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Chance Finder de Chanel
Chance Three Moods Chanel Pour trouver la fragrance Chance de Chanel. Chance de Chanel se décline en 4 fragrances. Laquelle me correspond ? Chance Finder de Chanel Déjà achetée et testée la première fragrance Chance de Chanel. Mais depuis, la Maison a commercialisé d’autres variations. Elles sont au nombre de quatre. Chance, Chance Eau Tendre, Chance Eau Fraîche et Chance Eau Vive. Place au…
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« J’ai gardé, vif encore malgré tant d’expériences, le souvenir d’un crépuscule au Japon, il y a fort longtemps. Du miroir brisé de mes existences antérieures, c’est un éclat tranchant. La journ��e avait été plutôt pluvieuse et malgré quelques accalmies, le soleil s’était couché sous des draps tièdes et humides sur l’édredon verdoyant des collines. Tandis qu’une nouvelle averse caressait la pagode, je demeurai assis à l’abri, sur l’estrade que le toit protégeait, à l’écart de mes compagnons, le regard perdu dans le velours du soir. J’étais un jeune novice qu’émerveillait, plus encore que le sourire tranquille des statues bouddhiques, le calme adamantin qui pare le monde dans les secondes qui suivent immédiatement la fin d’une averse. J’y trouvais là un charme de Création du monde qui ne laissait pas de m’apaiser, et bien que sachant cette notion étrangère aux préoccupations de notre enseignement, je ne pouvais me défaire de cette image d’un monde neuf et cristallin où, bien loin de la vision de flammes primitives sculptant d’imbéciles ténèbres, l’univers resplendissait sous une étoffe de calme et de fraîcheur. Espérant donc assister avant d’aller me coucher à ce qui était pour moi la plus fabuleuse représentation que puisse offrir la nature, je décidai d’attendre un peu que les nuages s’épuisent ou bien s’en aillent. Pour mon plus grand bonheur, la pluie cessa quelques minutes après d’un coup bien net, si net qu’on eût dit qu’une lame de katana avait fendu le ciel. Un grand silence éclata sur la Terre. Silence similaire peut-être, pensais-je, à la grande paix qui éclate dans le cœur des moines lorsque ceux-ci atteignent l’Illumination. Pourtant, et même si cela fut pour moi la source d’une joie intense, cela sonna le glas de mon expérience monastique. Par je ne sais quelle étrange alchimie dont semblait friand mon esprit, le brusque arrêt de l’averse dans la nuit naissante m’avait fait l’impression d’une immense chevelure de geisha soudainement libérée de son chignon après une longue journée. Je pouvais en respirer le parfum, en toucher le soyeux, la voir s’écouler comme un sort liquide le long de hanches immaculées pour retomber délicatement sur le monde. L’air s’était rempli d’un alcool inconnu et j’étais ivre. Mon cœur, enrubanné du noir profond de cette chevelure, battant comme il n’avait jamais battu, frappait ma poitrine jusqu’aux frontières d’une douleur qui n’était pas sans avoir certains accords avec la volupté. La Passion en personne avait déployé sa chevelure tel un tapis mystique à mes pieds pour m’ouvrir à des palais bien différents de ceux trouvés par le Bouddha dans les régions immatérielles. Elle m’invitait à pénétrer d’autres demeures que ces monastères et ces préceptes qui, je le savais, seraient les mausolées de ma virginité. Que valurent, à cet instant, toutes les promesses du nirvāna? Absolument rien. Bouleversé, je renonçai à devenir moine et, tout gonflé d’extase, filai tout droit à Shimabara, le fameux quartier de plaisirs de Kyōto, dans l’espoir d’y trouver une chevelure semblable à celle qui venait de m’apparaître. Jamais je n’eus cette chance. Je mourus en chemin, d’une mauvaise chute qui laissa mon visage écrasé contre un rocher, vierge encore, et non-délivré du samsāra. A présent, bien que depuis longtemps déniaisé en cette nouvelle vie, je cherche toujours cette chevelure où vibre encore intact, comme une fragrance connue de moi seul, le silence suivant la pluie dans la fraîcheur d’un crépuscule. »
Ariya S.
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ROMAN-FEUILLETON : S’aimer n’est pas une petite entreprise
PREMIER ÉPISODE
Première partie
- I - Adrien
Le soleil d'été inondait la vaste cuisine aux murs et aux meubles blancs, jaunes paille et bleus pastel. Assis face à la fenêtre, songeur et détendu, Adrien buvait un café et s’apprêtait à savourer le beurre cru de baratte et la confiture d'abricots qu'il avait généreusement étalés sur des tranches découpées dans une grosse miche de pain frais.
La cloche de l'église du village venait de sonner une huitième et dernière fois. Le programme de sa journée n'était pas encore fixé. Sa nuit avait été douce et tranquille. Il se sentait de grandes possibilités.
Sa maison réclamait un peu de rangement. Du linge propre empilé patientait sur un guéridon. Des chemises, des polos, des sous-vêtements et des chaussettes, le tout déjà porté, jonchait le sol, le canapé et même un meuble ou deux. Des livres ouverts retournés ou fermés, qui auraient été davantage à leur place sur un chevet, une étagère ou le bras d'un fauteuil, étaient abandonnés n'importe où, au pied du lit, sur le parquet d'une chambre, les tomettes du séjour, le tapis du salon, le rebord de la baignoire. Des verres étaient posés ici et là, exactement aux endroits où ils s'étaient retrouvés définitivement vides. Des bouteilles de vin de Madiran, de Pacherenc et de Fronton, blancs et rouges, se dressaient honteuses et vides dans la cuisine, le salon, et même dans la salle de bain.
Il régnait dans la grande chambre un joyeux et coloré capharnaüm : draps froissés oranges, oreillers aplatis jaunes et bruns, traversin ocre tordu, tapis aux dessins kandiskyniens, coins rabattus, tout semblait sens dessus dessous, dans un fouillis presque esthétique.
Avant le grand ménage, Adrien pensait marcher à vive allure, deux ou trois heures, sur les sentiers des environs, à travers la prairie et les bois, le long de la rivière proche. Il déjeunera d'un casse-croûte qu'il composera dans les instants suivant sa toilette. Après quoi, en fin d'après midi, il se rendra à Marciac dans le Gers, chez Vincent, son ami de toujours, où tous les deux boiraient un peu de vin et iraient ensuite flâner dans la cohue du village des restaurants provisoires, traîner autour des manifestations “off”, puis assister aux deux grands concerts d’ouverture du festival de Jazz.
La semaine avait été inféconde du point de vue de son activité journalistique, mais riche de relations sociales. Sept jours durant, il avait reçu voisins, voisines et amis de fraîches dates, petits producteurs fermiers pour converser, approfondir sa connaissance des victuailles de la région : confits de canard, fois gras d'oie et fromages de brebis, légumes, charcuteries…
Il n'avait pu faire affaire sans goûter ni boire. Jamais seul. Un essai, un vin, une fricassée, une poêlée avaient succédé à d'autres et la petite maison de village qu'Adrien louait depuis un an était vite devenue, après quelques jours à ce régime, un foutoir sans pareil.
Une femme généreuse et accorte l’avait accompagné jusqu’au petit matin et lui avait laissé, avant de se retirer, vraisemblablement sur la pointe des pieds, ce petit mot charmant : "Tout fut à mon goût, particulièrement toi".
Le désordre n'était pas au nombre de ses tendances, mais depuis sa dernière liaison qui n'avait pas duré trois ans, il avait changé. Ses pratiques domestiques, ses habitudes de vie se modifiaient. Ses notions d'ordre et de désordre se confondaient sur un étroit nuancier.
Journaliste indépendant, il vivait de piges, faisait dans la culture et la chronique tous sujets. Il était l'auteur de cinq romans policiers qui avaient su trouver des lecteurs. Il lui arrivait de faire des reportages.
Depuis qu'il avait quitté Élisa avec laquelle il n'avait pas su vivre, il était sonné et s'en voulait. Il avait fui les querelles à propos de rien mais qui gâchaient trop d'heures passées ensemble, invariablement suivies de mises au point et de réconciliations sans souffle. Le conflit s’était installé, la conviction d’un avenir commun éclipsée.
Il ne parvenait pas encore à se persuader qu'il avait eu raison de rompre.
Au cours de petites séquences, il s'efforçait de s'intéresser à son avenir, tentait de refaire de petits projets.
Il était fort du temps présent et prenait ce qui passait à portée de sa vie qui filait, comme une chance d'échapper à la solitude et à la tristesse.
Copains d'un soir, amies fugaces, brèves amours, il ne perdait aucune occasion de faire connaissance, de tisser des liens, légers et éphémères, de faire de petites fêtes. En veillant à ne pas entamer sévèrement sa santé ni gâcher sa bonne forme physique. Il avait peur non tant de vieillir mais que lui-même remarquât qu'il se dégradait.
Il restait hanté par Élisa et ne pouvait avoir une nouvelle relation sans comparer. Plus leurs corps présentaient des ressemblances avec celui d’Élisa, plus forte était sa nostalgie. Si les différences étaient bien marquées et que la belle fût moins bien faite, ses regrets retardaient son excitation puis son plaisir, quand ils ne les empêchaient pas. Il la cherchait chez toutes. Les visages se succédaient sans qu'il lui fût permis d'y retrouver Élisa. Elle restait unique. Il n'avait pas rencontré femme plus aimable et affriolante, plus intelligente et cultivée.
Il avait quitté Paris qu'il ne supportait plus - la pollution, les embouteillages et surtout Elle, qui y vivait encore - pour un village de Haute Garonne qu'il avait découvert avec des copains étudiants, dix ans plus tôt.
Il s'était installé à Fronton, au Nord de Toulouse et avait choisi cet endroit parce qu'il était résolument au sud de la France
Après avoir vécu longtemps en Rhénanie puis en région parisienne, passé ses plus belles vacances des étés de sa jeunesse dans le Var et l’Hérault, avec deux incursions espacées en Corse, "Sud" et "Méditerranée" étaient restés des mots magiques qui mettaient en marche sa fabrique de rêves.
Deux noms qui n’avaient rien perdu de leur pouvoir de raviver les vieux souvenirs : longs trajets jusqu’à Fréjus ou Propriano, jeux de plages, d’eau et de ballons, familles en roue libre, boîtes de nuit. Aujourd’hui, ils évoquaient davantage un climat, des végétations, une lumière éclatante, les brûlures du soleil, les fragrances des maquis, les fleurs innombrables du printemps, la rocaille rouge de l’Estérel, des apéritifs pris en groupe, en terrasses à l’ombre des platanes au centre de villages, de l'amour sans lendemains, des corps dévêtus, une liberté éphémère et illusoire. Sur le tard, sa perception imaginaire et excentrique de la planisphère s’était "enrichie" d’un invraisemblable chaos personnel de géographie planétaire, d’histoires et de cultures. "Mare Nostrum" devenait le centre du monde qu’il habitait et la Corse, sa région capitale, ses rivages et ses ports, de Nice à Menton - en faisant le tour par Sète, Barcelone, Gibraltar-Cueta, Tanger, Alger, Tunis, Tripoli, Alexandrie, Haïfa, Beyrouth, Mersin, Athènes, Durrës, Dubrovnic, Split, Rijeka, Trieste, Naples -, passaient pour des "spots" prodigieux d’où des hommes et des femmes hardis, éclaireurs de leurs civilisations et candidats emballés à tous les brassages, s’étaient élancés et avaient essaimé, faisant particulièrement de Marseille, un absolu et lumineux melting-pot. Tandis que ceux qui restaient sur tous les quais à la ronde, se disposaient à les bien accueillir. Bien sûr, nulle part la vie n’avait pris durablement la couleur rose ni la douceur d'une friandise, elle alternait le pire et le meilleur. Et ce, sans interruption depuis au moins les conquêtes romaines. Et, il y aurait fort à parier, bien avant.
Fronton donc, moins à la mode que de nombreux villages du Languedoc et du Roussillon - parce que, aussi, la proximité d'une grande ville à taille humaine, Toulouse, était en mesure de lui procurer ce qu'il avait aimé à Paris : concerts, cinémas, restaurants, promenades urbaines dans les vieux quartiers. L'on y mangeait et buvait bien, pas moins que dans le Gers qu'il retrouvera dans quelques heures.
Toulouse dont le cœur est plus petit que Paris n’était pas comme elle, "la capitale", blanche et grise. Plus orange sanguine que rose, ville lumière par excellence, le soleil se mirait dans ses briques, y résidait et son peuple savait prendre son temps aux terrasses des troquets, tard la nuit et faire la fête. Il lui manquait le calme, le bruit et la fureur des flots mais les littoraux des mers du sud étaient à portée des automobiles et des trains. Et les montagnes, proches. Ses cours intérieures et ses palais, ses vieux immeubles, ses hôtels particuliers, ses couvents et cloîtres ne ressemblaient pas à leurs homologues parisiens, mais impressionnaient. Et toujours ces couleurs. Il y avait moins de ponts extraordinaires au-dessus de la Garonne qu’il y en avait enjambant la Seine, ce qui n’empêchait personne d’aller d’une rive à l’autre et de s’y balader. Rien, cependant, ne rivalisait avec le Louvre ni avec les jardins publics parisiens et le Pont des Arts, la grandeur de Paris était inégalable. Mais la ville s’était, hélas, installée au nord.
Dans sa vie personnelle et professionnelle, Adrien n'avait pas toujours craint ni fuit les explications parfois difficiles où il ne cédait rien sur ses principes. Il pouvait parfois ramener de la voilure quand il estimait qu'il avait pu se tromper ou qu’il s’y était mal pris pour convaincre. Il était homme ordinaire, peu passionné par la rhétorique, ni têtu, ni non plus très facile à affronter dans les joutes verbales qu'il n'aimait pas, où souvent, même modestement, celui qui voyait l'autre rejoindre ses positions, triomphait. Il avait su œuvrer, parfois, à des synthèses qui faisaient l’unanimité, non qu'il cherchât à tout prix le consensus mais, souvent, il estimait que tous avait un peu raison et tort et que les désaccords naissaient quand les observations se faisaient sous des angles différents, non de l'ignorance ou de l'inintelligence d'un fait, d'un processus, d'un concept.
Dans ses relations amoureuses il tentait le plus souvent de fuir les explications rudes et franches qu'il estimait vaines dès qu'il s'agissait de l'auscultation du couple. "Couple", ce mot qu'il n'aimait pas, dont l’utilisation signifiait souvent qu'il fallait "sauver" l'entité en péril désignée par ce terme, en revenir à une relation qui s'était délitée et qu'il aurait fallu restaurer, redynamiser. Ou qu’il était naturel de le vanter niaisement.
Il savait qu'un premier malentendu en entraînait un second puis un autre, jusqu'à la rupture ou la folie. Et préférait mettre fin, voire, qu'on le quittât et esquiver ces échanges où s'étaient ensablées les relations entre ses parents, faites de disputes infinies où la mauvaise foi prévalait comme la conviction de chacun que l'autre était un monstre d'égoïsme.
Le seul contre-feu qu'il connaissait quand la mésentente vache menaçait, c'était la rupture. Il y avait perdu d'agréables compagnes - il ne dépréciait pas tout - et des heures précieuses de sommeil, du poids, mais, à la longue, gagné en sérénité. Il n'était pas blasé et gardait la faculté d'enchantement de l'enfance. Il restait sujet aux coups de foudre de l’adolescence et pensait encore que l'aventure l'attendait au détour de son chemin.
- II - Vincent
Sept ans plus tôt, Vincent s'était retiré à Marciac, son gros village natal. Il avait exercé, pendant vingt ans le dur métier de "lignard" chez "PTT-France-Télécom" à Paris, plus souvent dans les égouts qu'au sommet des poteaux de surface.
Après avoir, un jour, tout envoyé promener - rats, eaux usées, boues, gaz toxiques, pestilences, obscurité, petits chefs acariâtres, astreintes, blessures, épuisements et "HLM" de banlieue -, il avait ouvert un commerce de vente de produits alimentaires du pays.
Tandis qu'il était encore fonctionnaire, son réseau d'amis, de collègues, de connaissances, lui avait d'abord assuré, de petits débouchés lucratifs et illégaux pour des foies gras, des magrets, des grattons de porc et de volaille, de l’Armagnac, qu'il achetait en quantités réduites à des gens du pays qui n'en espéraient pas tant. Puis le bouche-à-oreille avait fonctionné, désormais son fichier "clients" comportait près d'un millier de noms de personnes et de raisons sociales répartis dans plusieurs régions et particulièrement en Île de France. Ses plus gros marchés étaient constitués de comités d'entreprise qui passaient toujours des commandes importantes et auxquels il consentait des remises en proportion des volumes achetés. Il avait su concilier affaires et liens de cœur avec la CGT. Les seconds garantissant le succès des premières. Il payait encore ses cotisations syndicales.
Entiché de son bout d'Occitanie, et désireux de faire des émules, Vincent eut l'idée de composer un recueil de photographies commentées sur l'art alimentaire de sa "Province". Présentant semailles et plantations jusqu'à la vente de produit finis. Les champs, les élevages et les fermes puis les étals des marchés de plein air et les coquettes boutiques. Des agriculteurs, des éleveurs, déjeunant dehors ou évaluant la la croissance des végétaux, la récolte, l’état des bêtes. Un élevage de taureaux de combat, des fauves dans les collines de Saint-Mont. Des bottes de paille de blé disposées en ordre sur des champs récemment fauchés ou entassées sur des charrettes en partance vers les granges des éleveurs de bovins. Légumes dans les jardins et les vastes terres, fruits sur les arbres, oies et canards dans les basses-cours. Avec vues de villages de Midi-Pyrénées dans les cuisines desquels les plats traditionnels sont mitonnés, mis en scène pour séduire le promeneur, l'esthète du "bien manger", l'affamé, le gourmet, l'inquiet pour sa santé, le randonneur, les amoureux, les enfants et les anciens.
Il alternera gros plans et mise en exergue des environnements de proximité ou plus lointains, l'arbre qui porte le fruit, le champ qui accueille l'arbre, la plaine ou le coteau qui supporte la culture, le produit seul et ses partenaires possibles dans une belle cocotte émaillée, jusqu'à la façade d'un bâtiment du seizième siècle à l'ombre duquel le stand du fromager se tient les jeudis et samedis matins. Les gras pâturages, où paissent des animaux sains qui seront bientôt appelés à donner des laits crémeux ou des viandes persillées...
Ce sera aussi une manière de présenter une quinzaine de villages, qu'il aimait bien avec leur halle aux grains, aux vins, aux marchés multicentenaires, hebdomadaires, saisonniers, leur place grossièrement pavée au milieu de laquelle trône l'inévitable fontaine dont le bronze blanchit sous les dépôts de calcaire, les arcades abritant les trottoirs et encadrant l'espace rectangulaire ou carré, centre de vie administratif, avec sa mairie, son agence du Crédit agricole et son bureau de poste portant encore discrètement, en haut de sa façade, "Postes, Télégraphes et Téléphones" en lettres défraîchies, l'église se tenant en retrait de l'endroit où sont traitées les affaires strictement terrestres. Les rues, le long desquelles les éventaires des marchands débordent quand la place centrale est trop exiguë ou l'offre de produits sur-abondante.
Il fixera des gros plans de haricots de Tarbes dont les tiges s'enroulent en pointant vers le ciel et s'enchevêtrent autour des cannes de maïs leur servant de tuteurs, des pieds de tomates de Marmande d'un rouge écarlate, au moment où leur nombre fait ployer leur axe, des aubergines semblant vernies, des fèves, des poivrons, des piments doux ou assassins. L'aubépine mêlée aux mûriers qui bordent les champs d'orge à proximité desquels des paysans-rois se désaltèrent simplement. Des foies gras entiers protégés par un emballage qui ne cache rien de leur couleur. Des magrets fumés, des aiguillettes confites dans leur graisse jaune, du lard, des saucissons, des jambonneaux, du boudin noir et des andouillettes, des salades et des carottes. Des petits tas de champignons, de ceps, de bolets, de chanterelles, de rosés des prés et même de morilles en bien moins hautes pyramides. Des choux et des poireaux. Des légumes d'été et des légumes d'hiver, de printemps aussi. Des viandes à griller, à rôtir, à fondre dans une poêle, du gibier à préparer.
Vincent qui n'oubliait pas qu'il avait été ouvrier, se promettait de faire figurer dans son livre, des recettes anciennes, simples à réaliser, succulentes et à des prix abordables pour lecteurs à faible pouvoir d'achat. Un très gros bouquin. Sans doute, pour faire face à l'inflation des sujets, un premier tome suivi d'au moins deux autres. Il ne voulait pas d'un objet trop épais ni excessivement cher.
Adrien aura en charge l'élaboration d'un texte léger à connotations poétiques qui tiendra une place discrète en venant lier le tout, les couleurs - le blanc et les gris des pierres, le rouge orangé des briques, les bruns rougeoyants des colombages et des charpentes aperçues sous les avant-toits -, les lieux - plans zoom et vues distantes, étroites et grand-angle -, un village et un autre, une construction et une nature vierge... Lier, comme une sauce le ferait, des morceaux de viande d'un miroton cuit longuement à feux doux, sur un fourneau de grand-mère, dans une grosse marmite en fonte suspendue à une crémaillère dans l’âtre d'une cheminée. Ou un très riche cassoulet du pauvre. Adrien formulera des phrases courtes, avec des mots simples et éloquents qui feront passerelles entre les différentes photographies, comme on accompagne d'une main légère ceux que l'on souhaite amener dans une direction, sans les forcer, mais en les conduisant insensiblement au meilleur endroit pour voir, sentir, entendre. Les influençant sans rien leur imposer.
Quand Adrien vivait Paris, Vincent l'invitait chez lui tous les mois d'août, pour, bien sûr le revoir, mais aussi pour assister en sa compagnie au festival de jazz dont les affiches toujours aussi alléchantes drainaient un public nombreux qui venait là en voisin ou de très loin. Hors ces jours d’été, les deux hommes ne se téléphonaient ni ne s’écrivaient jamais. Alors, tous les ans, ils refaisaient invariablement le point sur leurs vies respectives. La répétition était leur rituel de reconnexion. Et puis, entre temps, des faits s’étaient produits qu’ils pouvaient se raconter.
Chaque année, il participait comme bénévole à l'organisation du festival d'été, à l'instar de la moitié des villageois. Il s'engageait pour une durée de quatre ou cinq jours ; il était inenvisageable de faire une pause trop longue du fait son activité commerciale aussi, pendant cette "parenthèse", laissait-il la gestion de sa boutique à sa fille adorée.
- III - Jazz In Marciac
Ce deux août de l'année 2004,...
à suivre...
Yves Rebouillat
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Vendredi 22 Septembre 2017 – Santee Alley, Downtown LA, Hollywood Boulevard, Walk of Fame, Beverly Hills, Rodeo Drive… Voyage dans le ventre de la bête !
Partie 01/04 : Santee Alley & le Fashion District : J’irai looter à Mexico.
Missionné par mon compère Loïc de lui trouver un maillot pas cher de Shaquille O’Neal aux couleurs des Lakers, il m’a été recommandé par Eleshwa d’aller fouiner dans les magasins de Santee Alley, qu’elle m’a décrit comme un quartier organisé comme un gigantesque marché du dimanche.
Heureux d’avoir retrouvé mon véhicule présent et intact, je me mets en route en fin de matinée sous un beau ciel bleu baigné d’une température agréable, la fleur au fusil.
La route vers le Fashion Discrit passe par le quartier voisin du centre-ville, où je navigue sans encombre entre les buildings d’affaires. Je m’attendais à y trouver un cœur de fourmilière battant de foule, mais force est de constater que ce centre-ville n’échappe pas au sort des quartiers d’affaires : on y trouve essentiellement des bureaux, et donc peu d’animation dans les rues (toute proportion gardées, car on est quand même à Los Angeles et pas à Coursegoules), où la circulation ne bouchonne pas.
A l’orée gratte-ciels du centre se déploie donc une ceinture de quartier d’architecture plus basse, plus vieille, beaucoup plus modeste, et faisant part belle aux vieux bâtiments industriels. Toujours soucieux de ne pas me faire racketer quand vient le moment du parking payant, je me paye trois tours de quartier autour de Santee Alley, à l’affût d’une place devant un parcmètre, pour éviter les parkings privés et leurs prix que j’imagine prohibitifs. Par deux fois je croise des mecs en gilets jaunes faire de grands signes en ma direction, et pointer dans une direction. Je ralentis une première fois pensant qu’il y a un problème, avant de comprendre qu’il s’agit juste de rabatteurs cherchant à guider les gens vers leurs parkings privés (dont les prix ne sont finalement pas si délirant, bien moins chers qu’à Nice en tout cas). Mes efforts payent puisque je trouve finalement une place en bord de route au 253 Olympic Boulevard, à l’ombre d’un des très rares arbres du quartier.
Et me voici donc en plein cœur du « Fashion district » ; plongeon dans l’ambiance unique d’un quartier populaire comme il n’en existe aucun autre.
Engagé dans ses ruelles, je réalise rapidement que ce district n’a de « Fashion » qu’un titre honoraire. A mi-chemin entre un souk marocain et le marché à ciel ouvert de St Laurent du Var, le quartier est construit comme un quadrillage de rues, ruelles, allées et contre-allées toutes bordées de petites échoppes, dont 95% peuvent être répartis dans ces catégories : - Parfums/maquillage/produits capillaires bon marché - Magasin de jouets contrefaits bon marché - Magasins de fringues bon marché - Magasins de maillots de foot contrefaits/bon marché - Magasins de chaussure et de casquettes - Magasin de gadgets/accessoires bon marché… De ce labyrinthe s’élèvent quelques vieux hauts bâtiments aux vieilles vitres poussiéreuses, probablement d’anciennes usines.
Pour la restauration, tout (ou presque tout) se passe dans des camions de hot-dogs garés en bord de route, qui parfument l’air ambiant de leur vapeurs d’épices et d’oignons fris. Cette épaisse fragrance très particulière, mélangé aux senteurs des parfums pas chers, me surprend dès mes premiers pas dans le quartier, m’extirpant d’abord une grimace, avant de doucement se faire oublier. A 95% hispanique la foule nombreuse s’affaire, les mamas occupées à comparer la qualité des robes et tshirts, pendant que les gamins lorgnent sur les jouets en plastique ou une console de jeu contrefaite qui fait tourner en continu la démo d’un Mario Bros piraté sur un écran cathodique. Chaque petit magasin est une copie presque conforme du précédent, et on retrouve les mêmes produits en devanture tous les 50m : je m’étonne que tant de boutiques indépendantes puissent ici vivre, tant la concurrence est nombreuse. Mais les prix étant les mêmes partout, et la clientèle abondante (même en ce vendredi midi. Je n’ose pas imaginer la cohue pendant le weekend), tout n’est finalement qu’une question de proximité.
Vrai gringo dans une foule à 95% hispanique, je me régale de me retrouver un peu dans cette ruche populaire urbaine, qui ravive des sensations familières de promenades dans les ruelles de Cagnes sur Mer avec ma mère et ma gran-mère.
Malgré l’opulence de produits pas chers, impossible de mettre la main sur un seul maillot de basket. Chaque pâté de maison dispose d’au moins un magasin dédié aux maillots de football (incroyable), et je réalise l’ampleur de l’adoration du peuple mexicain pour le football. C’est dans un discret magasin, dédié aux fringues de sport marqués de l’identité « L.A » que j’aperçois, sur le portant le plus haut du magasin très haut sous plafond, le maillot de Shaquille O’Neal tant convoité. Le gros bonhomme me le décroche avec sa perche, et passe la chasuble, beaucoup trop grand pour moi. Il fait chaud dans la boutique, mais une bouffée de chaleur finit de m’estouffer quand le vendeur m’annonce le prix très coquet de 140$... Ouch. Un rapide coup d’œil aux étiquettes et à la qualité des coutures et je réalise qu’il s’agit d’un maillot authentique officiel, vendus à prix d’or par la Nba. Dans l’antichambre de la contrefaçon, le seul maillot disponible sur une surface d’un hectare est un vrai. C’est à n’y rien comprendre. Et surtout, pourquoi cette absence de produits de basketball dans cette ville qui compte deux équipes NBA et qui vit au rythme des résultats des Lakers ? C’est à n’y rien comprendre, et je poursuis ma quête en m’enfonçant dans le centre nerveux du district : Santee Alley, la vraie, l’originale. Cette ruelle, en angle droit, se distingue de toutes les autres par son haut aux vitres jaunies. Je reconnais immédiatement l’endroit pour l’avoir visité en jeu vidéo. Finalement, je m’éloigne de l’agitation du Fashion District et de son logo placardé sur les murs et les trottoirs, marchant en direction des rues plus lointaines où mon GPS me promet d’autres magasins de maillots sportifs, dont l’un d’entre eux vendrait des maillots de basket. Je marche, je marche, les trottoirs se font beaucoup moins fréquentés, et les petits magasins ont laissé place aux habitations, aux églises et surtout aux longs bâtiments spécialisés dans la vente en gros de textile, preuve que j’évolue bien dans la version californienne du Sentier.
Je trouve finalement le magasin indiqué par mon GPS, qui vend certes des maillots de basket, mais des chasubles vierges, en gros et pour les équipes sportives. J’ai trouvé un Casalsport mexicain, avec lui le constat que je ne trouverai pas mon bonheur dans ce quartier où j’ai beaucoup plus de chance de trouver un maillot de l’OM que de Kobe Bryant (véridique). La rue s’étend encore plus loin, et je reconnais à l’horizon les paysages des ghettos de Los Angeles se dessiner, avec leurs maisons en bric à brac et leur réseau éléctrique aérien bancale. Non merci, je n’irai pas plus loin ! Je repars donc vers mon véhicule, empruntant un raccourci dans une galerie commerciale (où je trouve encore et toujours les mêmes magasins et produits), dans laquelle je vais néanmoins un peu serrer les fesses car plus j’avance, plus sombre est le couloir, moins nombreux sont les échoppes ouvertes, et je me dis que le coin a tout du parfait petit spot de racket. Il n’en sera rien, et c’est bien vivant et avec toutes mes affaires que je retrouve mon jeep, avec une vingtaine de minutes encore dispos sur le parcmètre. J’en profite pour aller m’acheter un plateau repas chez Good Grill, le snack mexicain voisin. Pendant que je boulotte mes fajitas, je cherche un peu mieux sur le web pour trouver ces foutus maillots. Seul résultat tangible : la boutique officielle du Staples Center, le stade officiel des Lakers et des Clippers, un choix qui ne me convient que peu car je cherche un revendeur de maillots copiés, à bas prix et petite qualité, tels ceux qu’on trouvait si facilement sur le marché de Melbourne. Soudain je connecte mes deux neurones, et comprends que je suis sur le sol américain, là où le capitalisme et la Nba peuvent exprimer leur puissance et leur contrôle, et que par conséquent, il doit être facile pour eux de combattre l’industrie de la contrefaçon, particulièrement quand le GQ des Lakers se trouve à 5km d’où je suis. Un autre magasin m’est indiqué, du côté d’Hollywood, spécialisé dans les maillots vintage d’occasion.
Je prévois de m’y rendre en fin de journée, car pour l’instant je prévois de mettre le cap vers le Walk of Fame du quartier d’Hollywood, point d’orgue de toute visite touristique de Los Angeles qui se respecte.
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Les Chroniques de Livaï #298 ~ INSPECTION DES CADETS (février 845) Nile Dork
L'histoire de Livaï comme vous ne l'avez jamais lue. Le personnage le plus populaire de L'Attaque des Titans, le soldat le plus fort de l'humanité… Qui est-il vraiment ? Qu'a-t-il dans le coeur ? Qu'est-ce qui a fait de lui ce qu'il est ? Je me suis mise en devoir de répondre à ces questions en vous livrant ma propre vision de sa vie, de ses pensées, des épreuves qu'il a traversées, ainsi que celles des personnes qui l'ont côtoyé, aimé, admiré, craint, détesté. Si j'essaie le plus possible de respecter le canon, quelques libertés seront prises sur les aspects de sa vie les plus flous. Quelques personnages seront également de mon invention. Livaï, un homme que l'on croit invincible et inatteignable… Est-ce bien sûr ? Jugez-en par vous-mêmes.
Il est en retard. Pourvu qu'il n'ai pas fait de mauvaises rencontres. Il y a une recrudescence du banditisme dans les plaines de Maria, et mes troupes ne peuvent pas y faire grand chose ; cela relève de la compétence de la garnison.
Le froid est encore mordant et les passants se pressent autour de nous, emmitouflés dans leurs pardessus ou leurs manteaux de fourrure. J'ai conseillé à Mary de nous attendre à l'intérieur mais elle a insisté pour voir Erwin avant d'entrer dans l'établissement. J'aurai préféré qu'elle ne vienne pas, mais j'ai été imprudent en lui révélant que je le voyais aujourd'hui. Je n'ai aucun doute sur le fait qu'elle n'a plus aucun sentiment pour lui, mais je ne peux tout de même pas l'empêcher de revoir un homme qu'elle considère comme un ami cher. Ils ne se sont guère revus depuis notre mariage, Erwin travaille bien loin d'ici et n'a que peu de temps à consacrer aux relations simplement humaines.
Elle reste vaillamment à mes côtés, bravant le froid de l'hiver, un panache de fumée s'échappant de son col d'hermine. Son chapeau fourré descend jusque sur ses oreilles mais ne masque pas complètement ses boucles blondes, et ses joues sont colorées de rouge. Les années ont beau avoir passées, elle est toujours aussi belle... Parfois je me dis que je ne la mérite pas. Mais tant pis pour toi, Erwin, tu as laissé passer ta chance après tout.
Nous guettons toutes les diligences passant près d'ici. La dernière a déchargé un couple âgé, et je finis par trouver le temps vraiment long. Je serre la main de Mary à travers son gant en finissant par me demander si Erwin va nous faire faux bond... A-t-il eu peur de la présence de Mary ? Que cela ne ravive des souvenirs douloureux ? Il avait pourtant l'air pressé de me voir et de me demander quelque chose d'important...
Une autre diligence stoppe devant le restaurant. La haute silhouette en civile d'Erwin s'en extirpe avec précaution, suivie aussitôt de deux autres, en uniformes, que je reconnais instantanément, ce qui me met dans l'embarras... Mike Zacharias et Livaï. Ils n'étaient pas invités, je crois bien... Erwin n'est pas du genre à faire ce genre de surprise.
Mary et moi nous approchons du trio et Erwin nous sert de suite un de ses sourires dont il a le secret, en s'excusant du retard. Je remarque que son sourire s'adresse en premier à Mary, puis à moi... Il la regarde longuement, ne pouvant s'empêcher de la détailler de haut en bas, mais n'a pas de réaction inappropriée... Mary reste à sa place non sans lui sourire en retour. Mike et Livaï restent en arrière, les bras croisés, sans prendre vraiment part à la scène, mais je ne peux m'empêcher de me montrer poli. Je salue Mike de la tête - il me rend la pareille -, car c'est un vieil ami même si nous n'avons presque plus de contacts. Quant à Livaï... je ne lui adresse rien, préférant le laisser prendre les devants s'il le veut ; il ne fait rien d'autre que me décocher un regard furibond, et cela me suffit.
Erwin se charge de présenter Mary à Livaï. Elle rit doucement derrière son gant en répondant à Erwin qu'elle a déjà beaucoup entendu parler de Livaï - hum, je dois dire que j'en suis coupable - et qu'elle est rassurée de savoir qu'un soldat aussi fort se bat aux côtés d'Erwin. Et si nous arrêtions de jacasser ? Une bonne table nous attend, nous discuterons à l'intérieur. Enfin je veux dire, hum...
Erwin informe ses deux soldats que le repas durera quelques heures et qu'ils ont quartier libre pour se rendre où ils le veulent. Au camp d'entraînement, si j'ai bien compris. Je me mets à souffler de soulagement ; j'avais peur que Livaï et Zacharias s'invitent, mais Erwin n'a pas perdu tout sens de la bienséance. Mary présente sa main à Livaï en lui disant qu'elle est heureuse de l'avoir vu, et il prend cette main avec maladresse, sans rien faire d'autre que la triturer entre ses doigts sans savoir quoi faire d'autre... Apparemment, on a pas appris les bonnes manières face à une dame à ce truand. Je viens à son secours en reprenant la main de mon épouse et en la guidant vers l'entrée. Erwin nous emboîte le pas et les deux autres restent à l'extérieur.
La chaleur du lieu me saisit d'un coup et nous nous défaisons de nos manteaux dans le vestibule. Un maître d'hôtel vient nous en débarrasser et je nous guide vers notre table. Un parfum familier flotte vers moi, souvenir de jeunes années enfuies, de fougue, d'escapades en ville visant à échapper à notre instructeur en chef... Mary se cache la bouche avec coquetterie et se penche vers Erwin en lui demandant d'où vient cette fragrance virile qui lui avait tout de suite plu à l'époque, à tel point qu'elle n'a pas pu faire autrement que l'offrir à son ancien petit ami.
Erwin ne répond rien mais lui rend seulement son regard entendu. Aaah, arrêtez, vous deux ! Ces jeux-là sont finis !...
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POST-SCRIPTUM 908
AGITATION FRITE 3
Agitation Frite 1 et 2, Témoignages de l’underground français sont donc sortis chez Lenka lente. Un troisième volume est en préparation, fait d’interviews pour moitié, mais aussi de textes cette fois, dont un TOP 500 commenté des meilleures productions en la matière. On en trouvera ici des extraits, régulièrement. Par exemple, ANNE-LAURE THERME, DAMIEN VAN LEDE (PEPE WISMEER).
EXTRAIT…
Seventeen Seconds et Faith constituent des balises évidentes dans l’univers de Pepe Wismeer : des ambiances crépusculaires voisines se révèlent au fil d’écoutes répétées et cheminent à la manière d’insidieuses fragrances. Au point que si Faith en impose avec ses allures d’oraison funèbre, Pepe Wismeer fascine par sa mélancolie aux envoûtantes nuances de gris. Mais plutôt que de proposer une resucée de The Cure, comme le fit en France The Bonaparte’s qui devait pousser le mimétisme jusqu’à s’adjoindre les services de Lol Tolhurst, Anne-Laure Therme et Damien Van Lede préfèrent expérimenter en croisant des influences variées allant de Legendary Pink Dots à Arvo Pärt.
Comment vous rencontrez-vous ?
Anne-Laure : Par une amie commune, alors que nous étions tous les deux étudiants en philosophie à Bordeaux en 1993. Nous nous sommes rapidement installés ensemble, et, passionnés par les mêmes musiques depuis l’adolescence, nous avons formé un premier groupe (Kill Socrate) avec deux copains. Pepe Wismeer a pris forme en 1999, quand nous avons déménagé dans les Ardennes.
Quelles étaient les influences musicales (et autres) de Kill Socrate ?
Damien : Que ce soit avec Kill Socrate ou Pepe Wismeer, où l’on a des collaborateurs plus ou moins réguliers, on joue avec d’autres personnes d’abord pour des raisons humaines, et on voit ce que cela donne. Sur le long terme ce n’est pas très « rentable » car les gens s’investissent souvent moins que je le voudrais. Mais créativement parlant, ce qui en émerge est peut-être plus intéressant que si l’on était tous fans des mêmes groupes ou styles.
Avec Kill Socrate, nous formions un ensemble un peu hétéroclite, dépareillé, et du coup cela ne ressemblait à rien d’identifiable. Alors qu’Anne-Laure et moi écoutions les mêmes choses, c’est-à-dire des musiques sombres et cold, le percussionniste, Pierrot, adorait Kéziah Jones et Francis Cabrel, tandis que Mannix, l’autre guitariste, écoutait plutôt des groupes de Brit-Pop... On disait pour rire qu’on faisait de la « pop-goth ». Et puis au début, on était surtout influencés par notre manque de technique et d’expérience. Bordeaux était une ville idéale à l’époque pour commencer un groupe ; on a pu jouer dans beaucoup d’endroits, dont plusieurs fois au fameux Jimmy. On est bien meilleurs aujourd’hui, mais on a beaucoup plus de mal à trouver des concerts (sourire).
Ces musiques sombres que vous écoutiez au moment de créer Pepe Wismeer, c’était quoi au juste ? À vous écouter sur disque, j’ai l'impression que vous avez été marqués par The Cure, l’album Disintegration plus précisément, mais aussi par Psychic TV, période Force The Hand Of Chance...
Anne-Laure : The Cure, oui. Rentrer dans leur univers à 12-13 ans a sûrement été pour nous deux un moment important. Disintegration est un des premiers albums que j’ai écouté en boucle à sa sortie, et l’un des premiers concerts auxquels j’ai assisté, à 14 ans : il est possible que les nappes de claviers ou le son de basse aient effectivement eu une incidence sur ma façon de jouer – en fait, pas plus que Faith ou17 Seconds ou d’autres… Quant à Psychic TV, nous n’avons découvert leur musique que vers 2014, parce cela faisait plusieurs fois qu’on y faisait allusion à notre propos. Nous n’avons ainsi encore jamais écouté l’album Force The Hand Of Chance…
À l’adolescence, on écoutait Joy Division, Siouxsie & the Banshees, Bauhaus, Christian Death, l’école 4AD et Sonic Youth. Puis le fait d’être étudiants à Bordeaux dans les années 1990 où les concerts fourmillaient, même si on se plaignait du contraire à l’époque, nous a permis de découvrir toutes sortes de groupes qui ont élargi notre..., ..., ...
( Joy Division, par là )
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Ombre et Lumière - 15
A la médiathèque de la galerie Casbah, Lucinda et Dimitri tuaient le temps en attendant la tombée de la nuit. Ils avaient d’avoir pas mal discuté, notamment de ce que le vampire avait fait à Magnolia Promenade et de ce qu’il y avait appris – elle avait du mal à comprendre pourquoi Matéo n’était pas allé à la police car il avait certainement tenté de la joindre le jour où Monica devait venir à Newcrest. La jeune femme avait regardé plusieurs fois la liste des six victimes : Garry Coop, Valérie Dumont, Gretchen Stevens, Nathalie Smith, Katja Petrov et Miyako Miyazaki. Aucun nom ne lui était familier et si un lien existait entre eux, à part leur tranche d’âge, elle ne voyait pas lequel cela pouvait être.
Comme ils n’avaient rien d’autre à faire, elle et Dimitri cherchaient tout ce qu’ils pouvaient trouver sur ces personnes. Lucinda avait du mal avec Valérie car il y avait beaucoup d’homonymes sur Simbook mais elle eu un peu plus de chance avec Katja, une des deux étudiantes qui avaient été retrouvées à Oasis Springs : celle-ci avait un compte instasims où elle postait toutes les photos des lieux qu’elle visitait, la toute dernière étant celle d’un vieux temple situé en haut de la ville désertique qu’elle avait vraisemblablement prise peu de temps avant de disparaitre… ou plutôt d’être assassinée… Concernant Nathalie qui était, semblait-il, barmaid dans un bar de la ville, celle-ci était une fêtarde qui vivait seule et n’avait pas de famille proche, ce qui pouvait expliquer la raison pour laquelle sa disparition n’avait pas été signalée.
Bien entendu, Lucinda profitait aussi de son temps libre pour essayer de mettre en application les enseignements de Lilith sur l’hypnose, ce qui n’était pas toujours évident avec les visiteurs pressés.
—Mais pourquoi se presser quand il suffit de partir à point ? Prenons notre temps pour aller cueillir des violettes et chanter avec les cigales avant d’aller courir dans les champs en robe de chambre…. Dansons donc la Capucine même s’il n’y a pas de pain chez nous…
Les résultats étaient toujours aléatoires mais d’après Lilith, la raison de cela était parce qu’elle ne se concentrait sur rien en particulier quand elle hypnotisait quelqu’un, faisant que sa victime était désorientée et récitait toutes les bêtises possibles. Heureusement, cela ne durait pas éternellement et il était possible de casser cet état en l’annulant ou en procédant à une nouvelle hypnose.
Lucinda tenta tout de suite cette expérience et se concentra sur les efforts qu’elle devait fournir pour réussir son coup, ce qui, mine de rien, était assez comparable à une séance de sport.
Ce n’était pas tout à fait le résultat escompté mais c’était un début…
Ne pouvant avancer plus dans leur enquête, elle et Dimitri étudiaient au maximum les Coutumes Vampiriques. La jeune femme en apprenait de plus en plus sur les capacités des vampires et comprit ainsi que tous développaient leurs pouvoirs différemment – elle n’eut donc aucun mal à en conclure que Dimitri n’avait pas choisi de travailler l’hypnose et probablement pas la force ou la vitesse donc quelles étaient ses capacités réelles au juste ?
En milieu d’après-midi, ils commençaient tous les deux à trouver le temps long et les lycéens commençaient à venir à la médiathèque, ce qui n’était pas l’endroit idéal pour être au calme. Ils se rendirent donc dans la salle de musique et profitèrent qu’elle était vide pour se dégourdir un peu les jambes… façon vampire.
Encore une fois, elle avait vaincu Dimitri qui n’était vraiment pas fait pour le combat. Elle le dépassait en vitesse et en force, faisant qu’un seul coup de poing bien placé pouvait suffire à l’assommer.
Par contre, comme elle avait ôté son déguisement avant de se transformer, elle pouvait être reconnue et un homme qui avait dû entendre le son de la bagarre était entré…
—Wow ! C’était quoi ce boucan ? Oh et z’êtes pas mannequin vous ? J’suis sûr de vous avoir vue en photo dans une de ces pubs…
Sans réfléchir, Lucinda l’avait vite hypnotisé.
—Y avait une nana l’autre jour, elle était le parfait sosie de Sonia Gothik en blonde avec des nattes, des lunettes, du rose et une jupette là. C’était démentiel ! J’ai aussi rencontré un lama bleu qui servait des glaces à la menthe et un ours polaire qui vendait des hot-dogs au piment vert !
—Vous m’en direz tant…
—Ouais mec ! Et y avait aussi une ado qui a fait pousser des bambous énormes en claquant des doigts au point de rendre le type moustachu avec elle complètement fou pendant qu’un signe jouait du banjo avec un croco qui chantait la tyrolienne !
Dimitri avait visiblement un mal fou à ne pas rire.
—Oh et j’vous ai parlé de la fois où j’ai croisé un type bizarre qui…
Une fois qu’ils aient été certains que cet homme ne dirait pas ce qu’il avait vu, Lucinda et Dimitri avaient attendus la tombée de la nuit pour se rendre au Quartier des Epices. En voyant l’immeuble de Garry Coop, le cœur de Lucinda rata un battement : c’était là où vivait son frère Matéo et, qui plus est, au même étage.
Arrivés à l’étage indiqué, Dimitri la fixa, ayant probablement senti la tension en elle.
—Un problème ?
—La porte en face est celle de Matéo, mon frère.
—Ah… Dans ce cas…
—Non, je reste. Matéo est au restaurant à cette heure-ci et puis j’avoue que j’aimerai savoir quoi d’autre ce Garry Coop et moi pourrions avoir en commun.
L’appartement de ce Garry, un étudiant en politique, était voisin de celui de Matéo, faisant que Lucinda réalisa tout à coup qu’elle l’avait forcément déjà croisé au moins une fois mais comme elle était souvent pressée, elle ne lui avait probablement jamais parlé, même pour le saluer – la réciproque était certainement vraie. Par contre, elle avait le vague souvenir que son frère avait eu des démêlées avec le propriétaire de l’appartement… et le pourquoi lui apparut très clairement quand elle vit l’état du dit-appartement.
—Je me souviens maintenant ! Matéo avait râlé plusieurs fois car il y avait eu un dégât des eaux chez un voisin parce que le propriétaire avait tardé à faire les travaux n��cessaires. Il avait négocié un bon moment pour que le mur mitoyen avec son appartement soit repeint aux frais du propriétaire.
—Manifestement, il y a encore besoin de travaux ici.
—Oui, tout l’appartement est à refaire mais il est surement loué à pas cher.
Pauvre Garry. Il devait vraiment être coincé financièrement pour avoir dû louer cet endroit.
—A présent Lucinda, est-ce que tu vois quoique ce soit ici qui pourrait te relier à ce Garry Coop d’une manière ou d’une autre ?
La jeune femme observa attentivement les lieux à commencer par la cuisine dont elle n’hésita pas à ouvrir les tiroirs et les placards – elle n’y trouva rien à part de la vaisselle et du bazar. Rien sur le bureau ne lui sauta aux yeux à part que Garry était visiblement bosseur vu la quantité de livres sur la politique qui s’y trouvait. Puis ses yeux balayèrent le reste de la pièce…
Elle s’apprêtait à aller fouiller la chambre quand soudain, son regard se posa sur le meuble d’appoint, plus précisément sur le bouquet de fleurs qui s’y trouvait. Fébrile, elle l’examina de plus près et, si les fleurs avaient commencé à dépérir, elles étaient bel et bien identiques à celles du bouquet qu’elle avait trouvé chez elle à Newcrest.
—Ce bouquet ! J’ai reçu exactement le même !
—Tu en es sure ?
—Certaine ! J’avais supposé qu’il me venait de mon agence ou d’un fan mais il n’y avait pas de carte.
Dimitri examina le bouquet à son tour puis le renifla… avant de grimacer. Lucinda sentit les fleurs à son tour et décela elle aussi une fragrance qui ne devrait pas s’y trouver.
—Pas de doute, ce type a dû le toucher. Ca sent faiblement l’ammoniaque.
—Oui…
Elle n’en était pas sure mais il lui semblait que l’odeur puissante de l’ammoniaque en masquait une autre… et celle-ci lui disait quelque chose mais impossible pour elle de savoir quoi.
Dimitri prit une photo du bouquet avec son téléphone et l’envoya à ce policier de Magnolia Promenade. Quelques minutes après, une réponse arriva accompagnée de deux photos : la première venait de chez Gretchen Stevens, la deuxième étudiante qui venait tout juste d’emménager dans une petite maison pour se rapprocher du lieu où elle devait faire un long stage et la deuxième du logement coloré de Katja Petrov.
Dans les deux cas, le même bouquet était présent, confirmant ainsi le lien entre les trois étudiants et Lucinda. Un autre message arriva dans lequel le policier leur précisait qu’il avait contacté le S.I.M.S. maintenant que l’hypothèse du tueur en série était confirmée et qu’il leur avait transmis leurs coordonnées pour que leurs agents puissent les interroger si besoin.
—Qu’est-ce qu’on fait à présent Dimitri ?
—On va essayer de se renseigner sur Garry Coop en fouillant dans ses…
Le téléphone de Dimitri vibra : un nouveau message était arrivé.
—A priori, le S.I.M.S. est déjà dans le coin… Ils veulent me parler.
—Je viens av-
—Non. Ils veulent me voir seul. Tu penses pouvoir rester seule ici ?
—Oui mais si tu ne reviens pas et que la police vient ici ?
—Dans ce cas, part d’ici avant trois heures et retourne à la galerie. Là-bas, tu seras en sécurité et tu peux facilement t’y cacher le temps que je puisse revenir. Si dans deux jours je ne suis toujours pas là, retourne tout de suite chez les Vatore à Forgotten Hollow.
Une fois que Lucinda ait approuvé ce plan, Dimitri confirma sa venue aux agents du S.I.M.S…
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Ombre et Lumière - 23
Avec toute la force de sa volonté, Dimitri s’était relevé en ignorant les horribles douleurs qui parcouraient son corps tout entier. Il devait avoir des côtes cassées et pas mal d’hématomes mais une séance de méditation obscure et du repos devraient lui permettre d’être entièrement guéri. Seulement, à l’heure actuelle, c’était un luxe qu’il ne pouvait absolument pas se permettre et c’est en sentant son énergie vampirique entamer la régénération de son corps qu’il quitta la scène pour retrouver Giulia.
Ses chances de parvenir à la sauver de Straud étaient minces mais si elle se faisait tuer, il ne serait plus capable de regarder Lucinda en face.
Il était parvenu à quitter les coulisses en boitant quand un hurlement de douleur retentit… et ce n’était pas la voix de Giulia mais, à sa grande surprise, celle du redouté Straud. Que s’était-il passé ?
Le plus vite possible, Dimitri usa de son odorat pour retrouver la jeune femme et il la repéra plus loin dans les couloirs ainsi qu’un parfum de brûlé très désagréable.
—Giulia !
—Je suis là !
A sa voix, elle était probablement un peu secouée mais elle allait bien, ce qui se confirma quand il rejoignit. Par contre, comment avait-elle réussi à s’en sortir indemne face à quelqu’un comme Straud ?
—Comment tu as fait pour échapper à Straud ? lui demanda Dimitri en grimaçant à cause de ses cotes douloureuses.
—C’est qu’il t’as bien amoché dis donc, lui dit-elle en voyant sa tête. Et semblerait qu’on n’était pas tous seuls dans l’Opéra.
Il y avait quelqu’un d’autre qui était ici ? En humant l’air plus attentivement, le vampire réalisa que, masquée par l’odeur de brulé, il y avait une fragrance boisée et quelque peu piquante qui lui déplaisait, un peu comme celle que Caleb avait quand il abusait de son aura de séduction pour attirer ses victimes. Celle-ci se renforça quand des bruits de pas sur le marbre vinrent vers eux.
—Je pense qu’il a dû retourner d’où il vient, déclara un jeune homme aux cheveux roux qui apparut dans leur champ de vision. Je l’ai vu sauter dans une voiture et démarrer en trombe, surement pour aller soigner au plus vite ce que je lu- Oh ? J’imagine que c’est vous que j’entendais du côté de la scène.
Des yeux bleus et des cheveux roux… Dimitri était certain d’avoir déjà vu cette combinaison quelque part… et l’aura qu’il sentait lui évoqua immédiatement l’Outre-Tombe qui était le rendez-vous parfait pour une soirée entre créatures surnaturelles. Il ne savait pas son nom mais vu le peu de créatures qui pouvaient aisément tenir tête à un vampire en toutes circonstances et l’absence d’odeur de charogne, cet homme ne pouvait être, par déduction, qu’un sorcier. Par contre, cette fragrance piquante et déplaisante à ses narines le titillait…
—C’est ce gringalet qui t’as sauvée ?! s’exclama le vampire, un peu vexé en voyant le gabarit de cet inconnu qui lui inspirait plus de la méfiance qu’autre chose.
—J’ai un nom et si je ne l’avais pas vue entrer ici, quelque chose me dit que vous seriez tous morts, répliqua sèchement le sorcier. D’ailleurs, que pouvait bien vous vouloir Straud pour sortir de son domaine ?
—Pas du bien, répondit Giulia en faisant un signe vers les coulisses. Il s’est d’abord attaqué à ma sœur et à priori, on l’a dérangé dans son plan machiavélique… Et comment vous vous appelez ? Moi c’est Giulia et Longs crocs l-
—Hey ! râla Dimitri qui en avait assez de ce surnom. Pourrais-tu enfin cesser de m’appeler ainsi ?
—Toi t’es bougon aujourd’hui… Lui c’est Dimitri.
—Ezekiel, se présenta le magicien. Comment se porte votre sœur ?
Après avoir accepté que le sorcier était de leur côté, Giulia les emmena jusqu’au coulisses, Dimitri étant obligé d’être soutenu par Ezekiel car ses blessures lui faisait souffrir le martyr maintenant que l’adrénaline retombait. Lucinda était toujours inconsciente et le bruit qu’ils faisaient autour d’elle ne la faisait nullement réagir.
Comme l’ouïe fine du vampire percevait des sons à l’extérieur, il leur conseilla de monter tout en haut où, logiquement, personne ne devrait chercher à se rendre. Approuvant la chose, Ezekiel dû d’abord convaincre Dimitri qu’il avait besoin de soins pour être en état de monter un escalier, ce qu’il parvint à faire en usant de l’argument que ce serait plus simple pour transporter Lucinda s’il ne fallait pas en même temps servir d’appui à un blessé.
Un sort de soin plus tard, le vampire souffrait beaucoup moins et insista pour porter Lucinda, ce qui semblait bien arranger Ezekiel – celui-ci semblait mal à l’aise à l’idée de trop s’approcher d’elle, ce qu’il trouvait curieux car il avait la même attitude avec Giulia avec qui il évitait tout contact physique.
Lucinda allongée sur un des lits du haut, sa sœur lui ôta ce qui gênait, laissant ensuite au magicien le soin de l’observer sous toutes les coutures.
—Je ne pense pas que Straud ait voulu la tuer, en conclut Ezekiel qui semblait contrarié depuis l’instant où il avait remarqué que Lucinda était une vampire. Par contre, il a fait quelque chose à son âme…
—C’est réversible ? demanda Dimitri qui contenait sa rage envers le maître vampire.
—Je connais quelqu’un qui devrait avoir ce pouvoir et qui pourra venir au plus vite mais avant, j’aimerai bien comprendre pourquoi il a jugé d’en venir à cette extrémité. Elle était si dangereuse que ça ?
Par précaution, ils en parlèrent dans la pièce d’à côté et Dimitri raconta à Ezekiel l’agression de Lucinda et sa transformation en vampire… ainsi que les complications que cela avaient provoquées.
—Est-ce que vous réalisez ce que vous avez fait au juste ? questionna le magicien, visiblement en colère depuis le moment où il avait été mentionné que la transformation de Lucinda était récente.
—Il a sauvé la vie de ma sœur en faisant ça ! souligna Giulia avec force.
—Oui mais il a enfreint les termes de la trêve avec les vampires !
—Une trêve ? s’étonna Dimitri qui entendait parler de cela pour la première fois. Quelle trêve ?
A l’instant où le magicien vit sa surprise, celui-ci se calma et s’expliqua.
—Il y a environ cinquante ans, mes parents ont passé un accord avec Straud concernant les chasseurs de vampires, leur révéla Ezekiel. En échange d’une magie protectrice à Forgotten Hollow pour permettre aux vampires d’avoir un lieu qui leur soit plus favorable, les vampires n’avaient le droit de transformer quelqu’un que si celui-ci était au sein de leur domaine et ce afin de limiter l’expansion de la population démoniaque.
—Straud s’est bien gardé de m’en avertir après mon réveil, grogna Dimitri qui avait une furieuse envie d’arracher la tête de son aîné. Je ne serais pas étonné qu’il en soit de même pour les Vatore vu leur rivalité mais seule Lilith serait du genre à transformer un humain si elle en avait l’occasion…
—Du peu que je la connais, elle n’est pas du genre à mordre au hasard.
Ah, ça y est, Dimitri se souvenait : environ deux ans plus tôt lors d’une sortie avec les Vatore, lui et Caleb avaient quelque peu gâché le rencard de Lilith et c’était Ezekiel le fameux rencard ! Depuis, elle refusait catégoriquement de sortir avec eux, ce qui arrangeait bien Dimitri.
A présent que le magicien savait à quoi il avait affaire, ils retournèrent tous dans la chambre… et trouvèrent Lucinda debout, le regard vide de toute expression.
—Qu’est-ce que c’est que ça ?! s’exclama Dimitri qui n’aimait pas du tout ce qu’il voyait.
—Pour une fois que Lucy arrive à me faire flipper… fit Giulia en riant jaune.
—Straud lui a bloqué son libre arbitre, constata Ezekiel qui semblait un peu surpris. Par contre, je m’attendais à ce que son ivresse démoniaque soit liée au pêché de la colère mais pour qu’elle ait réussi à s’éveiller seule, soit Straud a raté son coup, soit c’était le pêché d’orgueil qui était la source de son ivresse…
—C’est lié aux sept pêchés capitaux ce truc ?!
—Oui et tous les démons ne sont pas affectés par les mêmes pêchés. Les vampires sont plus sujets à la colère ou à l’envie tandis que les succubes sont des spécialistes de la luxure. Par contre, j’ignorai que l’orgueil était possible. Je vais devoir demander des précisions à ma mère.
De ce qu’il comprenait, Dimitri en déduit que ce n’était pas spécialement une bonne nouvelle pour Lucinda. Qui plus est, il avait entendu Straud mentionner qu’il avait des projets pour Lucinda manifestement autres que de la tuer…
—Wi… Cr… murmura Lucinda.
—Lucy ? questionna Giulia. Elle nous entend ?
—C’est possible, répondit Ezekiel qui était très attentif aux réactions de la jeune femme. Cela confirmerait que l’orgueil est son pêché et du coup, il doit être en train d’essayer de lutter pour reprendre le contrôle.
—Elle essaie de nous dire quelque chose non ?
—Lucinda, dit calmement Dimitri en la fixant droit dans les yeux. Qu’est-ce qu’il y a ?
—Nigel… répondit-elle. Alibi… Willow… Creek…
Le vampire hocha la tête pour signifier qu’il avait bien compris ce qu’elle leur avait dit : le dénommé Nigel, alias Dexter Coroner, avait pour alibi qu’il était à Willow Creek durant les meurtres. Cela vaudrait le coup d’aller vérifier celui-ci pour confirmer définitivement qu’il avait menti.
—Est-ce que je peux te demander de garder un œil sur ces deux-là ? demanda Dimitri au magicien. Je dois aller pister un assassin avant qu’il ne tue à nouveau.
—Je peux me gérer seule Longs-Crocs, râla Giulia plus pour la forme qu’autre chose mais au son de sa voix, il était clar qu’elle avait eu son compte en émotions fortes.
—Pas de souci, répondit Ezekiel. Je vais faire ce que je peux pour ramener pleinement Lucinda et si Giulia est plus douée que moi en dessin, je devrais pouvoir lui bloquer temporairement son ivresse démoniaque.
Cela alourdissait fortement sa dette envers le sorcier mais Dimitri aura tout le temps de trouver comment le rembourser une fois qu’il aura mis la main sur Dexter Coroner…
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Soirée entre êtres surnaturels
(Emprunt de L’Outre-Tombe créé par RickenTroll)
Avant de rencontrer Lucinda, Dimitri Markoff était resté endormi dans un cercueil caché dans les sous-sols de l’Opéra de Newcrest pendant quelques décennies avant d’être réveillé cinq ans plus tôt par des coups de marteau et des bruits de perceuse répétés. Il était resté environ trois ans à errer dans ce bâtiment avant que Vladislaus Straud ne l’emmène à Forgotten Hollow, le ramenant à un semblant de civilisation parmi une communauté de vampires.
Cela faisait quelques jours qu’il essayait de s’adapter à sa nouvelle vie et ce soir-là, les Vatore l’avait invité à l’Outre-Tombe, un bar très fréquenté par les créatures surnaturelles.
- Ce n’est pas trop mon truc vous savez...
- Ne t’inquiète pas pour ça Dimitri. Chacun va faire ce qui l’intéresse le plus.
- Tout à fait ! D’ailleurs, j’ai cru repérer quelques belles plantes par là...
- Et mince ! Le karaoké est pris !
- Ah ben ça va sauver nos oreilles !
- Caleb... Et tu en a fais quoi de Dimitri ?
- Il a trouvé un livre sur l’histoire du théâtre je crois donc il le lis tranquillement.
- Incorrigible lui... Bon ben on chasse chacun de son côté ?
- Ca marche !
Lilith n’avait pas mis longtemps à trouver son bonheur : elle avait repéré un rouquin au bar qui, vu son look, devait avoir à peine l’âge requis pour venir ici. Au parfum qu’il dégageait, il n’était pas aussi humain qu’il en avait l’air, ce qui aiguisait son intérêt.
- Salut mon mignon. C’est ta première fois ici non ?
- Oui. J’en avais entendu parlé donc vu que je suis majeur maintenant...
- Mortel donc. Ta première sortie en boite ?
- Heu... oui...
Lilith avait cru ce garçon timide au premier abord mais c’était juste qu’il était inexpérimenté, pas mal à l’aise. Qui plus est, il était mieux éduqué que certains des autres rencards qu’elle avait eu précédemment.
- Si j’ai juste, vous êtes une vampire ?
- Bien joué ! Toi je dirais... magicien ?
- Je suis encore un apprenti mais oui, c’est bien cela !
Très intéressant... Lilith allait prendre plaisir à s’occuper de lui... voire plus si affinités.
Agacé de n’avoir pas trouvé ce qu’il voulait, Caleb avait trainé Dimitri jusqu’à la table du jeu du Lama.
- C’est quoi ce jeu ?
- Le principe, c’est de retirer un bâton chacun son tour et celui qui fait tomber le Lama a perdu.
- D’accord...
En d’autres termes, Dimitri compris qu’il valait mieux bien observer pour ne pas se tromper...
De son côté, Lilith s’amusait bien avec le jeune magicien bien qu’elle suspectait qu’elle n’avait pas totalement cerné sa vraie nature vu cette légère fragrance démoniaque qui émanait de lui. Avait-il un démon parmi ses ascendants proches ? Découvrir lequel allait beaucoup l’amuser...
Caleb lui, était parti en chasse...
- Salut beau brun !
- Tu sais que je t’ai cherché toute ma vie.
- Je me doute mesdames, je me doute.
Dimitri, quant à lui, leva les yeux au ciel avant de reprendre sa lecture, espérant que les conquêtes de Caleb n’allaient pas venir le déranger.
Caleb avait finalement opté pour une jolie blonde dont il ferait volontiers son dîner...
Lilith passait une bonne soirée en tout cas. Ce sorcier était absolument charmant et lui avait proposé de regarder les étoiles. Le peu de lumière qu’il y avait à Forgotten Hollow permettait de voir le ciel nocturne dans toute sa splendeur.
- T’es vraiment adorable tu sais. C’est un crime que tu sois célibataire !
- Ha ha ha ! Je n’ai pas vraiment le temps de penser à ça.
- Viens là.
Elle avait pris de court le sorcier en l’enlaçant mais du coup, elle pouvait mieux sentir son parfum... et ainsi identifier la nature de sa part démoniaque. Chance, ce n’était pas un descendant de vampire mais plutôt d’une succube vu cette senteur un peu piquante.
- Donc tu n’as vraiment aucune expérience avec les femmes ?
- C’est plutôt théorique. C’est surtout ma mère qui a fait mon... éducation dans ce domaine.
- Hi hi hi ! Vu comme tu rougis, elle a dû donner de sacrés détails.
A croquer... Si Lilith avait son accord, elle lui prendrait bien un peu de son plasma à l’occasion.
- On va te donner un peu de pratique à présent.
Du côté de Caleb, son rencard avait tourné court et il était de retour avec Dimitri sur le jeu du Lama...
- Caleb, arrête ce truc !
- Je ne peux pas ! Cet ogre m’a déconcentré !
S’il y avait bien une chose détestable chez les ogres, c’était leur manie de roter bruyamment sans le moindre avertissement, ce qui provoquait parfois de légères secousses dans les lieux où ils se trouvaient. L’ogresse qui avait vidé un tonneau de bière lui avait gâché son rencard ainsi...
Lilith, elle, était aux anges. Son rencard se passait très bien et elle était plutôt contente de voir que le jeune sorcier n’était pas réticent à ce qu’elle pouvait lui offrir...
- ARGH !!!
- J’ai gagné !
- Tu as triché oui ! Cette brume de malheur m’aveugle !
- Ben voyons. Tu es nul oui !
Sauf que Dimitri était vraiment contrarié et, en bons vampires civilisés, allèrent régler cela comme ils savaient si bien le faire : en allant se battre à l’extérieur pour régler leurs comptes.
- Nan mais ça va pas vous deux ?! Vous m’avez gâché mon rencard !
- On avait des comptes à régler avec ton frère.
- Ouais. Oh et Dimitri, tu ne comptes pas sortir un jour avec ma sœur j’espère ?
- Certainement pas !
- Alors je crois que l’on va bien s’entendre toi et moi !
- Deux gamins... Vous ne valez pas mieux l’un que l’autre les garçons !
Tandis que les vampires rentraient chez eux, le sorcier hésita sur quoi faire... quand son téléphone sonna, l’écran affichant en gros “Tour Mirage”. Pas bon ça...
- ... Allo ?
- MAIS TU FICHES QUOI A FORGOTTEN HOLLOW EZEKIEL ?!
- Je voulais juste voir cette boîte de nuit...
- Tu l’as vue donc maintenant, tu rentres et fissa ! Ton père et moi avons deux mots à te dire sur le fait que tu as fait le mur et que tu te sois fait draguer par une vampire !
Quand sa mère raccrocha, Ezekiel soupira. Il avait le pressentiment qu’elle allait lui faire payer le fait d’être sorti dans un lieu qu’elle rêvait d’essayer... et qu’il ferait mieux de se focaliser sur son apprentissage avant de renouveler l’expérience.
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Ombre et Lumière - 6
Dans les sous-sols, Dimitri se réveilla brusquement, son ouïe fine ayant perçu le son du parquant grinçant de la scène et des coulisses et l’empêchant de dormir. Qui pouvait donc bien être entré dans l’Opéra alors que celui-ci était censé être fermé au public ?
Alors qu’il venait d’arriver dans une partie des coulisses via la porte secrète, Dimitri entendit un cri retentir depuis la scène. Rapidement, il se dépêcha de quitter les coulisses, le parquet grinçant avec force sous ses pas.
A peine arrivé sur place, il entendit le son de quelqu’un qui prenait la fuite... et perçut une odeur métallique qu’en tant que vampire, il connaissant très bien. Il n’eut pas besoin de plus pour savoir ce qu’il s’était produit et l’horreur se confirma quand il arriva sur la scène.
Sauf que ce qu’il n’était pas préparé à découvrir, c’était Lucinda, gravement blessée dans le dos et dont la vie la quittait progressivement.
Enragé que quelqu’un ait osé faire cela dans un lieu qui lui était si cher et à une personne qu’il appréciait, Dimitri dut faire un choix : poursuivre le coupable ou tenter de sauver Lucinda. Sauf que son instinct trancha vite : il faisait encore jour.
Le spectacle de la jeune femme qui agonisait à ses pieds le révulsait au plus haut point. Il devait absolument faire quelque chose mais l’idée de la mordre pour boire ce qui lui restait de plasma et ainsi mettre fin à ses souffrances lui plaisait encore moins.
Il lui restait une option... et il se hâta d’hypnotiser la jeune femme pour la mettre à exécution.
Dimitri n’avait absolument aucune garantie que cela lui sauverait la vie mais il ne pourrait avoir la réponse qu’en essayant. Sous hypnose, Lucinda était sous son emprise et ne ressentait plus rien, y compris lorsqu’il planta ses crocs dans sa nuque délicate.
Il força ensuite la jeune femme à boire son plasma pour compléter la transformation. Dimitri était enragé d’en venir là et il mourrait d’envie de trouver le monstre qui avait osé commettre ce crime...
Lucinda s’évanouit dans ses bras et il alla l’allonger sur un sofa dans les coulisses. Dimitri nota que sa blessure dans le dos cicatrisait à toute allure, ce qui était plutôt encourageant. Il repéra les affaires de la jeune femme dans un recoin et chercha à comprendre quelle pouvait bien être la raison de sa venue ici.
Manque de chance, son téléphone portable était verrouillé et il enquêta donc sur la scène, essayant de trouver un indice. Le coupable s’était caché à l’étage et il avait perçu son odeur près d’une des fenêtres, une fragrance peu agréable à ses narines qui lui semblait assez chimique et qui lui piquait les sinus. Près de la sortie, il avait trouvé un couteau, certainement l’arme du crime, qu’il préféra ne pas toucher.
Le temps que le crépuscule arrive, Dimitri veilla sur Lucinda qui était toujours inconsciente.
En fouillant dans les affaires de la jeune femme, il avait réussi à trouver son adresse à Newcrest. Pour le moment, le mieux à faire était de la ramener chez elle pour ne pas la perturber.
Toutes ses blessures s’étaient refermées excepté celle que Dimitri lui avait faite avec ses crocs. Sa respiration était calme et son visage avait repris des couleurs.
Elle était donc hors de danger... pour l’instant.
Dans la nuit, Lucinda se réveilla en sursaut. Elle avait fait un horrible cauchemar où elle était seule dans un endroit inconnu. Un homme l’avait attaquée puis...
La jeune femme en avait des sueurs froides et en plus, elle avait un mal de crâne carabiné. Alors qu’elle allait se lever pour se prendre une aspirine, elle nota la tenue dans laquelle elle était. Pourquoi s’était-elle vêtue ainsi ?
Prise d’un doute, Lucinda regarda son téléphone : elle avait un message de Monica qui lui disait qu’elle passerait dans deux jours et un message datant d’hier de son agence... dont elle n’avait plus aucun souvenir.
Sa migraine étant trop forte, elle prit une aspirine tout en se demandant ce qu’elle avait bien pu faire hier...
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