
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ascle · 8 months ago
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La lettre P
Pacane
Noix de pécan
Pain doré
Pain perdu
Palette
-> incisive
-> extrémité aplatie d’un bâton de hockey
-> visière
-> (de chocolat) tablette
-> (de bois) même définition que chez vous
Pantoute
Pas du tout, vraiment pas. (Habituez vous a celui-ci parce que vous allez l’entendre 24/7)
Paqueté
Ivre, saoul 🥴
Paqueter
Remplir
Exemples: j’ai paqueté mon char / la salle était paquetée.
Parenté
Groupe de personnes ayant un lien de parenté, famille élargie
Parlable
A qui on peut parler facilement. Facile d’approche, ouvert à la discussion.
Partisans
Supporteurs
Patente
Objet difficile à nommer ou à décrire. Un bidule. Un objet quelconque.
Patenter
Bricoler, réparer, fabriquer quelque chose avec des moyens limit��s
Patenteux
Bricoleur ingénieux
Patiner
Ne pas répondre aux questions, de trouver des excuses ou faire diversion.
Peinturer
Peindre un mur. (NDLR: peindre sera utilisé presque exclusivement pour décrire l’art de peindre une toile, une fresque…)
Perler
Parler avec l’accent français.
Petit bonhomme
-> terme affectueux pour s’adresser à un garçon
-> insulte s’il s’adresse à un adulte (peu utilisé)
-> (au pluriels) dessins animés
Exemple: Écoute moi ben mon p’tit bonhomme! Si mon p’tit bonhomme a envie de regarder ses p’tits bonhommes à 6h le matin c’est pas toi qui va l’empêcher s’tu clair!
Piasse / piastre
Dollars
Pichou
Personne au physique ingrat, très laid.
Picosser
Agacer, lancer des pointes
Picosseux
Quelqu’un de désagréable, qui picosse 🤣
Piler
-Poser pied, marcher sur
Pissant
Très drôle, amusant
Pissou
Peureux, craintif, lâche
Piton
Jeton, touche, bouton
Pitoune
-> (par un homme envers une femme) femme bien roulée. (Par une femme envers une femme) pétasse
-> (petite) affectueux pour une petite fille
-> tronc d’arbre qui flotte (googlez: drave. C’est super intéressant)
Placoter / placotage
-> Bavarder de choses sans importance
-> médisance, ragot, tenir des propos peu aimables
Planter
-> tomber tête première
-> cesser d’être fonctionner
Plaster
(Prononcer « plast-heure ») provient du terme anglais pour sparadrap, pansement
Plate
-> Monotone, ennuyant, barbant, désagréable
-> dommage, décevant
Exemple: Ah c’est ben plate qu’Edith a pas pu venir voir le dernier film de Gilles Lellouche. Mais bon, elle a pas manqué grand chose c’était vraiment plate. 😈
Pleumer
Perdre une couche superficielle de peau, généralement après un coup de soleil. Peler, desquamer.
Poche
-> nul, maladroit, incompétent
-> grand sac
-> scrotum
-> jeu
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Pogner
(Je viens de me rendre compte que ce mot a beaucoup trop de définitions🤣🤣. Attachez vot tuque avec d’la broche on part)
Attraper, avoir du succès, coller, comprendre, devoir, être obligé de, émouvoir, être populaire, être coincé, être timide, être victime de (contracter), prendre, recevoir, rester pris, séduire, se faire attraper, se quereller, surprendre.
(Ouf! J’pense que j’ai fait l’tour)
Poisson
Personne bernée, dupée, crédule, naïve.
Polyvalente
Lycée (cours secondaire qui dure 5 ans, entre 12 et 17 ans)
Poudrerie
Blizzard, neige emportée par le vent
Pourriel
Traduction de « spam » « Junk mail ». Il s’agit de la contraction de « pourriture électronique » et « courriel »
Présentement
Actuellement, aujourd’hui, maintenant.
Mot du jour : pied
Outre le fait de définir la partie du corps, le mot pied est utilisé dans plusieurs expressions. En voici quelques unes.
Être pied
Être maladroit, gauche, nul, mauvais.
Être bête comme ses pieds
Être brusque, impoli, grossier… Parisien quoi! 😬🤣
Se tirer dans l’pied
Se nuire
En pied de bas
Être en chaussette.
Avoir le pied pesant
Conduire vite
Se placer les pieds
Se mettre en position avantageuse
Expressions
Se paqueter la fraise
Boire (alcool) à l’excès.
Paqueter ses p’tits
Ramasser ses affaires et s’en aller
Partir comme un p’tit poulet
Mourir doucement (peu utilisé, mais trop mini)
Partir sur une balloune
-> s’enivrer, parfois durant plusieurs jours (se dit aussi: partie sur une brosse)
-> avoir une lubie soudaine
Pas de chicane dans ma cabane
On ne veut ni querelle ni engueulade dans la maison
Pas si pire
Pas si mal, pas trop mauvais
Passer dans l’beurre
Passer inaperçue, passer dans le vide, rater son coup
Pelleter dans cour du voisin
De débarrasser d’un problème en le refilant à quelqu’un d’autre.
Péter au frette
Mourir subitement
Péter d’la broue
Se vanter
Petit train va loin
C’est en prenant soin de faire les choses correctement qu’on l’assure du succès d’un projet.
Pleuvoir à boire debout
De fortes averses, pluies intenses
Prend ton gaz égal
Façon de dire à quelqu’un de se calmer.
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alexar60 · 2 years ago
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Vulgaire
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Trois vieilles dames partant à la messe, s’arrêtèrent devant une affiche du film « Emmanuelle ». Elles étaient éberluées par ce qu’elles découvrirent.
La première : C’est un film,
La seconde : Un film ? Mais pourquoi est-elle à poil ?
La troisième : C’est un film cochon. Ça c’est sûr, c’est un film cochon.
La seconde : Et ils vont le passer au cinéma ?
La première : Oui, c’est prévu dans quinze jours.
La seconde : C’est scandaleux ! Tous les hommes vont aller le voir. En plus, elle fait vulgaire assise comme ça, cette trainée.
La troisième : Ça c’est sûr, c’est une petite trainée. Oui, c’est vraiment une petite trainée.
La seconde : Une pute, oui ! Comment s’appelle-t-elle ?
La première lit l’affiche et répondit lentement: Sylvia Kristel.
La seconde : Avec un nom pareil, c’est une étrangère en plus !
La troisième : Ça c’est sûr, c’est une étrangère. Il n’y a pas de trainée par chez nous.
La seconde : A tous les coups, c’est une allemande. Il n’y a que les allemandes pour se foutre à poil comme ça en photo. On a bien fait d’avoir gagné la guerre. Ça ne m’aurait pas plu d’être à poil en photo.
La première : Ou de Paris. Ma sœur a visité Paris et m’a dit qu’il y avait beaucoup de femmes de mauvaise vie dans Paris.
La seconde : C’est pareil. C’est pas de chez nous !
La troisième : Ça c’est sûr, c’est pas de chez nous.
Un homme passe derrière eux. Il les salue en baissant sa casquette et continue de marcher en les regardant.
La seconde : A tous les coups, il va revenir mater l’affiche.
La troisième : Ça c’est sûr, c’est un cochon.
La première : C’est parce qu’il boit. Il ne va pas à l’église. Il va jouer au tiercé en face. Il va boire et va rentrer saoul comme une bourrique.
La seconde : Elle va être contente sa femme ! Et ce film parle de quoi ?
La première : Je ne sais pas.
La troisième : Ça ne peut être qu’un film grossier. Elle fait tellement vulgaire sur l’affiche. Ça c’est sûr, c’est un film grossier.
La seconde : C’est la faute à Giscard. Depuis qu’il est président, la France fout le camp. Ça ne se serait pas passé comme ça avec Pompidou ni avec le Général.
La troisième : Ça c’est sûr, c’est la faute à Giscard. Je n’aurais pas dû voter pour lui. Et c’est aussi la faute aux beatniks, ces jeunes mal-habillés qui traversent le village avec leurs motos.
La première : Tu as voté Giscard ?
La troisième : Oui, mon mari m’a dit de voter pour lui.
La seconde observe encore l’affiche : Et elle est maquillée comme une poufiasse.
La troisième : Ça c’est sûr, il n’y a que les poufiasses qui se maquillent. Ca fait vraiment vulgaire !
La première : Et ses seins sont tout petits. Elle n’a pas d’enfants.
La seconde : Encore heureux ! A sa place, je n’en ferai pas. J’aurais trop honte qu’ils voient le film.
La troisième : Ça c’est sûr, j’aurais honte aussi.
La première et la seconde commençaient à partir lorsque la troisième demanda : On laisse l’affiche comme ça ?
La première : Oui, on le signalera au curé. Il saura faire quelque-chose contre ce genre de mauvais film.
La seconde : En tous cas, si mon Marcel va voir le film, il prendra un coup de sac à main sur la tête.
La troisième : Et je suis sûr qu’il n’y a pas Louis de Funès dans ce film. Ça c’est sûr, il n’y a pas Louis de Funès.
Elles s’entrèrent dans l’église sans voir les deux garçons qui s’arrêtèrent devant l’affiche. Ils rougirent en voyant l’actrice nue avant de se poser des questions sur la poitrine des filles.
Le mari de la seconde n’ira jamais voir ce film. En revanche, le curé ira le voir incognito. Je veux dire sans son costume de curé.
Alex@r60 – août 2023
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selidren · 6 months ago
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Automne 1923 - Champs-les-Sims
6/7
Comme mes filles, votre Lucien est un garçon fiable, même si il semble manquer d'ambition. Non pas que ce soit un mauvais trait de caractère, mais il me fait l'effet d'un jeune homme posé. A t-il envie de faire des études ? Je sais que ma Cléo veut aller à la Faculté de Lettres dont lui a parlé Antoine, et je pense que cela lui correspondra. D'ailleurs, elle est tellement motivée à y aller qu'elle redouble d'efforts en latin et en grec alors qu'elle n'aime pas tellement ces matières et qu'elle n'est pas très douée. Je ne sais pas si elle pourra réussir, mais je soutient sa décision, de même que Constantin. Sélène se destine au sport de haut niveau et Marc Antoine parle également de l'Ecole libre des sciences politiques. Jean-François veut suivre les traces de son père. Noé est à la meilleure des écoles avec Adelphe. En tous cas, notre rôle est bien de les aider dans les choix qu'ils font.
En revanche, il me parait dommageable que Jules ne soit pas prêt à prioriser les études de son fils. Tant mieux pour lui si il n'en a pas envie, mais tout de même, décréter que cela ne sert à rien ! Voilà une remarque avec laquelle Constantin n'est absolument pas d'accord. ("C'est tout simplement honteux ! Un gouffre de dépenses inutiles... Comment peut-il affirmer une chose pareille ?") Constantin fulmine derrière-moi et n'en démord pas. ("Il ne faut bien entendu pas dénigrer les formations de terrain, mais le terreau universitaire est primordial ! Sans lui, il aurait sans doute un ami de moins, moi ! Scandaleux, honteux !"). Ne le dites pas à Jules, mais il risque de ne pas recevoir de courrier de la part de Constantin avant un bon moment.
Transcription :
Cléopâtre « Ne t’inquiète pas. Personne ne t’as vue. »
Arsinoé « De quoi tu parles ? »
Cléopâtre « Tu es une sacré bonne actrice, si je n’étais pas sure de ce que j’ai vu, j’aurai presque pu croire à ton innocence. En tous cas, je t’ai couverte, tu n’as pas à t’en faire. Reviens me voir quand vous voudrez vous voir en douce, je m’occuperai de tout. »
Arsinoé « Merci Cléo… Pourquoi tu me couvre comme ça ? »
Cléopâtre « Bon, je l’avoue. Quand je t’ai vue te faufiler et rejoindre un beau rouquin derrière la barrière, j’ai été très jalouse ! Puis je me suis laissé prendre par le romanesque de la situation. La jeune princesse, timide et obéissante, mais si consumée par les flammes de l’amour et tant grisée par la passion qu’elle risque tout, ne serait-ce que pour un regard de lui. De quelle couleur sont ses yeux d’ailleurs ? »
Arsinoé « Hum… verte. »
Cléopâtre « Oh, un bel Adonis à la chevelure de feu et aux yeux verts vivant un amour secret avec une naïve Perséphone aux cheveux de blé et aux prunelles bleues comme les glaciers… C’est d’un tel... »
Arsinoé « Tu n’en fais pas un peu trop ? »
Cléopâtre « Je n’en fait jamais trop. La vie ordinaire est si barbante, si insipide et banale. Sélène qui aime son Berto le joueur de tennis, Maman qui a rencontré Papa dans une librairie, sans compter tous les habitants de ce village qui épousent le fils du voisin ou leur amie d’enfance… Regarde, je baille rien que de le dire ! Mais toi, ce que tu vis, c’est si intéressant, si intense ! Comme Cousine Emma avec son châtelain déchu, qui on sombré dans l’amour au détour d’un pré... »
Arsinoé « S’il te plait Cléo. Ce n’est pas drôle, c’est grave ce qui leur est arrivé. »
Cléopâtre « Tu es bien placée pour le dire dis donc ! Tu fais exactement pareil… ou plutôt vous l’auriez fait si tu n’étais pas si… toi ! »
Arsinoé « Mais non… pas du tout...  Je veux dire… à part un baiser… »
Cléopâtre « Mais c’est merveilleux ça ! Navrée de te taquiner comme ça, j’ai menti je suis extrêmement jalouse ! Mais tu as de la chance Noé, avec cette vie, tu n’as pas eu beaucoup d’occasions de t’amuser. Alors c’est le moment. Crois moi, tu dois absolument en profiter avant que Grand-Mère te trouve l’époux qui te sera le mieux assorti, c’est à dire ennuyeux à mourir. »
Arsinoé « Heu... »
Cléopâtre « Oh c’est sorti tellement de travers, pardonne moi ! Je veux juste te dire que quoi qu’il arrive, je serai là pour t’aider ou te couvrir grande sœur. Vas-y et amuse toi ! »
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aisakalegacy · 7 months ago
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Printemps 1923, Hylewood, Canada (4/7)
Vos filles ont le même âge que Lulu, qui termine cette année ses études et est en plein dans la préparation de son diplôme du secondaire. Il était bon élève quand il était petit, mais ses notes sont en chute libre… C’est un bon garçon, ses professeurs l’aiment bien, mais il ne travaille clairement pas assez. Il est très mauvais en dissertation, son niveau de latin oscille entre le pas terrible et le catastrophique, il est mauvais en histoire, médiocre en algèbre, plutôt bon en géométrie et en arithmétique, par contre il se débrouille en géographie et en sciences. Et avec la fin de ses études qui approche, la question de son avenir se pose plus que jamais… Lulu est bon en sciences, j’aimerais tellement qu’il aille étudier l’ingénierie à Montréal… Mais Jules dit que les études sont juste un puit de dépenses inutiles. J’essaie doucement de m’imposer auprès de mon mari, comme vous dites, mais c’est difficile, notre mariage n’a jamais fonctionné comme ça…
[Transcription] Dolorès LeBris : Pourquoi es-tu debout à cette heure ? Lucien LeBris : Je pourrais te poser la même question, jeune fille. Dolorès LeBris : C’est ton examen qui t’angoisse ? Lucien LeBris : Je… Oui. Puisque tu veux tout savoir, j’ai dû mal à trouver le sommeil. Et cette chambre, je ne sais pas, elle est trop… Eh bien, je n’ai pas l’impression que c’est la mienne. Dolorès LeBris : Tu veux que je reste avec toi jusqu’à ce que tu t’endormes ? Maria faisait ça quand j’étais petite. Lucien LeBris : Tu es toujours petite. Dolorès LeBris : Gnagnagna. Lucien LeBris : Ce n’est pas toi, par hasard, qui n’arrive pas à trouver le sommeil toute seule ? Dolorès LeBris : Layla dit qu’il y a un monstre sous le lit… Lucien LeBris : Allez, viens. Reste avec moi jusqu’à ce que je m’endorme.
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crazyfeathers · 3 months ago
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Le Portrait Chinois de Mary
Comme dans un conte de Fée
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Nature 
Si elle était une saison ? Printemps
Si elle était un animal ? Biche
Si elle était un élément ? Eau
Si elle était une pierre précieuse ? Morganite
Si elle était un végétal ? Rose Blanche
Si elle était un paysage ? Un jardin romantique
Sens
Si elle était une couleur ? Rose poudré
Si elle était un son ? Cinnamon, Lana Del Rey
Si elle était une odeur ? Bouton de rose
Si elle était une matière ? Dentelle
Quotidien
Si elle était un objet ? Un peigne en argent
Si elle était une boisson ? Lait à la fraise
Si elle était un moment de la journée ? Petit matin
Si elle était un vêtement ? Un ruban dans les cheveux
Si elle était un aliment ? Une meringue
Caractère 
Si elle était un défaut ? La fragilité
Si elle était une qualité ? L’innocence
Si elle était une mauvaise habitude ? Tomber amoureuse du mauvais garçon
Si elle était un sentiment ? Le manque
Imaginaire 
Si elle était un livre ? Roméo et Juliette, Shakespeare
Si elle était un conte ? La Petite Sirène, Andersen
Si elle était une créature fantastique ?  Naïade
Si elle était un personnage de Disney ? Aurore (La Belle au Bois Dormant)
Si elle était un film ? Titanic
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fmmepr · 3 days ago
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Le garçon qui voulait devenir pirate. Chapitre II.
Sur la grande table de la salle à manger, se dressait des victuailles pour nourrir un village pourtant nous n'étions que cinq attablés. Mon père, ma mère, mon grand-père maternel, ma tante par mon père et moi même. Le repas était silencieux, je regardais mon père avec son air constamment sévère et froid. Je soupira.
L'orage grondait fort, il avait plu toute la journée et ma mère m'avait fait surveiller chaque seconde pour que je ne m'échappe pas de la maison. Je regardais donc avec lassitude, le port de Sharlayan de la fenêtre fermée de la bibliothèque de mon grand-père, la vue brouillée par la pluie qui frappait les carreaux. Le port était éclairé mais il n'y avait pas âme qui vive, l'orage avait eu raison même des plus vaillants.
Je soupira d'ennui un long moment, puis je dirigea mon regard sur la maquette d'un voilier elfique qui ornait l'une des étagères derrière le bureau. Quelques jours auparavant je l'avais malencontreusement fait tomber et le mât s'était brisé. Le bruit avait attiré un des domestiques mécontent en voyant la scène. Mon grand-père arriva juste derrière lui en l'invitant à prendre congé. Le domestique n'était pas vraiment pour, mais devant le regard insistant de grand-père ne valait mieux pas lui forcer la main, il se retira.
Grand-père me sermonna gentiment et m'invita à ramasser le bateau avec lui. Dans le mat brisé se trouvait une très fine feuille jaunie contenant des coordonnées de navigation. Je n'arrivais pas à le déchiffrer correctement, je n'étais qu'au début de mon enseignement maritime avec grand-père pour professeur. Tous ces chiffres me donnait le tournis. "Papi Laurel, il y a beaucoup de chiffres! Je reconnais là quelques points cardinaux et des valeurs de force du courant, mais le reste m'échappe."
Papi Laurel prit un air malicieux, m'attrapa et me posa sur le bureau à côté de lui. "Le nom de ce bateau est "L'audacieux", un bateau de corsaires philanthropes mais qui possédaient aussi quelques flibustiers douteux. Cependant ils avaient un but commun. Trouver la Vallée d'Or. Il se pourrait que cela soit en fait les coordonnées de cette cité.
Je resta perplexe, j'avais six ans, cela ne voulait pas dire que j'étais stupide, mais j'adorais les histoires de Papi Laurel. Il me regarda d'un air amusé. "Evaniel je ne raconte pas toujours que des légendes,cette histoire est vraie!" Je regardais mon grand-père d'un air perplexe mais affectueux. "D'accord je vais te croire, allez vas y!"
Au même moment une femme Elezenne d'une trentaine d'années rentra dans le bureau. La peau hâlée, ses cheveaux noirs ébène retenus uniquement par un serre-tête bleu nuit tout comme sa robe à la mode Ishgardaise. La femme émit un rire chaleureux. "Vous deux!"
Une goutte de pluie plus glaciale que les autres fit revenir Evaniel à la réalité. Malgré le mauvais temps, il y avait toujours des fêtards dans les rues. Evaniel les regarda sans intervenir, il n'était pas en service. Puis après tout, ces gars ne faisaient rien de compromettant. Evaniel sourit et éclata de rire.
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Il ferma les yeux, les souvenirs concernant son grand-pere étaient toujours vifs, importe le nombre d'années écoulées. Mon Sieur Mirabet Laurel, Maître explorateur/scientifique pour Sharlayan. Pour le petit garçon que j'étais, il était une personne inestimable, hors du commun, le déclencheur de mes rêves les plus loufoques.
Evaniel erra parmi la foule qui semblait ne pas se décourager sous cette pluie battante mais chaude. Les musiciens des rues continuaient de faire danser la foule, les discussions allaient bon train. Quelques filles et hommes faciles racollaient les marins fraîchement rentrés de mer. Limsa n'était pas une ville de vertus il fallait le dire, mais ils savaient bien vivre. Du moins ces principes ne dérangeaient pas Evaniel, ils les appréciaient même parfois trop.
Une belle femme roegadyn à la peau très blanche les cheveux couleur cendre et yeux pétillant l'interpella. Evaniel sourit, il ne le cachait pas, c'était une de ses favorites. "Amarawylb! C'est un plaisir de croiser ton joli minois !". La jeune femme s'accrocha au bras de Evaniel. "Te voilà mon cher, cela me manquait de t'enlever ton uniforme et vider ta bourse." Evaniel éclata de rire, il appréciait cette jeune femme, elle avait l'esprit vif et sa langue n'était pas dans sa poche. Elle était tout au plus une tendre amie avec qui passer de bons moments charnels, elle le savait et cela lui convenait. "Pas ce soir ma chère." Evaniel embrassa tendrement Amarawylb sur la joue. Cette dernière s'accrocha au col de l'uniforme de Evaniel et lui vola un baiser et le regarda malicieusement. "Ta vie sera longue, nous nous reverrons." Evaniel sourit. "J'espère que ta vie sera rangée d'ici là!" Ce à quoi Amarawylb répondit: "Dis celui qui a décidé de vagabonder toute sa vie!" Elle envoya un clin d'oeil et s'éloigna en marche arrière pour continuer à apprécier la carrure de l'Elezen d'un air gourmand et amusé. Evaniel s'était toujours senti flatté à ce niveau. Il n'était pourtant pas le plus fort ou le plus solide, il n'était pas aussi le plus beau, mais il dégageait un charme inévitable et indiscutable.
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moafloribunda · 26 days ago
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merry xmas ll odehan
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pairing - friends!han hyeongjun x oh seungmin
tw - un guitariste blessé pour noël, des amis géniaux, un cadeau de rêve et beaucoup de love
It’s beginning to look a lot like Christmas 
Everywhere I go ~ ♪
Un scintillement perce l’obscurité qui recouvre l’esprit de Hyeongjun, le tirant doucement du sommeil dans lequel il était plongé. Son rêve se délite, morceau par morceau et il sent la réalité l’envelopper entre ses bras, les images devenant de plus en plus floues à mesure des secondes.
Il se souvient de l’endroit où il se trouve avant même d’avoir ouvert les yeux. Il flottait dans l’air une effluve piquante, propre au produit d’entretien qu’ils utilisaient dans les hôpitaux pour aseptiser les lieux du sol au plafond. Et la douleur sourde au niveau de son coude, raison pour laquelle il se retrouvait là, se rappelle soudainement à lui au moment de son réveil.
Maudite plaque de glace qui s’était retrouvée sous son pied au mauvais moment. 
Il savait qu’il aurait dû s'écouter et rester enroulé dans son pull-plaid moelleux, bien au chaud chez lui au lieu de suivre les zouaves qui lui servaient de meilleurs amis. Le monde extérieur était trop dangereux pour une créature maladroite comme lui alors il lui rendait service en restant le plus souvent possible à l’intérieur. 
Parfois, il avait du mal à se rappeler comment il en était venu à se lier d’amitié avec Seungmin et Jiseok. Ils étaient tellement extravertis. Ils aimaient vadrouiller dehors, explorer et faire des rencontres. Alors que Hyeongjun aimait la solitude et le calme qu’elle conférait à son existence, la quiétude du silence et la sérénité d’un environnement que personne ne venait troubler. Mais comme il était difficile de dire non à Seungmin quand il lui faisait les yeux doux, il avait accepté de l’accompagner lui et le troisième larron de leur groupe au marché de Noël qui se tenait au centre-ville.  
Malheureusement pour lui, il n’avait jamais atteint le parc où se tenait l’événement. 
L’onde de choc s’était répercutée aux quatre coins de son corps, au moment où il s’était écrasé sur le sol, pareille à un courant électrique. Son cri s’était vite transformé en gémissement pathétique face à la douleur lancinante qui avait explosé simultanément à l’arrière de son crâne et dans son coude, remontant jusqu’à son épaule. Le monde s’était résumé à des contours flous et une sensation désagréable dans le fond de sa gorge, proche de la nausée.
Les garçons s’étaient précipités sur lui en un instant, l’interrogeant sur son état, mais l’impact l’avait étourdi, leurs visages lui semblant étrangers pendant quelques secondes. Jiseok s’était placé derrière pour lui pour le redresser en position assise avec toute la délicatesse dont il était capable, ses deux mains posées son dos pour lui donner un poids d’appui. Le bras de Hyeongjun lui avait semblé comme rempli de lave brûlante et une bouffée de panique l’avait saisi quand il n’avait pas réussi à le déplier. Seungmin avait tenté de vérifier l’étendue des dégâts, mais la simple pression de ses doigts contre sa peau pour relever la manche de sa veste lui avait arraché un hurlement de souffrance.
La douleur avait été fulgurante et des points noirs s’étaient mis à clignoter devant ses yeux puis tout était devenu noir d’un seul coup et il avait sombré dans l’inconscience. 
Lorsqu’il s’était réveillé, il se trouvait sur un lit d’hôpital avec ses amis à son chevet.
Seungmin s’était aussitôt glissé à ses côtés, attrapant sa main valide dans la sienne et une litanie d’excuses s’était échappée de sa bouche. Ses yeux étaient teintés d’un mélange de détresse et de culpabilité qui avait comprimé le cœur de Hyeongjun dans sa poitrine. Il l’avait rassuré tant bien que mal avant de gémir de douleur en voulant bouger son bras par réflexe et les doigts du garçon aux cheveux fauves s’étaient crispés contre les siens.
Un médecin était entré quelques secondes plus tard et son regard s’était posé sur Hyeongjun avant de passer à son bras en écharpe, replié contre son buste. 
“Ce jeune homme va devoir passer quelques jours parmi nous et passer de nouveaux scanners pour s’assurer que sa contusion à la tête n’a pas causé de dommages. De plus, la fracture au niveau de son coude n’est pas grande mais rester le plus immobile possible va permettre d'accélérer le processus de soudure.” 
Les explications avaient jeté un froid dans la pièce et la gorge de Hyeongjun s’était serrée en comprenant ce que ça impliquait : il allait passer Noël dans un lit d’hôpital. 
Jiseok et Seungmin étaient devenus blêmes et Hyeongjun avait cru apercevoir des larmes pointer au coin des yeux de son meilleur ami. Mais celui-ci avait lâché sa main pour s’avancer vers le médecin. Ils avaient échangé des paroles à voix basse mais le praticien avait secoué la tête, l’air profondément navré et les épaules de Seungmin s’étaient affaissées de dépit. 
— Je suis tellement désolé, Jun, avait-il soufflé à son intention lorsqu’ils s’étaient retrouvés à nouveau tous les trois. 
— Ouais. Désolé Hyeongjunie, avait poursuivi Jiseok, les yeux brillants. Ça ne serait probablement pas arrivé si on ne t’avait pas traîné dehors.
Un doux sourire avait étiré les lèvres du brun devant l’air penaud sur le visage de ses amis. Il savait qu’ils étaient profondément désolés pour lui et c’était suffisant pour le réconforter. Ils n’auraient de toute façon pas pu prévoir qu’il allait chuter et se blesser. 
— C’est bon, les gars. Vous devez juste me promettre des plus gros cadeaux cette année, c’est tout, avait-il plaisanté avant de repousser ses cheveux sur le haut de son crâne. Et si je ne vous vois pas pointer le bout de votre nez ici le 25, notre amitié s’arrête là. 
Ils avaient pris un air horrifié devant ses paroles et Hyeongjun avait éclaté de rire, son gloussement se muant en glapissement quand la secousse avait fait trembler son coude. Un léger soupir était remonté dans sa poitrine et il avait penché la tête sur le côté en observant les garçons s’en aller à la fin de la période destinée aux visites. Ils lui avaient promis de passer tous les jours jusqu’à sa sortie et il avait eu un petit pincement au cœur quand le silence s’était installé après leur départ. 
Cette fois, celui-ci ne lui avait pas paru agréable. Au contraire. La solitude s’était faite hostile, comme un courant d’air frais se glissant entre ses habits pour lui arracher des frissons déplaisants. Il s’était enfoncé un peu plus dans le matelas, les yeux baissés sur son bras recouvert d’une épaisse couche de gaze.
Noël allait seulement être un peu différent, cette année. 
Pas de feu de cheminée devant lequel s’installer, pas de sapin décoré dans le coin de la pièce, pas de fumet délicat pour le faire saliver. Des murs blancs, des draps blancs, un ciel blanc à travers la fenêtre. Un cadre bien différent de celui auquel il avait été habitué. Moins chaleureux et festif. Mais c’était comme ça et il avait dû l'accepter. 
Néanmoins, il était pratiquement certain que ses parents allaient lui apporter une montagne de sucreries pour égayer sa soirée et que les garçons feraient leur apparition dans une effusion de joie, Jiseok accompagné de sa guitare acoustique parée d’une superbe guirlande de Noël autour du manche. 
Il les connaissait assez pour savoir qu’ils allaient faire tout ce qui était en leur pouvoir pour lui faire passer le meilleur moment possible compte tenu de la situation et cette simple pensée avait suffi à lui réchauffer la poitrine. 
Ça allait bien se passer.
Mais il ne s’était pas attendu à la profusion de guirlandes qui couraient désormais le long des murs de sa chambre et au sapin qui trônait fièrement près de la fenêtre, apparu comme par magie pendant la nuit. Ni à la voix suave de Michael Bubblé qui s’élevait depuis la petite enceinte couleur vermillon qui trônait sur la table en face de lui et encore moins à la tablette dressée à la verticale juste à côté, diffusant une vidéo de feu de cheminée. 
Take a look at the five and ten, it's glistening once again
With candy canes and silver lanes that glow ~ ♪
Ses yeux s’écarquillent à cette vision tout droit sortie d’un rêve et il les frotte vigoureusement à l’aide de son unique bras encore fonctionnel, s’attendant à ce que l’illusion se dissipe lorsqu’il aurait rouvert les paupières. 
Mais rien n’avait disparu. 
Les guirlandes étaient toujours là, clignotant joyeusement à un rythme précis et le sapin se tenait toujours au même endroit, ses branches d’un joli vert brillant sous le soleil matinal. Il avait été soigneusement décoré et brillait de mille feux, tout de rouge et noir vêtu. En se redressant d’un geste maladroit sur ses oreillers, il aperçoit des paquets de différentes tailles disposés au pied de l’arbre et ses sourcils se froncent de curiosité.
— Tu es réveillé ! 
Une voix enjouée détourne son attention du décor pour se poser sur la silhouette mince de Seungmin, les mains occupées par deux gobelets fumants.
— Je t’ai pris un chocolat chaud, énonce-t-il en s’approchant, déposant l’un des deux sur la table de chevet située à côté de son lit. 
— Qu’est-ce que…bredouille Hyeongjun, étourdi par la présence de son meilleur ami dans sa chambre d’hôpital de si bonne heure.
— Tada ! s’exclame le rouquin, en désignant la décoration d’un ample geste du bras. Ce n’est pas génial ? C’est presque comme si tu fêtais Noël à la maison ! Tu aimes ?
Une bouffée de tendresse envahit soudainement la poitrine de Hyeongjun devant l’excitation palpable de Seungmin. Son visage était rayonnant d’une joie communicative et le simple fait qu’il soit venu dans son sommeil pour parer sa chambre d’une atmosphère festive suffisait à le combler. Il avait fait le choix d’être seul pendant si longtemps qu’il se sentait chanceux d’avoir été accepté par des personnes aussi bienveillantes que lui, qui donnaient sans compter. La tristesse qu’il avait pu ressentir à l’idée de passer Noël dans cet endroit et la peine qui s’était logée dans sa poitrine en réalisant enfin qu’il ne pourrait pas jouer de la guitare avant un certain temps s’étaient dissipées lorsque Seungmin était apparu dans le pièce, pareil à un soleil miniature. 
Aucun mot ne serait jamais suffisant pour exprimer à quel point il leur était reconnaissant, pour décrire l’affection qu’il ressentait à leur égard et la gratitude qui grossissait dans son cœur à chaque attention de leur part.
— Tu ne dis rien. J’en ai trop fait, c’est ça ?
La déception dans la voix de Seungmin le tire de ses pensées et il pivote la tête dans sa direction, un trouble évident creusant des sillons sur son visage pâle. 
— Pas du tout ! s’écrie-t-il pour le détromper, en secouant sa main libre devant lui pour accompagner ses paroles. J’aime beaucoup. Vraiment. 
Il n’avait pas imaginé une seule seconde qu’il viendrait embellir la pièce pour le réconforter et lui permettre de passer les fêtes dans une ambiance plus chaleureuse que celle que l’on retrouvait généralement dans un hôpital.
La crispation des épaules de Seungmin s’efface à mesure de ses paroles et il semble relâcher la pression, tirant une chaise près du lit pour se laisser tomber dessus avec un soupir apaisé. 
— J’avais tellement peur que tu te réveilles en plein milieu et que la surprise tombe à l’eau, explique-t-il avec un petit rire. Mais je ne sais pas ce qu’ils t’ont donné hier soir, parce que tu dormais comme un bébé.
Hyeongjun blêmit aux paroles de son meilleur ami avant de piquer un fard, dissimulant son visage brûlant dans sa main. 
— Hyung…gémit-il, gêné au plus haut point d’avoir été vu comme ça. 
Il passe une main autour de sa bouche pour vérifier qu’il ne restait pas une trace de sa nuit, les joues cuisantes. Il avait dû avoir l’air ridicule. Il ne pouvait même pas se tourner le côté pour dormir à cause de son bras immobilisé. La seule option qui lui restait était de rester sur le dos, pareil à une étoile de mer étendue sur le sable. Ses cheveux devaient ressembler à s’y méprendre à un nid d’oiseau balayé par le vent et il laisse échapper une plainte de dépit en imaginant l’image qu’il avait dû renvoyer à son ami lorsqu’il était entré dans la chambre. 
— Tu étais a-do-rable, ne t’en fais pas, renchérit Seungmin, approfondissant son malaise et il choisit de fuir sous la couverture pour préserver le peu de dignité qu’il lui restait encore. J’ai même pris une photo, en souvenir. 
Sa réponse lui parvient, légèrement étouffée et il retire aussitôt le drap qui recouvrait sa tête, lui jetant un regard scandalisé.
— Hyung ! 
— Pour ma défense, tu étais vraiment trop mignon ! se justifie-t-il dans un nouvel éclat de rire. Je n’ai pas pu résister. 
Hyeongjun marmonne dans sa barbe, mortifié avant de se renfrogner dans son lit. 
— Je trouve que tu prends un peu trop de plaisir à me mettre dans l’embarras, bougonne-t-il en plaquant ses cheveux sur le sommet de son crâne pour leur donner une forme à peu près présentable. 
— Qui aime bien châtie bien, lui répond Seungmin en prenant l’air le plus innocent qu’il soit. 
It's beginning to look a lot like Christmas
Soon the bells will start ~ ♪
Le garçon aux cheveux fauves lui sourit et le geste plisse encore davantage ses yeux en amande. Renforçant l’image du renard qui venait toujours à l’esprit de Hyeongjun quand il regardait son meilleur ami. 
Alors il lui sourit en retour, incapable de lui en vouloir un seul instant. Seungmin avait fait entrer Noël dans sa chambre vide et froide, la remplissant d’une multitude de couleurs et d’une chaleur qui le réconfortait jusqu’au plus profond de son âme. 
Rien que pour ça, il ne pourrait jamais être fâché contre lui. 
— Ça te plaît vraiment ? l’interroge à nouveau le rouquin, plus timidement. 
— Oui, lui souffle Hyeongjun avec un regard débordant de gratitude. Merci. 
Il n’était pas très bavard et encore moins démonstratif quand il s’agissait de sentiments, mais ce simple mot semble redonner confiance à son ami. Celui-ci se redresse sur sa chaise, tendant le bras pour attraper sa main libre dans la sienne. Son visage avait retrouvé sa lumière, traversé par une gaieté renouvelée qui mettait du baume sur le cœur de Hyeongjun.  
— Je sais que ce n’est pas comme ça que tu avais imaginé passer les fêtes cette année, mais joyeux Noël, Jun.
— Joyeux Noël hyung, lui répond-il, les lèvres étirées par un nouveau sourire.
Ils se regardent, complices. Et là où les mots ne sont jamais assez justes pour exprimer toute l’étendue de l’affection qu’ils se portent l’un à l’autre, l’éclat chaleureux dans leurs yeux suffit à mesurer ce lien puissant qui les unit, forgé dans la simplicité et les silences, dans les gestes plutôt que dans les paroles. 
La porte s’ouvre brutalement, leur faisant tourner la tête et Jiseok se tient à l’entrée de sa chambre, le souffle court et le béret de travers. 
— Tiens, te voilà enfin toi ! l’interpelle Seungmin, en le pointant du bout de l’index. 
— Me voilà ! Le seul, l’unique et surtout le plus beau, l’illustre Kwak Jiseok pour mettre des paillettes dans vos vies en ce beau jour de Noël ! 
Hyeongjun pouffe devant les manières grandiloquentes du blond, resserrant légèrement ses doigts contre ceux de Seungmin.
— Maintenant que l’illustre Kwak Jiseok a daigné nous faire grâce de sa présence, on va pouvoir t’offrir tes cadeaux, souffle celui-ci, les yeux pétillants de malice.
Mais ça n’a pas échappé au dernier arrivé et Jiseok lui adresse un regard noir avant de pointer le couloir d’un geste du pouce.
— Peut-être que je serais arrivé plus vite si je n’avais pas eu à traîner un paquet qui fait la moitié de ma taille dans les transports en commun.
— Comment ça ? l’interroge Hyeongjun, les yeux écarquillés. 
Jiseok disparaît subitement de la chambre avant d’y entrer à nouveau quelques secondes plus tard, les bras chargés d’un carton plus long que large. Mais ce qui attire son regard avant toute autre chose, c’est le mot logé en haut à droite sur l’un des côtés, dont la police lui est tout de suite familière. 
— Dites-moi que ce n’est pas ce à quoi je pense…chuchote-t-il d’une voix blanche. 
Le blond lui sourit de toutes ses dents, approchant tant bien que mal avant de stabiliser le carton à la verticale au pied du lit. 
— C’est exactement ce à quoi tu penses, très cher. 
Fender.  
Ce nom ne pouvait signifier qu’une chose. 
— Tu es désormais le propriétaire d’une rutilante American Original ‘60s Jaguar, à la jolie carrosserie Surf Green, expose Jiseok avec un air pompeux, en désignant le paquet qui se dressait à ses côtés.
Un feu d’artifice explose simultanément dans les tréfonds de son cerveau et au centre même de sa poitrine. S’il n’était pas dans l’incapacité de se lever sans hurler de douleur, il se serait précipité vers le carton pour le déchirer sans plus de cérémonie et découvrir la somptueuse guitare qui se trouvait à l’intérieur. À la place, il sent poindre des larmes au coin de ses yeux et il observe ses deux amis l’un après l’autre, la gorge nouée. 
— Les gars…
Seungmin resserre son étreinte autour de sa main et Jiseok s’avance à son tour, ébouriffant doucement ses cheveux d’un geste de la main. 
— On sait que ça va être une torture de ne pas pouvoir en jouer jusqu’à ce que ton coude ne soit ressoudé, mais on s’est dit qu’il n’y aurait pas de meilleure motivation pour guérir en bonne et due forme. 
Hyeongjun renifle piteusement, essuyant ses yeux d’un revers de bras et Jiseok laisse échapper un petit gloussement. Il n’y avait que les guitares pour le rendre aussi émotif. Même ses propres congénères n’y arrivaient pas, courbant l’échine face aux instruments à cordes.  
— Vous êtes fous, bredouille-t-il, décontenancé. 
Il n’arrivait pas à réaliser. Ils lui avaient vraiment offert une guitare ? Celle dont il rêvait depuis des années et qu’il n’avait jamais pu s’offrir ? Elle se trouvait vraiment dans ce carton ? Elle lui appartenait ? Tout lui semblait irréel. Et pourtant, il suffisait de voir l’air éminemment satisfait sur le visage de ses amis pour savoir que c’était vrai, qu’ils avaient fait cette folie pour lui, parce qu’ils l’aimaient assez pour casser leur tirelire et lui permettre de réaliser un de ses rêves.  
Et ça valait toutes les fractures du monde.
— Joyeux Noël Hyeongjunie ! chantonne joyeusement Jiseok, les yeux brillants de cet éclat qui donnait l’impression que l’univers tout entier se trouvait concentré dans ses pupilles.
— Joyeux Noël, Jun, lui souffle à nouveau Seungmin, le visage orné de ce doux sourire qui réconfortait Hyeongjun comme un rayon de soleil pendant une froide journée d’hiver. 
— Est-ce que c’est…du chocolat chaud que je vois là ? les interrompt le blond en pointant le gobelet posé sur la table de chevet.
— Kwak Jiseok ! Est-ce que je dois te rappeler que tu es intolérant au lactose !? s’écrie le rouquin en fronçant les sourcils.
— Juste une gorgée ? S’il te plaît ? On parle de chocolat chaud, là !
Un rire échappe à Hyeongjun devant la familiarité de la scène et son corps se détend contre ses oreillers devant la légèreté de ce moment. Ce Noël n’était de toute évidence pas comme il l’avait imaginé. Pourtant il n’aurait pas pu rêver mieux. 
And the thing that'll make 'em ring is the carol that you sing
Right within your heart~ ♪
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nat-the-late · 2 months ago
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Entre chien et loup, chap. 5
Personnages : Celegorm, Huan, Oromë, Maedhros, Maglor, OCs, animals
Rating : T, Gen
Chapitres : 5/16
Mots : 18 750
Résumé : Au plus profond des mystérieux et impénétrables bois d'Oromë, Tyelkormo s'est fixé un but, et il ne partira pas avant de l'avoir atteint. Il est prêt. Il sera le premier elfe à servir le Chasseur Sauvage, lui, le troisième fils du grand Fëanáro, celui dont on n'attend rien. Et tous, de son exigent père à ses insupportables cousins, reconnaîtront sa valeur. Mais la Forêt lui réserve quelques épreuves ; et Tyelkormo, du haut de ses douze printemps, n'est peut-être pas aussi prêt à les affronter qu'il ne le pense...
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Extrait :
Ce fut la pluie qui réveilla à la fois le loup et le garçon, et les mit tous deux de mauvais poil. Le loup se glissa hors de son buisson de bruyère détrempée en grondant entre ses crocs et alla se réfugier sous l’épais feuillage d’un petit cerisier sauvage, où il s’ébroua vivement. Il n’avait rien contre la pluie, vraiment, mais les réveils de ce genre n’étaient définitivement pas ses préférés. Plus que jamais, il regrettait le sable sec et l’abri rocheux des tanières de Naulë. Pas plus emballé que lui par l’averse matinale, le garçon se détacha de sa branche en maugréant. Il alla s’asseoir sur le rocher pour manger ses derniers biscuits, entièrement caché sous sa cape, la capuche de celle-ci recouvrant ses boucles blondes. Elle devait être huilée comme le plumage des canards d’eau, songea le loup, car les gouttes de pluie ruisselaient dessus sans pénétrer dans le tissu. Le garçon passa le plus clair de sa journée à tourner en rond dans sa cachette. Le loup le regardait faire de loin tout en écoutant la forêt silencieuse. Les mille et un petits bruits de la journée s’étaient tus : les oiseaux comme les écureuils restaient bien à l’abri dans leurs nids, tamias et renards ne pointaient pas le museau hors de leurs terriers, nul insecte ne venait bourdonner à ses oreilles. Seul s’entendait le son tamisé de l’averse sur le feuillage touffu et le tapis d’humus. …Ainsi que les bougonnements du petit d’elfe frustré par le temps, évidemment.
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