#en tout cas j'espère que ça vous aura plu ! merci encore !
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18. it's absolutely criminal that the fandom has been sleeping on...
Hi ! Thank for the ask !

Inspiré de ce strip de Maliki et attention, il y a des cases avec des représentations d'insectes grouillant ! (English version right here and beware, there are boxes with representations of swarming insects.)
EN : It's absolutely criminal that the fandom has been sleeping on
the fact that Lambert is a complete moron and a very, very bad king and father. It's probably because I've got a huge weakness for villains who are not very fine people with the mentality of a five-year-old (i.e. they don't really have a high viewpoint and think mainly of themselves because they're not really aware of others yet) BUT who are in a position of power where they have to look after others, make a country work properly, can launch large-scale operations whether economic or military. … it's like giving a kid the button to the atomic weapon and forbidding him to press it or play with it, then leaving the room and watching until he obeys before he takes the button and does anything with it. These villains are hard to anticipate, because they only do what they think is right, but they're so immature that they put themselves first, convinced that they're perfectly right and just, without realizing the harm they're doing, until the more responsible characters slap them in the face and take away the big red button.
What's more, Lambert's design is clearly not that of a villain, he looks like a teddy bear but, when you follow his words and actions, he's an absolute moron who deserves to get a divorce in the face from his first wife, who runs off with the pension, and especially Dimitri, another from Dimitri, who refuses to contact him again because he doesn't give a damn about his mental and physical state, another slap from Rodrigue because he's fed up with cleaning up after the king, who's playing around while he's doing serious work and thinking like a responsible father, another from Patricia / Anselma for her life as a recluse and the fact that he never helped her with Cornelia, who is his imminence grise (Rodrigue also has the right to slap him for this reason), then one from all his people for his stupid idea of going directly to Duscur and sending them to the dogs (remember that, according to Nopes, Lambert risked everything for Patricia, whereas Rodrigue isn't even sure he loved her, so he risked the entire security of the Kingdom for his mistress of the moment, great).
So, really, it would have been nice to play on the fact that he's not a good king or a very good person in general, it could have set up a climate of tension with characters who have to adapt with a king who's as moody as their 5-year-old, and who changes his mind all the time, without knowing what he's doing. It could have been the commoners who are just plain jaded, fed up with putting up with an egocentric kid as king who does whatever he wants, and are starting to disregard royal orders in the administrations because they just can't keep up and are looking to be as efficient as possible, because they don't have the time to follow the king in his ravings. As for the noble families, they could have been divided between those who try to take advantage of the situation because the king is a moron, and those who try to limit the damage to their fiefdom by trying to emancipate themselves as best they can while remaining discreet enough not to end up with their heads chopped off for rebellion. This would have given us very different stories, rather than the classic “Lambert was a good king, but the evil nobles of the south wanted to keep their evil privileges, and the evil witch-councilor wanted him dead, along with the evil mother-in-law, so they killed the good king to take advantage of the anarchy”.
What's more, I've already mentioned this in other questions, but for example, I'd have liked to read about other dynamics between the Fraldarius and Blaiddyd families than just “I'm so delighted to serve you to the end” with fairly cordial relations, it would also have been very interesting to see more tense relations, I'm probably influenced by the fact that in France, feudal relations are extremely complex, and even under absolute monarchy, the king has to spend his time negotiating with nobles who have their own interests at stake.
FR : C'est absolument criminel que le fandom ait dormi sur le fait que Lambert est un crétin fini et un trèèèès mauvais roi et père. C'est surement parce que j'ai un énorme faible pour les méchants qui sont des personnes pas très fines ayant la mentalité d'un enfant de cinq ans (soit n'ayant pas vraiment de hauteur de vue et pense surtout à eux-mêmes car ils n'ont pas encore vraiment conscience des autres) MAIS qui sont à un poste de pouvoir où ils doivent s'occuper des autres, faire en sorte qu'un pays marche correctement, peuvent lancer des opérations de grands envergures que ce soit économiques ou militaires... c'est comme laisser le bouton de l'arme atomique à un gamin en lui interdisant d'appuyer dessus ou de jouer avec, sortir de la pièce et regarder jusqu'à quand il va obéir avant qu'il ne prenne le bouton et fasse n'importe quoi avec. C'est des méchants assez difficile à anticiper car, ils ne font que ce qu'ils pensent être bien mais, qui sont tellement immature qu'ils se font quand même passer en premier tout en étant persuadé d'être parfaitement juste et dans leur droit sans se rendre compte du mal qu'ils font, jusqu'à ce que les personnages plus responsables leur mettent la paire de claque qu'ils méritent en lui confisquant le gros bouton rouge.
En plus, pour Lambert, son design n'est clairement pas celui d'un méchant, il ressemble à un nounours mais, quand on suit ces paroles et actions, c'est un crétin absolu qui mérite que de se prendre un divorce dans la figure de la part de sa première femme qui se barre avec la pension et surtout Dimitri, une suivante de Dimitri qui refuse de le recontacter vu qu'il se fiche de son état mental et physique, une autre baffe de Rodrigue parce qu'il en a sa claque de nettoyer derrière le roi qui fait mumuse pendant que lui fait du travail sérieux et pense vraiment en père responsable, une autre de Patricia / Anselma pour sa vie de recluse et le fait qu'il ne l'a jamais aidé avec Cornélia qui est son imminence grise (Rodrigue a aussi le droit de le baffer pour cette raison), puis une de tout son peuple pour son idée stupide d'aller en Duscur directement en les envoyant au casse-pipe (on rappelle que selon Nopes, Lambert a tout risqué pour Patricia alors que Rodrigue n'est même pas sûr qu'il l'aimait alors, il a risqué la sécurité entière du Royaume pour sa maitresse du moment, super).
Donc, vraiment, ça aurait été bien de jouer sur le fait que ce ne soit pas un bon roi ou une très bonne personne en général, ça aurait pu installer un climat de tension avec des personnages qui doivent s'adapter avec un roi aussi lunatique que leur gamin de 5 ans, et qui change tout le temps d'avis, sans savoir ce qu'il fait. ça aurait pu être les roturiers qui sont juste blasés, en ont assez de supporter un gamin égocentrique comme roi qui fait n'importe quoi et commencent à passer outre les ordres royales dans les administrations car juste, ils n'arrivent plus à suivre et cherche surtout à être le plus efficace possible car, ils n'ont pas le temps de suivre le roi dans ses délires. Les familles nobles quant à elles auraient pu se diviser entre ceux qui tentent de profiter de la situation car le roi est un crétin, et ceux qui tentent surtout de limiter les dégâts sur leur fief en tentant de s'émanciper comme ils peuvent tout en restant assez discret pour ne pas finir avec la tête coupée pour rébellion. ça aurait donné des histoires très différentes les unes les autres plutôt que se contenter du classico-classique "Lambert était un bon roi mais, les méchants nobles du sud voulaient garder leurs méchants privilèges et la méchante conseillère sorcière voulait sa mort avec la méchante belle-mère alors, ils ont tué le gentil roi pour profiter de l'anarchie".
De plus, j'en ai déjà parlé dans d'autres questions mais par exemple, j'aurais aimé lire d'autres dynamiques entre les Fraldarius et les Blaiddyd que juste "je suis tellement ravi de vous servir jusqu'au bout" avec des relations assez cordiales, ça aurait été aussi très intéressant de voir des relations plus tendues, voir même antagonistes vu que bon, on est dans une monarchie, évidemment que c'est un panier de crabes et je suis surement influencé par le fait qu'en France, les relations féodales sont extrêmement complexes et même sous la monarchie absolue, il faut que le roi passe son temps à négocier avec les nobles qui ont leurs propres intérêts dans leur coin, c'est une dynamique très différente que celle des samurais par exemple.
#écriture de curieuse#civis reccuringdragon#fe3h#thank for the ask ! And excuse me for the late !#Merci pour les question et excusez-moi pour le retard !#J'ai galéré à bien expliquer ce que je voulais dire...#et de base j'étais parti sur les occasions manqués quand les gens refusent d'utiliser un OC#mais finalement je suis retourné à Lambert ça se tenait bien mieux je trouvais#en tout cas j'espère que ça vous aura plu ! merci encore !
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Ghoulcy Week 2024 Day 7 SFW French
Bonjour chers habitants d'abri, nous voilà au dernier jour de la semaine ghoulcy. Le thème du jour 7 est test de loyauté. Il est un peu en lien avec les thèmes précédents. C'était très amusant et sympa d'avoir fait cette semaine ghoulcy et j'espère qu'il y en aura une autre l'année prochaine. J'espère que vous vous faites amuser et avez aimé mes textes. Belle journée et bonne lecture.
Cela faisait presque une heure que la brune hautaine avait emmener Lucy auprès de leur superviseur. Bordel sa femme avait à peine ouvert les yeux qu'on l'avait arracher à lui. Cooper tournait dans la pièce comme un lion en cage. Même pas une semaine mariés et déjà l'univers tentait de lui enlever une des seules choses qui valait le coup sur cette terre. Les questionnements défilaient en boucle dans son esprit mais une en particulière revenait sans cesse. Et si Lucy choisissait l'abri et non la goule. Ce dernier ne savait pas ce qu'il ferait si cela était le cas.
Lucy venait à peine de se réveiller et de se remettre d'avoir failli mourir que Birdie l'avait attraper et amener auprès du superviseur. Elle voulait simplement retrouver Cooper et qu'ils puissent reprendre la route tout les deux. Mais ces crétins ne voulaient rien écouter et préférait la jouer en pseudo héros.
« Écoute Gucy, je sais que nous avons un passé tumultueux mais tu as aider cet abri et nous souhaitons t'aider en retour. Donc, je te le redemande à nouveau, veux-tu que nous nous occupions de cette goule ? »
« Pour la centième fois, non ! J'apprécie vos inquiétudes mais comme il vous la sûrement signaler, c'est mon mari et je souhaite repartir avec lui. »
« Lucy, je viens de la surface, je connais les terres désolées mieux que personne ici, les goules, et surtout si celle-ci est bien celle que je pense, sont dangereuses. On ne se marie pas avec elles. » fut la remarque de Birdie prononça tout en s'agenouillant devant la jeune femme, lui parlant comme on parlerait à une enfant.
« Cooper et moi sommes liés d'une façon que personne à part nous pourrait comprendre. On la comprit en voyageant ensemble, nos âmes s'appellent. Je sais que d'un point de vue extérieur, ça parait fou et je dois vous semblez complètement barge. Cependant tout ce que je veux c'est être avec lui. Je n'ai pas envie qu'on se retrouve avec le même soucis que la dernière fois donc laissez-nous partir. Merci infiniment de m'avoir sauver, on est quittes donc n'en parlons plus. »
L'ancienne habitante d'abri était mal à l'aise de parler ainsi de ses sentiments. Elle n'avait pas encore parler entièrement de tout ce qu'elle ressentait à son mari et voilà qu'elle devait tout déballer à des inconnus. Elle savait bien que leur histoire était absolument folle seulement Lucy le sentait au fond d'elle, la goule et elle était liés d'une manière encore plus profonde que ce qu'ils pensaient au départ. L'âme de l'homme l'appelait, résonnait et fusionnait avec la sienne, tout les opposait et pourtant ensemble ils créaient une magnifique harmonie que Lucy ne souhaitait jamais arrêter.
Après encore une dizaine de discours sur la sécurité et les dangers des terres désolées, Benjamin et Birdie acceptèrent qu'elle retourne auprès de son mari et insistèrent même pour qu'ils prennent des vivres avec eux. Ce fut long et Lucy espérait vraiment que Cooper n'ait pas fait de massacre durant son absence. Mais surtout elle espérait qu'il soit toujours là.
Cela semblait être une éternité depuis le départ de sa femme et tout le monde refusait de lui donner la moindre information. Toujours confiner de la pièce de décontamination, la goule commençait à tout doucement perdre le contrôle mentalement et physiquement, ses fioles se trouvaient dans le sac de Lucy poser à côté de lui. Cela faisait plusieurs jours qu'il avait donner ses médicaments à la jeune femme, une façon de lui prouver qu'il lui faisait entièrement confiance. Maintenant, il refusait même de prendre sa dose si elle n'était pas préparer par son épouse, un comportement tout bonnement enfantin mais qu'il continuait d'avoir juste parce que ça faisait rire Lucy. C'était sa façon de se rendre utile pour son mari disait-elle. Bon sang, sa petite tueuse lui manquait, il voulait tellement la serrer contre lui, sentir sa douceur. Tellement absorber dans ses pensées, il ne prêta pas attention à la porte qui s'ouvrir et ne se rendit compte de la présence de quelqu'un que quand ce dernier lui sauta au cou. Reconnaissant immédiatement Lucy, il la serra dans ses bras et enfonça sa tête dans son cou.
Brusquement, une quinte de toux prit la gorge de la goule, signalant à sa femme qu'il était grandement temps qu'il prenne sa dose. En un rien de temps, Lucy attrapa son sac, prit une fiole et l'injecta dans le vaporisateur de Cooper avant de lui donner. Quand il fut rétablit, la jeune femme lui expliqua qu'ils devaient juste patienter pour recevoir des vivres et ensuite Benjamin et Birdie les raccompagneraient à la sortie et ils reprendront leur voyage.
Après un au revoir étrangement chaleureux de la part de l'abri 4, les époux reprirent leur route initiale. Lucy tenta de s'excuse de les avoir ralentit mais Cooper l'arrêta immédiatement, c'était seulement sa faute à lui d'avoir mis autant en danger sa femme. Il ajouta d'ailleurs qu'il aurait compris si elle avait voulu rester là-bas, loin de lui.
« Hey, on est mari et femme de un et de deux je t'aime, j'allais pas t'abandonner ainsi sous prétexte qu'on a tout les deux, d'ailleurs, oublié que les radiations m'affectaient plus que toi. »
« Tu avais de nouveau la sécurité d'un abri. Un semblant de vie normale. »
« Ma vie normale c'est toi maintenant, Coop. Et puis c'était pas mon abri. Si je dois revivre dans un abri ce sera l'abri 33 avec mon frère, Canigou, Janey et toi. D'ailleurs Norm va péter un câble en te voyant, ça va être drôle. Je pars à la surface quelques mois et je vais revenir mariée avec un enfant et un chien, il va rien comprendre. »
« Je pense qu'il sera pas le seul choqué en nous voyant arrivés, poupée. » Ne pu s'empêcher de rajouter en rigolant la goule imaginant déjà les visages indignés des nombreux habitants de l'abri 33.
« Tu viendrais vraiment avec moi là-bas, pour y vivre ? »
« Tout ce que j'ai fait hier et aujourd'hui ne te le prouve pas ? Je serai prêt à tout tant que ça me permet d'être avec toi. Comme tu l'as si bien dit, ma vie c'est toi maintenant. »
« Alors c'est décidé, allons chercher notre fille, percé le mystère derrière notre existence et rentrons à la maison. »
Pour sceller ce merveilleux accord Cooper décida de déposer un baiser sur les lèvres de son épouse avant de prendre sa main et continuer leur longue route vers leur maison.
#fallout#ghoulcy#ghoulcy week#ghoulcy week 2024#lucy maclean#the ghoul#vaultghoul#cooper x lucy#cooper howard#lucy x the ghoul
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Jeongin essaye de ne pas se formaliser pour pouvoir terminer convenablement de manger et de continuer à boire son café, qui est toujours en train de lui geler le creux du bras et le torse mais même lui sait qu'il ne doit pas dire ça. Mais il penche quand même un peu sa tête de côté à défaut de pouvoir porter une main à son cœur en entendant le reste. "Awwwh, merci, vous êtes adorables. J'espère qu'il y aura assez de provisions dans le bunker." Jeongin fait remarquer d'un air un peu distrait avant de récupérer sa main quand Seungmin la lâche, se retenant de faire une moue quand il se rend compte que c'était à contre coeur, mais ça lui permet de manger, mais surtout de se tapoter le bout du nez avant quand Seungmin relève un point important. "C'est exactement ça t'as tout compris." Il note dans un coin de sourire avant de terminer le burger et secoue un peu sa tête en entendant le reste. "C'était quoi alors ? Avaleur de sabres ?" Jeongin glisse en se disant qu'il a clairement loupé sa vocation là. Mais il se retrouve à enfin retirer la boisson du creux de son bras et son torse en se disant qu'il aurait fini totalement engourdi, et s'étire un peu pour venir caler son autre main entre les manches de Seungmin. "Le 8 février, c'est pas tout de suite mais c'est la bonne période pour les gants..." Il note distraitement et se rapproche un peu de Seungmin pour ne pas avoir à trop tendre le bras et se faire mal, posant sa tête contre le dossier du canapé également, sentant la fatigue le rattraper après avoir mangé. "Mhh mais je préférerais une bouillotte." Il rajoute en fermant les yeux sans même s'en rendre compte, mais les rouvre en entendant la musique horriblement joué à la flûte par Hagrid. "Je joue de la flûte aussi." Il rajoute d'une voix plus basse. "Mais mieux."
Seungmin hausse un sourcil en voyant Jeongin aussi touché, mais rit à la mention de nourriture, voit que ses priorités sont dans l'ordre. "Il faudrait recruter Chan et Changbin ? Je suis sûr qu'ils se débrouilleraient pour vider un supermarché." il réfléchit, les voyant bien conduire un camion et vider des palettes. Et ils seraient sûrement plus capables qu'eux en général. Il devrait leur en parler la prochaine fois. Il tourne un peu la tête vers Jeongin, souriant en le voyant tapoter son nez comme ça, et finit par hausser des épaules, pas plus perturbé que ça. "Ah, je suppose qu'il y a pire comme fin, tant pis si je me fais avoir." Seungmin soupire, parce qu'il y a sûrement des serial killers beaucoup plus moches, alors il aura au moins gagné ça. Il se retrouve encore surpris des réponses de Jeongin, la bouche un peu ouverte en entendant 'avaleur de sabres', mais même lui ne peut pas se résoudre à parler de porn stars devant quelqu'un d'aussi innocent, alors il hoche de la tête, approuvant. "Exactement. Tu devrais rejoindre un cirque si tu en as marre des cadavres un jour." il lui conseille, avant de récupérer sa deuxième main et de la réchauffer du mieux qu'il peut, notant la date dans un coin de sa tête, au cas où le garçon est encore autour à ce moment là. "Uhm, mais tu en auras sûrement acheté avant.." il remarque avec un soupire, notant aussi le rapprochement avec un regard distrait vers lui, et rit quand il parle de bouillotte, enlevant une main pour ramener la couverture sur ses genoux et étendre ses jambes, la remettant un peu mieux sur Jeongin aussi. "Pourquoi pas les petites là, que tu peux craquer dans tes poches ?" il propose aussi, parce que ce serait sûrement pratique pour lui, et regarde distraitement le film, haussant un sourcil à l'intervention. "De la flûte ? Tu as appris enfant ?" il demande doucement, assez intéressé mais déjà à moitié endormi, réfléchissant plutôt à si ce serait abusé de s'allonger et d'abandonner complêtement ce cher Harry.
One can never have enough socks.
Seungmin est toujours un peu surpris de se retrouver là, mais il doit bien admettre que le canapé est confortable, et que la décision d'avoir pris deux hashbrowns était formidable, parce qu'il n'est qu'à la moitié du premier et il sait déjà qu'il n'y en aura pas assez. Il essaye de se concentrer sur le film d'ailleurs, en tailleur sur le canapé avec son chocolat chaud dans les mains, et étouffe un rire quand le professeur crie sur le troll dans le dongeon. "Une des filles a crié ça une fois quand Chan est entré dans le vestiaire, j'ai cru qu'il allait déprimer le mois entier." il se rappelle, surtout de le voir courir dans l'escalier pour redescendre, les mains serrées autour du chauffage portatif qu'il avait voulu leur amener. C'était une bonne soirée. Il se tourne un peu vers Jeongin ensuite, regardant ou il en est lui dans sa fatigue, espérant surtout qu'il ne se force pas pour lui. "Ca satisfait ton envie Mcdo au moins ?" Seungmin demande avec un sourire, montrant du menton sa commande. Ce serait dommage que ce soit pour rien.
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Dimanche 11 juillet 2021
L'installation
Bon. Ca y est. Nous voilà installés. J'attendais ce moment depuis longtemps, depuis des mois. Ce moment où, enfin, nous en aurions terminés avec ces foutus cartons, ce foutu bordel, ce foutu déménagement.
Comme le mois dernier, les amis de mon père sont venus nous aider, pendant toute la matinée. Ils ont portés des meubles massifs, sans rechigner, et ils l'ont fait gratuitement, par pure bonté. Merci les gars. Et désolé d'avoir si peu aidé. Porter des choses lourdes m'ont mis dans un état terrible, à bout de souffle, au bord de l'évanouissement. Pourtant, il a bien fallu le faire. Surtout après midi lorsque les mecs sont partis. Il restait pas mal de cartons à mettre à la cave. Surtout des cartons remplis de mon foutoir : les livres et les disques. La cave est loin. On en a bavé. Finalement nous avons terminé vers 16 heures. Le déménagement aura donc duré 9 longues heures, ah, quelle terrible épreuve, plus jamais ça ! J'en suis même venu à penser que j'étais très bête d'accumuler des cartons de vinyles alors que je pourrais n'acheter que des cds, moins chers et moins encombrants. M'enfin, on ne se refait pas...
Mais remontons dans le temps : début juillet, mon frère m'a annoncé que nous allions sortir, un vendredi soir, pour notre fameuse soirée Bros night. Ah, enfin ! Depuis le temps qu'elle n'avait pas eu lieu ! J'étais content à l'idée de sortir à nouveau. Le jour j, j'ai rejoins mon frère devant chez lui. Je me disais « chouette, je vais voir mon neveu! », je ne l'avais pas vu depuis au moins un mois. Mais j'ai déchanté : après avoir poireauté un bon quart d'heure (je poireaute toujours lorsque mon frère me donne rendez-vous, en fait, je poireaute toujours lorsque j'ai rendez-vous avec les gens, d'ailleurs, parce que je viens toujours en avance et ils ne viennent jamais à l'heure), Stéphane a finit par rappliquer sur son vélo électrique
et il m'a annoncé que le petit Paul était dans le train pour Paris avec sa mère. Bon, tant pis, je ne le verrais pas aujourd'hui... Petite déception. Et puis nous sommes rentrés dans la maison, nous nous sommes installés dans le jardin et nous avons dégustés plusieurs pintes de bières sorties de la tireuse à bière toute neuve offerte à l'anniversaire de mon frère, il y a quelques jours. J'en ai profité pour lui offrir mon cadeau, un gros livre consacré au cinéaste Wes Anderson. Je crois que ça lui a fait plaisir.
Et puis enfin, nous sommes partis. Stéphane m'a prêté le vélo électrique de Sophie en me disant « fais gaffe, tu ne te casse pas la gueule hein ? », ce qui m'a rendu un peu inquiet, « et si je me cassais vraiment la gueule ? », j'ai pensé... Mais en fait, tout s'est bien passé. Nous avons roulés jusqu'au bar Le Bikini, fief de mon frère depuis presque une quinzaine d'années. Nous avons continués à boire des bières en discutant. Et puis nous sommes partis, toujours en vélos électriques, vers Gaillard, où nous avions prévu d'aller manger, dans ce fameux nouveau bar à vinyles. Un endroit tenu par un américain et un anglais. Un bar restaurant entièrement conçu dans le thème de la musique rock n roll. Dans lequel chacun est libre de passer la musique de son choix sur les platines, tel un dj, en piochant dans la plutôt riche collection du bar (ils avaient tout pour plaire à l'amateur de dad rock que je suis). Mon frère ne s'est pas privé pour le faire. Moi, bien entendu, je n'ai pas osé essayer. Nous avons vraiment bien mangés. J'ai dévoré un hamburger succulant en buvant, encore, de la bière. Et puis nous avons quittés les lieux pour aller nous achever au Bikini. Nous avons terminé la soirée en buvant encore et toujours des bières. Je ne sais pas combien de pintes j'ai pu engloutir durant toute la soirée :
8 ? 10 ? Dans ces eaux là (enfin, dans ces alcools là, devrais-je plutôt dire). Toujours est il que nous sommes rentrés chez mon frère en vélos dans la nuit, et j'étais encore en état de circuler. Par contre, mon frère m'a confié le lendemain qu'il était bien ivre. Cette nuit là j'ai dormi chez lui qui a bien voulu m'héberger afin de m'éviter de payer 30 balles de taxi. J'ai passé une partie de la nuit à profiter du wifi tout en faisant des allez retours aux toilettes afin d'évacuer des litres de bières. Ainsi s'est terminée notre Bros night édition juillet 2021.
J'ai aussi vues Justine, son frère et Canel. Nous avons passé une belle journée que je ne décrirais pas pour éviter que ce récit ne s'allonge plus qu'il ne le devrait. En tout cas, nous allons remettre ça bientôt.
Depuis la dernière fois, j'ai appris que j'avais une autre lectrice. Alors, si tu passe encore par là, merci à toi, Juliette, de me lire ! Et merci à tous les autres qui me lisent sans se manifester. J'espère que je ne vous ennuie pas trop.
Bande son : Oh, Inverted World, The Shins
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Les Chroniques de Livaï #469 ~ LE COEUR NE DORT JAMAIS (avril 846) Hanji Zoe
L'histoire de Livaï comme vous ne l'avez jamais lue. Le personnage le plus populaire de L'Attaque des Titans, le soldat le plus fort de l'humanité… Qui est-il vraiment ? Qu'a-t-il dans le coeur ? Qu'est-ce qui a fait de lui ce qu'il est ? Je me suis mise en devoir de répondre à ces questions en vous livrant ma propre vision de sa vie, de ses pensées, des épreuves qu'il a traversées, ainsi que celles des personnes qui l'ont côtoyé, aimé, admiré, craint, détesté. Si j'essaie le plus possible de respecter le canon, quelques libertés seront prises sur les aspects de sa vie les plus flous. Quelques personnages seront également de mon invention. Livaï, un homme que l'on croit invincible et inatteignable… Est-ce bien sûr ? Jugez-en par vous-mêmes.

Mais où est-ce que j'ai mis ça ? Je suis sûre que c'était par là !
Je soulève un tas de papiers qui volent dans tous les sens, à la recherche d'un rapport que j'ai lu hier. Pas moyen de remettre la main dessus ! En reposant le tout, je fais pas attention et ma tasse de café froid se renverse sur ma table, sans un bruit, comme si je l'avais bien cherché... C'est pas vrai ! Y a rien qui va en ce moment !
Je cherche un torchon pour essuyer tout ça et en me penchant, je tombe enfin sur la page que je cherchais ; elle avait glissé sous mon bureau. Super ! Enfin quelque chose qui marche ! Je tâtonne pour trouver ma chaise, - me cogne la tête en passant, aïe ! - pendant que mes yeux parcourent les lignes, et j'essaie de me concentrer sur les mélanges de substances explosives afin de mettre au point un nouveau matériau qu'on pourrait balancer dans la bouche des titans. J'étais partie sur une méthode pour les endormir, j'ai compulsé des tas d'articles scientifiques sur les somnifères les plus puissants, vu que ça avait bien marché sur eux l'autre fois... Mais aucun d'eux ne ressemble à celui que j'avais trouvé, alors je suis revenue à la bonne vieille méthode de la décapitation. C'est pas que ça m'enchante mais...
Après tout, le problème de l'artillerie c'est la précision. Si les explorateurs peuvent s'équiper de fusils adaptés, on peut frapper chirurgicalement... Evidemment, il faut trouver le bon équilibre entre la solidité des matériaux et la force de frappe. Il faut que ce soit léger mais puissant. Et puis...
J'attrape ma tasse et la porte à ma bouche. Ah, c'est vrai... Plus une goutte... Moblit, tu peux...
Je m'effondre sur la table, et me sens subitement à bout de forces. Pourquoi Erwin m'a fait çaaaaa ?! J'avais absolument besoin de ce microscope, j'ai pas pu refuser ! Mais maintenant, je me dis que le microscope est plus si important ! J'arrive à rien sans Moblit ! C'est bien simple, tout disparaît depuis qu'il est parti ! J'ai beau me fourrer dans le crâne les endroits où je pose les trucs, je les retrouve jamais ! Quand je pense que je l'ai engueulé plus d'une fois parce qu'il rangeait trop ! C'est à devenir fou ! Je m'y retrouve pas dans mon propre labo !
Je me penche en arrière, en équilibre sur les deux pieds de ma chaise, et lève les yeux au plafond. Y a vachement de toiles, là-haut... avec les araignées qui vont avec. Je les avais... jamais remarquées... Je peux pas m'empêcher de réfléchir... C'est vrai. Je me repose peut-être trop sur Moblit. Il se plaint jamais, il fait toujours tout ce que je lui dis sans protester... J'y vais fort avec lui, je pense... Quand je vois tout ce que son absence provoque dans mon quotidien, je peux plus le nier, c'est clair... Ca fait que trois jours pourtant... et je suis paumée, j'arrive même pas à bosser ! Je dois penser à des tas de choses auxquelles je pensais pas avant parce qu'il le faisait pour moi ! C'est très... vexant...
J'ai même pas essayé de demander aux autres. Abel et Nifa me fileraient un coup de main. Mais aucun ne sait comment j'aime mon café... Ni comment et où je range mes archives... Ils foutraient le bordel ici ! Raah, Moblit, reviens, s'il te plaît ! Je promets que ça changera ! Il aura ses jours de relâche comme tout le monde ! Il les demandait pas alors je me disais que c'était... Il voulait toujours rester avec moi pour m'aider parce que je me repose jamais. Je suis un peu égoïste de pas avoir vu qu'il en pouvait plus...
Je me prends la tête dans les mains et j'ai l'impression que je vais pleurer.
Par les culottes de Sina, il faut que je sorte d'ici ou je vais craquer ! Ouais, c'est ça, prendre l'air, c'est une bonne idée ! Je saute de ma chaise, et me dirige vers la porte. L'air frais du couloir me frappe au visage et me redonne de l'énergie. Je ferme le labo à double tour et me précipite dans l'escalier. Je suis au dernier étage alors je dévale pendant un moment. A chaque volée de marches, j'ai l'impression de prendre une nouvelle résolution. Un, le laisser se reposer une fois par semaine ; deux, le laisser aller manger à des heures correctes ; trois, lui permettre de le laisser dormir même si je veille toute la nuit ; quatre...
Ah, j'arrive enfin en bas. Je me rends compte que je dois vraiment avoir l'air dingue, avec ma gueule de dix pieds de longs. J'ai pas dormi depuis trois jours et j'ai même pas changé de fringues... Quelle impression je fais ? Oh, et puis zut ! Il faut que j'aille me prendre un café ! Je me dirige vers le réfectoire et ouvre les portes en essayant d'être discrète. Mais toutes les têtes se tournent vers moi évidemment. Les soldats sont en train de partir pour leurs exercices matinaux mais il y a encore du monde.
Je fais que passer, faites pas attention... Ah, Abel ! Je te tiens, ça tombe bien ! Il me reluque des pieds à la tête et j'espère vraiment qu'il fera pas de commentaires. Hum, j'ai un truc à te demander... Oh non, je peux pas lui demander ça... Euh, il y a des... toiles d'araignée sur mon plafond, c'est perturbant... Ca m'ennuie de te demander ça, mais... est-ce que tu pourrais... ?...
Il se frappe la poitrine et m'assure que ce sera fait au plus vite. C'est vrai ? Wouah, merci, ça m'aidera beaucoup ! Et... Nifa ? La jeune fille juste à côté de lui se fige devant moi. Il y a des... papiers à trier là-haut, ceux qui sont sur la table près de l'entrée du labo, tu vois où ? Elle acquiesce. Il faudrait les classer dans l'ordre chronologique avant de les ranger et réellement, j'ai pas le temps... est-ce que tu peux ?...
Elle agit comme son camarade et affirme qu'elle s'en chargera. J'en reviens pas, de me montrer si gênée de leur demander de faire ça. Moblit le fait toujours sans que je lui demande... J'ai perdu l'habitude de juste... demander qu'on fasse des choses pour moi, quand j'y pense, c'est vraiment étonnant. Alors qu'ils peuvent le faire sans problème !
Enfin peut-être pas aussi bien que Moblit...
Il me faut cette infusion ! Je remets la clef du labo à Nifa et me précipite vers la cambuse pour voir s'il y'en a de prêt. Ah, je vois qu'il y'en a ! Et aussi que quelqu'un d'autre se trouve dans la cuisine... Je sens l'odeur du thé noir...
Livaï se tourne vers moi et se pince le nez avec sa main libre. Pas de commentaire, vu ! Je suis très occupée et j'ai pas le temps de me soucier de mes odeurs ! J'attrape la boîte de thé et je la lui fourre sous le nez. Tiens, colle-le là-dedans si c'est si insupportable ! Mais dis-moi où est Erwin, faut que je lui parle ! Il rétorque en repoussant ma main qu'il est hors de question que j'approche Erwin avec toute cette saleté sur moi. T'inquiète pas, je vais pas le contaminer, il a la peau dure. C'est urgent, là ! C'est au sujet de notre marché, fais pas semblant de pas savoir !
Il hausse les épaules sans rien dire. Je sais que je peux pas le faire parler quand il est comme ça. Alors je me sers une rasade d’infusion - de la sauge, c’est parfait ! -, l'avale d'un trait, repose violemment la tasse et sors du réfectoire. Le soleil du matin m'accueille à la sortie et je me cache les yeux pour ne pas être aveuglée. Je suis restée combien de temps enfermée, moi ? Faudrait peut-être que... j'aille un peu m'entraîner. Oui, c'est ça, ça me dérouillera ! Je me dirige vers la réserve des dispositifs afin d'y prendre le mien et c'est là que j'aperçois la tête blonde d'Erwin. On le reconnaît de loin avec tous ces jeunes explorateurs autour de lui, il les dépasse tous de plusieurs têtes.
J'attends qu'il ait fini avec eux, en m'appuyant contre un mur. Apparemment, il leur donne des astuces de militaire. Les jeunes sont éberlués devant lui, faut dire qu'il sort pas souvent et encore moins pour se montrer si accessible. Je sais pas s'il prend du plaisir ou pas... Enfin, les recrues s'éloignent et Erwin concentre son attention sur moi ; il m'a repérée depuis un moment.
J'y vais pas par quatre chemins. Ok, tu voulais me donner une leçon pour que je respecte davantage mes subordonnés. T'as gagné. Je promets de ménager Moblit à l'avenir, ça te va ? Maintenant, je veux savoir où est mon microscope. Erwin ne dit rien mais garde son petit sourire habituel au coin des lèvres. Il parcours des yeux une liste de fournitures qu'il a en mains, et m'annonce qu'il devrait être là en fin de semaine. Vrai de vrai ? Ouf, au moins j'aurais pas souffert pour rien ! Il me demande si ça a vraiment été si dur. Et comment, tu imagines pas dans quelle situation tu m'as mise ! J'ai pas la tête assez grosse pour penser à tous les petits tracas du quotidien ! J'ai trop de trucs à faire !
Il adopte une expression si innocente que je me sens presque coupable de lui crier dessus. Ca va, tu sais très bien de quoi je parle ! Tu ferais quoi, toi, si on te retirait ton nain grincheux ? Il gère plein de trucs pour toi, et Mike est pas le dernier non plus ! Tu comprends ? Il nous faut une tête libre pour penser ! Et pour ça, on a besoin d'aide ! C'est comme ça, c'est la nature ! Mais...
Erwin me répond que ce n'est pas une raison pour ne pas traiter mes subordonnés avec respect et considération. C'est vrai... J'ai un peu honte... Je promets pas de changer tout de suite, mais je vais essayer ! Faut que je me corrige, mais c'est dur ! J'ai tellement pris l'habitude... Erwin s'approche, me met la main sur l'épaule et m'assure que j'y arriverai. Si tu le dis... Ouhlà, attention, Livaï approche. Erwin me regarde sans comprendre.
C'est juste que s'il voit que tu as la main posée sur moi, il va péter une bobine direct !
#lc469#hanji zoe#levi chronicles#les chroniques de livaï#fanfiction#fallenRaziel#aot#snk#attack on titan#shingeki no kyojin
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Grimoires 1/3
Zoom sur un des outils les plus indispensables de la pratique magique ~

Grimoire vs Livre des Ombres : une question de terminologie
A peine on aborde le sujet que déjà l'on se perd entre les différentes appelations dont cet artéfact est pourvu. Doit-on dire un grimoire ou un livre des ombres au juste ?
Le grimoire est, par définition, "un livre composé de recettes de potions, de sorts et autres choses magiques" (merci wikipédia). Le Livre des Ombres est un terme devenu assez courant aujourd'hui : popularisé par la série de notre enfance (en tout cas si vous êtes de la m��me génération que moi), Charmed, il est en fait un "recueil de textes magiques et religieux de Wicca, contenant les principaux rituels, pratiques magiques, l'éthique et la philosophie de la tradition wiccane" (big up wikipédia encore une fois). La différence entre ces deux termes réside en cela que l'une des appelations renvoie à une pratique religieuse spécifique, tandis que l'autre revêt un aspect plus global.
À vrai dire, certaines personnes que je connais utilisent quand même le terme "Livre des Ombres" pour désigner leur grimoire personnel, alors même qu'elles ne se rattachent pas à ce culte. Vous l'aurez compris, chacun y va un peu à sa sauce, donnant même parfois de petits surnoms uniques, qui confèrent à leur ouvrage une dimension plus personnelle.
Dans cet article je m'en tiendrais au nom "grimoire" en tant que terme générique, mais bien sûr, appelez le vôtre comme bon vous semble ~
Donc, maintenant qu'on a compris que le nom qu'on lui donne n'est pas si important que ça au final, en quoi ça consiste exactement, un grimoire ?
Avant tout : le choix d'un format
Que vous soyez team Charmed à fond, avec le gros grimoire relié à la main avec couverture en cuir ornée d'entrelacs celtiques et feuilles en papier-parchemin vieilli au broux de noix, ou que vous soyez du genre minimaliste et pratique, avec un carnet tout simple, ni trop grand ni trop lourd, pour vous accompagnez dans vos déplacements : le format de votre grimoire doit vous ressembler. Si vous aimez pratiquer souvent en extérieur, le choix d'un pavé lourd comme un dictionnaire et grand comme une table d'échiquier n'est peut-être pas des plus judicieux. Si vous avez tendance à juste prendre des notes, un petit carnet peut suffir, mais si vous appréciez le côté esthétique plus "fourni", et que vous voulez vous adonner à des illustrations, un format plus grand se révélera bien plus confortable au moment de réaliser vos pages.
Cherchez toujours ce qui vous ressemble le plus (un peu comme n'importe quel autre outil en fait). Vous n'êtes même pas obligé-e-s d'utiliser une reliure : un classeur peut tout aussi bien faire l'affaire, et il présente l'avantage indéniable de permettre d'organiser ses pages à sa guise, même une fois finies, ce qui n'est pas le cas d'un bouquin. Et puis même, au delà du format IRL, concret, pourquoi ne pas laisser toutes vos recherches dans un dossier sur votre ordinateur ? (ou sur une "clé USB des Ombres", l-o-l). Ou pourquoi pas tout faire sur le pc, et une fois que vous êtes sûr-e-s que l'ordre des pages/sujets vous convient, le transposer au format papier.
Libre à vous de vous approprier cet outil. Il est très libre dans sa forme, dans son contenu, mais il est indispensable pour vous permettre d'avancer dans votre pratique, donc si vous n'en avez toujours pas commencé un : => go le faire ~

Le faux débat de la quantité
Doit-on en avoir un seul, qui regroupe absolument T-O-U-T ce que vous avez accumulé comme savoirs et expériences, ou en avoir plusieurs, avec chacun sa spécialité/son domaine de recherche ?
J'ai déjà entendu/lu par le passé qu'avoir plusieurs grimoires ou livres des ombres était déconseillé, pour une raison tellement absurde qu'elle me paraît bien floue aujourd'hui. Si je fouille bien dans ma mémoire, certains disaient qu'il était capital – si vous décidiez d'en acquérir plusieurs - de les numéroter (ex: Tome 1, Tome 2, etc...), afin de donner l'impression qu'il ne s'agit que d'UN ouvrage, en plusieurs volumes, UN ensemble, plutôt que d'en accumuler plusieurs, ce qui auraient pour conséquence des flux énergétiques désordonnés – un truc comme ça – ; ce contre quoi je m'insurge.
En fait, là encore, c'est une question de goût, de personnalité. Certaines personnes s'organisent mieux en séparant les choses de manière bien délimitée, d'autres préfèrent se consacrer de manière absolue, corps et âme, à l'élaboration d'un unique recueil. Il n'y a pas de problèmes avec ça, puisque s'il y avait UNE bonne façon de faire, cela se saurait, et on n’aurait pas besoin d'éclaircir le sujet dans de longs articles tumblr, pour se rassurer de si on fait bien les choses.

Le fardeau de ceux qui voulaient trop bien faire
(Cette partie s'applique surtout à celleux qui voudront se lancer dans le format "papier")
"Par où commencer ? C'est tellement vaste, je suis perdu-e...", "Et si jamais je foire complètement une page de mon livre sacré ?!" Ce genre de questionnements, totalement légitime avant de se lancer dans la grande aventure, représente tout à fait ce qui freine la plupart des novices : la peur et le perfectionnisme.
Le perfectionnisme, l'ennemi numéro 1 du grimoire, car on voudrait que tout soit parfait, on souhaite donner le meilleur de nous dans ce carnet vierge, porteur de tant d'espoirs et de promesses, qu'on pourrait même léguer un jour à notre éventuelle descendance... Tant est si bien que cela fait six mois qu'on l'a acheté, ce précieux tas de papier, et qu'on n'a toujours rien écrit dedans. Par peur de ne pas bien s'y prendre peut-être, par peur de rater la mise en page, par peur d'écrire des choses qui s'avèreraient ne pas être pertinentes par la suite... Pour celleux qui pensent déjà à le léguer à leurs enfants avant même de l'avoir commencé, gardez à l'esprit que vous n'auriez rien à léguer si vous n'osez pas vous lancer. ^^' Tant de raisons peuvent nous freiner. Elles sont autant de bâtons que l'on se met nous-même dans les roues. Moi-même je suis passé par tous ces tiraillements intérieurs, ces doutes. Le déclic a été une vidéo youtube de Molly Roberts (chaîne anglophone très inspirante que je vous conseille), dans laquelle elle disait ceci : "Nothing is sacred, until you make it so", ce que j'aime traduire de la sorte :
Rien n'est sacré, jusqu'à ce que vous fassiez en sorte qu'il le devienne.
Dans cette même vidéo, le message de la youtubeuse était sans appel : si vous vous ratez, ça n'est pas grave, vous pouvez tout aussi bien arracher la page, la recouvrir entièrement de peinture ou coller les feuilles entre elles, etc... Son approche permet de dédramatiser un bon coup, et je dirais même qu'elle va plus loin : elle désacralise le grimoire. Il n'est plus à regarder comme cet objet immensément noble, surnaturel, tellement sacro-saint qu'il en devient intouchable. Au contraire, il est un OUTIL de travail, de recherche, il se fait le lieu de tous les possibles, de toutes vos expérimentations. Il devient une expérience à vivre. Destiné à grandir avec vous, à vieillir avec vous, à s'abîmer au fil du temps, de la pratique, des accidents de cire renversée par maladresse pendant un rituel, humecté de votre salive parce que vous vous serez parfois endormi dessus...
Il est fait à votre image, et la seule chose que vous risquez en noircissant ses pages, c'est de l'imprégner de votre aura et de votre magie. En cela, il sera forcément parfait, exactement comme il doit être, et vous n'avez aucune appréhension à avoir, aucune réserve. Il n'est, après tout, qu'une extension de vous-même, un reflet de votre personnalité et de votre spiritualité, et surtout, un compagnon de route.
Votre journal de bord de sorcière.

Pour ceux que ma tirade n'aurait pas inspiré, et qui hésitent toujours sur ce qu'ils doivent consigner à l'intérieur, voici une petite liste (non-exhaustive) pour vous donner quelques pistes/idées :
- en quoi croyez-vous ? (vertus, divinités, cosmogonie...?) - questionnez vous sur les piliers de votre pratique magique : sur quoi repose-t-elle, sur quels principes, quelles valeurs ? - si vous le pouvez, retracez votre arbre généalogique. Vous êtes la somme de tous vos ancêtres, toutes les traces de leur magie se retrouvent en vous aujourd'hui. - qu'est-ce qui fait grandir votre âme selon vous ? - dressez un portrait ésotérique de vous-même (pas forcément en dessin si ça n'est pas votre truc) : par exemple, votre thème astral, à quel jour et lunaison êtes-vous né-e, la numérologie de votre prénom, les dons pour lesquels vous avez une facilité innée, vos affinités avec tel-le outil/lame de tarot/planète/lunaison... etc. - qu'est-ce qui vous attire actuellement ? (type de magie, certaines pratiques, panthéon, mythes, etc...) - quelle est votre "spécialité" ou points forts, dans quoi vous sentez-vous le plus à l'aise ? - a contrario, dans quel domaine/pratique éso vous vous sentez le moins à l'aise ? Pourquoi ? Analisez-vous, cherchez à vous comprendre dans les moindres recoins - recettes de tisanes, sigils, poèmes-prières... imaginez, consignez et testez toutes vos créations perso - écrivez (ou représentez par un dessin ou un collage si vous êtes plus "artsy") les rêves qui vous semblent être porteurs d'un message profond - faites le récit de vos expériences passées avec le surnaturel/le paranormal - des pages "antisèches" pour vous rappeler des correspondances des ingrédients ou du sens d'un tirage de tarot

Voilà voilà, après tout ça, vous êtes fin prêt-e-s pour vous jeter à l'eau ! Et si cela était déjà fait, j'espère que cet article vous aura apporter un nouvel angle de vue, de nouvelles idées peut-être, pour poursuivre votre chemin ~
La partie 2 où je présente mes propres grimoires ICI
Un immense merci/bravo si vous avez tenu jusque là ~
#witchblr#french witch#grimoires#sorcière#livre des ombres#ésotérisme#witchy tools#witchy tips#sorcellerie#conseils#magie
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Expliquer la thérianthropie à tes proches

[Tu veux expliquer à tes proches ce qu'est la thérianthropie ? Cet article est fait pour toi !
Je t'invite, alors, à montrer cette publication à la personne concernée, j'essayerai -du mieux possible- de lui expliquer ce qu'est l'alter-humanité. Bonne lecture à vous deux !]
(je tiens à préciser que je ne force personne à parler de thérianthropie à ses amis ou sa famille (même, parfois, au contraire), mais si vous désirez le faire, ce texte pourra sûrement vous aider !)

Hey toi ! Tu vas bien ?
Moi, super !
Je me présente, je m'appelle Milky, j'ai 24 ans et, si je suis là, c'est pour te parler de quelque chose d'important.
En effet, j'imagine que l'un de tes potes, camarade, ami ou encore un membre de ta famille... t'a révélé qu'il était thérianthrope (ou également appelé "thérian" pour faire plus court).

~
Thérianthrope ? Tu demandes ce que c'est et si ça se mange ?
Pas de soucis, je suis là pour ça ! Je suis moi même thérianthrope blaireau européen et je baigne dans la communauté depuis 8 ans. Je pense être qualifiée pour parler thérianthropie.
Et comme on fait bien les choses, je vais tout t'expliquer.
~
Thérianthropie ? Ckoica ?
Il s'agit d'un terme signifiant "animal-humain' un mot qui date du grec ancien. Aujourd'hui, cependant, il a -plus ou moins-changé de sens.
Il a été mentionné dans les années 90 sur le web anglophone pour parler d'une personne qui se sent -réellement- animal.
En effet, aujourd'hui, le terme est utilisé pour désigner : “un individu s'identifiant profondément et constamment en tant qu'animal terrestre non-humain (dont les animaux disparus) en plus de son humanité. On dit que cette personne est "thérian".“
C'est ainsi, ce n’est pas un choix ni une "connexion animale", c'est une identité. Un ressenti réel et permanent. L'animalité est quelque chose d'ancrée dans la psyché de l'individu. C'est un fait et c'est tout, on ne peut nier le ressenti de ton camarade.
Donc, si tu as bien suivi, ton proche est donc un thérian.
~
Bizarre tu dis ? Cela te semble obscure ? Laisse moi terminer ! Tu vas tout comprendre !
~

Comment ton ami vit sa thérianthropie ?
Il s'agit d'un ensemble de ressentis et d'expériences, parfois psychologiques ou spirituelles, qui amènent ton proche à sentir avoir une certaine non-humanité en plus d'être un Homo Sapiens. Des expériences que la personne vit au quotidien. Certaines de ses choses peuvent être liées à une neuroatypie comme l'autisme, à des traumas psychologiques... Pour d'autres, il s'agit d'une histoire d’ésotérisme, de souvenirs et de réincarnation. Tout dépend des croyances de l'individu. Au final, ton proche a dû, alors, chercher l'animal qui lui correspond le plus en fonction de son vécu, de ses actes, de ses sentiments, de ses pulsions et de ses ressentis afin de pouvoir les nommer en un ensemble cohérent.
Il a rassemblé ses expériences sous la forme de "je suis comme ci, je suis comme ça, je ressens ceci... je suis intérieurement telle bestiole". Cela ne l'excuse pas de mal se comporter en société ! C'est juste une manière alternative de vivre son non-humanité.
Il y a beaucoup de loups dans la communauté... mais aussi des rats, des cygnes, des chiens, des loutres, des crocodiles... bref, un peu de tout.
/!\ Si ton proche pense pouvoir littéralement se transformer en une créature. Il peut s'agir de lycanthropie clinique et nécessite des soins. Mais ce n'est pas le cas ici. /!\
~

Alors, à quoi ressemble sa thérianthropie au quotidien ? Mon proche urine dans la rue et sent le derrière des passant ?
Absolument pas. Ton proche a totalement conscience de son humanité, de sa société humaine, de son éducation humaine, de son corps humain et j'en passe.
Nous sommes tous des humains et également tous des animaux. Même les individus non-thérian ont des attitudes et comportements qu'on peut définir de pulsions ou d'instinctif. Cependant, les thérians ont une animalité différemment humaine -en quelque sorte-. Au lieu de hurler, il peut grogner. Au lieu de taper, il peut mordre et griffer. Etc. Tu peux, également, toi aussi japper et montrer les "crocs" sans pour autant te définir comme thérian. Ça fait toute la différence.
Bref, ton pote pourra vivre des variations de son alter-humanité. Se sentir très [Insérer un animal] ou très humain suivant les moments. Cela s'appelle le shift. Dans ces cas, ton proche garde toujours toujours toujours conscience de son (ou sa part d') humanité. Il ne faut pas l'oublier. Il peut s'amuser à mordiller, à couiner, hurler ou bondir (et pleins d'autre). Quelque soit son comportement, cela n'excusera jamais une quelconque violence ou comportement inapproprié en public.
Il arrive également, à l'image des personnes amputées, que ton proche ait la sensation de membres fantômes correspondant à un corps non-humain. Par exemple, ton proche peut ressentir une queue, des oreilles, des ailes... et nommera son thériotype (animal auquel on s’identifie) en fonction de l'animal qui résume le mieux ses expériences. Bien entendu, ces membres fantômes n'interagissent pas avec le monde physique. Ce ne sont que des sensations mentales. Il peut être gênant, pour ton proche, qu'on touche sur son visage là où il est censé sentir des vibrisses (moustaches de chat, par exemple) mais je doute qu'il puisse ressentir une réelle douleur.
Ton proche peut également avoir des sens (odorat, vu, touché, gout, ouïe...) plus aiguisés que la moyenne (ou les sentir/percevoir plus aiguisés). Il peut attribuer ces perceptions sensorielles à son animal. Cela peut faire parti de son sentiment d'être un animal non-humain.
Il peut aussi faire des rêves où il se voit changé en son animal. Cependant, on peut très bien faire ce genre de rêves et ne pas être alter-humain du tout.
~

Au final, comment s'exprime sa relation avec son animal ?
Ton proche pourrait avoir une affinité importante avec l'animal en question. Il peut collectionner des articles en lien avec son thériotype, regarder des vidéos et autres documentaires ou même aller régulièrement au musée... Tellement de choses. Il est souvent passionné par tout ce qui touche de prêt ou de loin à sa bestiole. Parfois, il aura envie de faire vivre son alter-humanité en plein jour. S'amuser à faire l'animal avec ses potes thérians. C'est parfois du jeu de rôle afin de mieux intégrer son identité. D'autres fois, il s'agit de pulsions et instincts.

Attention :
On peut très bien aimer les animaux et jouer à l'animal sans être thérian. La thérianthropie est, avant tout, une réelle et profonde identité.
~
Au fait :
tu peux très bien, toi aussi, adorer les animaux, collectionner les posters de tigre et aimer "jouer au tigre". Cela ne fait pas de toi forcément un tigre. Tu peux être animal-hearted ou animal-linker (voir mes autres articles). Et ça, c'est aussi "cool" qu'être thérian, différent, mais aussi "cool" -si tu en doutes-.
~

Ton proche peut aussi être, en plus de thérian, Furry. C'est-à-dire :
Aimer dessiner, faire vivre et se déguiser en créatures anthropomorphique à des occasions spéciales comme des conventions. Il ne faut pas confondre les deux. L'un est une réalité personnelle, l'autre un jeu.
~

Il arrive aussi que certaines personnes thérianthropes décident de modifier leur apparence physique pour se rapprocher de leur thériotype. Ils peuvent porter des accessoires comme une fausse queue ou des crocs. D'autres vont faire des tatouages en lien avec leur animal. Enfin, certaines personnes décident de faire des modifications plus lourdes ou Bod Mod (implant de fausses vibrisses, opération des oreilles pour changer leur forme etc.). Cependant, cela est beaucoup plus rares et les cas connus se comptent sur les doigts d'une patte. Enfin, porter des fausses oreilles ou un collier de chien n'est qu'un "bonus". Beaucoup de thérians décident de ne pas le faire. Ce ne sont pas ces objets qui font qu'un thérianthrope est thérianthrope.
~

Bref !
Tout les individus sont uniques, quelque en soit leur vécu et leurs expériences. Certaines personnes trouvent cela risible ou bizarre. C'est peut être le cas mais l'identité de ton proche reste sincère, profonde et réelle. C'est juste une manière d'exprimer son identité la plus intense.
~
Ton ami doit réellement avoir confiance en toi pour t'avouer ce ressenti intense et te dévoiler ce secret.
Et la meilleure chose que tu puisses faire, toi, c'est d’accepter ton proche comme il est...
Et de continuer à l'apprécier tout autant.
~

J'espère que ces explications répondront à tes questions.
N'hésite pas à me contacter en privé pour de plus amples informations.
Si vous avez des suggestions de choses à ajouter ou modifier, faites le moi savoir !
Merci d'avoir lu !

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Le Cœur de Kahinaad, une histoire interactive.
Au royaume de Noumidia humains et dragons vivent en harmonie.
Ou du moins c'était le cas tant que la famille royale et ses sujets respectaient un pacte conclu entre un dragon ancestral et leur ancêtre, la reine Kahina.
Mais intrigues politiques et sorciers maléfiques existent pour gâcher la journée de tout le monde. Surtout celle d'un groupe de jeunes gens qui viennent de milieux très différents, et auraient continués à marcher sur des routes complètements opposées, si rien n'avait interféré.
Qui deviendra l'élève de la mystérieuse sorcière des sables, Kezo ? Qui entrera dans l'Ordre des chevaliers dragons et protégera Dihya, la princesse héritière ? Qui libérera Binu de sa malédiction ? Quelle est cette senteur, de la Romance dans l'air ou du poison envoûtant dont la tante d'Anjali est spécialiste ?
La cité-capitale de Kahinaad renferme plus d'un secret, et ce n'est jamais simple de sauver le monde quand on a encore beaucoup à apprendre et les hormones qui font vaciller votre humeur entre mélancolie et euphorie... Ou encore quand on est coincé dans un corps d'oiseau, et qu'on essaye vaillamment de ne pas succomber à cet instinct qui vous dit que ce ver-de-terre là-bas est sûrement délicieux.
Mais une chose est sûre, c'est que c'est à toi lecteur de leur donner un coup de main.
Destins Croisés I
La cité de Kahinaad logée dans une vallée verdoyante, contrastant avec le Grand Désert au sud et le bleu de la Mer Intérieure au nord, capitale du royaume de Noumidia, fut fondée il y a plus d'un demi millénaire par la reine Kahina.
Il est dit de cette reine légendaire qu'elle fit un pacte avec un dragon ancien et très puissant pour assurer la prospérité de son peuple et de ses terres. Nul ne connaissait les termes exacts de ce pacte, mais tous savaient que sa promesse de toujours honorer les descendants du dragon et vivre en harmonie avec eux, était cruciale... Et que l'enfreindre, causerait la chute du royaume.
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Mais bien du temps a passé, et ceux qui s'affrontent pour le pouvoir et la richesse, profitant de la maladie du monarque actuel, n'ont que faire de vieux mythes.
Heureusement, sept êtres vont s'élever contre leurs intrigues pour protéger les gens qui leur sont chers, humains ou dragons, leur foyer, et leur avenir.
Nazha est la fille unique de deux marchants qui voyagent à travers toutes les terres du Nord d'Ifriqia, le Continent Mère. Cette vie de voyages incessants lui pèse de plus en plus, et elle aimerait pouvoir s'arrêter et vivre quelque part où elle se ferait enfin des amis, mais aussi où elle pourrait apprendre, un métier, un art, quoique ce soit qui serait utile aux gens. Chaque soirs, ses longs cheveux bruns bouclés, attachés par une cordelette pour ne pas gêner sa lecture des quelques ouvrages qu'elle ait pu convaincre ses parents de garder, elle rêve de pouvoir être acceptée dans une de ces grandes universités. Et maintenant qu'elle est assez âgée pour pouvoir entrer en apprentissage, il se pourrait que ce ne soit plus qu'un simple rêve.
Guisella a 15 ans, les cheveux châtains, le sourire malicieux quand il n'est pas timide, et un avenir tout tracé. De milieu aisé, de part la spécialité de sa famille en médecine depuis des générations, elle sait déjà que bientôt elle sera en âge d'être mariée, sûrement à un bon parti que ses parents auront choisis. Son grand frère sera sans aucun doute celui qui prendra la tête de la famille, et deviendra médecin royal comme leur père, et leur oncle laissera sans doute la place à l'un de ses fils pour s'occuper de la clinique familiale. Elle-même aura le devoir sera d'assister en bonne épouse son époux dans ses affaires et lui assurer une descendance. Mais... est-ce vraiment ce qu'elle désire ? A-t-elle ne serait-ce que le droit d'aspirer à autre chose ?
Yann et Sehid sont amis de longue date. Yann, ses cheveux roux en bataille et ses vêtements dépareillés, et Sehid, aux courts cheveux noirs et vêtu de riches broderies, n'auraient dû rien avoir en commun. Mais les circonstances ont fait qu'ils se soient rencontrés par hasard et liés d'amitié alors que Sehid accompagnait son père, un noble diplomate, auprès d'un important chef de tribut gauloise. La famille de Yann n'étant pas de haute lignée guerrière, ils n'avaient qu'un petit lopin de terre, trop rocailleur pour être vraiment cultivable. Mais cela n'empêchait pas l'enfant de manier fièrement un bout de bois, défiant qui que ce soit qui osait dire qu'il ne deviendrait pas un grand héros, un héros qui rendrait fiers ses pauvres parents et leur offrirait une meilleur vie. Sehid qui passait par là - pas du tout fuyant les cours barbants de son tuteur - n'avait simplement voulu que lui rendre service, en lui faisant remarquer que sa posture était mauvaise - définitivement quelque chose que lui rabâchait son tuteur à longueur de journée. Après tout il ne risquait pas de vaincre ses ennemis, s'il risquait de perdre l'équilibre à la moindre pichenette. Péripéties s'en suivirent. Tous deux ont le cœur partagé entre leur responsabilités envers leur famille, et leur désir de liberté, mais ils savent au moins qu'ils peuvent compter sur leur meilleur ami.
Anjali est la plus âgées de la petite horde d'enfants que ses artisans joailliers de parents ont emmenés avec eux jusque dans ces terres, au loin de leur pays natal en Orient. Sa longue tresse noire volant derrière elle, elle s'affaire dans tous les sens, tous les jours à s'occuper de ses jeunes frères et sœurs, ses grands parents, et même du nourrisson de sa tante, pendant que les adultes actifs de la famille travaillent dans l'atelier, ou tiennent la devanture du magasin.
Chiyembekezo, Kezo pour les intimes, et Binu voyagent ensembles depuis plus d'une année. L'une est une sorcière manieuse de sables, à la peau noire d’ébène et aux yeux profonds et intelligents, bien plus âgée qu'elle en a l'air, elle est à la recherche de l'apprenti·e dont un oracle lui a dit pouvoir trouver en traversant le Grand Désert vers le nord et qui sera vital dans son combat contre un ancien et dangereux rival. L'autre est un adolescent, qui fut maudit trois ans auparavant, prisonnier d’un corps de petit oiseau omnivore au plumage sombre et aux reflets bleus, il est impatient et étrangement hautain, et semble être à la recherche de la même personne...
-
Malheureusement pour nos héros, les nobles avides de pouvoir ne sont pas les seuls à menacer la paix. Et aucun d'entre eux ne sait encore qu'ils vont devoir s'armer de plus que du courage pour faire face à une puissant sorcier qui ne menace pas seulement le royaume, mais tout le monde connu.
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Votez ici pour le(s) personnage(s) qui vous intéresse(nt) le plus ;)
______________________________ _______
Merci d'avoir lu cette petite mise en bouche et salut le monde ! J'ai bien failli faire la blague sur la Nation du Feu dans la description/résumé, je vais pas mentir.
Mais revenons à nos dragons j’ai 2-3 choses à dire. Je vous propose une histoire “interactive”, où non seulement vous allez pouvoir choisir (pour ceux qui voteront dans le temps) la direction que prendrons les personnages et l'intrigue, mais aussi sur quels personnages la dite intrigue se concentrera à la base.
Bon à savoir : je compte faire grandir les héros, il devrait se passer 3 à 4 ans entre le début et la fin de l'histoire. Je préviens tout de même, que je n'ai malheureusement jamais fini une histoire, et c'est en grande partie pourquoi j'aimerais tenter cette expérience : j'espère qu'avec les commentaires, critiques constructives, et le vote pour la direction à prendre, cela me donnerait un minimum de motivation pour continuer aussi longtemps que possible. Une autre raison pour laquelle j'utilise ce format, c'est que j'aimerais me forcer à sortir de ma manie de rendre mes personnages trop ou presque parfaits. En proposant non seulement certains personnages que je n'aurais sans doute pas choisis comme protagonistes, mais aussi des choix que je n'aurais pas voulu donner à mes héros. De faire le challenge de sortir de ma zone de confort, et me permettre de m'améliorer en tant qu'auteur en devenir.
En espérant que mon histoire puisse intéresser suffisamment de gens pour que le système de vote fonctionne - le lien à la fin du texte au-dessus est un "easypoll" pour vous faciliter la tâche, vous n'aurez même pas à commenter si vous ne voulez pas, et les votes sont anonymes, en deux clicks et vous êtes bons - et que je ne vais pas louper trop de fautes même après moult relectures... Normalement je vais vous laisser quelques jours pour voter, donc en comptant le temps qu'il me faut pour écrire une nouvelle partie qui collera avec les 1-2 choix préférés des lecteurs, j'espère poster une nouvelle partie chaque semaine - n'hésitez pas à me crier dessus si je mets trop de temps par contre, ça ne plait pas à tout le monde (avec raison) mais perso cela m'arrangerait.
Merci encore et bonne lecture ;)
#writeblr#own voices#diverse fantasy#whatthefrance#lgbta#Le Coeur de Kahinaad#lC2K#interactive#Need readers who can read some French#and I'm not sure I'm using the right tags#help#writing#High Fantasy#Africa#Dragons#Magic#introduction to a light story
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On se remet au dessin en faisant la tête de Pyrkaïa !
Bon ! Je m'étais dis que j'essayerais de me remettre au dessin alors, j'ai dessiné Pyrkaïa, l'ancêtre de Catherine, dite la Flamme Passionnée et Brave liée au feu ! Son inspiration est surtout à trouver dans la période grecque et la cité de Sparte / Lacédémone.

Bon, déjà, Pyrkaïa est très musclée ! C'est une sorcière qui s'entraine tous les jours à manier le feu et la chaleur, ainsi qu'une forgeronne qui manie le marteau toute la journée dans des ateliers où il fait très chaud (mais c'est pas elle qui va être gêner par la température) et qui sait se battre pour mener une bataille à elle toute seule à mains nues alors, elle a du muscle Déesse !
En plus, elle est vraiment très grande. Catherine est déjà la plus grande femme jouable du jeu avec son 1m75 mais, elle est limite petite à côté de Pyrkaïa qui fait tout de même 1m90 (ma fanon des Charon, c'est que toutes les femmes de la famille soit très grande, même si c'est souvent moins le cas chez les hommes). Elle est aussi grande qu'Hanneman, Raphaël ou Lambert et dépasse même beaucoup de ses contemporains, ce qui l'aide à obliger les hommes à l'écouter, vu que de toute façon, elle est plus grande et plus forte qu'eux donc, on ne peut pas la faire taire par la force.
Et voici comment elle aime s'habiller quand on ne lui dit rien et qu'on ne lui casse pas les pieds. Sa tenue est composé d'un chiton arrivant à ses genoux qui la laisse libre de ses mouvements, avec très peu d'accessoires ou de fibule pour le tenir mais là, la raison est assez simple : c'est que quand elle utilise ses pouvoirs et sa sorcellerie, elle s'enflamme et la température de son corps augmente beaucoup alors, elle fait fondre à peu près n'importe quoi. C'est aussi la raison pour laquelle, elle se bat toujours à mains nues, elle fait fondre ses armes alors, elle trouve que c'est du métal gâché. Elle préfère donc coudre certains pans de ses vêtements (ça peut arriver avec les vêtements grecques, surtout sur la fin) ou les attacher avec des nœuds, plutôt que de les accrocher avec des fibules qu'elles feraient de toute façon fondre.
Au début, elle était obligée de se couper les cheveux afin de les tisser, pour se refaire des habits qui supportent la chaleur qu'elle dégage quand elle se bat (ou juste s'énerve quand elle était jeune et qu'elle maitrisait encore un peu mal ses pouvoirs, et même sur la fin de sa vie, son contact devient vraiment brûlant dès qu'elle se prépare au combat). L'étoffe qu'elle porte ici par contre est un cadeau de son mari, un nabatéen qui est arrivé à fabriquer avec l'aide du dragon des flammes (celui qui a l'emblème de Daphnel) un tissu qui supporte les températures extrêmes. C'est pour ça que le motif sur le bas de sa tunique est le même que celui que porte Sothis, Rhéa, Seteth et Byleth, c'est l'étoile céruléenne telle que la représente les nabatéens.
Cela lui a aussi permis de garder ces cheveux très longs comme tous les sorciers car à cette époque, ils pensaient que la magie était stocké dans le corps (ce qui est vrai à Fodlan) alors, plus on aurait les cheveux longs, plus on aurait de place pour la stocker. Elle met donc la grosse majorité de ses cheveux en chignon avec une partie qui retombe dans son dos.
Son chiton est un peu particulier car, l'étoffe est en fait plus longue qu'elle en a l'air, assez pour faire un péplos (la tunique féminine grecque pour faire vite) et dans ces cas-là, elle ressemble plus à ça :

(en bas à droite, vous avez à peu près l'échelle de taille entre - de droite à gauche - Pyrkaïa, Catherine et Shamir [Pyrkaïa rencontre la femme de sa petite-fille en parlant épée ^^])
La jupe est alors bien plus longue et tombe jusqu'à ses pieds ou un peu plus haut étant donné que c'est tout de même une étoffe principalement drapée alors, c'est assez facile pour elle de l'ajuster. Dans le premier dessin, sa jupe est relevé très haute, d'où la sorte de volant / côté bouffant qui est accroché sur ses hanches avec une première ceinture, puis maintenu près du corps avec une seconde ceinture. C'est pour ça qu'elle en porte deux même en péplos, ça lui permet d'ajuster rapidement ses habits en cas de besoin. Le pan de tissu sur sa tête lui sert à se protéger du soleil d'Almyra, étant donné qu'elle est née là-bas avant qu'une partie de sa cité migre en Fodlan afin de trouver de meilleures terres pour nourrir tout le monde. Elle laisse toujours deux mèches de cheveux s'en échapper, simplement parce qu'elle aime bien et ça permet de montrer sa chevelure blonde assez rare en Almyra, tout comme ses yeux bleux qui vont bien avec son teint assez sombre (elle a la couleur de peau de Cyril, et ça passe pour ses cheveux blonds vu que c'est rare mais, on a tout de même des femmes blondes en Grèce, c'est juste plus rare)
Si elle n'est pas tout le temps en chiton, c'est moins parce qu'elle aime aussi porter un péplos que parce qu'elle veut être tranquille dans sa vie de tous les jours. C'est une périèque (soit des libres sans être citoyen) vivant dans l'équivalent de Lacédémone puis une de ses colonies une fois arrivé en Fodlan donc, ça aurait pu être pire, c'est pas une hilote (donc une esclave avec un statut assez particulier car, Sparte est assez particulière au milieu des cités grecques, j'y reviendrais dans son billet) mais son principal problème qui va la suivre toute son existence longue d'environ 800 ans, c'est que c'est une femme dans une cité grecque. Elle n'a donc pas de statut autre que celui de mineur soumise à son père, puis à son mari (et à la cité si vraiment elle a plus personne). Bon, vu le caractère très volontaire, déterminé et fort qu'elle a - elle ne s'est pas tournée vers la maitrise du feu pour rien), c'est pas elle qui va faire la femme parfaite qui reste gentiment dans le gynécée à s'occuper de l'économie domestique et de la famille (surtout que n'étant pas fille de citoyen, elle n'a pas accès à l'éducation qu'on réserve aux femmes spartiates qui est très musclée pour qu'elles fassent des citoyens forts, même si étant fille d'artisan, son père tenant à elle et qu'il a vite remarqué que sa fille ira loin, elle a eu une bonne éducation, rien que pour avoir un bon mariage) elle va vite envoyer ça sur les roses, même si ça va être un combat permanent afin qu'on la respecte. Elle continue à porter un péplos dans la vie de tous les jours afin de ne pas devoir se justifier à chaque coin de rue. Etant donné que cela ne la gêne pas et que ses vêtements restent solides et mis de manière pratique, ça ne la gêne pas, même si elle a dû se battre pour avoir le droit de porter sa tunique comme les hommes.
Pour ses fiertés, il s'agit de vaisseaux qui traversent tout son corps mais, ça fait comme si elle était craquelé, un peu comme j'ai essayé de le dessiner en haut à droite du deuxième dessin. ça fait vraiment une peau assez épaisse et dure (limite pierreuse à l'aspect) qui est séparé par des veines assez sombre quand elle n'utilise pas sa magie mais, qui se mettent à briller et surtout brûler quand elle commence à l'utiliser ou à s'énerver. ça la rend assez résistante à des coups d'épée vu que sa peau est solide et que de toute façon, elle dégage une telle chaleur qu'elle va surement faire fondre la lame de métal ou réduire le bois en cendre dès qu'on l'attaque. Elle a aussi ses orbes où sa magie se concentre et qui sont également extrêmement chaud. C'est de là que partent ses flammes quand elle attaque ou se défend, ou alors quand elle entoure son corps de flammes pour impressionner son adversaire. Elle ne se voie pas très bien ici mais, son oeil gauche est très souvent enflammé en permanence, même si elle peut l'éteindre au besoin.
Son autre fierté la plus importante est son sang qui est très chaud en permanence et qui ressemble plus à de la lave à la fin de sa vie. Faites vous toucher par une seule goutte de son sang, et vous serez brûlé au dernier degré, si elle ne s'en sert pas pour vous enflammer au combat. Pyrkaïa le fait rarement mais, elle peut faire tomber quelques gouttes de ses blessures sur le sol, histoire de montrer de quoi son sang est capable et prévenir son adversaire que si elle s'énerve, il n'a aucune chance de s'en ressortir sans séquelles alors, il ferait mieux de s'enfuir. Elle peut être très dure et ne machera pas ses mots mais, elle préfère éviter devoir finir par tuer quelqu'un alors qu'elle aurait pu trouver d'autres solutions. Pendant sa longue vie, elle a vu que c'est souvent quelque chose qui empire la situation plutôt que l'améliorer alors, elle évite un maximum de devoir en arriver à tuer quelqu'un, surtout avec sa sorcellerie où si elle ne tue pas, laisse gravement brûlé et handicapé à vie donc, Pyrkaïa est très prudente avec son utilisation et se contente souvent de sa force et de son endurance surhumaine pour se battre.
En fait, elle est une personne qui détesterait Lonato de toute son âme et n'aurait aucun problème à le défoncer quand il attaque GM : il prend la décision pour tout le monde sans consulter son peuple, les emporte dans sa décision stupide et les fait tuer stupidement en faisant souffrir ceux qu'ils croisent car LUI était en colère. Elle le traiterait surement de connard irresponsable, surtout qu'étant grecque, elle hallucinerait de voir qu'une seule personne peut décider pour tout un peuple sans passer par le vote, qui n'est même pas élu et verrait cette situation comme une tyrannie bonne qu'à être renversée, surtout que les rois de Lacédémone sont extrêmement contrôlés et ont encadré par les lois de la cité et peuvent être puni s'ils se comporte mal, c'est qu'en expédition militaire qu'ils ont beaucoup de pouvoir (ils sont même deux issus de deux familles différentes à Sparte, comme ça, ils se tirent dans les pattes et c'est les éphores et la gérousia qui dirigent la cité en période de paix)... et Déesse, ce serait vraiment la galère autant pour Lonato que pour GM si elle atterrissait en plein milieu de la mission contre lui ! D'un côté, elle serait un excellent élément pour arrêter Lonato vu que comme côté GM, c'est surtout des mineurs et qu'elle sent que Catherine est de sa famille, elle irait se battre pour les protéger mais de l'autre, elle n'aurait aucun état d'âme à affronter des civils, vu que quand c'est la guerre dans le monde grec, c'est les citoyens qui vont défendre la cité selon l'idéal du citoyen-soldat et là, on prend tout le monde vu qu'il n'y a pas d'armée professionnelle (sauf plus ou moins à Sparte mais, là encore, c'est un cas à part) et techniquement, c'est pas un problème pour un grec d'attaquer quelqu'un qui s'enfuit du champ de bataille, c'est même à ce moment qu'on fait des dégâts (cf cette vidéo et allez voir cette chaine, elle est géniale sur l'histoire militaire), même si elle, elle les laisserait s'enfuir sans trop de souci s'il n'y a pas de risque qu'ils reviennent. Et il y aurait surement de belles incompréhensions entre une grecque qui connait le système de la cité avec une certaine forme de démocratie pour tous ses voisins, et des prises de décisions collégiales ou collectives (on vote la guerre à Athènes par exemple, c'est l'ensemble des citoyens qui disent si oui ou non, on fait / continue la guerre ou non), à des monarchies, ça passerait mal et elle aurait beaucoup de mal à comprendre pourquoi ils acceptent cela, même si elle reconnaitrait qu'il doit y avoir des avantages si les habitants de Fodlan ont adopté ce système plutôt qu'un autre.
Pour sa palette de couleur, c'est assez varié étant donné que les grecs adoraient les couleurs vives et que c'était un symbole de richesse d'avoir de belles couleurs. Elle est cependant issus d'un milieu relativement modeste, même si elle n'a pas trop de problème d'argent (elle a réussi à posséder sa propre forge d'où elle tire ses revenues) alors, Pyrkaïa aborde des couleurs relativement courantes et abordables. Pour les tissus que lui a offert son mari, je pense que c'est plus dans les tons de bordeaux avec des motifs blancs à la nabatéenne qui s'accorde avec ses cheveux blonds, ou des bleus qui vont bien avec sa peau sombre et font ressortir ses yeux et ses flammes qui sont devenus bleus tellement elles sont chaudes. Sinon, elles ressemblent énormément à Catherine pour ce qui est du visage et de son apparence générale.
#fe3h oc#écriture de curieuse#dessin de curieuse#Pyrkaïa dite Charion#les 11 braves (+ peut être les premiers qui reçoivent l'emblème des saints)#j'espère qu'elle vous plait !#c'est au tour de Pyrkaïa de vouloir avoir son dessin ^^#surtout qu'elle est agréable à dessiner- c'est cool de faire des persos avec des muscles comme elle !#même si dessiner ces veines a été une vraie galère...#alors ça a fini ainsi : un dessin général où on ne voie pas les sillons entre les plaques + un détail#je referais peut-être son visage plus en détail pour mieux montrer ce côté 'craquelé' de ses fiertés c'est pas très bien rendu ici...#et le détail en-dessous est le motif sur son chiton / péplos qui représente l'astre céruléen#y a toujours ce contraste chez les Braves : des habits relativement unis et la peau couverte de motif et de fierté avec du feutre partout !#elle est cool Pyrkaïa ! Je pense qu'elle s'entendrait bien avec Catherine#et qu'Ashe ne l'aimerait pas trop au début à cause de son avis sur Lonato mais que ça lui ferait du bien de se confronter à elle#cette femme a un tempérament de feu et en a vu assez pour savoir ce qu'est un mauvais dirigeant alors elle le dit#(être grande gueule c'est de famille chez les Charon)#en tout cas j'espère que ça vous aura plu ! merci encore !
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DIY : Comment momifier son ancêtre préféré·e
Publié initialement le 23 février 2017 pour L’Art de Muser
D’après l’exposition “Les Momies de mentent jamais”, Cap Sciences, 2017
Chère lectrice, cher lecteur,
Tu viens de perdre un·e ancêtre que tu aurais bien aimé garder un peu plus longtemps auprès de toi ? Ça tombe bien, j'ai la solution ! Elle est un peu sanglante, mais très efficace ! Vois-tu, aujourd'hui je vais te donner la recette pour la garder à tes côtés encore très (très) longtemps ! Et oui, nous allons suivre le processus de momification de la civilisation sud-amérindienne Chinchorro qui a vécu au Chili entre 10 000 et 3 400 ans avant JC (il y a donc fort, fort, longtemps).
Pour momifier ton ancêtre tu auras besoin de :
Un ancêtre
De l’eau (une grande carafe, on ne sait jamais dans quel état est le/la mort.e)
Un grand récipient d'eau salée (5 litres, selon la taille du/de la mort.e)
Un désert (ou des charognards, tout dépend du paysage autour de ton lieu d'habitation)
Un couteau (qui coupe vraiment bien)
Une paire de gants (sauf si vraiment, le sang ou les maladies ne te posent pas de problèmes)
Un sèche cheveux
5 morceaux de bambou (de la taille des membres du mort de préférence)
De la ficelle
Du fil et une aiguille
De la pâte végétale (un gros pot)
De l'argile
Un bâtonnet type potier
Des pigments (de la couleur que tu préfères, pour les Chinchorros c'était noir à partir de 6000 avant JC, deux millénaire plus tard c’était rouge et 500 ans plus tard ils choisissaient d’utiliser de la boue)
Une brosse
Une fois que tu as réuni tout ce matériel, assez hétéroclite certes, nous pouvons passer à la recette :
La première étape est de nettoyer le corps, si tu l'as gardé c'est qu'il n'est pas passé entre les mains d'un croque-mort et on ne sait pas trop dans quel état il est, personnellement je te conseillerai de demander à quelqu'un qui ne connait pas le défunt·e de s'en occuper (à moins que tu aies quelques contacts et dans ce cas là : bien joué !).
Ensuite (tiens toi bien), incise (avec délicatesse) la peau au niveau du cou, des poignets et des pieds. Passe tes mains sous la peau des chevilles et tire la peau d'un coup sec mais délicat, afin de la retirer, comme un pyjama ! La peau humaine est très fragile, il ne s'agirait pas de la déchirer. Retire ensuite la peau du visage, des pieds et des mains et dépose le tout dans ton grand récipient plein d'eau salé, après avoir retiré les cheveux. Range le tout pour plus tard.
Découpe le bas du ventre, glisse tes mains sous la chaire et les muscles et retire les organes. Selon ton envie, ou ton humeur du moment, tu peux soit les abandonner dans ton désert, soit les déposer tout autour de ta table d'opération pour décorer (chacun·e son style, n'est-ce-pas ?). Il te reste tout de même le cerveau, les Chinchorros laissaient le crâne intact car ils passaient par la jonction entre les vertèbres et le crâne, et c'est à cet endroit précis que tu vas inciser la chaire pour récurer le crâne et retirer le cerveau (il ne faudrait pas que ça pourrisse !). Ensuite, on utilise le même procédé que pour la citrouille d'Halloween !
La quatrième étape porte le très sympathique nom suivant : le démembrement (à toutes les personnes qui ont eu le plaisir de démembrer des barbies, a-mu-sez-vous !) un petit coup de sèche-cheveux au niveau des articulations, une petite incision pour les nerfs et c'est parti : on tire d'un coup sec ! CRAC ! Pour la tête, les bras et les jambes. On abandonne le tout dans un désert, pour que les charognards mangent la chaire et retrouver dans quelques semaines des os bien propres et bien blancs ! Si tu as un petit élevage de loups, de tigres ou de lions tu peux aussi leur donner, je ne le dirais par à Brigitte Bardot, promis !
Entre temps, amuse toi à tisser une jolie perruque avec les cheveux que tu as mi de côté après la première étape.
Quelques semaines plus tard, récupère les membres que tu avais laissé dans ton désert ou à ton élevage de félins. Il risque de manquer quelques phalanges, quelques petits os mais ce n'est pas très grave, ne t'inquiète pas. Assemble-les à nouveau dans l'ordre anatomique (sauf si tu as toujours rêvé de voir ta grand-mère avec des pieds à la place des bras). Attache chaque membre à un morceau de bambou grâce à la ficelle et plante le dernier dans le thorax avec la tête posée dessus. Une fois ton squelette tout assemblé recouvre le de pâte végétale afin de redonner du volume au corps.
Comme la pâte végétale c'est super glissant tu peux sortir la peau de son récipient et la glisser sur le corps à nouveau, avec délicatesse bien-sûr ! Ces deux dernières étapes permettent de redonner un aspect humain à ton ancêtre parce que jusque-là, avouons-le il n’était pas très sexy-chocolat.
Tu es prêt·e ? On passe au moment marrant. Avec de l'argile crée un masque et utilise ton bâtonnet pour dessiner les traits du visage (c'est l'occasion de (re)donner à mémé un sourire ravageur !) saupoudre ensuite la peau de pigment noir, rouge ou bien de boue, selon la technique Chinchorro que tu préfères et frotte à l'aide d'une brosse.
Positionne ta perruque sur la tête et recoud les morceaux de peau qui se sont déchirés.
Voilà ton ancêtre est magnifique, prêt·e à reprendre place sur son fauteuil préféré pour l'éternité ! Tu peux aussi le ou la sortir lors de pique-niques ou soirées familiales en tous genres en évitant les remarques pas toujours très politiquement correctes ! En tous cas les Chinchorros n'hésitaient pas à leur demander conseils quelle que soit la situation (genre, si ils devaient épouser ou non un·e de leurs voisin·e·s).
Après quelques temps ton ancêtre risque d'être un peu défraîchi, tu peux lui redonner un joli minois grâce à quelques produits cosmétiques spéciaux !
Je n'ai pas encore eu le plaisir de l'essayer sur mes ancêtres mais j'espère que ce petit DIY te sera utile le moment venu ! Cet article a été écrit à la suite de l’animation « À la table des Momies ». Merci à la médiatrice qui m’a tout appris sur la momification Chinchorro et qui a réponduà toutes mes questions pendant l’exposition. http://www.cap-sciences.net/au-programme/exposition/les-momies.html
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a șaptesprezecea zi Rezumat Virgil Morel, personajul principal, se internează într-o clinică psihiatrică la indicațiile medicului său curant, Julien, prieten cu doamna Adelaide, directoarea clinicii, cu care acesta are o relație de dragoste tensionată. Dorind să scape de ea, el o omoară, punând totul în spatele lui Virgil. Urmează o investigație psihologică complicată, condusă de comisarul Marquette. Femeia le făcuse semnul autostopiștilor, dorind, probabil, să ajungă la Paris. - O luăm? întrebă Virgil, evident interesat. - Hai să vedem mai întâi unde merge! Virgil opri mașina în fața ei. - Încotro, frumoaso! - La aproape doi kilometri de aici. Dau o cafea la destinație! - Acasă la tine! - Da, eu, Louise, locuiesc singură, stați liniștiți! - Urcă atunci! - Mulțumesc mult, băieți! Amândoi sunteți foarte drăguți! Julien aruncă o privire sugestivă spre Virgil. - Beton! murmură el. Pune niște bani în buzunar! Pentru orice eventualitate! Femeia le făcu semn să se oprească în fața unei case izolate. - Am ajuns. Haideți, băieți, la o cafenea! Louise avea o casă confortabilă în stil vintage, cu două dormitoare, o intrare, o bucătărie și o baie, care păreau desprinse dintr-un catalog Neckermann. Iar cafeaua femeii era delicioasă (băuseră până atunci doar cafea proastă de la distribuitoarele automate). - Știi, spuse Julien, am putea sta la tine peste noapte? Femeia zâmbise. - Am un singur pat! Imi pare rau! - Patul este suficient de mare pentru toți trei! - În acest caz, prietene, te va costa ceva mai mult! - Nu este o problemă! O mie de euro este suficient pentru asta? - Destul! Dacă doriți și alte servicii, plătiți separat! - Da, vrem, desigur, cu banii nu avem o problemă, așa cum vă spuneam! - La ce servicii v-ați gândit, de exemplu? - Mai întâi vrem să facem baie, să mâncăm ceva, apoi să dormim. Altceva vedem pe parcurs! Louisa dădu din cap afirmativ. - Bine, mai adaugă încă 100! Acum mă duc în bucătărie să vă pregătesc ceva! - Totul este bine și frumos, spuse Virgil, dar ce vom face dacă spune poliției? - Nu va spune nimic, fratele meu, pentru că nu va mai avea această posibilitate! - Vrei să o omori? - Nu trebuie să lăsăm urme după noi, indiferent dacă ne place sau nu! - Nu pot face asta. - Nu este cazul, o voi face chiar eu. - O.K! Fă-o! Și acum, vreau să mă spăl, dacă nu te superi! Julien îl urmă, iar amândoi, relaxați, se așezaseră confortabil la masă cu frumoasa Louise, care părea foarte mulțumită de ea însăși. - Sunteți artiști? întrebă ea curioasă. - Poți spune și așa! Suntem medici. - Știam, domnilor, că nu sunteți băieți răi, dar tot nu văd cum am putea dormi trei într-un pat! - Experimentăm! Și nu cred că vor fi probleme! - Sper! spuse ea, aprinzând o țigară. Louise avea un pat generos, așa că cei doi bărbați se întinseseră, îmbrăcați în cămăși de femeie, la întâmplare, unul la un capăt, altul la celălalt, iar femeia, desigur, la mijloc . Virgil adormise primul, epuizat după o zi de conducere. Începuse chiar să sforăie zgomotos, spre amuzamentul femeii și al lui Julien, timp în care Julien începuse să o mângâie. - Ține-ți mâinile acasă, doctore! Văd că ești foarte agitat? - E firesc, sunt pe drum de o lună și tu, draga mea, ești o femeie mai mult decât atrăgătoare. Aș dori și acest serviciu! Adăugă-l la nota de plată! - Bine, domnule. Dar Julien nu mai așteptase acordul său, știind că Louisee îi promisese servicii all-inclusive, după care adormise ca un copil. La fel, Virgil se trezise în zori și își luase partea. Apoi se dusese la mașină să ia bani, plătind încă două mii de euro pentru Louise. Julien se prefăcuse că doarme și participase direct la tranzacția dintre Virgil și Louise. Abia aștepta ca Virgil să plece și să se ridice din pat, unde Louise stătea pe burtă. Se mutase în baie, trăgând bisturiul din buzunarul hainei și băgându-l în buzunarului cămășii. - Ce faci! întrebă ea surprinsă. Doar nu ... Nu-și termină discursul când simți lama rece a bisturiului tăindu-i gâtul. Julien sărise în lateral pentru a evita valul de sânge, își aruncase cămașa pe hol și se îmbrăcă foarte repede. le dix-septième jour Résumé Virgil Morel, le personnage principal, se rend dans une clinique psychiatrique selon les instructions de son médecin, Julien, un ami de Mme Adélaïde, la directrice de la clinique, avec laquelle il entretient une relation amoureus tendue. Voulant se débarrasser d’elle, il la tue, mettant tout en place derrière Virgil. Suit une enquête psychologique compliquée, dirigée par la commissaire Marquette. La femme leur avait fait le signe aux autostoppeurs, désirant, probablement, atteindre à de Paris. - On le prend? demanda Virgil, visiblement intéressé. - Voyons voir d'abord où ça va! Virgil avait arrêté la voiture devant elle. - Où vas-tu ma belle! - Presque deux miles d'ici. Je donne un café à ma destination! - Chez Toi! - Oui, je, Louise, je vis seule, restez- tranquilles ! - Monte alors! - Merci beaucoup, les gars! Vous êtes tous deux très agréables! Julien il jeta un coup d'œil suggestif vers Virgil. - Béton! il murmura. Mettant quelque argent en la poche ! Pour toute éventualité! La femme leurs fit signe s'arrêter devant une maison isolée. - Nous sommes arrivés. Venez, mes gars, pour un café! Louise avait une maison confortable de style vintage avec deux chambres à coucher, une entrée, une cuisine et une salle de bain, détachées à partir d'un catalogue Neckermann. Et le café du femme était délicieux (ils avaient bu jusqu' ici seulement du café mauvais des distributeurs automatiques). - "Savez-vous," dit Julien, "nous pourrions rester avec vous du jour au lendemain la nuit? La femme avait souri - Je n'ai qu'un seul lit! Je suis désolé! - Le lit est assez grand pour tous trois! -- Dans ce cas, mon ami, cela vous coûtera quelque chose en plus! - Ce n'est pas un problème! mille euros suffisent pour cela? - Assez! Si vous voulez et d'autres services, payez séparément! - Oui, nous voulons, bien sûr, avec l'argent nous n'avons pas de problème, comme je vous le disais! - À quels services avez-vous pensé les gars, par exemple? - Nous voulons d'abord prenons un bain, manger quelque chose, puis coucher. Quelque chose d'autre nous verrons le long du chemin! Louisa hocha la tête affirmative. - D’accord, ajoutez 100 de plus chacun ! Je vais maintenant à la cuisine préparer quelque chose pour vous! -Tout est bien et beau, déclara Virgil, mais que ferons-nous si elle dit à la police. - Elle ne dira rien, mon frère, car elle n'en aura plus cette possibilité! - Veux-tu la tuer? - Nous n'avons pas à laisser de traces après nous, qu’on le veuille ou non! - Je ne peux pas faire ça. - Ce n'est pas le cas, je le ferais même-moi. - O.K! Faites-le! Et maintenent, je veut aller me laver, si ça ne te dérange pas! Julien le suivit, puis tous les deux, détendus, s'étaient assis confortables à la table avec la belle Louise, qui semblait très ravie d'elle-même. - Vous êtes artistes? demanda-t-elle curieusement. - Tu peux dire et ainsi ! Nous sommes des médecins. - Je savais, messieurs, que vous n’étiez pas de mauvais garçons, mais je ne vois toujours pas comment nous pourrions dormir trois dans un lit! - Nous expérimentons! Et je ne pense pas qu'il y aura problèmes! - J'espère! dit elle, en allumant une cigarette. Louise avait un lit généreux, donc les deux hommes s’étaient étirés, habillés dans des chemises féminines, au hasard, l’un à un bout, l’autre à l’autre, et la femme, bien sûr, au milieu. Virgil s'était endormi le premier, épuisé après une journée de route. Elle avait même commencé à ronfler bruyamment, à l'amusement de la femme et de Julien, pendant quoi Julien avait commencé à la réconforter. - Gardez vos mains à la maison, docteur! Est-ce que je vois que vous êtes très agité? - C'est naturel, je suis sur le route depuis un mois et vous, ma chère, vous êtes une femme plus que séduisante. J'aimerais aussi ce service! Ajoutez-le à la note de paiement! - D'accord mosieur. Mais Julien n'avait pas attendu obtenir son accord, sachant que Louise lui avait promis des services tout compris, à la suite de quoi il s'était endormi comme un bébé. Aussi, Virgil s'était réveillé à l'aube et il avait pris sa part. Puis, il était parti à la voiture pour prendre d'argent, payant deux mille euros encore pour Louise. Julien avait fait semblant de dormir et avait assisté directement à la transaction d'entre Virgil și Louise. Il attendait juste que Virgil parte et se lève du lit, où Louise dormait à plat ventre. Il avait déménagé dans la salle de bain, tirant le scalpel de la poche de son manteau et le mettant dans la poche de sa chemise. - Que fais-tu! elle lui demanda surprise. Dos nu... Il ne termina pas sa parole quand il en sortit la lame froide du scalpel en lui coupant le cou. Julien avait sauté sur le côté pour éviter la vague de sang, il avait jeté sa chemise dans le couloir et s' habilla très vite.
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Tu as une oreille tendre et amicale, qui, alors que je ne l'ai pas encore rencontré, a l'intelligence d'attendre cette rencontre. J'habille avec extravagance, mais il y a de la sincérité, tu le sens bien. Merci d'être bienveillante, j'espère que tu apprécies ce coup d'oeil, glance, sur ce non-tombeau à ciel ouvert ! Trouve ton sens : et j'expire en un « pfiouh » poétique. C'est un plaisir d'être soi en quelqu'un d'autre Si je n'étais pas un coquillage, je n'irais pas dans la mer Ça c'était par contre jeté, mais je conçois que la norme de mon interpellation soit floue. C'est l'interpellation qui n'interpelle pas, qui exprime sans vouloir être intelligible. L'important c'est que ça vienne à l'être par tes yeux. Tu le regarderas, voilà ce qui compte. Que tu le comprennes ou pas, ce n’est pas si grave car ce n'est pas la norme de ma parole, de ma parole face à toi. La norme de ma parole est : venez yeux pour lire Le grand secret sera que la moitié était vraie, l'autre visait peut-être aussi à te décontenancer. Le virus de la parole qui exhibe ses extravagances, et en rajoute encore. En ajoute pour que la sincérité soit un épouvantail africain : repoussant les oiseaux, attirant les hommes. Dommage que l'on m'ait prédestiné à être une colombe. La gorge demi-entrouverte pendant vingt ans, j'ai tout de même pu construire des tas de bateaux et faire venir des tas de colombes épouvantées, alors je ne me plains pas. Parfois j'ai tant envie de dire adieu, parce-que là, à chaque fois, c'est fini. Je n'écrirai plus ainsi et ne serai plus le même, plus tard et demain, encore, encore, encore, encore ! Mais je suis content d'en être encore, de cette partie, belle partie. Alors adieu, le moment est venu. J'aimerais que l'expression le "chant de Jonas" produise la même sensation que celle qui écrit "le chant des oiseaux", qu'on ait l'impression d'humaniser Jonas comme on humanise l'oiseau, de saupoudrer Jonas de la frontière du néant de l'oiseau, qui ne chantera jamais ! Et là je prends encore une fois conscience du besoin que j'ai de m'adresser, de m'adresser. "On est riche d'adresse à l'autre" ou l'on n'est rien, soi pour soi, non-approfondi et non-créatif, incrédule, je te l'enverrais mon oreille et mon nombril (dis donc ça y va) !
Je suis une performance, une réduction, une incarnation, et que tu le comprennes ou pas, je te demande pardon, et plus je te décontenance, plus je te demande pardon. Et je dois demander pardon pour me survivre. Et crois-moi je te rends service en me rendant service, grâce à moi tes oreilles n’auront pas de fantômes qui ne s’en iraient pas quand bien même tu leurs crierais « Va t’en » de toute la folle lubie que tu sauras mettre dans ta voix défoncée, tu sauras pardonner, tu sauras être avec les autres, accueillir les dépouillés, les sans écailles. Sauf que je me contredis car je pense que tu t'en irais haha Respire / décuple l'ours / respire / découple l'ours
Oui
Mmh j’ai envie de mourir, je ne garantis rien je veux pas être égoïste je suis moi… Je vais pleurer et rire sur ton épaule, tu veux découvrir cela ? Lorsque je t’ai cru je me suis vécu en mer Tu penses qu’un Jonas comme moi dure longtemps Ou bien finit-il par mordre à son propre hameçon ? Et sommes-nous amis mon amie ? Non, non si nous étions amis tu m’adresserais la parole, tu battrais à mon oreille comme un papillon, et je te sauverais pour que tu ne sois pas égale à ton destin. Ah si nous étions amis, c’est dommage, ne prétendons pas. On aura vécu de bons moments, jusqu’à ce qu’on croit devenir amis. Ou que je sucre tes ailes. Tu m’es plus étranger que le paradis. Tu es alors une pensée cueillie trop tôt, tenue dans le bras qui descend.
-Je me demande si tu as une fin
J’ai des droits sur ton inconcevable Je ne suis pas celui que tu croyais que je croyais être, mon animal carnassier Je te retiens et ne me retiens pas Je suis plus triste que ne le proclame la tristesse. J’ai envie de tout essayer avec toi. Pourquoi suis-je là et pourquoi je t’écris ?
-Tu as commencé à jouer ?
-Je n’y pensais pas. Si tu y vois le début de notre jeu, alors commençons à jouer, tant que nous ne voulons pas le faire. Si tu vois le début d’un tronc, prends moi pour un homme Je ne tiens à rien Je ne sais pas où je suis parmi les décombres qui me tombent dessus je ne sais où, tiens j’ai perdu un bras, tiens j’ai perdu cela, tiens j’étais là l’autre jour, et je n’y suis plus, tiens aujourd’hui je manque J’ai envie de vin, je sais que mon ventre aime cela Si je pouvais y creuser un petit trou, pour qu’il n’ait plus besoin de passer par moi Puis pourquoi pas un autre, un peu plus grand, qu’il puisse y faufiler ses bras. Puis sinon, un très grand, qu’il sorte mener une fois pour toute sa vie, comment sera-t’elle sa vie ? Qui des deux reviendra vers l’autre ? Mets-toi dans un nid Avant j’étais dans un ventre Maintenant dans un nid, tout le monde sait que la mère construit son nid pour abandonner ses enfants : je vais te nourrir, te vivifier, ce sera mieux de vous rassembler ici Peut-être pourrez vous y survivre, je pars Sais-tu pourquoi je soigne des jeunes ?
-Non
-Tu n’es pas fou, sommes-nous d’accord ? Je ne veux plus te voir pas parce-que j’ai eu envie de mourir hier. Mais parce-qu’hier, quand tu es partie, quelque chose pouvait mourrir en moi. Pourquoi face à toi je me comporte comme une glace floue dans la terre floue ? Pourquoi je suis cymbale : À la fin qu’on se rencontre Qu’on se rencontre
-Il pleut beaucoup ici. J’aime bien
-Ici aussi J’ai pensé à toi aujourd’hui
-Moi je pense à toi souvent
-Je me trouve moche ici de la meilleure manière. Je pourrais être ton assembleur
-Tu l’as trop longtemps été J’espère à mon tour que tu accepteras ce soir là de voler dans mon vent pour être seule ou ne pas l’être
-C’est conciliable
-T’as raison, là je ne suis pas seul, je ne me dissous pas contre vous, mais quelque chose peut mourir en moi, je suis inhumain car je ne maîtrise plus ma mort Dans ton vent, je suis seul, oui, c’est ma solitude, et je suis un peu plus homme. Je ne sais pas, ton vent se bat contre mon vent, et je suis plus vent que toi
-Donc tu m'épargnes ton écrasement envisagé et tu m'épargnes aussi d'être écrasée
-Raconte Pourquoi le feu?
-Tout a brûlé C'est à Dawson dans le Klondike
-Sa maison?
-C’est un Saloon ils s'affrontent ils s'aiment
-Mais il ne faut pas dire que tout a brûlé, alors !
-Et ils sont trop des durs pour aimer ils ne s'embrasseront jamais
-Un victorieux dans ces flammes?
-tu comprends rien tu vois pas que le coeur lui coule par la bouche vraiment
-Tu expliques mal
-Aujourd’hui je t'ai trouvé vivante, j'aimais ton rire qui clôturait chaque phrase devenue insouciante. J’aurais aimé te procurer deux bras, mais je n'en avais pas pour moi Je crois que parmi toutes les possibilités celle là est quand même extraordinaire J'admets ressentir de la pitié à mon égard Mais vraiment je me passerais de la tienne Je sais pas si je dois rire Elle a toujours su les choses Mieux que moi Moi qui les égare
-Je comprends mal ce que tu dis
-Je ne peux pas t'exprimer et m'exprimer En même temps
-Ça te plait?
-Je ne peux pas répondre je ne sais pas quoi répondre à ça déjà, pour te répondre à toi ensuite
-Dans l'océan et dans la jungle on ne répond pas
-Très bleu
-Ca va
-Ca va ?
-Mieux qu'un mort
-Mieux qu'un vivant ?
-Comme un baobab desséché C’est un arbre sans feuilles, sans sèves, un trône, un métal fondu, la course d'un homme rendu imperméable et sévère par l'arrêt du temps. Desséché ? il est déjà le séché, la corne du paysage !
-Je ne les connaissais pas
-Qu’est-ce que tu ne connaissais pas
-Tes affaires sont dans des cartons ?
-Non j'étais mort aujourd'hui, j'ai fais des cadeaux et je vais terminer demain je suis triste de m’appartenir Mourir ???????????? NON AH AH j'ai mal AHHHHHHHHHHHH Pardon pas pardon bonnes vacances À jamais 14 juillet au lit JE TRAVAILLE BIEN JE SUIS EXCEPTIONNEL JE SUIS EXCEPTIONNEL JE SUIS EXCEPTIONNEL JE PLEURE DE M'ADORER JE SUIS l'ADORATION DE JONAS JE SUIS MON ENFANT NÉ DANS LE BAS VENTRE mort
-Très vivant À quoi tu ressembles ?
-J’ai mangé africain
-Moi j'y suis habitué et c'est peu risqué (peu risqué quand tu peux faire confiance à quelqu'un) C'est connu ce que je te dis là Et ce qui est intéressant, c'est que toi tu ne le connaisses pas
-Pas question de risque ici Question de se donner à un autre bref je bosse
-Mais ça implique quoi pour toi "se donner à un autre" ?
-Qu'il me pousse à faire des choses quand je le rencontre et sans qu'il l’imagine Je pourrais combattre sur tous les fronts si je le voulais, mais il n'y a en a qu'un que je veux occuper, il se plonge la main dans le chaud, il se chaud la main dans le plonge, pardon : tu gardes ta main sur le front le front est l'envers de ton poignet ? j’aurais aimé faire cette découverte ton troisième terme est ton menton... toujours disponible mon premier terme positif : les cheveux négatif : l'arrête des pectoraux troisième terme : le visage putain je suis parti encore sur ces fronts désolé pardon ça me fait peur maintenant que je sais que je ne veux pas me jeter par la fenêtre même tes mains ont des écorces c'était l'histoire d'un homme incroyable jusqu'au bout des pieds mais la fenêtre était ouverte c'est là sans couleur même tes pieds ont deux visages
-Tu peux être dans d'autres couleurs
-Pour mon miroir la non-couleur please
-T‘as le sang froid? T’es pas avec ton amie
-Je serais plutôt énervée contre moi s'il fallait l'être car étant d'accord sur le principe avec toi, il est dommage d'avoir écrit cette phrase elle vient de disparaitre
-Puis tout n'est pas toujours illuminé C’est deux regards qui se rencontrent, il n'y a pas de place forcément pour du compliment entre nous. Tu choisis de dire, tu dis, tu choisis de te taire, tu te tais. Un compliment ça essaye de diriger un couple de mots vers la politesse que tu serais censé me devoir Et je suis ouvert comme un parasol à toutes objections Très beau compliment hier j’étais touché Mais n'en donne pas trop de choses comme ça, car je les glisse sous la langue et les laisse fondre mais trop et ma langue sera rêche et mon orgueil très zèbre happy day oui oui .. je suis exceptionnel... aujourd'hui je le sais, je suis ami avec moi ce matin, je m'aime, me chéris, me précieux, me chante, me danse, me savoure, que c'est bon d'être moi
-un gros crapaud
-On appelle ça la capacité de puissance. Ne me donne rien, je suis néant sur l'infini, l'infini sur le néant. Donne moi un nombre N, aussi grand soit-il, je pourrai rajouter N +1, toujours, inlassablement. La plupart des jours, c'est Jonas ou la chronique de l'être en retard, Jonas sous le mode de la racine. Et parfois, Jonas sous le mode de la puissance, Jonas²
-AHHH des nouveaux moyens je ris c'est très mignon
-Hein ?
-Tu es déjà enfermé dans un ventre c'est ça? Attendrissant si tu préfères
-C’est beau j'ai envie de pleurer dans mon ventre, ça me correspond bien là un ventre est enfermé en moi je veux être mignon attendrissant c'est atroce attendrissant c'est j'ai pitié, mais tellement pitié que je dis attendrissant
-ok attends je reformule pour être exact et que tu comprennes "Devenir moins dur, moins coriace, plus facile à manger" La gelée attendrit les choux. Il faut battre ce gigot pour l'attendrir avoir pitié, c'est grave pour toi donc
-hahah tu me brûles les yeux
-maintenant que tu m'as dis ça j'ai une image de toi à la montagne, avec la montagne, avec la nature qui s'est fixée en moi parce-que j'ai toujours trouvé fascinant ton rapport à la nature, qui va avec (je pense) ton rapport si intime que tu entretiens avec toi même dans la nature je t’ai toujours vu unie, complètement une et seule personne tu me manques ah c'est nul et dommage qu'on ait disparu comme ça de la vie l'un de l'autre tu étais si importante, et tu as disparu ensuite je sais que c'est moi, et je ne sais pas si je peux changer mais bon, je pense à toi, ton absence ne disparait pas elle ! J'espère que tout va super bien pour toi je t'embrasse fort
-Je vais bien je développe mes sensibilités je me comprends mieux je vais bien
-je pense à toi, tu es génial, profondément géniale
-Hey merci tu es aussi génial pourquoi je mérite ce compliment ?
-Je suis pas très bien placé pour le faire, à mon avis, ton copain serait déjà bien mieux placé que moi tant ma mémoire est brouillée et confuse, et elle a, semble-t'il, les cils emmêlées comme quand on pleure sans le côté tragique de l'image mais je veux bien essayer
-Bah si c'est triste putain si tu savais comment ça m’attriste
-C’est juste la manière dont je fonctionne pas besoin d'être triste
-Je veux travailler avec une personne âgée Lui donner du temps tous les vendredi et la rencontrer Je trouve que juste parce qu'une vie se termine bientôt elle n'est pas moins importante qu'une qui se développe Et parce que je n'aime pas que quelqu'un se sente seul Oublie
-Je ne peux pas écrire oui
-Pas du tout
-Mais désolé de quoi
-De faire avec
-Je ne comprends pas pourquoi tu t'excuses
-On a disparu de la vie de l'autre
-Pas toi de la mienne
-Donc je m'excuse
je n'arrive pas
-À quoi
-À faire avec toi
-Faire quoi avec moi mon Jonas
-Vivre avec toi
-Donc tu veux m'éliminer
-Je ne veux rien
-C‘est comme ça je suis contraint de vivre
-Mais Jonas Ça te fais du mal quand on s'écrit ? Tu ne veux pas m'avoir dans ta vie?
-Mais on ne s'écrit pas, on ne parle pas pourquoi ? parce-que je n'arrive pas pas question de vouloir
-Je comprends
-Tu fais quoi
-J’écris Et toi
-Pas du tout j'ai aimé j'ai aimé en amour
-Je te trouve brutal
-C‘est parce que je ne t'ai pas vu depuis longtemps VENT QUI ME TRANSPORTES CONTRE LA RUE CONTRE LA FENETRE ET JE MEURS JE MEURS JE MEURS JE MEURS JE MEURS JE MEURS PAR MIRACLE OUIIIIIIIIIIIIIIIIII DACCORD DACCORD TROP FATIGUE POUR MOURIR AUJOURD’HUI
-Quand je voyageais au brésil, j'ai été dans un désert Que ces photos t'emportent dans le soufflement du vent que tu lèvres Moi je vais partir bientôt dans un long voyage d'où l'on aime Si je n'habitais pas là où j'habite dans ce Jonas, je pense que je me serais tuer mais il y a ce petit habitant qui m'en empêche son nom est Antonio je sais aimer je sais faire ça j'en suis fier plus besoin d'apprendre à siffler pas de chance de connaitre ça t'as pas de chance je suis sincèrement désolé je regrette un moine sur une terrasse ombragée et entourée de pins bleus, m'a demandé ce que je préférai entre le regret et le remord Je regrette que tu sois en prise avec moi car c'est vraiment dommage, et tu sais ce qu'il y a d'encore plus dommage, c'est d'écrire cela, et de savoir qu'on l'écrit et de ne pas vouloir l'écrire, et pourtant de continuer car la falaise du ventre parle C'est la fin Tout a été absorbé par mon ventre J'ai encore faim Mais cette fois ce sera seul je me torture je mange un bras oups pas du tout je ressens de la tendresse avec toi je suis pas certain de pouvoir l'exprimer physiquement comme un Dieu qui décide de coucher une plage entre une falaise et la mer suis-je maladroit "Je n’ai pas réussi à surprendre un bout de ton intimité et tant pis, elle était à toi. Et si j'étais empaillé ?" non je rigole je blague je joue je hais ce mot bon bon bon bon que faire faut que je dorme je pense excuse je suis perdu en ce moment, je dois trouver une nouvelle pendule et un chameau parce-que les bosses m'attirent tu sais tu dis je t'aime parfois ? rien de tout ça n'est sérieux tu connais le 45 ème degré et bien c'est au dessus D'accord, j'accepte ta volonté de ne plus être vu à travers quelqu’un Être vu tout court, pas à travers, comme si je traversais un plasma visqueux d'une personne et en ressortais tout recouvert, plasma qui changerait selon les gens je suis moi, et je veux pas être vu Situation où il aurait fallu couper mains où yeux bien plus tôt Il n'y a que du moi ici : en amont moi, il n'y a pas de rencontre possible C'est la première fois que j'ai envie de dire a quelqu'un appelle-moi et ne m'appelle pas tout seul ? UN GEANT seul ?
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Les Chroniques de Livaï #465 ~ LA LIBERTE COMMENCE OU FINIT L'IGNORANCE (mars 846) Nadja Rosewitha
L'histoire de Livaï comme vous ne l'avez jamais lue. Le personnage le plus populaire de L'Attaque des Titans, le soldat le plus fort de l'humanité… Qui est-il vraiment ? Qu'a-t-il dans le coeur ? Qu'est-ce qui a fait de lui ce qu'il est ? Je me suis mise en devoir de répondre à ces questions en vous livrant ma propre vision de sa vie, de ses pensées, des épreuves qu'il a traversées, ainsi que celles des personnes qui l'ont côtoyé, aimé, admiré, craint, détesté. Si j'essaie le plus possible de respecter le canon, quelques libertés seront prises sur les aspects de sa vie les plus flous. Quelques personnages seront également de mon invention. Livaï, un homme que l'on croit invincible et inatteignable… Est-ce bien sûr ? Jugez-en par vous-mêmes.

Je me sens si petite ici, cette ville gigantesque m'écrase avec tous ses bâtiments massifs qui cachent même le soleil... On sent qu'il y a ici un raffinement qu'on ne retrouve que partiellement dans les autres villes du Mur Rose. Les gens qui vivent à Mitras sont très riches et sont plus préoccupés par la beauté des lieux que par leur commodité. C'est à qui aura l'habitation la plus impressionnante et décorée... C'est vrai que cette vision nous change de notre quotidien !
Erd et Gunther n'ont pas cessé de tout regarder avec des yeux exorbités, commentant tout ce qu'ils voyaient, en restant toujours collés l'un à l'autre comme s'il avait peur d'être séparés. Je suis restée en arrière avec Claus, tandis que le caporal nous menait dans les rues, les mains dans les poches. Il semble à première vue à son aise ici mais je sais qu'il surveille tous les coins de rue.
Il a insisté pour que nous portions des tenues civiles afin de ne pas nous faire remarquer. Officiellement, c'est parce qu'il ne veut pas être dérangé durant notre excursion par des adorateurs curieux, mais il est possible que la vraie raison soit d'ordre sécuritaire. Je crois que le bataillon n'est pas très apprécié par nombre de nobles, on ne voudrait peut-être pas nous voir traîner ici sans raison.
Claus n'hésite pas à me montrer et me parler des monuments qu'il connaît. C'est vrai, tu as reçu une médaille dans la capitale. Tu as dû être fier ce jour-là. Il me confie qu'en vérité il n'a surtout vu que le palais, mais il a tout scruté avec attention durant le voyage en diligence. Tu ne nous as jamais raconté comment c'était ce jour-là, je veux dire, la Chute... Tu y as combattu, n'est-ce pas ? Il était à la forteresse quand les titans ont attaqué ; une vigie les a vus arriver de loin, se dirigeant droit sur le QG, ce qui a laissé aux explorateurs le temps de prendre la fuite en emportant les choses les plus importantes. Il a même tiré l'épée aux côtés d'Erwin Smith, qui n'était pas encore major à ce moment-là.
J'aimerais vraiment que tu m'en parles un jour. Il me le promet, mais aujourd'hui, nous nous promenons en groupe en essayant de ne pas ressasser les mauvais souvenirs, alors autant rester dans l'ambiance ! Le caporal nous a fait faire le tour de la ville en longeant l'enceinte externe, pas trop rapidement ; puis nous avons visité le musée, ce qui nous a pris la matinée. J'ai faim, pas vous ? Les garçons approuvent et me laissent l'honneur de choisir où je veux manger. Ah ? pourquoi moi ? Bon d'accord, mais vous savez je ne connais aucun établissement ici. Ils m'assurent qu'ils accepteront mon choix et si c'est mauvais, et bien, ils feront bonne figure ; ça ne peut pas être pire que le vulgaire ordinaire des militaire ! C'est vrai ! Dans ce cas... allons par ici, je crois avoir vu quelque chose !
J'emmène tout le monde dans une direction, et le caporal accepte de se laisser mener. Il marche à côté de moi sans rien dire, comme s'ils préférait nous écouter discuter plutôt que de participer. C'était vraiment une bonne idée, caporal ! Cette ville est fascinante et je me demande comment on a pu la construire en seulement cent ans, c'est incroyable ! Il rétorque que ce n'était pas vraiment son idée mais que si ça nous plaît, c'est l'essentiel. Vous êtes si prévenant et gentil ! Je vois du coin de l'oeil Claus qui tire la langue comme s'il était dégoûté mais je ne le reprends pas. Regardez, c'est là-bas. Je crois qu'on doit bien y manger. J'espère que ce n'est pas trop cher...
Tandis que je bifurque vers le restaurant, je me rends compte que le caporal ne suit pas le mouvement. Il demeure figé, la tête tournée sur le côté, et tous les autres s'immobilisent aussi pour le regarder. Il semble fixé sur un escalier qui s'enfonce apparemment sous la capitale et n'en détache pas les yeux, même quand je l'interpelle. Caporal ? Qu'est-ce qu'il y a, là-bas ? Ca m'a l'air sinistre...
Il répond que ça l'est, et sans doute plus encore que je ne l'imagine. Vous voulez dire que ?... Oh... J'hésite à lui demander de préciser, car je me rappelle alors les quelques articles de journaux que j'ai lus à son sujet... Ce serait donc vrai ? Je n'imagine pas un seul instant qu'il me donnera une confirmation ; ceux qui savent la vérité doivent être très privilégiés, je suppose...
Venez, caporal, je suis sûre qu'on mange très bien là-bas ! Je n'ose pas le tirer par le bras ou l'épaule, ce serait incorrect, mais il finit par se détourner pour nous suivre. Après le repas, nous irons à votre salon de thé ; ce sera parfait pour une collation d'après-midi ! Erd et Gunther courent vers la porte et jettent un oeil au menu à l'entrée. Ils ne feront pas leurs difficiles, même maman dit qu'elle n'a jamais eu de problème à leur faire la cuisine, haha !
Je regarde également et retiens quelques plat que je trouve appétissants. Bon, et bien, nous entrons ? Gunther ouvre la porte devant moi et me fais entrer en première. Sa galanterie me touche beaucoup après avoir supporté son éloignement momentané. Je me suis sans doute fait des idées, apparemment, rien n'a changé. Je suis soulagée... Sitôt entrés, nous sommes accueillis par un serveur habillé de façon impeccable qui nous mène à une table pour cinq. C'est un peu intimidant mais je suppose que cela n'arrivera que rarement dans nos vies, autant en profiter !
On nous débarrasse de nos manteaux et nous nous installons. Je me retrouve entre Claus et Gunther, tandis que Erd et le caporal se placent sur la banquette d'en face. Je me sens étrangement... protégée entre eux deux ; la même bienveillance à mon égard, à leur manière personnelle. Gunther me demande si je suis bien installée, et Claus si je ne suis pas trop serrée. Mais non, c'est parfait ! Le caporal passe la main sous la table, puis regarde les couverts avec attention ; c'est son rituel habituel, nous le connaissons par coeur. Apparemment, tout est propre, donc nous pouvons commander ? Le caporal approuve et nous prenons nos cartes.
Il y a tellement de plats différents ! Je n'en connais pas la moitié mais je me sens aventureuse aujourd'hui. Je me décide pour un plat de poisson, tandis que les garçons se jettent sur la viande. Elle doit être de qualité, pas comme celle qu'on a une fois par semaine. En voyant cette profusion, je ne peux m'empêcher de penser à ceux qui ont faim dans le Mur Rose, et ce paradoxe me coupe l'appétit une minute. Mais... ce n'est pas une raison pour se priver, ne rien manger n'arrangera rien pour les autres ! Le caporal se laisse tenter par un plat en sauce, mais qui semble peu protéiné. Ce n'est pas un gros mangeur de toute façon.
Nous annonçons nos choix au serveur, qui repart en cuisine. Il nous laisse des friandises à grignoter en attendant. Je n'aurais jamais pensé manger dans un tel endroit. Quand j'étais dans la garnison, je n'ai jamais eu l'occasion de venir à Mitras. L'établissement a de jolis rideaux roses, des chaises et des banquettes rembourrées, des lustres au plafond, des nappes bien blanches sans aucun trou... C'est vraiment un autre monde.
Je ne pourrais jamais y emmener maman et Mariele, seuls les militaires et les nobles peuvent y circuler... C'est si dommage... Je devrais aller les voir plus souvent, elles me manquent...
Tandis que je suis plongée dans mes pensées, Gunther me demande quel jour on est. Pourquoi cette question, c'est important ? "Très", il me répond, et je surprends même un sourire discret sur les lèvres du caporal. Que se passe-t-il ? Le jour qu'on est... attendez... Je crois que...
Et tout à coup, ça me revient. Je n'y pense plus guère depuis que je suis dans l'armée, mais... oui, je crois savoir ! Vous... vous y avez pensé alors que même moi j'ai oublié ?
Erd et Gunther rigolent ensemble au-dessus de la table, et Claus reste silencieux sans rien comprendre. J'entends le caporal murmurer "aah, les jeunes..." tout en buvant un peu dans son verre d'eau, et je me rends compte alors que tout était planifié ! Vous avez fait ça pour moi ? Claus lève les bras en affirmant qu'il était pas au courant et foudroie tout le monde du regard. Cette excursion est donc un cadeau d'anniversaire, caporal ? En quelque sorte, qu'il répond. Oh, merci, c'est vraiment généreux de prendre de votre temps pour ça mais ce n'était pas la peine.
Gunther pose sa tête sur mon épaule et je sens une douce chaleur m'envahir. Je le vois sortir de sa poche une boîte, de la taille de sa paume. J'ai le coeur qui bat très vite... Erd est fixé sur moi, lui aussi, et la pièce se met à tourner un peu... Qu'est-ce qu'il y a dans cette boîte ? Claus tend le cou pour voir, et Gunther la pose sur la table devant moi. Un cadeau de toute la famille, lui compris. Je suis sûre que ça a coûté une fortune, je suis gênée... mais... par sainte Maria...
Pendant une minute entière, j'imagine dans cette boîte une bague de fiançailles, toute simple mais si précieuse... J'oublie Erd et Claus et regarde Gunther droit dans les yeux en l'imaginant à mon bras... Mais je reviens vite à la réalité quand Erd m'exhorte à ouvrir la boîte. Oui, d'accord, mais laisse-moi rêver un peu. Car je sens que ce n'est rien de ce que j'imagine.
Je soulève le couvercle et découvre sur un fin velours rouge un pendentif au bout d'une chaîne. Je le soulève délicatement et il scintille un moment à la lumière. Il est en forme de coeur stylisé et je le devine creux. J'ouvre le coeur et dedans se trouvent deux mèches de cheveux, une noire et une blonde. Je devine presque instinctivement à qui elles appartiennent...
Erd m'explique alors que c'est Gunther qui a choisi le pendentif. Oooh, il a choisi le coeur... Lui-même a commandé la chaîne et l'a voulue la plus résistante possible afin que je puisse la porter en mission. Et les cheveux appartiennent à ma mère et ma soeur. C'est... c'est pour ça que vous étiez distants avec moi ? Ils avaient peur d'être découverts alors ils ont décidé de s'isoler quelques temps afin de pouvoir agir sans que je les vois. J'imaginais des tas d'autres choses, je suis désolée d'avoir douté de vous !... Claus, tu peux attacher la chaîne, s'il te plaît ?
Ses mains s'attardent sur ma nuque plus que nécessaire mais je le remarque à peine. La chaîne vient se poser juste au-dessus de ma poitrine. Il ne me gêne pas du tout, je pourrais le porter tous les jours.
C'est toujours réconfortant de porter ses proches près de son coeur.
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Suivez la demi-finale aller de Ligue des champions entre Liverpool et l'AS Roma…
Mohamed Salah a inscrit un doublé — Filippo MONTEFORTE / AFP
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Ligue des champions Demi-finale aller Liverpool – AS Roma 5-2 (Salah 36', 44', Mané 56', Firmino 61', 69' – Dzeko 81', Perotti 84') 2e période
Allez, on se laisse sur ça les potos. A demain pour Bayern-Real!
Les hommes de Jurgen Klopp pourront s'en vouloir d'avoir pris ces deux pions en fin de rencontre. Le football remercie en revanche la Louve de s'être débattue pour avoir le droit d'y croire.
94e: C'EST TERMINEEEEEEE!! Quel match de taré! Quelle folie! Quel régal. Et le retour qui sera finalement pas si inutile que ça. 5-2, score final!
89e: Les Romains poussent, ils en veulent un de plus et ont bien raison. Quatre minutes de temps additionnel.
85e: PEROTTI !!!! 5-2!!! TOUT EST RELANCE!! Ce match est dingue bon sang.
84e: ET PENALTY POUR LA ROMA! Incroyable! Quel scénario improbable!
81e: DZEKOOOOOO! 5-1!!! Et si??? Et si?? Et si la Roma venait de s'offrir une infime chance s'y croire en marquant ce petit but de l'espoir.
77e: Le problème de ce match c'est clairement que le retour va servir à rien et qu'on se fera chier à Rome.
74e: Mohamed Salah sort, il y a quand même Premier League ce week-end, faut pas déconner. Ca sera l'ogre Stoke City en face, autant dire une autre paire de manches.
70e: Très gênant ce match de l'AS Roma. Niveau Ligue Europa phase de poules. Genre Viktoria Plzen, Astana, tout ça.
68e: LA MANITA! FIRMINO MARQUE LE CINQUIEME DE LA TETE SUR CORNER! 5-0, merci et au revoir!
64e: Gonalons va rentrer. Tremble, Anfield.
62e: FIRMINO 4-0!! Et qui est à la passe??? Quiiii???? Mohameeeeeeeed Salaaaaaah! Il fait tout tout seul. C'est hallucinant. C'est Lionel Salah. Firmino n'a plus qu'à la pousser au fond.
60e: On s'enflamme un peu du côté de Liverpool au lieu de tuer définitivement cette rencontre. Attention à ne pas le regretter dans 120 minutes.
57e: LA DECULOTADAAAAAAA!!!!! 3-0!!! MANE!!! ENFIN!!! Servi par l'immense, l'incroyable, le stupéfiant, le génial Mohaaaaaameeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeddddddd Saaaaalaaaahhhhh!!!
55e: Pouaaah le pressing de Liverpool, c'est quelque chose… Ca a failli déboucher sur une action dangereuse, là.
52e: Elite tweet
Pendant que tout le monde s’extasie sur Mohamed Salah, Neymar vient d’éliminer Fibustado9578 sur PokerStars. #LIVROM
— Bastien Joseph (@BastienJoseph) April 24, 2018
50e: On est plutôt porté sur le duel viril en ce début de second acte côté Reds.
48e: L'enjeu pour Liverpool sera de continuer à marquer sans encaisser. On sait désormais la Roma capable de se révolter à domicile. Barcelone en a fait les frais.
Vicooooo
Exceptionnel ce Mohamed Salah ! Le 1er but est magique !
>> Même le deuxième est excellent. Moins spectaculaire mais pas mal du tout.
46e: C'EST REPARTIIIIII!!
OkramLeGrandPatriote
Superbe match ! Quand on pense que les rêveurs de champions league se contentent d’affronter Les Herbiers…
>> On rira moins quand les Herbiers iront gagné cette Coupe de France aux t.a.b (j'y crois pas une seconde)
Rappel
Alors @najetrami elle est où ta #Roma ? Et ton #Salah… #Fekir il a un #Salah dans chaque jambe ! Concentre toi sur l’#OM
— Nabil Djellit (@Nabil_djellit) March 16, 2017
L'ouverture du score
Je ne veux que des commentaires élogieux sur Mohamed Salah dans les commentaires. Et oui c'est moi qui commande. Ses deux buts sont tellement doux.
C'est la mi-temps à Anfield! 2-0 pour les Reds grâce à un seul homme, le meilleur du moment. Mohamed Salah. Saluez l'artiste.
45e: MOHAMEEEEEED SALAAAAAH!!! IL EST TROP FORT!!! SALAH! SALAH! SALAAAAAAAH!!!! Magnifique! Je l'aime! On l'aime tous!! 2-0 pour Liverpool sur un contre à mille à l'heure conclu tout en douceur d'un ballon piqué de l'Egyptien.
43e: C'est joué au second poteau sur la tête de Lovren mais sa tentative est aussi molle qu'une conférence de presse de Jacques Santini.
42e: Firmino prend sa chance… C'est détourné en corner.
41e: Milner qui essaye d'être technique, c'est quelque chose. Evidemment il n'a pas réussi à l'être.
39e: Donc en fait Sadio Mané a décidé d'être le meilleur défenseur de l'AS Roma ce soir. C'est ça le projet?
37e: OOOOOH DEJAN LOVREN LA TETE! Sur la baaaaarre! Le match s'emballe comme nos coeurs, d'ailleurs.
35e: OOOOOOOHHHHHHHHHHHHHHH SALAAAAAAAHHHHHH!!!!!! GOLAAAAZOOOOO!!! 1-0!!!! Dans la lucarne, érigez une statue pour cet homme, bénissez-le, il est beau!
34e: Firmino! Frappe subtile et plein de douceur du Brésilien aux abords de la surface? Ca manquait un peu de calcium quand même. Plus fort la prochaine fois, Robert.
33e: BUUUUUT DE MANE!! Mais il est refusé pour hors-jeu. C'est pas sa soirée au Sénégalais.
30e: Mané acte II, il gâche un super centre en retrait de Firmino assez lamentablement il faut le préciser.
28e: MAIS C'EST SERIEUX LAAAAA MANE??? Il fait le plus dur avec un contrôle de ouf et nous rate son face-à-face avec Alisson Becker en envoyant le ballon dans le ciel?
27e: Mdr la combinaison toute pétée des Scousers. La plus rincée de l'histoire du football.
26e: Coup-franc plein axe pour les Reds aux 30 mètres sur Sadio Mané. Jesus prend un carton jaune. Blasphème.
25e: C'est moche pour le moment Liverpool à l'exception de Salah…
25e: C'est moche pour le moment Liverpool à l'exception de Salah…
22e: Oxlade-Chamberlain quitte le stade sur civière (et était à deux doigts de se faire shooter par un ballon au passage).
19e: C'est quand même l'arrêt le plus dégueulasse de l'histoire. Et dire que Paris se plaint d'Areola.
18e: OUAAAAAAAAH MAMMA MIAAAA KOLAROOOV ! La frappasse sur la barre!!!!!! Oh bordel de bon sang si elle rentre celle-ci! Karius la touche un peu.
16e: Wijnaldum va le remplacer et ça m'arrange pas parce que c'est un nom assez chiant à écrire.
15e: Aie, aie, aie Chamberlain qui est touché au genou et va certainement sortir sur blessure. Le genou a tourné. Habib Beye sort tranquillement « c'est le ligament croisé interne ça ». Wtf?
13e: Ouuuuh le bon petit centre de Kolarov en direction de Dzeko qui est intercepté par Karius. Ca aurait pu être très dangereux pour les Reds, cette histoire.
12e: Belle bataille de swag entre les deux coachs à la dégaine de profs d'EPS d'un lycée du Val de Marne.
9e: Liverpool est un cran au-dessus. On sait qu'ils aiment commencer fort leurs matchs et la tendance se confirme.
7e: Oxlade-Chamberlain de loin! Il veut refaire le coup de City mais sa tentative est écrasée. Tranquille pour Alisson.
6e: Apparemment on galère vraiment avec le drapeau du côté de l'arbitre-assistant.
5e: OUUUUUH ROBERT FIRMIN!!!! Le Brésilien qui fait la diff grâce à un appel de balle à la limite du hors-jeu mais il frappe trop tard, quand l'angle était trop fermé. Du coup il a pas pu cadrer.
4e: Changement de drapeau pour l'arbitre assistant qui visiblement s'est fait lâcher par son drapeau titulaire. Coup dur pour l'homme en jaune.
3e: La réponse du berger à la bergère, Mohamed Salah crochète et se met sur son gauche avant de tirer. Là encore c'est cadré mais pas assez puissant.
2e: La première tentative de la rencontre est pour Strootman. C'est cadré mais Karius s'empare sereinement du ballon.
1e: C'EST PARTIIIIIII A ANFIIIIELD!!!!!
20h41: On a chanté ce You'll Never Walk Alone comme des groupies à la rédac. J'espère que vous en avez fait de même.
20h35: Des supporters italiens ont attaqué des supporters de Liverpool avec des ceintures. Oui, des ceintures.
Roma fans have just attacked Liverpool supporters with belts, outside the Albert. About 20. One guy down getting treatment
— Jonathan Northcroft (@JNorthcroft) April 24, 2018
20h32: Sans oublier celle de la Roma. Niveau visuel, le CM des Romains est meilleur.
Come va con l’attesa per #LFCRoma???
Intanto ecco la nostra formazione: @cengizunder partirà dal primo minuto
#ASRoma #UCL pic.twitter.com/N8YEzelQFc
— AS Roma (@OfficialASRoma) April 24, 2018
20h30: C'est l'heure! L'heure de lancer ce live, l'heure de vibrer pour ce très beau match qui s'offre à nous. On commencer avec la compo des pensionnaires d'Anfield, Liverpool.
Tonight’s #LFC side. #UCL pic.twitter.com/eDkVigc1LB
— Liverpool FC (@LFC) April 24, 2018
Une fois n'est pas coutume, on vous laisse patienter avec un peu de lecture sur l'homme de cette demie, Mohamed Salah (ex-AS Roma).
Liverpool-Roma: Formé en Egypte, candidat au Ballon d’Or… Mohamed Salah ou la revanche du foot africain https://t.co/jU6jfjtFUs via @20minutesSport pic.twitter.com/3FlOkqmSdu
— 20 Minutes Sport (@20minutesSport) April 24, 2018
On n'ira pas jusqu'à qualifier cette affiche de Les Herbiers-Chambly version Ligue des champions (déjà parce que ces clubs sont bien trop titrés pour ça) mais presque: Liverpool reçoit l'AS Roma à Anfield pour le premier round de la finale des outsiders d'une compétition devenue propriété du Real Madrid, du Barça et, dans une moindre mesure, du Bayern Munich. C'est précisément ce qui en fait la meilleure demie (postulat totalement subjectif): deux équipes qu'on n'a plus l'habitude de voir à ce stade de la C1 vont lutter pour savoir qui aura le droit de se frotter à plus fort que soi en finale à Kiev. Et qui aura droit d'y bénéficier, fin mai, du soutien de qui préfère David à Goliath.
>> Rendez-vous à 20h30 pour le début du live
20minutes Sport
The post Liverpool-Roma: Salah et les Reds écrasent la Louve mais le suspense n’est pas mort… Revivez le match… appeared first on Nouvelles de la France.
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Retour de CF ! (pour changer des billets où je me plaints) : Chapitre 12 et 13 du canon, la maladie
Et voilà ! J'espère que ça te plaira @ladyniniane !
Petit retour à CF avec un chapitre un peu plus lourd que les précédents : à force de s'épuiser pour tenir le Royaume en un seul morceau, les jumeaux finissent par tomber malade d'épuisement, et Rodrigue est le plus sévèrement touché. Quand il l'apprend, Félix rentre chez lui pour s'occuper d'eux.
Comme toujours, "petit" point de contexte !
=> j'utilise ma version des Braves + 3nopes n'existe pas
=> Lachésis Charon a déjà été mentionné avant. C'est une des grandes soeurs de la mère de Dimitri, Héléna, et une des membres de la grande fratrie Charon qui sont douze (même s'ils ne sont plus que neuf après la mort d'Héléna, et de deux d'entres eux à Duscur). Avec les jumeaux, ce sont eux qui tiennent le Royaume mais, Rufus s'entend très mal avec sa première belle-famille donc, ça finit souvent avec les Charon chassé quelques temps alors, Rodrigue récupère leur travail... alors qu'il fait lui-même son travail, celui du régent, et le côté administratif du métier de chef de la garde (le remplaçant de Gustave est compétent et pas assoiffé de sang de duscurien mais, il a beaucoup de mal avec l'administration alors, il le remplace), ce qui lui met encore plus de boulot sur les bras, d'où ses journées de travail à rallonge qui lui usent la santé.
=>Rufus n'encadre plus non plus les jumeaux, et vu que Rodrigue est juste à côté et peut difficilement lui répondre vu qu'il est le régent, il en profite en le pourrissant tout le temps dans son ivresse. Il lui reproche de ne pas avoir empêché Lambert d'aller à Duscur (alors que Rufus lui-même n'a pas levé le petit doigt) alors, il l'attaque en lui disant qu'il devrait lui faire couper la tête pour incompétence, celle d'Alix pour savoir ce que ça fait de perdre un frère et il menace de plus en plus souvent de couper la tête de Félix quand il sera majeur. Rodrigue utilise souvent Vitalis pour le faire décuver d'un coup et l'endormir mais, il doit techniquement éviter d'utiliser un sort sur le régent alors, il doit subir plusieurs longues minutes d'insulte gratuite.
=>Grigri est introduit avant, c'est le chat que peut garder Rodrigue à Fhiridiad, même si Rufus lui a interdit d'en avoir d'autres sous couvert que sa maitresse ne les aime pas car, ça lui permet de lui enlever quelque chose qu'il aime et qui lui apporte un peu de réconfort. Ce n'est pas un petit de Fleurette (le chat de Félicia) mais, un chat gris minuscule (gabarit d'un singapour) alors, il est discret et Rodrigue peut le garder. C'est d'ailleurs un chat qui vient de Duscur qu'Ivy a ramené d'un de ses voyages.
=>Le fait qu'Alix lui manque énormément a également été introduit avant. Les jumeaux savent se séparer même s'ils sont fusionnels mais, quand c'est contraint et forcé dans ses conditions, ils ne le supportent pas et ça leur fait mal physiquement et surtout psychologiquement d'être séparés.
=>Bon... autant vous dire que c'est très dur pour Rodrigue de rester à Fhirdiad psychologiquement, vu que tout ce qui se passe là-bas lui mine un peu plus le moral et la santé (dans le premier chapitre du canon, il est pratiquement dans un état dépressif tellement il n'en peut plus). Il y reste par devoir, car il tient au Royaume et ne veut pas qu'il s'effondre ou que Dimitri trouve un champ de ruine (enfin, encore plus) en arrivant sur le trône mais, c'est une épreuve pour lui.
=>pour la phrase "comme si l’un ou l’autre des frères leur laissait le temps pour quoi que ce soit en politique", c'est une référence à ce qui s'est passé pour Duscur : en gros, Lambert a discuté de lui-même, tout seul de son côté avec le conseil de chef et la famille de prêtre qui règne sur Duscur sans passer l'administration car, il trouvait que cela irait plus vite et montrerait que le Royaume était de bonne volonté pour arranger les choses (surtout qu'il parle couramment leur langue alors, il n'a pas besoin de traducteur). Sauf que la rencontre de paix est prévu dans - quand il l'annonce au conseil - deux mois afin de coller à une fête religieuse duscurienne qui marque l'entente et le renouveau donc, à part rajouter des problèmes, ils ne peuvent pas déplacer la rencontre à cause de ce côté symbolique. Autant vous dire que c'est beaucoup trop court pour tout le monde et le convoi est préparé dans la précipitation. Personne n'a le temps de souffler, surtout que personne ne veut y aller comme ça en catastrophe (et Lambert s'est mis tout le corps des diplomates et de la chancellerie à dos en ne passant pas par eux, ce qui est pris comme une insulte à leur travail et leur compétence).
=>Toujours avant Duscur, Lambert se disputent assez violemment avec les jumeaux (plus de détail dans ce billet). Félix résume un peu ce qu'il a vu dans le chapitre 13 mais, en gros, Rodrigue est juste tétanisé en entendant son ami lui dire "C'est un garçon intelligent, Rodrigue. Même s'il devait perdre son père, je sais qu'il deviendrait un homme bon et respectable." Pour rappel : dans cette histoire, les jumeaux sont orphelins de père depuis qu'ils ont six ans, Guillaume a reçu un coup de poignard en pleine poitrine à la place du roi Ludovic et est mort à cause de ça, ce qui a été leur première confrontation direct avec la mort (vu que leurs grands-parents paternels sont aussi morts pour la couronne quand Guillaume avait trois ans), la seule image dont ils se souviennent de leur père à part les grandes lignes de sa personnalité est la "boite" où il a été enterré, et ils ont subi une régence, ce qui n'est jamais une partie de plaisir (heureusement qu'Aliénor était là et compétente). Evidemment, ils prennent très mal ce genre de phrase. Cela tétanise Rodrigue qui finit juste par éclater en pleurs car, ça fait des semaines qu'ils travaillent tous à s'en tuer, ils sont sous pression, il ne veut juste pas que cette rencontre ait lieu comme ça car c'est dangereux, et il veut encore moins que son fils soit dans le convoi alors, cette phrase, c'est le coup de grâce. Il se fige sur le coup puis, une fois qu'il a eu le temps de bien la faire tourner dans sa tête et qu'il est avec Alix, il craque (les pleurs sont sa manière d'évacuer, il pleure beaucoup pendant la partie académique du jeu et fait même des crises de larmes à Fhirdiad quand il est seul pour évacuer son mal-être et son stress). Alix est furieux quand il apprend ce qui s'est passé et va engueuler Lambert en lui envoyant dans la figure tout le mal qu'il pense de lui pour le coup et qu'il est un imbécile heureux en pensant que tout se passera toujours bien dans le meilleur des mondes. Il se retient même de le frapper par peur des conséquences sur sa famille, et se contente de taper du poing sur la table avec son emblème qui s'active tellement il est hors de lui.
=>ce n'est pas le premier signe de réconciliation dans cet histoire entre Félix et son père. Il a déjà envoyé une lettre de lui-même quand Rodrigue s'inquiète pour lui lors de son tour à GM, même s'il refuse de lui parler en face (c'est le contenu d'un des sachets de Rodrigue, cette lettre plus l'éclat de verre poli par l'eau qu'il lui a envoyé avec, alors que le deuxième contient une partie de la parure de sa femme Félicia et l'autre éperon de Glenn qu'il avait oublié chez eux avant de partir pour Duscur), et il s'est aussi inquiété pour lui lors de la scène qui rejoue leur paralogue, où Félix aide Rodrigue à soigné son bras brûlé de magie après le combat (chose qu'il fait avec d'autres personnes dont il est proche) et ils recommencent à vraiment s'écrire régulièrement et normalement à ce moment-là (avant, les lettres de Félix était très froide). Ils recommencent donc à se parler et le fait que Félix s'occupe de Rodrigue alors qu'il est malade ne sort pas de nulle part.
=>Pour les blessures des quatre amis, elles datent de la bataille du lion et de l'aigle, tous les cerfs et les lions ont fini au repos complet pendant un mois vu qu'Edelgard, Hubert et Byleth n'ont pas retenu leurs coups.
=>pour Gilbert, les personnes resté après Duscur le détestent pour les avoir laissé tomber. Rodrigue a déjà craqué et bien mordu quand il est allé à Fhirdiad pour prévenir de ce que prévoyait de faire l'Eglise après Lonato. En plus, je triche avec le canon car, au lieu d'un an, Gustave a filé au bout de quelques mois alors, tout le monde lui en veut encore plus.
=>tout ce dont parle Alix a été montré dans des chapitres précédents. Et ses sentiments vis-à-vis de Lambert sont compliqués vu tout ce qui s'est passé, d'où le fait qu'il le charge dans sa tête pendant le chapitre.
=>l'incohérence avec la vraie mort de Glenn dans le cauchemar de Rodrigue est volontaire : il sait qu'il est mort d'un sort en pleine poitrine et de ses blessures, mais dans son cauchemar, il se fait poignarder dans la poitrine avec une lance, à la manière de Guillaume qui est mort d'un coup de poignard (car la mort de Glenn, c'est grosso modo la mort de Guillaume en pire qui recommence dans sa tête). Les choses autour de sa mort ont aussi été instauré avant...
=> ...tout comme les chansons qui ont toute été chanté avant (la quatrième est notamment celle que Rodrigue a chanté pendant qu'il passait l'eau du lac sur les brûlures de Félix afin de le soigner, et il est de tradition que ce soit l'auditoire qui dise le nom de Fraldarius pour montrer qu'ils savent de qui ont parle)
=>pour l'emblème d'écaille dans le dos de Félix, c'est la marque laissé par la magie de son ancêtre Fraldarius quand les eaux du lac l'ont soigné de ses brûlures.
=>après Duscur, Rodrigue pense qu'il fait honte à sa famille pour ne pas avoir réussi à empêcher Lambert de faire une erreur monumental (le "c'est mon boulot de t'empêcher de faire des conneries" est notamment une phrase que disait souvent son père et qui illustre bien le rôle de leur famille pour les jumeaux), d'où ses mots à Félix
=> le "tu es en vie... tu es en vie..." a été dit peu de temps après Duscur. Rodrigue et Félix sont toujours à Fhirdiad en attendant qu'on retrouve le corps de Glenn mais, Dimitri se fait attaquer par un comploteur qui tente de le poignarder, et Félix se met entre lui et l'assassin pour le protéger. Rodrigue ne serait pas arriver pile à temps et ne les aurait pas protéger, Félix aurait été poignardé à mort et il en est conscient alors, il ne peut que répéter ses mots tout en se jurant de protéger son louveteau, notamment en l'éloignant de Fhirdiad qui est un vrai coupe-gorge. C'est quand Félix doit repartir sans Rodrigue (car il est tellement débordé qu'il ne peut même pas aller enterrer Glenn) que la dispute qui va les séparer arrive.. le coup de poing est plus tard par contre, cela arrive après la révolte que Dimitri et Félix ont réprimé deux ans avant l'histoire.
=>le coup de la cape où Rodrigue a l'impression de dormir quand il se calme vient aussi de Guillaume : son père prenait les jumeaux dans sa cape pour les garder près de lui (dans l'introduction de l'histoire, Rodrigue repense au fait qu'il dit souvent à son père qu'il portera les mêmes grandes capes que lui quand il sera grand, ce qui le fait toujours rire, même s'il a oublié entre temps qu'il le disait)
Bon... je crois que j'ai rien oublié... désolé pour les notes de 10km de long, c'est que ces chapitres sont bourrées de références à ce qui s'est passé avant alors, faut bien faire le point ! Si j'en ai oublié une, n'hésitez pas à me demander et je corrigerais ça ! Sur ce, je vous laisse tranquille et bonne lecture !
(évidemment, suite sous la coupe)
**************Chapitre 12**************
Rodrigue était encore plus débordé que d’habitude. Rufus se reposait encore plus sur lui en ce moment, lui envoyant presque directement les textes que le régent devait lire et signer lui-même. Il s’était encore pris le bec avec Lachésis Charon mais cette fois, il avait renvoyé la femme de loi dans son fief avec ses frères et sœurs présents à la capitale, lui ordonnant d’y rester jusqu’à ce qu’il les autorise à revenir alors, il avait récupéré une partie de leur travail, même si les assistants Charon en envoyaient autant que possible à leurs supérieurs…
Bon, ça lui permettait de trier les ordres et d’en « perdre » certains à cause de la surcharge de travail, comme cet ordre d’envoyer des troupes à Kleiman pour réprimer des duscuriens qui se seraient soulever, alors qu’ils tentaient de se réorganiser de manière traditionnelle chez eux. Bon, la demande d’aide s’était tellement perdue dans la montagne de papier qu’il l’avait fait passer avec deux mois de retard – tellement que la nouvelle avait pu passer dans les mains d’Alix puis dans le courrier de Dimitri et Dedue – les mouvements de foules qui avaient pu y avoir s’étaient calmé d’eux-mêmes. Mais ça, le duc ne pouvait pas le faire à chaque fois. Il était un conseiller, pas le régent, il faisait déjà bien plus que ces fonctions ne lui en demandaient, voir l’autorisaient comme pour cette fois-là… Rufus le saurait, il risquait de mettre ses menaces à exécution… il lui rappelait presque toutes les semaines… il était si fatigué… même dormir ne lui semblait pas reposant… il n’avait pas la capacité de travail de ses parents… mais bon, il avait encore du boulot. Pas le temps de se poser.
Ces journées se rythmaient ainsi, en se calant sur les offices des moines pour avoir de bons repères dans la journée : levée un peu avant les laudes, entrainement pour ne pas perdre la main pendant une heure jusqu’à prime, travail jusqu’aux prières de sexte. Puis, après avoir mangé et lu son courrier personnel avec Grigri qui ronronnait sur ses genoux, dévorant les lettres d’Alix et Félix autant de fois qu’il pouvait pour avoir l’impression qu’ils étaient là, il retournait travail jusqu’à après les vêpres, jusqu’à ce que le soleil commence à se coucher pour pouvoir aller prier aux complies avant de dormir puis, il recommençait le lendemain. La routine la plus aléatoire, c’était quand Rufus venait « briser sa routine » pour le traiter d’incompétent, en insultant toute sa famille au passage et dire qu’ils méritaient tous d’être décapité, vite endormi par un Vitalis quand sa patience cédait. Le tout en essayant d’ignorer son dos qui lui faisait mal à force de rester assis dans la même position et ses maux de ventre vu qu’il mangeait assez peu. Il n’avait jamais été un gros mangeur de toute façon mais, il prenait à peine le temps de picorer son repas avant de retourner au travail… il n’avait même pas faim et tout semblait fade de toute façon… son esprit lui rappelant à chaque fois que les aliments retrouveraient leur bon gout à Egua avec Alix mais, ses obligations l’empêchaient de rentrer chez lui et d’enfin revoir son frère. Il évitait d’y penser… à chaque fois qu’il rêvassait de retourner chez lui, il devait se retenir d’hurler qu’il voulait retrouver son jumeau tellement il lui manquait… même si les deux options étaient aussi douloureuses l’une que l’autre… C’était un rythme éreintant et Rodrigue sentait que son organisme se vengeait en étant tout le temps fatigué et douloureux mais, ce n’était pas comme s’il avait d’autre choix que de lui imposer ça.
« Pardonne-moi… il faut que tu tiennes… au moins jusqu’à la fin de l’année… »
Il ne sut même pas comment prendre le soulagement de son corps à l’idée de pouvoir dormir un peu plus quand, en pleine lune du Loup Rouge, il reçut une lettre lui annonçant qu’Alix était malade et alité. Il maudit son propre organisme de se réjouir de cela, prenant même la mauvaise santé de son propre frère comme une occasion de se reposer. Le duc prit les dispositions qu’il pouvait avec Rufus en le tirant d’il ne savait quel bordel (si Oncle Sa Majesté Ludovic le voyait… ou même Lambert… il n’était pas comme ça de leur vivant…), puis rentra chez lui dès que possible avec Grigri, même s’il fut monstrueusement en retard.
Le temps d’arriver, Alix s’était remis un peu, encore heureux. Il put même quitter son lit pour aller s’asseoir au bord du lac, profitant du bon air de leur fief et de la vue familière. Le simple fait de revoir sa surface lisse et calme comme un miroir l’apaisait… et être avec Alix après tout ce temps à ne se voir qu’en coup de vent, c’était comme une libération… l’impression d’épuisement semblant diminuer un peu maintenant qu’il l’avait retrouvé… même si c’était pour trop peu de temps… il avait pu rentrer si tard…
« Je suis désolé de ne pas être arrivé avant… s’excusa l’ainé, son épaule contre la sienne en buvant la brise saine et rassurante survolant l’étendue d’eau.
– T’inquiètes, je sais que tu es surmené aussi. Je veux dire… t’as vu ta tête ? Lui demanda son frère, posant un pan de sa couverture sur son épaule.
– Oui, en te regardant, je voie ma propre tête.
– Alors, je suis encore malade, t’as des cernes de trois cordées de long et les joues creusées, rétorqua-t-il. Faut dire, déjà que t’es toujours débordé, avec les Charon forcés de rester piaffer dans leur fief, ça doit être encore pire… Avec Rufus qui continue de te vomir des horreurs dessus je parie, alors que tu fais tout son travail à sa place histoire que son foutu Royaume tienne encore debout…
– Vu l’endroit où j’ai dû aller le chercher… j’ai bien cru que c’était un bordel… marmonna-t-il. Déesse, j’aurais préféré ne jamais voir une chose pareille.
– Eh bien, je n’ose même pas imaginé… que la Déesse te nettoie les yeux pour ça. Enfin, tu vas pouvoir te poser un peu… et comme dirait maman, il n’y a rien de meilleur que l’air du lac…
– Elle avait bien raison… Hum… » Il prit une grande aspiration, goutant l’odeur fraiche de l’eau scintillante, chargé des parfums des environs, se sentant vraiment bien pour la première fois depuis longtemps en étant aux côtés d’Alix. « Ça fait du bien… ça fait longtemps…
– Trop… » souffla-t-il en posa sa tête sur son épaule, le premier-né calant un peu la sienne contre celle de son frère.
Ils restèrent encore un peu mais, ils durent s’endormirent à un moment ou un autre car, leur médecin vient les secouer pour leur dire de rentrer avant qu’Alix ne retombe malade. L’homme les réprimanda un peu, habitué à le faire depuis qu’ils étaient des jeunes adultes.
« Faites attention vous deux ! Surtout vous Rodrigue ! À chaque fois, c’est la même chose ! Si vous ne tombez pas malade en même temps, l’autre va suivre ! Faites gaffe !
– On fait attention. On va pouvoir dormir un peu en plus, ça devrait aller, lui assura Alix.
– Hun… faites tout de même très attention… vous êtes bien comme votre père tient… d’après mon maitre, les seules fois où Guillaume tombait malade, c’était à cause du surmenage… ce n’est même pas une maladie, c’est juste que votre corps a lâché à cause de la fatigue… faites attention vous deux…
– On fait ce qu’on peut Pierrick, lui assura Rodrigue. On a simplement beaucoup de travail aussi à faire et que nous ne sommes pas aussi endurants à la tâche que lui ou notre mère…
– Les dignes fils de leur père… enfin, dormez et manger bien. Vous êtes bien maigres… »
Les jumeaux essayèrent de le rassurer tout en lui promettant de lever un peu le pied. Rodrigue ne demandait que ça, même s’il devrait rentrer dès demain vu qu’Alix allait mieux, il ne pouvait pas vraiment se permettre de rester loin de Fhirdiad. Rufus pourrait mettre le feu au Royaume à n’importe quel moment dans son ivrognerie… même si ça faisait mal de juste penser à la séparation… les jumeaux restèrent ensemble pour rattraper tous les mois où ils ne se voyaient pas, puis allèrent se coucher.
En se réveillant un peu tard, Rodrigue se maudit en voyant le soleil se lever en même temps que lui, croyant même sur le coup qu’il était midi tellement il brillait fort pour la saison… il devait repartir au plus vite, même s’il aurait préféré rester chez lui. Il lui manquait déjà une main et un bout de cœur avant même de partir. En se mettant sur ses pieds, sa tête tourna un peu, lourde comme du plomb alors qu’il se préparait pour la route. Peut-être qu’il devrait rester plus longtemps… puis le duc se rappela la montagne organisée de travail sur son bureau, ayant encore grossi avec une autre pile de parchemin que Rufus lui avait laissé pile avant son départ pour Fort Egua en lui disant bien de prendre son temps… comme s’il en avait… comme si l’un ou l’autre des frères leur laissait le temps pour quoi que ce soit en politique…
L’homme rangea soigneusement ses sachets dans la poche sur son cœur, retrouva Grigri qui était une de ses seules compagnies en plus de ses hommes à Fhirdiad puis, alla rejoindre en vitesse Alix pour le saluer et lui parler encore un peu avant son départ. Sa tête tournait de plus en plus… il avait l’impression que chaque pas le sortait de son propre corps… il voudrait tellement rester ici…
« Tu es sûr que tout va bien ? Lui demanda son frère à peine levé en le voyant, posant sa main sur son épaule.
– J’ai connu mieux mais, pas vraiment le choix… j’ai mal à la tête…
– T’es brûlant… eh ! Rod ! »
Les jambes de l’ainé des jumeaux cédèrent sous son poids, alors que le monde autour de lui devient de plus en plus flous et tournait de plus en plus vite. Il garda seulement le visage de son frère clair avant de s’évanouir de fatigue, vidé de ses forces…
*******************************************************************
Félix reçut une lettre d’Alix le vendredi quatorze de la lune du Loup Rouge lui annonçant que son vieux était alité, et partit le quinze au petit matin avec l’autorisation d’Hanneman et l’aval de Manuela. Enfin, il serait parti quand même avec ou sans de toute façon, sa blessure à la tête ne lui faisait plus mal depuis quelques jours. Ce n’était pas qu’il était vraiment inquiet, Rodrigue était solide mais, quand un des jumeaux était souffrant, fallait toujours surveiller l’autre pour qu’il ne fasse pas de connerie… genre coller son frère contagieux… Visiblement, c’était plus dû à la surcharge de travail et à l’épuisement qu’à une maladie mais, on ne savait jamais.
En plus, l’épéiste n’était pas parti seul. Évidemment, le phacochère avait suivi, tout comme Sylvain et Ingrid, morts d’inquiétude, ainsi que Gilbert qui les chaperonnait sur ordre de Seteth. Le vieux préférerait surement voir le double assoiffé de sang de Dimitri que lui de toute façon alors, quitte à ce qu’ils soient deux sur les routes avec l’ancien chevalier, autant à ce qu’ils y aillent tous les quatre, surtout qu’Hanneman avait été compréhensif. Dedue n’aurait pas pensé qu’il aurait été de trop et n’aurait pas encore deux côtes, une épaule et une jambe en train de cicatriser à cause de la bataille du Lion et de l’Aigle, il aurait aussi pu suivre sans problème.
Le groupe d’ami arriva à Fort Egua le samedi en milieu d’après-midi, et fut accueilli par Pierrick, qui leur expliqua la situation.
« Il est très fatigué avec pas mal de fièvre qui le fait délirer et des douleurs musculaires. Ce sont des syndromes typiques du surmenage, et les deux ont toujours eu du mal à rester lucide quand ils ont de la fièvre. Il n’est pas vraiment malade, il est juste épuisé et son corps l’a lâché. Alix a eu exactement la même chose… quand je leur disais que quand l’un est malade, l’autre suivait… Ce n’est pas les fils du seigneur Guillaume pour rien… leur père faisait souvent des phases de « maladies » comme celle-ci car, il travaillait trop. C’est juste qu’à force de s’épuiser, le corps craque, c’est normal. Ils doivent aussi plus manger, ils sont bien trop maigres, surtout Rodrigue. Je leur avais dit que leur appétit de moineau leur jouerait des tours un jour… avec le stress et séparés, ils devaient encore moins manger…
– Et il va se remettre ? Demanda le phacochère sans cacher à quel point il était inquiet.
– Oui… ! Il est solide. Par contre, repos complet pendant un mois, minimum, il a besoin de dormir et de manger un peu plus pour se remettre. De ce que j’ai compris, Rufus lui laisse tout son travail pour qu’il le fasse à sa place donc, le régent va devoir se faire violence et aller bosser un peu. Ça changera que ce ne soit pas les gens de chez nous qui fassions tout le boulot…
– Pfff… mon père ne sait vraiment pas dire non ou s’occuper de lui… grogna Félix. Je parie qu’Alix est avec lui. Il est dans un meilleur état ?
– Oui, il en sort de son épisode de fièvre alors, ça devrait aller, même s’il était dans un état moins pire que son frère. Ils sont tous les deux dans la chambre de Rodrigue. Étant donné que ce n’est « que » de la fatigue, vous pouvez aller le voir sans risque. Par contre, allez tous prendre un bon bain avant. Vous en avez tous besoin après une telle chevauchée et dans un état de fatigue pareil, on a les défenses naturelles d’un nouveau-né. Il risque d’attraper tout ce qui passe, il faut faire très attention.
Les quatre amis se plièrent aux demandes de Pierrick sans problème, ayant tous besoin de se rincer, surtout que la chevauché avait réveillé la douleur de leurs blessures de la bataille du Lion et de l’Aigle. Ils prirent une grande bassine chacun et se lavèrent dans la salle d’eau. La forteresse était bien aménagée et moderne, tout comme toute la ville afin d’éviter les épidémies, en particulier le paludisme qui faisait des ravages dans les zones humides comme Fraldarius. Il fallait faire très attention à garder les installations en état pour éviter ces fléaux, même si l’eau toujours pure du lac aidait beaucoup à garder la ville propre et saine. En tout cas, ils allaient se désinfecter en vitesse puis, ils iraient voir comment le vieux allait, et si Alix n’était pas sur le point de retomber malade en s’occupant de lui.
« Faut les surveiller comme le lait sur le feu ces deux-là… » songea Félix en plongeant l’éponge dans l’eau clair.
Remettant le linge dans sa bassine d’eau froide, enveloppé dans une couverture bien chaude, Alix veillait sur Rodrigue alors que son frère dormait, assis à côté de lui sur son lit. S’il avait bien entendu et se fiait à l’agitation dehors, Félix devait être arriver, il ne tarderait surement pas à les rejoindre. Il ferait peut-être mieux de filer quand il rentrerait… son neveu n’aimait pas vraiment s’inquiéter en public alors, il ne voulait pas faire de trop… il préférerait qu’on lui coupe une jambe plutôt que de s’éloigner de son jumeau mais, le cadet savait aussi que ce serait mieux pour son frère s’il pouvait rester un peu avec son fils, même inconscient.
Rodrigue se mit à s’agiter dans son sommeil, les lèvres tremblantes alors qu’il hachait, brûlant de fièvre.
« Fe… Félix… Félix… ou… où es-tu…
– Chuuut… ça va aller, lui souffla-t-il en passant un chiffon frais sur son front en feu, en espérant que cela l’apaiserait un peu. Ton petit va vite arriver, ne t’inquiète pas.
– Alix… le reconnut-il à sa voix, même s’il dormait toujours, ou ce qui devait être une sorte de sommeil à cause de la fièvre. Félix… Je… je ne te voie plus… où es-tu… je ne le voie plus… où est-il… Félix… je ne le retrouve plus… je ne voulais pas… il a disparu… où est-il… mon louveteau a disparu… il… non… non… non… les feux follets… les brûlures violettes… les mages noirs… non ! Non ! Félix ! Mon fils a disparu ! Ils me l’ont arraché cette fois ! Ils le brûlent vif ! Félix ! Félix ! Où es-tu ?!
Il se mit à se tordre sous l’effet de la fièvre et du cauchemar, s’agitant comme un possédé qui voulait se lever, récupérer Aegis et Moralta, puis aller chercher son louveteau qui semblait aux mains des mages noirs. Il devait se souvenir de cette nuit-là sauf que dans sa tête, l’intrus avait réussi à enlever Félix, et mélangeaient avec ce diable d’Arundel en prime. Des mages noirs semblable à cet intrus accompagnaient Lonato, et ils semblaient rôder autour de Garreg Mach, Rodrigue avait dû y repenser dernièrement et s’inquiéter pour son louveteau. Dans les lettres qu’il lui avait écrit au moment de la rébellion, il donnait l’impression d’être terrifier à l’idée même que ces mages noirs s’approchent de son fils.
Prit de court, Alix se releva et maintient son frère comme il put en place. Pierrick lui avait dit qu’il n’aurait surement pas assez de force pour se redresser et il devait impérativement rester couché. Hors de question qu’il se blesse encore plus !
– Rod ! Rodrigue ! Calme-toi !
– Lâche-moi ! Ils ont Félix ! Ils vont le brûler à nouveau ! Ils vont le tuer ! Il faut que j’aille le retrouver ! Mon fils est en danger ! Il est loin du lac ! Je refuse de le perdre ! Pas lui aussi ! Je dois…
– Ce n’est qu’un cauchemar ! C’est la fièvre qui te fait délirer ! Du calme… » il prit la tête de son frère contre sa poitrine, la main dans ses cheveux et l’autre dans son dos pour tenter de le garder en place et de l’apaiser un peu, répétant les mots que disait toujours Aliénor pour les calmer, même si son jumeau le griffait pour se libérer de son étreinte et retrouver son fils. « Ça va aller… ça va aller… Félix va bien, j’en suis sûr… il est devenu très fort maintenant, il pourra se défendre… il en fait du chemin le louveteau minuscule pressé d’arriver. Ça va aller… il est aussi avec ses amis, ça va aller… il va s’en sortir… tu le sais… chut… ça va aller… ça va aller…
– Alix… » son frère s’agrippa à lui, des larmes coulant sur ses joues alors qu’il marmonnait. Il n’avait aucune idée s’il était réveillé ou non, ou même à qui il pensait parler… ce n’était pas le plus important. « J’ai tout gâché… j’a… j’avais promis… Félicia… son nom… Glenn… Félix… je devais… mais j’ai tout gâché… Félix… je… je suis désolé… je suis désolé… j’aimerais… j’aurais voulu… je suis désolé…
– Chuuut… tu as encore du temps… il vit encore donc, vous pouvez encore, souffla-t-il, sachant que son frère saurait où il voulait en venir s’il comprenait les mots qu’il lui disait, et pas juste le ton et la voix. T’essaye, c’est déjà plus que beaucoup… ça s’améliore un peu en ce moment… il a encore le temps de bien porter son nom, j’en suis sûr… et Félicia, elle ne pouvait pas deviner que vous alliez finir dans la pire des situations… t’as fait ce que tu as pu… ça aurait pu être mieux mais, personne ne pouvait prévoir que ça allait tourner comme ça quand tu as promis… personne… on a fait tout ce qu’on a pu pour empêcher ce merdier mais, ce n’est pas notre faute si ce chien idiot s’est encore bouché les oreilles en hurlant que ça allait bien se passer, et en nous insultant au passage… et tu peux t’autoriser à pleurer si tu en as besoin… répéta-t-il. Pleure encore si ça te fait du bien… tu ne peux pas tenir tout le temps… si quelqu’un vient te dire quelque chose, je le coupe en tranche… ça, ça ne change pas… aussi sûr que je serais toujours toi, et que tu seras toujours moi… ça va aller… ça va aller…
– Je suis désolé… je suis désolé… Félix…
Le cadet le garda dans ses bras jusqu’à ce que son jumeau se calme et le lâche de lui-même, replongeant dans un sommeil aussi profond que le lac. Il le rallongea dans son lit et remit ses couvertures correctement, soulagé que le délire de fièvre soit passé assez vite. Ce n’était pas la première fois qu’ils en faisaient quand ils étaient malades.
« Enfin, la dernière fois qu’on en a fait des pareils, papa devait avoir quitté ce monde depuis pas longtemps… »
Est-ce que leur père en avait aussi quand il s’épuisait au travail ? Est-ce qu’il avait aussi peur pour eux dans ses cauchemars ? Est-ce qu’il les prenait dans ses bras quand ils en faisaient ? Pour la dernière question, il en était sûr… sûr qu’il venait aussi les calmer quand ils étaient malades… peut-être qu’il chantait… surement… c’était trop flou et perdu dans le flot de leur mémoire pour qu’Alix puisse en être vraiment sûr… ce n’était pas vraiment le plus important pour le moment… ils savaient comment agissait Aliénor et c’était le principal…
Il redressa la tête en entendant la porte grincer sur ses gonds, le mouvement furtif pour essayer de la fermer sans les déranger. Échec cuisant.
Le cadet soupira à l’idée qu’il ait pu voir Rodrigue comme ça, en se levant pour aller à leur rencontre, ils ne le feraient pas d’eux-mêmes.
« Vous êtes là depuis quand ? Demanda-t-il en découvrant bien Félix, Dimitri, Sylvain et Ingrid dans le couloir. Ah, et Gustave – oh pardon, « Gilbert » – aussi… comme s’il avait envie de le subir celui-là…
– On va dire depuis qu’il a dit qu’il avait perdu Félix de vue… répondit Sylvain, un peu gêné.
Le prince déclara, mal à l’aise de ne pas être venu l’aider.
– Pardonne-nous… on est… on est resté figé sur place…
– Pour vous quatre, ce n’est rien, c’est normal d’être tétanisé quand quelqu’un est comme ça, surtout à vos âges. Pour Gust… Gilbert, » se trompa-t-il exprès, n’en ayant juste rien à foutre de griller la vraie identité de ce lâcheur, « je ne suis pas étonné par contre. À force, on connait. Enfin, je ne pense pas que Rodrigue aurait voulu que quelqu’un le voie comme ça. Moi, ça passe mais, c’est parce qu’il est moi et je suis lui. Une vie commune entière et neuf mois de colocation dans le ventre de notre mère, ça aide.
Le déserteur baissa les yeux devant l’insinuation – il devait se souvenir de la colère de Rodrigue et deviné que la sienne serait surement du même acabit – alors qu’Ingrid demandait, surement pour calmer un peu les esprits.
– Vous voulez qu’on revienne plus tard ? Vous devez vouloir rester avec le Seigneur Rodrigue…
– Pas la peine de me vouvoyer et d’être aussi grave Ingrid. On n’est pas à la cour, je vous connais tous depuis que vous étiez des gros poupons tout rouges, et je suis trop fatigué pour être pointilleux sur la politesse… déjà que c’est pas mon fort…
– Ça se voie, tu tiens à peine debout, grommela son neveu. Y en a pas un pour rattraper l’autre. Va te poser avant qu’on ait deux fiévreux sur les bras, je surveillerais le vieux.
– C’est pas de refus… » ne nia-t-il pas, épuisé. Il avait plus dormi ces derniers jours que ces derniers mois – voir ces dernières années – mais, il était encore fatigué et avait du mal à tenir sur ses jambes sans avoir la tête qui tourne au bout de cinq minutes.
Félix se glissa dans la chambre de son père sans un mot ou un regard, mais qu’il y aille sans hésité une seconde fit plaisir à Alix. C’était important à ses yeux… aidé par Dimitri, il arriva à aller jusque dans une pièce à vivre où on leur servit du thé. Épines de pin d’Almyra… ça faisait du bien… il vida une tasse d’une traite en la tenant à deux mains pour se réchauffer un peu avant de déclarer.
« Excusez-moi de ne pas avoir pu venir vous accueillir, pas vraiment en état de le faire. J’espère que le voyage s’est bien passé…
– Oui, nous n’avons eu aucun problème et ce n’est pas grave, lui assura Dimitri, tu dois te ménager. Comment te sens-tu ?
– Fatiguée comme jamais mais, ça va un peu mieux. Je n’ai plus de fièvre, ce qui est pas mal mais, je dois faire attention pendant au moins un mois selon Pierrick. Je travaille trop et ça m’a rattrapé, c’est tout. Ça fait un moment qu’on tire sur la corde avec Rod, fallait que ça nous tombe dessus un jour ou l’autre.
– D’accord. Au moins, vous allez lever un peu le pied tous les deux. Ça vous fera du bien et vous pourrez rester ici tranquille, arriva à sourire un peu Sylvain en le resservant.
– Merci, et il faudra juste qu’on trouve le moyen de s’assurer que personne ne refile la clé des coffres du trésor à Rufus, histoire qu’il ne dilapide pas ce qui reste en alcool et en femme mais ouais, on ne va pas refuser ça… c’est reculer pour mieux sauter après mais, pas vraiment le choix…
– Ne vous tuez pas à la tâche… lui demanda le prince. J’aimerais pouvoir vous aider… si je peux faire quoi que ce soit…
– Merci, mais t’es trop jeune pour ça, et il faut du plomb dans la tête pour être un bon roi. C’est pour ça qu’il y a un âge minimum pour l’être, ça permet d’être à peu près sûr que le gars n’est pas un idiot fini, le coupa-t-il tout de suite, chassant la remarque désagréable sur Lambert qu’il avait sur le bout de la langue, Dimitri n’avait pas besoin d’entendre ça. Normalement. Et ça empêche pas de tomber sur des connards bornés.
– Si je me souviens bien, votre père est devenu duc très jeune pourtant, et il a toujours régné d’une main de maitre, fit remarquer Ingrid.
– Là, c’est un cas un peu particulier. Il n’y avait plus de duchesse depuis douze ans, Guillaume était devenu duc à trois ans avec le roi pour tuteur et les vassaux commençaient à prendre leurs aises, voir à lorgner sur sa place. Clovis n’était pas bien compétent en plus, ça n’aidait pas. Et si on a bien compris ce qu’on nous a raconté, notre père n’était pas le genre de caractère à rester dans son coin à se faire plumer. Alors, il est rentré de Garreg Mach après y être allé à quatorze ans, s’est marié avec notre mère et ils ont calmé tout le monde dans le fief pour rappeler qui était le couple ducal légitime. Faut dire, il a fallu mettre une raclée à plusieurs d’entre eux avant qu’ils ne rentrent dans le rang… Mais, notez qu’il a fait ses études en premier, et d’après Aliénor, il a continué à étudier toute sa vie. Nous aussi, on est techniquement duc depuis qu’on est enfant mais, on a pris le pouvoir officiellement qu’après notre majorité ainsi que nos études. La régence aurait été aussi difficile que celle de Guillaume si Aliénor n’était pas la femme la plus compétente du nord et elle a toujours mis notre éducation en premier. Donc, fait toi une bonne tête avant de te faire une couronne. Ça te sera toujours utile Dimitri. Surtout que tu pars avec une longueur d’avance comparé à ce chien idiot. T’as hérité tes neurones d’Héléna.
– C’est vrai que le seigneur Guillaume était une très forte personnalité. Même la margravine Gautier craignait ses colères, elles étaient légendaires… et il n’hésitait pas non plus à insulter le roi s’il faisait quelque chose de mal… ça a été reproché à Ludovic au début de son règne d’ailleurs », se remémora Gilbert – et heureusement pour lui qu’Alix était trop à plat pour le jeter dehors. Il luttait déjà assez pour rester éveiller et ne pas échapper son opinion de Lambert devant Dimitri… enfin pas plus que tout à l’heure avec Rodrigue. « Plusieurs critiques le trouvaient bien trop effacé par rapport à son conseiller et disait que c’était Guillaume qui faisait la pluie et le beau temps dans le Royaume.
– Encore cette histoire… sa politique n’a pas changé d’un pouce de tout son règne je te signale, dont son idée de faire une monarchie élective qu’il avait dès son accession au trône, t’es mieux placé pour t’en souvenir que nous vu que pendant une bonne partie, on était encore à l’école alors que toi, t’étais écuyer… Et c’est difficile de dire en toute bonne foi que Ludovic était effacé, il a fomenté un quasi coup d’État à quatorze, quinze ans pour chasser son père du pouvoir ! Clovis serait resté plus longtemps, le Royaume aurait sombré bien avant ! Et t’es mieux placé pour le savoir que nous vu qu’à ce moment-là, on était à peine né ! Avec ça, c’est notre boulot d’empêcher le roi de faire des conneries dans la famille. Il n’a jamais quitté le roi Ludovic ! Clovis pouvait bien aller se faire foutre vu que c’était un incapable assoiffé de guerre mais, Ludovic avait su gagné son respect ! Hein… de toute façon, on ne se souvient clairement que de deux choses sur notre père, ce qu’a dit Ludovic pour nous consoler vu qu’on nous l’a répété ad nauseam, et la boite où il est enterré, ainsi que la dernière chanson qu’il a chanté dont Rodrigue s’est souvenu après avoir été blessé, il en a rêvé. Tout le reste, c’est du grand vague… et il était assez différent avec nous qu’avec les gens qu’il n’appréciait pas. Donc bon, à part les mots d’un gamin de six ans qui adorait son père, je n’aurais pas grand-chose à dire sur lui.
– D’accord… mais, est-ce que tu as compris ce que Rodrigue racontait à cause de la fièvre ? Demanda la jeune femme blonde. Il parlait de feu follet et de mages noirs… pour les brûlures, on voie tous de quoi il parle mais, pour le reste… je me doute que c’est la fièvre qui le faisait délirer mais, c’est trop précis pour que ce ne soit que ça.
– Pour les mages noirs, c’est à cause d’un incident qui s’est produit à Fhirdiad quand vous aviez un et quasi quatre ans. Un type avec un poignard et un masque de médecin de la peste est entré on ne sait comment dans le palais. Il a tué quelqu’un et il a enfoncé la porte de Félix. Rodrigue ne l’aurait pas arrêté, il l’aurait surement enlevé. Il y avait eu une tentative d’enlèvement du même genre sur Cassandra Charon l’année précédente alors, on pense qu’il en avait après leur emblème majeur. On n’a jamais su, il est mort trop vite et l’agresseur de Cassandra aussi. Vu que des mages avec des masques semblables sont réapparus depuis Lonato, ça l’a beaucoup inquiété.
– Je ne m’en souviens pas trop mais après, j’étais pas bien vieux… je crois que la seule chose dont je me rappelle, c’est de l’agitation quand on était à Fhirdiad… et pour les feux follets ?
– C’était à cause des histoires qu’on raconte autour du lac pour que les gens ne s’en approche pas de nuit ? Le questionna Ingrid. Comme pour le Cheval Mallet ?
– Ah ! Mais les feux follets existent, on en a vu quand on était petits… souffla-t-il, les paupières lourdes en se remémorant ces maudites boules de feu sur l’eau. Ils étaient sur le lac…
– Je crois que votre fièvre vous reprend Alix, marmonna Gilbert, le piquant au vif. Les feux follets n’ont jamais existé…
– Ferme-là toi ! S’écria le malade avec l’énergie qui lui restait. Je pourrais bouger sans m’évanouir, je t’aurais déjà foutu à la porte ! Je n’ai pas envie de subir quelqu’un qui nous a tous laissé dans la merde jusqu’au cou pour aller se planquer ! T’as fait que déserter le poste après que… rha ! »
Il grogna comme il put malgré sa fatigue, tout en mordant tout ce qu’il rêvait de hurler depuis des années et encore plus depuis qu’il était séparé à ce point de son frère. Une fois sûr et certain qu’il ne vomirait pas tout le mal qu’il pensait de ce chien idiot devant son gamin, il reprit, ayant l’impression d’être sur le point de se rendormir.
« Les feux follets, ça existe, on les a vus avec Rodrigue ! On s’en souvient bien car, on les a pris pour notre père et ils ont failli réussir à nous attirer dans le lac… c’était quelques semaines après sa mort et notre mère devait partir pour le nord sans nous… on devait être des proies faciles… Aliénor ne serait pas arrivé, on serait sans doute mort noyés dans le lac en voulant le rejoindre… on était persuadé que c’était Guillaume, alors… ... ... les feux follets, c’est vraiment les feux de la mort… hein… il s’affaissa un peu plus dans sa couverture et son siège, sentant le sommeil le gagner à nouveau. De belles saloperies ces trucs… et vicieux… on n’avait pas encore compris… qu’il ne reviendrait pas… on voulait juste le revoir… au moins une fois… même si Ludovic a dit qu’il était mort… comme un vrai chevalier…
– Attends… quoi ?! C’est de là que ça vient ?!
– Bein oui… on ne vous l’avait jamais dit ? Enfin bon… vu ce qui s’est passé la dernière fois… mieux vaut pas le redire… ça fait trop mal de le redire… c’est juste une canne… souffla-t-il en sombrant dans le sommeil.
– Non… c’est la première fois que… Alix !
Dimitri se redressa un peu mais, l’homme aux cheveux noirs s’était endormi sur sa chaise à bras, épuisé. Gilbert soupira un peu en voyant cela, même s’il n’avait pas l’air étonné.
– Le digne fils de son père en tout point… Guillaume pouvait dormir n’importe où pour rattraper son sommeil à gauche à droite… Il vaudrait mieux le ramener dans sa chambre avant qu’il ne se fasse mal à dormir assis ainsi… et s’il ressemble encore plus à Guillaume, il sera d’humeur massacrante si ça le réveille pour quelque chose qui n’est pas urgent.
– Gilbert… vous étiez au courant qu’on leur avait dit que leur père était mort comme un vrai chevalier ? Le questionna le prince, éberlué.
– Oui, c’était une phrase qu’on a dû beaucoup leur répéter. Je n’étais pas à l’enterrement mais, on m’a rapporté que c'était dans l'oraison funèbre, et que Sa Majesté Ludovic l’aurait dit pour rendre sa mort moins violente. Il s’était fait un devoir de leur annoncer la mort de leur père, vu qu’il avait pris un coup de poignard à sa place. Il avait pris sur lui la responsabilité d’expliquer à des enfants de six ans la mort alors, il devait trouver une solution pour rendre cela un peu moins… cruel… surtout que les derniers mots de Guillaume, c’était qu’il ne voulait pas mourir et qu’il voulait retrouver sa famille… on le disait aussi pour la mort de leurs grands-parents aussi maintenant que j’y pense… pourquoi ?
– Si Félix ne s’entend plus avec Rodrigue, c’était au départ parce qu’il avait dit que Glenn était mort comme un vrai chevalier, avant que ça n’empire après la rébellion d’il y a deux ans… c’est à cause de ça et du fait qu’il ait nié le penser que Félix l’a rejeté… oh bordel… lâcha Sylvain. C’est encore un plus gros malentendu qu’on ne le pensait…
– Je parie qu’ils n’en ont jamais parlé à personne depuis des années alors, personne n’a pu lui expliquer, surtout une aussi vieille histoire… toutes les personnes adultes qui étaient avec eux à cette époque était soit mortes, soit en phase de l’être de vieillesse, soit n’avait surement pas envie d’en parler comme Nicola, ajouta Ingrid. Et Félix étant Félix, il a surement dû essayer de les repousser s’ils ont essayé de lui expliquer, que ce soit l’un ou l’autre… déjà qu’à sa tête, il ne savait pas comment gérer que Rodrigue s’inquiète plus pour lui que pour Dimitri…
Gilbert ne cacha pas son étonnement, n’étant pas au courant de ce qui s’était passé alors, Sylvain ferma la question avant qu’elle ne soit posée. Ils avaient juste la tête un peu trop pleine pour lui expliquer tout ce qui s’était passé d’une traite.
– On vous expliquera plus tard. C’est trop long pour être résumé en cinq minutes. Là, on n’a pas le temps.
– Par contre, on ferait mieux d’aller le voir pour lui expliquer… souffla Dimitri en resserrant doucement la couverture d’Alix autour de lui, il grelottait un peu de froid.
– Ça n’arrangera rien, il demandera juste pourquoi ils ne leur ont jamais parlés ou alors, comment ils pouvaient encore croire à la chevalerie alors qu’on leur a aussi dit que c’était par devoir chevaleresque que leur père était mort, encore moins si ça vient de toi ou moi Dimitri, le reprit la jeune femme. Sylvain à la rigueur mais, il n’est clairement pas en état de se rappeler que des enfants de six ans ont beaucoup moins de recul sur les choses, surtout si on leur rabâche tout le temps. Plus tard, surement mais là, non. Ça ferait beaucoup trop d’un coup.
– Ramenons Alix dans son lit et, attendons un peu de voir comment Félix gère ce qu’il a entendu tout à l’heure, proposa Sylvain. On avisera à ce moment-là. Si on se précipite et qu’on met les pieds dans le plat, on va juste arriver à empirer les choses et ce n’est vraiment pas le moment.
Dimitri hocha la tête en prenant Alix dans ses bras sans difficulté. Il faisait sa taille après tout à présent et il était tout léger, personne n’était bien épais dans leur famille. Il se rappela de ces mots… « il est mort comme un vrai chevalier »… ils décrivaient d’abord leur père mais, aussi leurs grands-parents… eux aussi étaient morts pour la couronne et Faerghus… ils étaient tous mort pour les Blaiddyd…
« On va finir par en faire une mort naturelle dans la famille… à se demander comment notre lignée survie… »
Dimitri vit Glenn traverser le mur pour voir comment allait son oncle, lui lança un regard mauvais puis, fila à nouveau rejoindre son père et son frère. Il ne les lâchait jamais quand ils n’étaient pas loin…
« Je suis désolé… ça ne devrait pas arriver… je suis désolé… au moins, je pourrais te venger toi… c’est promis… ce n’est pas grand-chose comme dédommagement pour une lignée quasiment sacrifiée pour la nôtre mais, au moins, tu seras vengé… »
En entrant dans la chambre d’Alix, le jeune homme blond regarda le portrait qui y tronait, représentant une femme à la chevelure blonde avec des reflets roux, ainsi qu’un homme aux longs cheveux noirs liés en tresse désordonnée, comme celle de Glenn et de Félix autrefois, les mèches qui s’en échappaient révélant qu’ils étaient bouclés. Aliénor et Guillaume… ce que les jumeaux pouvaient ressembler à leur père…
« Je me demande ce qui se serait passé si vous étiez encore en vie, il y a quatre ans… si vous auriez réussi à empêcher mon père de se rendre directement en Duscur…
– Évidemment, si je ne m’étais pas fait éventrer pour ton grand-père, lui répondit le tableau en fronçant les sourcils, la peinture figée dans une expression de fureur qu’il n’avait jamais vu au visage de ses fils… il était terrifiant ainsi. Que le roi aille se faire décoller la tête des épaules tout seul en Duscur s’il y tient mais, j’aurais au moins sauvé mon petit-fils et mon meilleur ami ! Glenn est mort à cause de vous ! Encore ! Ma mort et celle de mes parents ne vous ont pas suffi ?! Mes fils ont survécu alors, il vous a fallu prendre et mon petit-fils même pas majeur partout, et l’unité de ma famille avec ?! Rends-les-nous ! Et maintenant, ils se tuent à la tâche pour faire ton travail à ta place ! Comment osez-vous exploiter mes louveteaux jusqu’à la mort ?! Ce sont des êtres humains ! Pas des machines ! T’as intérêt à payer pour ça !
– Je suis désolé… je suis désolé surtout que je m’attache encore à eux ou à Félix… je sais que je devrais les repousser pour… mais j’en suis incapable… je ne veux pas les perdre eux aussi… je vengerais au moins Glenn, c’est promis… c’est promis Guillaume… »
************** Chapitre 13 **************
Rodrigue ne savait pas vraiment où il était… il avait si peur… Félix avait disparu ! Il avait eu beau chercher de partout, c’était impossible de le retrouver ! Il avait cherché dans tous les coins, pas une seule trace de son fils ! Aucune ! La seule chose qu’il avait trouvé, c’était du sang, scintillant comme dans le vase d’Aegis, à côté du masque de médecin de la peste de ce voleur d’enfant… rien d’autre… où était-il ? Qu’avait-il fait à son fils ?! Il devait bien être quelque part !
« Rendez-le-moi ! Félix ! »
Le père avait continué à tout retourner autour de lui, chaque pierre sentant de plus en plus le brulé, le fer, le sang et la putréfaction. Non… non… non ! Pas lui ! Pas lui aussi !
Il vit alors de longs cheveux noirs lié dans une tresse ruinée devant lui, une peau pale recouverte d’écarlate, un œil aussi bleu que les siens fixés dans le vide, le visage à moitié picoré, griffé par les serres d’un corbeau qui prenait appui dessus. L’oiseau de malheur avait le deuxième globe dans son énorme bec, après l’avoir retiré de l’orbite de Glenn. Tout son corps était recouvert de charognard en train de lui dévorer les tripes, une grande lance le clouant au sol après lui avoir éclaté la poitrine. Le corbeau eut le temps de l’avaler avant que Rodrigue ne les chasse du corps de son fils. C’était encore pire que dans ses cauchemars !
« Glenn ! Argh !
Une de ses mains lui empoigna la gorge avec les doigts qui lui restaient, une voix semblable à un gargouillis de sang grondant dans ses oreilles.
– Je ne te pardonnerais jamais… tu n’as pas empêché Lambert de faire des conneries… je suis mort par ta faute… c’est ta faute…
– Je… j’ai essayé… Glenn…
– En plus, t’a abandonné Félix et tu lui as fait du mal… grogna-t-il alors que les os s’enfonçaient de plus en plus dans sa gorge. Je te le pardonnerais encore moins…
– Je ne voulais pas… j’ai essayé… j’ai fait une énorme erreur… je sais…
– Non seulement une erreur… des doigts froids s’enroulèrent dans les siens, tirant sur son alliance. Mais tu as aussi trahi ta promesse… tu m’avais promis Rodrigue ! Tu m’avais promis qu’ils seraient aussi heureux que moi ! Tu lui as même donné mon nom pour me le jurer ! Et regardes où ils en sont !
– Félicia ! Je…
– Tu croyais quoi ? Demanda sa propre voix en enlaçant ses épaules. Il n’est même pas capable de tenir celle qu’il se fait à lui-même. Il n’allait pas tenir celle envers les autres. On était censé être toujours ensemble je te signale !
– Al… non… non… c’est un cauchemar… » se força-t-il à réaliser. « C’est un cauchemar… c’est la fièvre… Alix ne dirait jamais ça ! Je le sais ! Félicia et Glenn aussi !
– Tu es sûr d’encore assez nous connaitre pour en être certain ? Demandèrent-ils en chœur, se serrant de plus en plus près de lui, l’étouffant dans leur étreinte.
– J’en suis sûr ! Malgré tout, je pourrais toujours reconnaitre mon propre jumeau ! Même si le monde s’effondrait, ça resterait gravé en nous que nous sommes identiques ! Alix ne… non ! Félix ! Félix !
Son cadet venait de réapparaitre, lui tournant le dos, ses cheveux remontés en chignon dévoilant son dos nu. Sa marque, l’emblème de leur famille, le recouvrait entièrement, gravé à l’intérieur de lui mais au lieu d’écailles sarcelles, elle était faite de brûlures noires et violacées… il marchait au bord du lac, comme il l’avait fait mille fois, les pieds dans l’eau… des petites lumières pourpres et visqueuses glissaient devant lui… lui montraient le chemin vers les profondeurs… Non ! Non ! Ne les suis pas ! …
– …Félix ! Ne les suis surtout pas ! S’écria-t-il en se débattant pour se libérer de leur étreinte. C’est des feux follets ! Les feux de la mort ! Ils vont te noyer ! Félix !
Les flammèches hantées se mirent à se moquer de lui, guidant son fils vers l’eau. Rodrigue savait qu’il était un excellent nageur mais, face à un feu follet, la fascination pouvait faire oublier jusqu’à comment respirer… il ne fallait surtout pas qu’il le suive ! Il fallait qu’il le rejoigne ! Qu’il l’empêche d’avancer ! Le tirer loin de l’eau ! Comme l’avait fait Aliénor ! Il devait le tirer de là !
– Tu n’es jamais arrivé à le suivre ou à le rejoindre à temps… susurra Glenn en enfonçant encore plus ses doigts dévorés dans sa gorge. Qu’est-ce qui te fait croire que t’y arrivera cette fois ?
– Lâchez-moi ! Vous n’êtes pas réel ! Félix ! Félix !
Son fils lui jeta un coup d’œil avant de reprendre sa route, refusant de l’entendre… même là, ils n’y arrivaient pas…
Les ombres grandissaient, s’étalaient de partout à part sur la surface du lac, brillant à la lumière de la Lune et des feux follets qui riaient de plus en plus fort. Des lames sortirent de l’ombre avec des masques, ceux des médecins de la peste, grouillant comme des rats dans l’obscurité, prêt à lui sauter dans le dos. Il fallait absolument qu’il se libère ! Félix ! Il fallait qu’ils le lâchent !
– Félix ! Félix ! Attention ! Derrière toi !
L’emblème brûlé se mit à saigner.
L’écarlate recouvra sa peau si pale, comblant les trous là où elle n’était pas calcinée. Félix allait mourir exsangue si ça continuait ! Félix ! Lâchez-moi ! Il devait le soigner !
– Félix ! S’écria-t-il en réussissant à se débarrasser de l’emprise de celui qui se faisait passer pour son jumeau. Félix !
Rodrigue essaya de le guérir mais, ça ne fonctionna pas, la magie ne venait pas dans ses mains, faisant ricaner tous les cauchemars présents, le sang et les brûlures maudites dévoreuses de cœur.
Une silhouette se forma et s’enroula autour de son fils alors que ses traits se précisait. Ses contours d’eau se précisait, son interminable tresse s’échappant de son chignon pour entourer le benjamin de leur famille à qui il ressemblait tant… encore plus maintenant… ses yeux bleus en amande ancrés sur lui, rempli de reproche, alors qu’il serrait de plus en plus Félix près de lui, ses mains palmées sur sa tête et son dos, les mages noirs se rapprochant de plus en plus, leur masque se tordant pour sourire cruellement.
– Fraldarius !
Par pitié ! Sauve-le !
– Protège-le de ces mages !
Comme tu l’as déjà fait !
– Comme tu l’as toujours fait !
Mieux que je ne le fais !
– Ne les laisses pas tuer Félix aussi !
Ils se rapprochent ! Ils sont armés !
– Félix ! Attention !
Félix ! Prenez mon sang si vous voulez ! Mais pas le sien !
– Ne le touchez pas ! Ne lui faites pas de mal !
Pas Félix ! Pas lui ! Pas lui aussi ! Félix !
– Félix !
« Le petit bateau flotte sur le lac bleu azur…
Son fond est tout plat, sans fioritures…
Tu te demandes s’ils ont des jambes…
Je te réponds alors en riant,
Tu te demandes s’ils ont des jambes…
Ils ne pourraient nager sans. »
Tout se figea alors que des notes maladroites et hésitantes arrivaient… il serait incapable de dire d’où elle venait… elles comme celles qui suivirent…
« Au clair de la lune, le vent chante
Tu pleures dans cette forêt de cendres,
Les nuages vont alors tous descendre,
Pour que plus jamais, le mal te hante
Au clair de la lune, les loups murmurent,
Sans un bruit, ils s’approchent de tes blessures,
Ils t’entourent, te réchauffent avec leur fourrure,
Cette protection douce, elle te rassure.
Au clair de la lune, la forêt te protègera toujours ici,
Aux hurlements des loups, la brise te réconforte
Tous pansent tes blessures et au loin les emporte,
Dans leur rassurante étreinte, enfin tu t’endors guéri. »
Tout craqua autour de lui, le mauvais rêve se fendillant de toute part, comme un œuf sous les efforts du poussin à l’intérieur voulant connaitre le monde, comme si les toutes petites notes avaient autant de force qu’un géant. À chaque nouveau son, c’était une nouvelle fêlure… à chaque mot, c’était une partie du cauchemar qui tombait en morceau… laissant de plus en plus passer la lumière à travers la coquille…
« Je pars ce matin avec les chants des laudes,
Mes pieds vont d’un côté,
Mais mon cœur reste figé
Il reste ici dans vos petites mains chaudes
Ne pleurez pas mes tous petits,
Je reviendrais sans être meurtri
Je pars à reculons, je pars sans jamais vous oublier
Je pars en ce jour en pensant toujours à vous,
Je parcours toujours ce chemin mais, je l’avoue,
Je vous voie derrière moi et souhaite m’en retourner.
Ne pleurez pas mes tous petits,
Je reviendrais sans être meurtri
Je vous promets de revenir un soir,
Je reviendrais à vous un jour,
Cette promesse de velours
Je ne la laisserais jamais choir,
Ne pleurez pas mes tous petits,
Je reviendrais sans être meurtri
Et quand nous nous serons retrouvés
Ce sera pour ne plus jamais se lâcher. »
Comme les vagues effaçant les pas dans le sable, le flot du chant maladroit balaya toutes les illusions, le laissant en paix dans un espace flou, alors qu’une bande de tissu frais était posé sur son front et ses yeux. Rodrigue savait qui s’était… il était incapable de reconnaitre sa voix, trop déformé par le cauchemar et le temps mais, c’était forcément lui… un chant de l’armée… quelqu’un qui chantait pour l’apaiser… son dernier chant… ça ne pouvait être que…
« Papa… »
Félix sursauta en entendant la voix de Rodrigue. Il le veillait depuis un moment et à part quelques gémissements où il l’appelait, il n’avait pas eu d’autres crises de spasmes comme tout à l’heure. Enfin… il disait ça mais, c’était clair qu’il faisait un autre cauchemar et que la seule raison pour laquelle il ne se réveillait pas, c’était que la fatigue était plus forte. La déesse savait ce qu’il voyait…
Même s’il ne l’admettrait jamais à voix haute, le jeune homme s’était mis à l’imiter… faisait la même chose que son père quand Glenn ou lui était malade et qu’ils étaient petits. Il restait autant qu’il pouvait avec eux, les tenaient quand ça faisait trop mal et chantait pour les apaiser. Ça marchait toujours… surtout avec ces maudites brûlures. Les jumeaux avaient toujours eu une belle voix, fluide et claire, qui s’élevait facilement, parfaite pour chanter des hymnes religieux ou des berceuses… celle de Glenn aussi sonnait très juste en plus énergique… celle de Félix par contre était beaucoup plus craquante, sonnait souvent faux et il avait du mal à se synchroniser avec les autres… un héritage tardif de sa grand-mère Aliénor qui chantait très mal, surtout comparée à son mari, connu pour chantonner tout le temps. Enfin, quand il était seul, ça pouvait passer et pour une fois, il n’avait pas fait trop de fausse note… ne sachant pas trop quoi chanter, et n’ayant clairement pas autant d’inspiration qu’Annette ou Rodrigue pour improviser, ou la voix pour le faire, le jeune homme avait repris des chansons qu’il connaissait : une comptine entendue mille fois, un cantique rassurant promettant guérison et protection, une chanson de l’armée, un dernier souvenir de leur père que les jumeaux fredonnaient souvent. Même s’il n’aimait pas ce chant militaire qui était juste un ramassis de mensonge, cela semblait mieux que le silence. Il préférait ce dernier d’habitude, sauf dans ce genre de situation où le bruit était bien moins angoissant.
Mais Félix ne pensait pas que son père comprendrait ce qu’il disait ! Ni qu’il le prendrait pour Guillaume ! Comment il était censé gérer ça ?! Il aurait eu les yeux découverts, Félix aurait accusé sa natte – il n’avait pas pris le temps la peine de les remonter en chignon, et ça tirait moins, son bandage était déjà assez gênant – d’être la responsable de la confusion à cause de sa vue surement trouble. Mais il devait se rendre à l’évidence, Rodrigue l’avait reconnu à la voix, ou plutôt à la chanson. Aucune chance qu’il se souvienne de la voix de son père.
– Papa… gémit encore Rodrigue. Papa… est-ce que c’est toi ? Papa…
Il avait l’air à moitié désespéré, et l’autre moitié soulagé, sa main tremblant dans sa direction… son vieux était toujours incompréhensible pour quelqu’un d’autre qu’Alix ! Il était censé gérer ça comment ?!
– Ne t’agite pas, t’es déjà épuisé, grogna-t-il en appuyant peu plus le chiffon sur sa tête, il en avait besoin pour refroidir un peu avec une fièvre pareille. Que de la fatigue… tu parles ! Qu’il ait choppé une grippe que ça ne m’étonnerait pas ! Faut toujours les surveiller ces deux-là !
– C’est toi… soupira de soulagement son père en l’entendant. Tu m’as manqué…
– Tu m’étonnes… » marmonna-t-il. Au moins, ça confirmait qu’il était réveillé et plus ou moins conscient, c’était déjà ça.
« Je suis désolé de te faire honte…
Félix allait lui dire d’arrêter de s’excuser quand il tiqua. Pourquoi Rodrigue disait qu’il faisait honte à Guillaume ? La fièvre et la fatigue n’aidaient clairement pas mais, ce n’était sans doute pas sorti de nulle part. Il demanda alors, à peu près sûr qu’il n’aurait pas des mensonges en réponses dans l’état où il était.
– Pourquoi tu lui ferais honte ?
– J’ai échoué… j’ai échoué de partout… je ne suis pas arrivé à convaincre Lambert de ne pas aller en Duscur… deux mois pour tout préparer… ce n’était pas suffisant… on n’a pas eu le temps… toi, tu aurais pu l’arrêter… c'est notre boulot de l'empêcher de faire des conneries... c'est toi qui le disait... résultat, ça l’a tué et surtout… ça a tué Glenn… et ça a tué tant de gens… trop… même Nicola… alors qu’il était aussi fort que toi… c’était un vrai bain de sang… j’ai trahi ma promesse envers Félicia… je lui avais promis de les protéger… qu’ils soient heureux… comme elle… et j’ai tout gâché avec Félix… je ne suis pas arrivé à le protéger… je ne lui ai fait que du mal… je ne voulais pas… j’étais triste… j’étais épuisé… j’avais peur… j’avais peur pour sa vie… j’ai lâché les mots de Ludovic… ils me tenaient à peu près entier avec lui mais, je savais que je n’aurais pas dû lui dire… puis j’ai encore plus tout gâché en ne le croyant pas… je savais qu’il était honnête, même si je ne voie toujours pas ce phacochère… je sais qu’il était honnête mais, je n’arrive pas à le croire… j’ai encore plus tout gâché… je ne sais même pas comment faire pour lui dire… j’ai… j’ai si peur de le perdre… c’est arrivé si souvent… je ne veux pas le perdre alors qu’il est encore vivant…
Il gémit encore plus faiblement que le reste, la voix remplie de désespoir malgré la fatigue. Le jeune homme était sûr qu’il était sur le point de pleurer à nouveau…
– Je ne sais plus quoi faire…
Félix était complètement perdu. Il ne savait pas si Rodrigue était conscient de ce qu’il disait en croyant parler à son père, ou s’il délirait à nouveau à cause de la fièvre mais, sans spasme cette fois. Il n’osait même pas enlever le linge sur sa figure, de croiser des yeux aussi lucides qu’ils pouvaient l’être dans la fièvre plutôt que des paupières fermées et juste des mots débités au hasard dans un délire… il n’avait pas envie de savoir… le jeune homme refusait d’admettre qu’il avait peur de savoir…
Il essaya de récapituler ce que son vieux avait dit pour s’y retrouver. Il avait commencé sur le fait qu’il n’était pas arrivé à empêcher Lambert à aller en Duscur… bon, c’était vrai, même s’il avait essayé de le nier après coup…
Son père et son oncle effondrés… Glenn en colère… Nicola affligé… tout le monde qui courre partout pour tout préparer… le nombre de jour avant ce qui semblait être la fin du monde compté avec appréhension… tout le monde de perdu… les « deux mois » et les « pas assez de temps » sur toute les lèvres… son père qui s’effondre en pleurs après une discussion avec Lambert… son oncle qui revient avec un poing en sang et avoue s’être retenu de frapper leur ami qu’il traitait à présent de connard… Estelle, Bernard et une bonne partie de leurs hommes qui ne cachaient plus tout le mépris qu’ils ressentaient à l’égard du roi… Glenn qui le cache devant eux mais l’hostilité qui émanait toujours de lui, les « chien idiot » qui lui échappaient de temps en temps quand il parlait du roi… … … lui-même qui va disputer Lambert pour avoir fait pleurer son père et l’inquiéter à ce point, de pousser les jumeaux jusqu’à l’épuisement… son grand frère qui souffle qu’il rentrera bientôt définitivement à la maison, avouant à mi-mot qu’il abandonnait son rôle de chevalier du roi… son père qui semble plus que soulager à cela… les débats pour savoir qui des trois sera envoyé à Duscur… Glenn qui insiste pour que ce soit lui qui aille protéger Dimitri, afin qu’en cas de problème, Faerghus ait toujours une tête… que lui ait toujours… un père… le visage mortifié de tout le monde quand le convoi part pour l’abattoir… comme si le glas était déjà sonné pour tout le monde avant même que le sifflement des épées ne brise le silence de mort…
Ensuite, il avait parlé de sa promesse envers Félicia de les protéger et qu’ils soient heureux… échec total sur toute la ligne, effectivement… c’était dur d’échouer encore plus… mais une petite voix étranglée et noyée au fond de son esprit lui rappela les mots d’Alix, quelques heures auparavant… « elle ne pouvait pas deviner que vous alliez finir dans la pire des situations », « personne ne pouvait prévoir que ça allait tourner comme ça ». Bon, s’il avait bien compris, pas si imprévisible que ça pour Duscur mais, il était forcé d’admettre que Félicia n’aurait jamais pu imaginer tout ça… c’était une inconsciente de première, avec sa propre maladie en particulier alors, pour les autres, Félix n’osait même pas imaginer… mais ça n’empêchait pas l’échec total pour tenir sa promesse…
« Tu es en vie… tu es en vie… »
Il n’arriva pas à chasser ses mots de sa tête, même en faisant hurler tous ses reproches. Rodrigue venait d’avouer qu’il avait menti, et même s’il avait peur de le perdre, qu’il n’aurait jamais dû parler de Glenn ainsi, dire ce qu’il appelait « les mots de Ludovic » auxquels il penserait après, il s’entêtait quand même à ne pas le croire alors qu’il savait que le jeune homme disait la vérité…
Sa main lui faisait encore mal… brulait… il sentait encore ses ongles rentrés dans sa chair, ses articulations se tendre au maximum pour former un poing serré… la lumière de son emblème enflammant ses veines à cause de sa rage… le bruit de l’os qui craque… pas les siens… malgré la douleur, il n’avait rien…
Il avait frappé son père en plein visage…
Félix n’avait pas réfléchi… crut sur l’instant qu’il se sentirait mieux après… qu’il le méritait…
Il n’en fut rien… il se sentait encore plus mal qu’avant…
Le jeune homme essaya de se persuader qu’il n’avait rien à se reprocher, que son vieux méritait ce coup de poing… il n’arrêtait pas de mentir, il le méritait… il lui mentait même s’il le croyait, tout ça pour ne pas voir que son fils préféré était un phacochère assoiffé de sang… son emblème était intervenu quand il l’avait frappé… c’était un signe non ? Ça voulait dire qu’il avait bien fait ? Il ne croyait pas assez pour savoir…
Sa marque le lançait dans son dos… le picotait de partout en répétant qu’il s’était mal comporté… de faire demi-tour, de retourner voir son vieux et de s’excuser… ça recommençait… dès qu’il disait la vérité en jurant haïr son père, sa marque semblait dire qu’il mentait… c’était la seule interprétation possible de son énergie qui se diffusait ainsi dans son corps… il avait beau tenté de l’ignorer et de la faire taire mais, elle revenait toujours à la charge, son énergie insupportable tellement elle était rassurante et trop semblable à celle du pire menteur de leur famille coulant en lui pour le rappeler à l’ordre… la seule chose qui la faisait taire, c’était quand il acceptait de retourner au lac, de plonger, de récupérer des bibelots dans la vase jusqu’au soir puis, de rentrer à la maison pour en discuter avec son père car, soi-disant, il lui manquait… même cette maudite marque mentait tout le temps… ce qu’il ne donnerait pas pour arracher ses écailles pour qu’elles se taisent enfin ! Pourquoi cette marque était restée dans son dos ?!
Une fois rentrée chez lui, il retrouva Alix et se maudit… il n’avait jamais confondu les deux jumeaux, jamais… pas une fois, ils n’avaient pu le tromper… mais là, en voyant le visage de son oncle identique à celui de son père… il faillit… il se rappela Rodrigue… il se rappela ses cernes dû à l’épuisement à force de travailler sans s’arrêter, il se rappela la marque rouge de son poing sur sa joue… se rappela son visage choqué, son corps figé de stupeur… lui qui avait tout fait pour oublier sur le trajet !
Il esquiva alors son oncle, s’enfuit de lui et de son jumeau. Félix fila sur la berge, trouva l’amas de rocher et le ponton de pierre, courut dessus puis plongea tout habillé dans le lac, restant sous la surface là où personne ne pourrait le voir. L’eau était glacée… quelqu’un le verrait, il lui dirait qu’il allait attraper la mort… jamais… l’eau ne lui avait jamais fait de mal… il avait juste besoin de rester au calme à l’intérieur, habitué à rester longtemps sans respirer… noyer encore et encore ces souvenirs, faire taire cette marque et s’obliger à se rappeler qu’il n’avait plus de père depuis deux ans, comme il n’avait plus de frère ni de meilleur ami…
« Tu peux regretter tout ce que tu veux, tu n’en as que pour Dimitri… »
L’épéiste allait lui dire, il voulait le dire, l’envoyer en pleine figure de Rodrigue, tant pis s’il était cruel. Tant pis s’il croyait que c’était Guillaume qui le sermonnait. Tant pis si une des choses qui revenait le plus à propos de lui, c’était qu’il mordait tout le monde sauf ses fils. Que sa famille fût le plus important à ses yeux, qu’il aurait été prêt à tout pour protéger sa meute et ses louveteaux. Tant pis s’il devait lui briser le cœur…
Mais Félix n’y arriva pas. Les mots s’obstinèrent à rester dans sa gorge et à ne pas à tous sortir… seuls trois acceptèrent de passer ses lèvres…
– Tu as Dimitri…
– Hum… c’est vrai que j’aime beaucoup Dimitri… il avait besoin de moi après Duscur… Rufus lui aurait fait du mal… il ne pouvait pas quitter Fhirdiad… ça aurait provoqué une autre émeute… même si j’aurais préféré… surtout après… j’ai bien cru perdre Félix ce jour-là… il a failli se faire éventrer… comme toi… il avait failli mourir comme toi… et même avec les mots de Ludovic… j’avais l’impression de… de devenir fou… je voulais juste le protéger… je ne voulais pas le quitter… mais le chaos… les émeutes… c’était trop dangereux… je ne pensais pas que… je ne voulais pas que… que mon fils reste dans ce coupe-gorge… j’avais peur… sans lui…
– Sans lui quoi ? Le pressa sans le vouloir le jeune homme, les mots allant aussi vite que les poings.
– Je n’aurais pas tenu… sans lui… sans Glenn… après que Félicia… mais Glenn et Alix étaient là… Félix aussi… il était si fort… j’avais l’impression qu’il me répétait… de toujours me battre aussi… même quand il pleurait… le gémissement fut remplacé par un sourire. Il s’est toujours battu… même aux portes de la mort… tu dois être… fier de ton petit-fils…
Le principal concerné allait mordre qu’il le confondait avec Glenn, ce ne serait pas le premier à le faire… même si ça serait la première fois pour Rodrigue… l’habitude de vivre avec son propre reflet surement… c’était tout ce qu’il acceptait comme explication logique… mais il savait que c’était faux, savait que son père ne confondait toujours pas ses fils. Les portes de la mort… il devait parler de la peste… même si les deux frères l’avaient eu, Glenn s’en était vite remis et lui avait failli mourir, trop prématuré pour pouvoir y résister aussi bien… ou alors, il parlait de ces maudites brûlures qui lui avait rongé le cœur… Félix chassa encore plus fort que le reste une conversation avec son grand frère au sujet de sa peste, ou ses souvenirs sur le moment où il avait enfin pu rouvrir les yeux grâce à ce qui était honnêtement un miracle de leur Ancêtre.
« Tu t’accrochais toujours à… »
« Fraldarius chantait… il ressemblait beaucoup et avait la voix de… »
Lui donnant doucement à boire pour se donner une seconde de plus afin de réfléchir, le jeune homme préféra détourner la conversation sur un point qui l’intriguait, se bouchant surement les oreilles dessus.
– Tu parles des mots du roi Ludovic depuis tout à l’heure… c’est quoi ?
– Tu ne le sais pas… tout le monde nous les disait… mais c’est lui qui nous les a dits le premier… ça nous a fait tenir quand… tu es revenu dans ta boite… souffla-t-il alors que le cœur de Félix commençait à battre à toute vitesse, remplissant le silence de la chambre avec son rythme erratique. Ludovic disait que tu… étais mort… comme un vrai chevalier… pour le protéger…
Le monde entier aurait pu voler en éclat à l’instant que Félix aurait été moins ébranlé. C’était comme se prendre un coup d’Épée du Créateur en pleine tête, il avait l’impression qu’on tentait de le couper en deux ! Même ses jambes tremblaient, tellement qu’il fut obligé de s’affaisser au sol, comme un gosse à qui ont tordait le bras pour lui apprendre à ne pas frapper ses camarades… et il était incapable de dire si ça faisait mal ou non… c’était… impossible à décrire… son esprit était trop vide pour le faire…
« Il est mort comme un vrai chevalier »… le roi Ludovic l’avait dit aux jumeaux quand leur père était mort ?! Bordel ! Il n’était même pas au courant ! Le jeune homme savait juste qu’ils adoraient Guillaume, les rares brides de souvenirs qu’ils avaient et connaissait les histoires que le vieux Nicola racontait avant d’être aussi massacré à Duscur mais, c’était tout ! Ils ne parlaient jamais de sa mort ! Et ils continuaient à être aveuglé par la chevalerie ?! Alix moins mais, Rodrigue y croyait dur comme fer alors que ça avait tué son père ! Ça avait tué son père avant même de tuer son fils ! Il était aussi stupide que ça ?!
Non… ils avaient six ans… Félix était bien obligé de s’en souvenir… ça gobait tout à cet âge… si tout le monde leur disait, c’était facile de leur bourrer le crâne avec…
– Merde… gronda-t-il en croisant les bras sur le matelas pour cacher sa figure au monde entier, sentant une énergie qu’il ne prit pas la peine de décrypter se déverser de sa marque. Comment je gère ça ? Tu ne me l’avais jamais dit…
– Dans ta lettre…
Bon, là au moins, il connaissait. Son père lui avait montré deux boites en bois enterré dans le jardin, sous les fleurs de potentilles, une pour Guillaume et l’autre pour Aliénor… elles contenaient des souvenirs d’eux et une lettre… il lui avait dit qu’il les déterrait peut-être un jour avec Alix, peut-être pas mais, il lui avait demandé de ne jamais les rouvrir à leur place. Au moins, ça faisait un truc dont le jeune homme était au courant….
– Ça me faisait… tenir… tous les deux… tu n’étais pas… parti… sans raison… continua-t-il plus faiblement. Même si je ne sais pas… de moi-même… comment tu… aurais réagi… je ne sais plus… maman disait que… tu serais en… en colère… je voulais… le garder pour moi… je ne voulais pas…
– Tu aurais pu me le dire avant… mordit-il malgré tout. Si tu ne voulais pas me le dire, pourquoi tu ne me l’as jamais expliqué ?! Ça n’aurait pas arrangé ton cas mais, ça aurait eu une logique !
– Je voulais lui dire… mais il y avait… tant de chose à faire… des morts dans tous les coins… Nicola mort… Gustave envolé… tout détruit… hacha-t-il de plus en plus difficilement comme s’il allait à nouveau sombrer dans le sommeil. Je l’ai manqué… puis… pas trouvé… l’occasion sans… encore plus gâcher… quand je pouvais lui parler… le lac… puis jamais… j’ai tout gâché… et je l’ai perdu… alors que… papa…
Le jeune homme leva le nez de ses bras en entendant le froissement faible de la couverture, vit la main de son père s’agiter autant qu’il pouvait, comme s’il cherchait quelque chose… sans trop réfléchir, il la prit dans la sienne, tout aussi perdu que Rodrigue devait l’être dans sa fièvre.
– Comment faire… ? Les doigts se serrèrent dans sa paume. Comment faire pour le retrouver… ?
– Qu’est-ce que j’en sais… murmura-t-il si bas que personne n’aurait pu l’entendre.
La main devient un peu plus molle de sommeil. Il aurait pu la repousser que Rodrigue n’aurait surement rien sentit… il semblait dormir comme une souche… après s’être tué à ce point au travail, pas étonnant…
Félix s’accrocha à la grande main, incapable de la lâcher…
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Rodrigue frémit dans son sommeil, sortant doucement des pans de la cape où il avait l’impression d’être. Pourquoi une cape… et pourquoi il était dedans ? Il ne savait plus… c’était juste une impression familière gravé au fond de sa mémoire… Guillaume ? Peut-être… il avait rêvé de lui après tout, peut-être que cela avait fait ressortir de vieilles brides du passé enfouies tout au fond de sa mémoire… comme pour sa dernière chanson… il ne pouvait plus s’en souvenir vraiment…
En entrouvrant les yeux, il vit une silhouette pale et aux cheveux noirs, calme et immobile dans un coin de la pièce, le bruit du fer qu’on entretenait occupant le silence avec quelques notes maladroites, qu’il reconnut tout de suite. Une chanson qui semblait faite pour les éveiller après un long sommeil…
« Sur le lac, le savais-tu ?
Un être a marché dessus.
Dans le lac, le savais-tu ?
Cet être y a respiré en sus.
Cet être sans peur le parcourt,
Pour protéger tout son peuple et son sang,
Le lac, il parcourt à tout bout de champ,
Tout trajet lui semble court.
Un grand bouclier incassable au bras,
Une douce épée brillante dans sa main,
Il est petit mais c’est un défaut bénin,
Dans le lac, jamais il ne sombrera,
Il est fier et têtu, insaisissable comme l’eau
Il s’entraine sans fin, en fait toujours plus,
Tu connais le nom de cet épéiste, ce héros,
Le nom de ce grand sorcier est…
– Fraldarius… Félix…
Le jeune homme redressa la tête de la côte de maille qu’il graissait, croisant le regard de Rodrigue, bien plus lucide qu’il ne l’avait été ces derniers jours. Au moins, il avait l’impression qu’il le regardait vraiment au lieu de fixer le vide.
– T… ta tête va mieux ?
– J’aurais dû parier… Penses à toi pour une fois, le réprimanda-t-il un peu car, il le méritait. Ça fait quatre jours que tu dors quasi sans t’arrêter.
– Quatre jours… alors on est…
– Lundi, oui. Le phacochère, Sylvain et Ingrid sont repartis hier après-midi.
– Mais tu es resté…
– Évidemment. Sinon, Alix se serait aussi évanoui à force de s’occuper de toi. On n’a pas besoin de deux fiévreux. Pierrick n’aurait pas tenu le coup.
– Alix va bien ? S’inquiéta-t-il à sa voix.
– Oui, il reste couché de son côté car, vous avez oublié de dormir ! Comment tu as fait pour te foutre dans un état pareil ?! S’écria-t-il en se rapprochant de lui. Il m’a donné son explication fumeuse, à toi maintenant ! Que je sache si vous êtes aussi stupide l’un que l’autre ?!
– Levée avant le soleil, puis suivre les heures des prières pour ne pas se perdre sans m’arrêter… ma table aurait craqué sous le poids du travail que me laisse Rufus… hein… on a tous les mêmes défauts dans la famille… souffla-t-il en frémissant un peu, surement pour aller retrouver son jumeau.
– Tu parles. Et n’essaye même pas de te lever ! Pierrick t’interdit de quitter ton lit pendant au moins une semaine ! Et repos complet pendant un mois ! Tu t’es évanoui de fatigue je te rappelle ! Tu restes ici jusqu’à nouvel ordre !
– Il faudra qu’on trouve un moyen pour que personne ne donne la clé des coffres à Rufus… il aurait le temps de ruiner le Royaume en alcool et en femmes…
– Alix a dit exactement la même chose. Il fera son travail lui-même pour une fois, ça le changera. On n’est pas des chiens dans la famille. T’es un bon toutou obéissant au lieu d’un loup mais, faut pas exagéré non plus.
Félix mordait comme qu’il pouvait, essayant de cacher ce qu’il pensait autant que possible sous l’agressivité. Cependant, Rodrigue dut voir à travers car, il arriva à rire un peu malgré la fatigue en ajoutant.
– Le digne petit-fils de Guillaume…
– Tu ne t’en souviens même pas toi-même.
– Peut-être… même si j’ai cru qu’il était là… je crois que je lui ai parlé… avoua-t-il vaguement. Je ne sais plus de quoi… juste d’un cauchemar puis, il était là… même s’il doit être réincarné depuis longtemps…
– Vu l’état où tu t’es mis, tu as du te l’imaginer… t’as pas arrêté de parler samedi.
– J’espère juste que je n’ai rien dit de mal…
– Pas grand-chose de cohérent, mentit Félix, son père n’était pas assez réveillé pour le remarquer de toute façon. Faudra que tu me le dises en étant lucide pour que je te crois vraiment.
C’était ce qu’il avait décidé. Les mots de la fièvre ne comptaient pas, c’était juste la fièvre. Son père pouvait bien dire tout et n’importe quoi à cause de ça. Même si pour « les mots de Ludovic », ils étaient vrais… il s’était bien gardé de leur dire ce qui s’était passé quand Sylvain, Ingrid et le phacochère étaient venus les voir, même si à leur tête, ils allaient le faire passer aux aveux une fois qu’il serait rentré à Garreg Mach. Rodrigue hocha autant que possible la tête, tout en fixant le bandage autour de celle du jeune homme qui marmonna en posant une main dessus.
– Ce n’est rien. Juste pour bien maintenir un peu la pommade. Ça n’a rien tranché, le plat de l’épée m’a seulement enfoncé le crâne.
– Fait attention… les blessures à la tête sont les plus vicieuses… lui souffla son père, visiblement inquiet.
– Je te dis que je n’ai rien ! Ça fait deux semaines, ça a pratiquement fini de cicatriser ! Et Manuela m’a déjà remis l’os correctement ! Hum… j’ai pas le droit de m’entrainer jusqu’à la fin de la lune mais sinon, ça va.
– Tant mieux… l’hôpital se moque surement de la charité mais, respecte bien la consigne… tu risquerais d’avoir des séquelles ou de gros maux de tête.
Félix fuit son regard, ne voulant pas admettre que c’était exactement ce qui s’était passé durant le chemin, même s’il l’avait gardé pour lui. Il détourna plutôt la conversation, ne voulant pas continuer dessus et devant bien lui dire.
– Hum. De toute façon, je reste ici jusqu’à la fin de la semaine, histoire que tu appliques tes propres conseils.
Le jeune homme jeta un coup d’œil à son père. Il s’attendait à une réprimande pour sauter une semaine de cours, qu’il devrait rentrer à Garreg Mach, que ce n’était pas raisonnable, qu’il devrait prendre plus au sérieux le côté intellectuel de sa formation et pas seulement le côté physique, qu’il était le prochain duc et qu’il devait apprendre à gérer son fief ou quelque chose du genre…
Cependant, rien de tout cela ne vient. Félix vit juste un petit sourire qu’il ne décrirait pas se dessiner sur le visage encore endormi de son père. Ce dernier souffla avant de fermer à nouveau les yeux et de replonger dans le sommeil.
– Je suis content que tu sois là…
Félix ne répondit pas, se justifiant à lui-même que cela ne servait à rien, Rodrigue ronflait à nouveau… et personne n’avait à savoir quel sentiment cela lui faisait ressentir malgré lui. Il remonta la couverture jusqu’à ces épaules, juste pour ne pas devoir rester plus longtemps car, le vieux avait attrapé une grippe.
Le jeune homme ne quitta pas beaucoup son père de la semaine, à part quand Alix trouvait assez de force pour venir le voir ou parce qu’il lui manquait trop. La Déesse seule savait comment ils restaient séparer aussi longtemps ces deux-là… et comment ils arrivaient à le vivre… surement pas bien… vivement la fin de l’année qu’ils puissent se retrouver plus souvent, ils s’empêcheraient mutuellement de s’épuiser comme ça. Ils mangèrent aussi tous les trois, les jumeaux semblaient retrouver tous leur appétit quand c’était le cas, et assez d’énergie pour qu’Alix propose d’échanger leurs assiettes quand son neveu se retournait, avec les aliments qu’ils n’aimaient pas. Sur certains points, son oncle ne grandirait jamais. Ça faisait aussi rire Rodrigue quand Félix le disputait comme un gamin. Son esprit stupide lui rappela que cela faisait des années qu’il n’avait plus entendu un rire aussi léger de sa part. Il ne trouva pas l’envie de noyer ses souvenirs… surement la fatigue, rien de plus.
Il resta jusqu’à dimanche midi, puis repartit pour Garreg Mach et effectivement, dès qu’il remit le pied au monastère, les trois pires amis d’enfance de l’Histoire de Fodlan lui firent passer un véritable interrogatoire. Félix ne voulait rien dire mais, en voyant ses mines de chiens battus ou sévère, il leur avoua ce que lui avait dit Rodrigue en croyant parler à Guillaume. L’épéiste ne pouvait même pas passer sur les moments où il parlait du phacochère, ils savaient tous quand il leur cachait quelque chose.
« …Ne vous étonnez pas si je deviens aussi sympathique qu’Alix avec Gilbert, grommela-t-il à la fin, après avoir mentionné qu’avec Gustave qui s’était enfui la queue entre les jambes, ils les avaient laissés à moitié écrasé sous le travail. Je crois que même Rodrigue lui a soufflé dans les bronches si j’ai bien saisi ce qu’ils se racontaient…
– Je crois qu’une bonne partie des personnes de l’administration et des gardes qui étaient contre le massacre sont dans ce cas… marmonna le phacochère, mal à l’aise. Évite simplement de l’être trop ouvertement devant Annette…
– C’est possible d’être énervé quand elle est là maintenant ?
– Enfin, au moins, tu sais pourquoi il a agi ainsi et son état d’esprit. Il le reconnait, il s’en veut, et il ne sait juste plus quoi faire pour tenter de te reparler. Et tu ne me feras pas croire que tu ne veux pas lui reparler aussi, trancha Ingrid.
– À t’écouter, tu lis dans ma tête.
– Que ça te plaise ou non, on n’a juste une quasi-vie ensemble en commun tous les quatre, rétorqua-t-elle. Ça aide un peu pour se lire les uns les autres. En plus, t’étais pas vraiment en bon état après l’avoir entendu.
– Ça, personne ne pourra dire le contraire. T’étais encore plus pale que tu ne l’es et on aurait dit que tu avais vu un fantôme, ajouta Sylvain.
– Hum… c’est la fièvre qui lui a fait dire ça, grogna Félix. Il aurait été lucide, il ne l’aurait jamais dit à voix haute.
– Car tu t’enfuis à chaque fois ? Et tu vas mettre tout ça sur le dos de la fièvre ? S’outragea Ingrid. Pourquoi pas le mensonge pendant que tu y es !
– Il pensait parler à Guillaume, Guillaume qui est mort et réincarné depuis longtemps. Il répondait plus ou moins aux questions mais, il était tout sauf lucide. Rodrigue ne se souvenait même pas de ce qu’il a dit quand il s’est réveillé. Il ne mentait surement pas mais, il ne l’a pas dit volontairement non plus. T’aurais été à ma place, tu ferais la même chose, ait le courage de l’admettre !
Ingrid prit la pique sur elle, puis soupira, visiblement fatiguée.
– Tu es impossible Félix.
– T’es pire. Je ne voie même pas pourquoi vous vous mêlez de ça.
– Car c’était évident que tu n’allais pas bien après l’avoir entendu et qu’on s’inquiète pour toi, déclara Sylvain. Enfin, si tu préfères attendre qu’il te le dise consciemment, ça se comprend. Au moins, tu sais un peu mieux d’où ça vient. Ça ne l’excuse pas mais, au moins, ça explique un peu sa réaction.
L’épéiste garda le silence mais, ne mordit pas non plus. Ça devrait suffire pour qu’ils comprennent, et heureusement, cela suffit. Après encore quelques mots, Ingrid et Sylvain le laissèrent tranquille et le phacochère semblait aussi bien partit pour le faire mais, il resta un peu plus. Il eut un instant de silence bien trop long avant qu’il finisse par hacher, essayant de paraitre timide et prudent comme l’aurait été le vrai Dimitri.
« Je… je sais que j’ai surement une part de responsabilité… Rodrigue ne m’a pas beaucoup lâché après la Tragédie… mais… mais je voudrais te dire que… je crois qu’il pensait tout le temps à toi… il essayait déjà… ou au moins il espérait avoir l’occasion de s’expliquer qui ne casserait pas tout… enfin, pas encore plus…
– Avoue ce à quoi tu penses seulement, qu’on n’y passe pas la nuit.
– Bon. Tu te souviens de notre cachette ? Tu sais, là où on allait tout le temps pour écouter les adultes chantés dans la cathédrale quand on était petit ?
– Ouais… dur à oublier les roustes qu’on se prenait pour aller là-bas. Tout ça pour écouter les grenouilles de bénitiers réciter les prières quand on ne pouvait pas y aller car, on était trop petit et que ce n’était pas notre office. Le rapport ?
– J’y viens. Je m’y rendais encore quand j’étais à Fhirdiad après la Tragédie. Je n’arrivais pas à dormir alors, j’y allais pour essayer de me calmer et trouver le sommeil…
– Je sais, tu nous réveilles à chaque fois avec Sylvain, et c’est toutes les nuits en ce moment. Pour la dernière fois, va voir Manuela ! Ce n’est pas normal de faire autant de cauchemar ! Je critique le vieux mais, t’es pas mieux !
– J’irais la voir mais, écoutes-moi. À chaque fois, j’entendais Rodrigue faire ses prières du soir. Il s’y rendait toujours très tard vu qu’il était débordé en journée. Je l’entendais prier Saint Cichol à chaque fois…
– Rodrigue prie toujours Saint Cichol. Il manipule tellement la breloque qui représente son emblème qu’il faudrait la changer, même s’il ne le fera jamais, ou pas avant qu’elle soit juste tombée toute seule. Où tu veux en venir ?
Les yeux d’ambre de Félix étaient plissés, le défiant de faire le moindre faux pas sous peine de le mordre à la gorge. Il se souvenait encore de la dispute entre leurs pères, quand Arundel l’avait blessé avec cette magie étrange. Il ne s’en rendait pas encore compte car, ils faisaient attention à enterrer la discorde devant eux mais, les nobles à la cour n’arrêtaient pas de dire que finalement, Rodrigue avait les yeux de son père… les yeux d’un loup féroce, toujours prêt à mordre tout ce qui s’approchait trop près de sa meute… et que Guillaume aurait été encore en vie, il ne se serait pas contenté de se retirer dans son fief avec sa famille pour marquer sa fureur… même si la couleur venait de sa mère, la forme était bien celle de toute sa famille paternelle… même si l’épéiste le nierait, c’était un Fraldarius jusqu’au plus profond de son sang… une famille qui avait choisi un loup pour blason…
Dimitri ne devait pas trembler ou faire de faux pas… il n’avait pas peur mais, à la moindre occasion, Félix le chasserait et se refermerait complètement, quitte à lui arracher la gorge pour le repousser. Après tout, les loups pouvaient tuer un sanglier alors, un phacochère, surement aussi…
– Et bien, la plupart du temps, quand il s’adressait au Père, ce n’était pas pour moi qu’il priait, ni pour mon père. Je crois… si je comprenais bien ses prières, je crois qu’il priait pour toi…
– Qu’est-ce que tu en sais ? Rétorqua-t-il. Le vieux est comme Annette avec ses chansons, il brode toujours ses prières. Il reprend la structure mais, il invente les paroles pour que ça colle mieux, et à moins de s’appeler Alix, personne à part la Déesse ne peut savoir ce qu’il avait dans la tête.
– Ce n’est pas faux, surtout qu’elles peuvent être assez cryptique pour toute personne qui n’est pas Alix… mais je suis sûr que c’est de toi dont il parlait. Moi, je n’ai jamais été bien loin, ou il ne parlerait pas d’avoir « perdu » quelqu’un, et pour les prières aux morts, il invoque toujours leurs noms.
– Car c’est comme ça qu’on prie pour les morts, rétorqua-t-il, clairement sur la défensive.
– Oui… mais dans ses prières, il demandait toujours à retrouver quelqu’un… il priait pour retrouver quelqu’un… il demandait à Cichol le Père de l’aider à retrouver quelqu’un et à réparer ses erreurs, car il était dans la même situation que lui…
Félix détourna le regard à ses mots, soit sa manière de nier quelque chose, même quand il savait que c’était vrai… surtout quand il savait que c’était vrai. Dimitri n’oserait plus lui dire en face mais, c’était un tic qu’il avait pris de Rodrigue. Quand son père niait quelque chose qu’il ne pouvait pas accepter, il fermait souvent les yeux ou les détournait pour rompre le contact visuel, comme son fils…
« Tu lui ressembles plus que tu ne le penses… »
#papa#fe3h#route cf + divergente canon#écriture de curieuse#merci beaucoup d'avoir tout lu !#Déesse ! J'ai oublié de mettre les tag !#désolé il est tard et je me lève tôt#faut vraiment que j'arrête de publier à 22h en me levant à 5h30 j'ai même oublié de tagguer Ladyniniane !#et j'ai pas grand chose à dire... à part que j'espère que ce chapitre reste compréhensible malgré toutes les références...#Félix était très collé à son père quand il était petit#dans ma version de l'histoire en tout cas où vraiment c'est tout le temps et il adore sa famille !#Avant... le grand gâchis qu'est Duscur... maudite tragédie...#sans ça la meute Fraldarius serait toujours très unie#et Félix aime toujours son père même s'il ne l'assume pas et s'inquiète beaucoup pour lui (au courant de ce que dit /fait Rufus)#il va finir par l'admettre promis#mais apprendre d'où vient LA phrase lui donne un gros coup de pied et le force un peu à se mettre à la place de son père#pour réfléchir un peu à ce qui s'est passé ces jours-là et finir par admettre (même si là il n'est pas encore prêt)#mais ça ne va pas tarder jurer#en tout cas j'espère que ça vous aura plu ! merci encore !
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Trépalium Scène 1 à 3..
Nouvelle pièce en route.
Toujours sous forme de scénettes, pas d'histoire suivie, simplement des tranches de vie ici et là, de situations cocasse dans des "Petits Boulots", tous plus variés les uns que les autres..
C'est donc toujours le lieu qui importe, et la diversité des personnages présents !
Bonne lecture ;)
Scène 1,
Au Mini Club
Les Règles du Lucky Luke..
Max se retrouve seul avec un groupe de huit enfant seulement. Il n'était pas nécessaire d'être à deux quand il y avait moins de dix enfants au mini club, surtout le Dimanche matin. Et pourtant, même avec si peu d'enfants, on pouvait très rapidement se laisser dépasser !
Max, s'adressant aux enfants : Allo allo !
Les enfants, en choeur : J'écoute, j'écoute, j'écoute.
Max : Alors, maintenant, que j'ai toute votre attention, je vais vous expliquer ce que nous allons faire ce matin.
à un enfant : Non, après les questions. Pour le moment j'explique et ensuite vous me demanderez ce que vous n'avez pas compris. C'est d'accord ?
L'enfant : D'accord !
Max : Eh bah dis dont, vous avez l'air bien sage ce matin, c'est suspect..
Un enfant, un poil agité : Moi je sais, moi je sais, on va faire un Lucky Luke ! J'peux le faire ? Allez dis oui, stp stp stp ?!
Max, agacé : Bon, j'ai dis quoi il y a à peine deux minutes là ? J'explique, et ensuite vous posez les questions. C'est pas compliqué ! Et ceux qui réclament, vous savez très bien ce qui vous attend, vous serez prévenus !
Les enfants, en choeur : Bon d'accord. Explique nous, alors !
Max : Bon alors, le Lucky Luke, c'est très simple. Et surtout parfait pour retenir les prénoms des copains ! Commencez par me faire un joli cercle, déjà.
Un enfant : C'est quoi un cercle ?
Un autre : Bah, t'es bête ou quoi ? C'est une ronde !
Max, haussant un peu le ton : Mais enfin, c'est dingue ça !
Vous ne pouvez pas rester tranquille trois minutes ? C'est trop vous demander peut-être ?
Vous n'êtes que huit et j'ai l'impression que vous êtes quinze, c'est quand même pas croyable !
C'est quasiment le double, vous vous rendez compte ?
Un enfant : C'est quoi un double ?
Un autre, plus âgé : C'est quand ça fait deux fois plus.
Encore un autre : Mais non, c'est comme un jumeau.
Non ? Maxime ?
Max : Ca dépend du contexte.
Un enfant : Ca veut dire quoi "contexte" ?
Max : Vous me fatiguer.
Je jette l'éponge !
Max se met assis dans un coin de la pièce, sur son fauteuil, sans dire le moindre mot. Il attend patiemment que le silence prenne place..
Les enfants se calment, peu à peu, et s'intérrogent en chuchotant.
Un enfant : Eh mais STOP maintenant !
Il attend le silence, vous n'avez pas compris ?
Un autre : Et le lucky Luke alors ?
Encore un autre : Si on continue comme ça, je crois que c'est fichu pour le Lucky Luke moi..
Max : "Fichu", en voilà un joli mot tiens !
Un enfant, chuchotant : Chouette, Max est revenu !
Max : Je n'étais pas parti bien loin, j'étais simplement dans le coin de la pièce. Mais c'est bien les enfants, vous avez fini par comprendre par vous même pourquoi c'est important de faire le silence quand onn veut vous expliquer quelque chose.
Je suis fier de vous !
Et vous pouvez dire merci à Lucas, sans lui, vous seriez encore en train de sautiller et vous agiter dans tous les sens !
Lucas, faisant son intéressant : Eheh, vous avez vu !
Ah si je n'étais pas là..
Audrey arrive dans le Mini club.
Les enfants, en choeur : Audrey !
Tu es revenue !
Audrey : Oui mais je ne reste pas les enfants, je dois juste vous empreinter Max une seconde.. Vous me verrez cet après midi, ça marche ?
Lucas : Alors, tu ne fais même pas le Lucky avec nous ?
Audrey : Non malheureusment, je n'ai pas le temps ce matin les enfants. On verra Dimanche prochain pour ceux qui seront encore là..
Lucas : Chouette !
Les enfants : A tout à l'heure Audrey !
Audrey sort et emmène Max par le bras, juste à la sortie. Elle referme la porte pour que les enfants ne puissent pas entendre.
Audrey : Alors du coup, tout est bon pour la chasse au trésor de cet après midi, il ne nous restera plus qu'à cacher les indices, avant l'ouverture du Mini Club, on aura qu'à prendre la Golfette et se faire ça rapido après manger, ça te va ?
Max : Oh la la, tu as géré !
Audrey : Bah attends, je n'allais pas rester à rien faire alors qu'on a la chasse au trésor cet après midi quand même ! En plus je te connais, si ça avait été toi à ma place, tu aurais fait la même chose !
Max : C'est pas faux !
J'avoue que vu comme ça..
En tout cas, c'est chouette, t'as géré ! C'est du beau travail d'équipe ça.
Audrey : J'adore !
Et puis t'inquiètes, on est là pour ça ! C'est toujours mieux de s'entraider que de se mettre des bâtons dans les roues, non ?
Max : Exactement !
Et dans n'importe quel milieu, ça devrait être comme ça, je trouve.
Audrey : Je ne te le fait pas dire !
Bon allez, je file moi, on se retrouve au bord de la piscine pour la danse de l'été !
Max : Ca roule, on se retrouve là bas !
A tout à l'heure.
Audrey s'en va, et Max se dirige vers la porte doucement, il se faufile pour ne pas perturber les enfants, et se retrouve surpris..
Voilà que les enfants étaient déjà en pleine partie de Lucky Luke, et parfaitement ordonnés, en cercle. Lucas au centre.
Max : Eh bah je vois que vous ne m'avez pas attendu !
Lucas : Non mais c'est moi, je leur ai expliquer et on a voulu commencer à jouer, mais tu peux venir hein !
Max : Ah bah j'espère bien !
En tout cas je suis fier de vous les enfants, je ne m'attendais pas à ça.
Il ne nous reste qu'une demi heure en plus, c'est parfait !
Lucas : Chouette !
Les autres enfants : Bon Lucas, tu joues oui !
Les enfants rient, la partie coule de source, (possibilité d'impros à ce moment là).
Un noir passe...
Scène 2,
A la Maison
Débat sur l'écriture manuscrite, 2ème édition
Allie est tranquille chez elle, assise sur sa chaise de bureau, face à son grand écran de PC, sur Skype avec le Canada, comme à son habitude, la nuit.
(Ecran face public, Allie de dos, casque et micros).
Victor : Alors alors ?
Ce Plume ?
Allie : Oh si tu savais comme ça fait du bien !
En plus c'est magique, il a pris le plie de mon écriture du coup.
C'est un réel plaisir, tu n'as pas idée !
Victor : Oh c'est chouette ça, c'est ton petit frère qui va être content alors.
Allie : Mon petit frère ?
Victor : Bah oui, tu ne te souviens pas de ce qu'il t'a dit quand il te l'a offert, à son retour de Suisse ?
Allie : Bien sûr que je me souviens.
Il m'a dit que s'il m'offrait un stylo plume, c'était pour que j'écrive mes pièces de théâtre, justement.
Eh bien voilà, c'est chose faite.
Je sens que cette jolie plume écrira de jolies histoires..
Victor : C'est précisément ce que je voulais entendre !
Il sera fier de toi, tu verras..
Allie : Je l'espère en tout cas.
Victor : Mais si, je te le dis, fait moi confiance.
On en reparlera, tu verras..
Allie : Très bien.
C'est noté !
C'est parti pour ma première pièce à l'encre de ma Plume alors..
Victor : J'adore !
Allez, file écrire ! Allie : C'est parti !
Victor se déconnecte et Allie sort de scène.
Un noir passe..
Scène 3,
Dans les Escaliers
Histoire de déménagement
Marie sort de chez elle pour filer au resto ou elle travaille depuis quelque temps.
Alors qu'elle est déjà un poil en retard, elle croise ses voisins du dessus dans la cage d'escaliers.
Elle a très peu dormi..
Marie : Ah tiens !
Vous tombez bien !
Les Voisins : Ah bon, pourquoi ?
Marie : Je ne sais pas ce que vous avez bien pu branler cette nuit mais ça faisait un de ces bordel !
Les Voisins : Ah oui, on ne t'a pas dit à toi,
On déménage ce weekend, on a eu la confirmation de la petite maison en périphérie, du coup !
Marie : Ah je suis ravie pour vous, mais ça ne m'arrange pas moi.
Je travaille midi et soir tout le weekend moi !
Les Voisins : Ah bah ça on n'y peut rien nous.
C'est pas notre faute si tu travaille en décalée avec le reste du monde..
Marie : Parce que vous croyez que c'est un choix ?
Vous croyez sérieusement que je me nique la santé à taffer 70h par semaine, pour en être payée 35, par plaisir peut-être ?
C'est loin d'être un choix les gars, c'est une question de survie !
Les Voisins : N'empêche que nous, on n'y est pour rien !
Marie : Mais comment je vais faire moi, sans ma sieste de l'après midi alors ?
Les Voisins : Bah va dormir ailleurs !
Marie : Ah c'est pas con ça !
Je vais aller chez Sarah tiens !
Les Voisins : Bah voilà !
Marie : Ca roule !
On fait comme ça.
A plus les loulous !
Les Voisins : Ciao Bella !
On passera te voir au resto de toute façon.
Marie : Chouette !
Courage pour les cartons hein.
Des bisous.
Un noir passe...
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