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Ici et seulement ici, Christelle Dabos
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Christelle Dabos est de retour avec un roman choc sur les années collèges, mélangeant réaliste et fantastique. Dans Ici et seulement Ici, on suit Iris, Pierre, Madeleine et Guy, respectivement en 6e, 5e, 4e et 3e ; une remplaçante, ancienne élève Ici ; des élèves, bons et mauvais, croisés au cours de l’année.
On est propulsés Ici, avec ses règles et ses interdits, ses castes, ses problèmes. Il y a des Hauts et des Bas (comprenez des populaires et des harcelés), des classes Paires et des Impaires où il y a des Pouilleux, et tout un tas de règles tacites. C’est un roman choral extrêmement bien construit, très bien écrit (mais je n’en attendais pas moins de Christelle Dabos) et très très différent de La Passe-Miroir.
J’ai vraiment aimé mon expérience de lecture de Ici et seulement Ici, et à certains égards ça m’a rappelé ma période collège (heureusement elle ne s’est pas si mal passée pour moi que pour certains personnages !). Le tout est dans une ambiance très sombre, très étrange, très mystérieux, et je ne saurais même pas expliquer pourquoi c’est si bizarre. J’ai encore du mal à mettre des mots dessus, mais par contre je peux affirmer que j’ai beaucoup aimé.
En tout cas, ça m’a vraiment fait fort plaisir de retrouver Christelle Dabos, avec son style et ses univers bien à elle, et je ne voulais pas lire ce nouveau roman trop vite, j’ai vraiment essayé de le savourer comme un bonbon ! Je serai curieuse de lire les avis de celles et ceux qui ont lu Ici et seulement Ici…!
25/04/2023 - 30/04/2023
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Thieves' Gambit T1 de Kayvion Lewis
Ross Quest, voleuse de 16 ans, doit gagner un concours pour sauver sa mère kidnappée. Le récit est captivant, avec une dynamique authentique. Note: ★★★★
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La bibliothèque du collège regorgeait de livres. Il en arrivait sans arrêt, par caisses entières. Quelqu’un là-bas dans leur pays mettait un point d’honneur à ce que les Africains soient des êtres de culture. Peu de gens s’y intéressaient, les élèves se contentaient des ouvrages obligatoires inscrits dans le programme scolaire, les bonnes sœurs de leur bible et de leur missel. Les livres s’entassaient sur des rayonnages et je veillais à ce qu’ils ne prennent pas la poussière. Les religieux finirent par s’apercevoir de mon goût immodéré pour la lecture. Cela commença par « Ah Anna, tu aimes lire, c’est très bien ça ! », évolua en « Tu comprends tout ce que tu lis ? » et, pour finir, je les entendis parler entre eux : « Il faudrait surveiller ses lectures, quand même, certains textes ne peuvent pas être mis à la disposition d’un esprit si fruste. » Mon salut vint du jeune religieux en charge des activités périscolaires au collège : « Cela ne peut pas lui faire de mal sœur Brigitte, il n’est pas dit qu’elle comprenne tout, mais ces livres sont là pour être lus non ? » Je soupçonne que l’affaire en resta là, moins parce qu’il avait réussi à les convaincre que j’accomplissais en les lisant la destinée de ces ouvrages qu’en raison de la certitude des religieux que je n’avais pas les aptitudes pour saisir la subtilité de la littérature dont je me goinfrais. Personne ne m’apprit à analyser un livre, à garder le recul nécessaire, à ne pas perdre de vue le contexte, à saisir les informulés, les courants intellectuels voire idéologiques censés donner de l’épaisseur à l’histoire nue. Personne ne me fit une leçon sur l’esthétique, la langue… Cela, je le découvrirais au lycée lorsque j’y ferais mes humanités et l’approfondirais à l’École normale supérieure de Yaoundé où je passerais mon diplôme de professeur de français, mais le pli serait pris. Toute ma vie je lirais comme j’ai commencé, de façon intense, émotionnelle, primaire, et des phrases éparses s’imprimeraient dans mon âme : Ce qu’il faut de malheur pour la moindre chanson Ce qu’il faut de regrets pour payer un frisson… Les livres m’ont apaisée, enflammée, raffermie, ils m’ont fait rire et pleurer. Ils m’ont encouragée à analyser l’existence à l’aune de ma propre intelligence, à faire confiance à mon intuition, à tendre mon esprit pour percevoir, derrière les gens, la nature et les évènements, la concordance de temps intime qui éclaire notre être au monde. Enfant je lisais et je me sentais moins seule, moins insignifiante, moins vulnérable. Adulte j’acquis assez de discernement pour comprendre que si la lecture n’avait pas fait de moi une meilleure personne, elle m’avait rendue plus lucide quant à mes propres motivations, plus libre aussi. Louis, qui deviendrait mon époux, tenait à la main un exemplaire de Discours sur le colonialisme à notre première rencontre : à quoi tient une vie ?
Hemley Boum, Les jours viennent et passent
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J’avais débuté un projet de recherche avec ma superviseure, mais qu'on n'a pas pu concrétiser. Après avoir passé un bon 10 heures à faire de la revue de littérature, j'ai voulu que ça ai au moins servi à quelque chose, alors j'ai fait publier mon petit article de vulgarisation à moi c:
Lehoux, L. (2024, 14 janvier). Le développement d’habiletés interpersonnelles par la pratique sportive chez les adolescent.e.s L’Amnésique.
Compétences développées grâce à la pratique sportive
Dès 2003, une étude réalisée par Hansen et al. a mis en évidence l’impact du sport sur les jeunes du secondaire à l’aide du questionnaire Youth Experiences Survey for Sport (YES). Cet outil évalue la fréquence des expériences dans six domaines d’apprentissage et des expériences négatives en lien avec diverses activités, incluant le sport. Les domaines d’apprentissage mettent en lumière les multiples compétences que les jeunes peuvent acquérir grâce au sport dans un contexte collectif. Ils se divisent en deux catégories de processus. D’une part, l’activité sportive entraîne un développement personnel. En effet, elle favorise la construction de l’identité du.de la jeune en lui permettant de développer une meilleure connaissance de soi à travers les activités sportives, de s’auto-identifier à son groupe sportif et de s’affirmer (Hansen et al., 2003; Lisinskienė et Lochbaum, 2018). Le.la jeune cultive son sens de l’initiative, puisqu’il.elle doit faire des efforts et employer des stratégies, telles que la planification, la gestion du temps et la résolution de problèmes, pour atteindre les objectifs fixés à long terme (Hansen et al., 2003; Larson et al., 2006; Larson, 2000). De plus, il.elle développe ses habiletés physiques, cognitives et émotionnelles. À titre d’exemple, 35% des jeunes sportif.ive.s ont répondu « oui, définitivement » à l’item « j’ai appris à contrôler mon humeur », ce qui met en lumière l’autorégulation émotionnelle de la colère, du stress et de l’anxiété qui peuvent potentiellement émerger face aux expériences de succès et d’échec (Hansen et al., 2003; Eccles et Gootman, 2002; Larson et al., 2006). D’autre part, le sport contribue au développement interpersonnel. Il renforce l’esprit d’équipe, car les athlètes doivent collaborer avec leurs coéquipier.ère.s tout en faisant preuve de leadership pour atteindre des buts communs. Le réseau social s’élargit, et les jeunes internalisent les normes prosociales du groupe sportif, comme le respect, l’entraide, le partage et l’empathie, ce qui favorise les interactions positives avec leurs pairs (Hansen et al., 2003; Lisinskienė et Lochbaum, 2018; Eccles et Gootman, 2002). Enfin, des liens sont tissés avec des adultes et la relation des jeunes avec leurs parents peut s’améliorer. Cela accroît le capital social, soit les ressources et le soutien provenant de l’entourage du.de la jeune. Les compétences relationnelles acquises dans un contexte sportif se transfèrent ensuite à d’autres sphères de vie, comme la famille ou l’école, et renforcent les liens sociaux (Eccles et Gootman, 2002).
Climat social propice aux expériences sportives négatives
Il arrive toutefois que des expériences négatives soient occasionnées par le sport (Hansen et al., 2003). Il peut y avoir des interactions négatives avec les autres athlètes, voire des dynamiques de groupe malsaines, encourageant les membres à adopter des normes de groupe immorales. De plus, le.la jeune athlète peut avoir des interactions négatives avec des leaders en raison de conflits ou de coercition. Il se peut que des adultes en position d’autorité incitent le.la jeune athlète à commettre des actes qu’il.elle juge immoraux, comme la violence ou la tricherie. Mais alors, qu’est-ce qui détermine si les expériences d’un.e jeune athlète seront davantage négatives, ou plutôt positives et marquées par de multiples apprentissages? Les mauvaises expériences sont souvent causées par la nature compétitive de certains sports, la comparaison sociale et la concurrence interne pour certains rôles. Ces facteurs sont souvent présents simultanément, car un environnement axé sur la performance comme source de motivation crée une rivalité plutôt qu’une alliance entre coéquipier.ère.s (Carr, 2013). Cela limite la qualité des relations au sein du groupe sportif et atténue l’élargissement du réseau social, ainsi que le développement de compétences interpersonnelles. Il n’est donc pas rare que les sports de compétition génèrent beaucoup de stress et d’anxiété.
Qualité de la relation parent-enfant : Influence des approches d’accompagnement parental sur les jeunes dans leur pratique sportive
Outre le climat dans le groupe sportif, il y a aussi les attentes et les valeurs véhiculées par la famille qui peuvent avoir une incidence sur le rapport au sport de chaque jeune. Les jeunes sont plus enclin.e.s à suivre des modèles parentaux sportifs s’ils.elles entretiennent un bon lien avec leurs parents. Gould et al. (2008) postulent que la relation d’un.e jeune athlète avec ses parents peut être positive ou négative en fonction des pratiques parentales. Cette dynamique détermine si l’impact de la pratique sportive sera positif. Une relation négative entre un.e jeune athlète et son parent peut découler de l’accent mis sur la réussite individuelle, ce qui privilégie une attitude compétitive au détriment d’un travail d’équipe. Une telle attitude peut être constatée chez les parents qui interdisent à leur enfant de s’associer à des athlètes moins performant.e.s. Les critiques, les punitions et même les violences verbales et physiques résultant d’attentes parentales irréalistes peuvent laisser croire à un.une jeune que l’amour ne lui est accordé qu’en fonction de ses performances, ce qui le.la dévalorise profondément en tant que personne. Cet effet sera d’autant plus fort si le parent se montre surimpliqué et contrôlant, par exemple en forçant son enfant à participer aux activités sportives et en le.la comparant constamment à ses pairs. En réaction à une performance insatisfaisante, certains de ces parents compromettent le coaching en changeant continuellement d’entraîneur.euse. Ils.elles adoptent parfois des comportements nuisibles, comme distraire le.la jeune pendant les événements sportifs, ou bien tolérer ses actes immoraux. Pour un.e jeune athlète, la perception d’une pression de performance de la part de ses parents a effectivement été corrélée à une relation conflictuelle avec eux, ce qui vient appuyer la catégorisation du type de relation parent-enfant selon les pratiques parentales en matière de sport (Dorsch et al., 2016). L’ensemble de ces pratiques parentales favorise une vision anxiogène du sport chez le.la jeune.
À l’opposé, les mêmes auteur.e.s soutiennent que les jeunes qui ont un rapport positif avec leurs parents en lien avec leur pratique sportive sont en mesure de faire des tas d’apprentissages et de s’y épanouir pleinement (Gould et al., 2008). Un parent alimente le bien-être de son.sa jeune en se concentrant sur le cheminement plutôt que sur le résultat. Il.elle valorise donc les efforts fournis par son enfant, ainsi que ses progrès relatifs à ses performances passées, et non pas à celles des autres. Le.la jeune athlète se sent alors compris, autonome et compétent, ce qui stimule sa motivation intrinsèque (Gould et al., 2008; Harwood et al., 2015). En mettant l’accent sur ces éléments plutôt que sur des standards dans un état d’esprit compétitif, les entraîneur.euse.s peuvent aussi atténuer l’anxiété de performance due à des attentes parentales sévères (Dorsch et al., 2016). De plus, le parent peut contribuer au développement positif de son enfant en le.la réprimandant pour ses comportements inappropriés. Cela permet de responsabiliser le.la jeune par rapport aux principes éthiques et moraux du sport. D’autres comportements parentaux bénéfiques pourraient être d’offrir son support à travers les encouragements et le temps consacré, d’être ouvert à la communication et de démontrer son amour inconditionnel. Il est important que le sport soit considéré par les parents comme étant une sphère de vie de leur enfant plutôt que ce qui détermine son identité (Gould et al., 2008; Burke et al., 2023). Pour préserver une relation harmonieuse avec son enfant, le parent doit éviter d’adopter un rôle autoritaire ou d’émettre une pression de performance.
Pression de performance atténuant les bienfaits de la pratique sportive
Pour bien comprendre le rapport négatif d’un.e jeune athlète avec ses figures parentales, il faut en démystifier les causes. Il importe de nuancer ce phénomène afin de ne pas tomber dans certains pièges, comme de croire que des parents entretenant des rapports négatifs avec leur enfant au sujet du sport n’ont forcément pas à cœur son bien-être. Les parents qui imposent à leur enfant une forte pression de performance agissent souvent par conviction que c’est la meilleure méthode pour qu’il.elle atteigne son plein potentiel. Ils.elles estiment que le bonheur du succès en vaut la peine. Ils.elles maintiennent donc cette pression dans l’espoir que leur investissement en temps et en argent porte ses fruits, parfois dans une perspective de carrière professionnelle pour leur enfant (Bean et al., 2016). Cependant, même si obtenir un statut social prestigieux en endossant un rôle de leader ou en accumulant les exploits est important pour certains parents, il a été démontré que de telles aspirations ne sont pas internalisées par leurs enfants sportifs, qui privilégient le travail d’équipe (Goggins, 2015). Cela témoigne de la nature inadaptée des exigences imposées aux jeunes athlètes.
De plus, la qualité de la relation parent-enfant n’est pas proportionnelle au niveau d’implication des parents dans les activités sportives de leur enfant (Goggins, 2015). Bien qu’une surimplication parentale soit préjudiciable, un manque d’engagement parental l’est tout autant. D’un côté, un.une jeune dont les parents sont surimpliqués risque de vivre de la détresse à cause de la pression qu’il.elle perçoit et d’avoir un horaire surchargé sans occasion de développer son indépendance (Qunito Romani, 2019). La difficulté à exprimer ses inquiétudes et besoins liés au sport pourrait affecter négativement sa relation avec ses parents (Goggins, 2015). D’un autre côté, les parents représentent la principale source de soutien émotionnel, informationnel et financier des jeunes athlètes. Un manque d’aide financière de leur part ne peut généralement pas être comblé par l’entraîneur.euse ou par les pairs (Porto Maciel et al., 2021). Un.une jeune dont les parents sont désengagés éprouve donc plus de difficulté à gérer les défis comparativement à ses coéquipier.ère.s, particulièrement lorsque le contexte sportif devient exigeant (Danioni et al., 2017; Qunito Romani, 2019). Un équilibre s’avère donc essentiel quant au degré d’engagement parental. Les parents très impliqués ne génèrent pas nécessairement de pression de performance, puisqu’il est possible de préserver l’autonomie de leur jeune ainsi que le lien positif avec lui.elle (Pynn et al., 2019). L’implication permet de resserrer ce lien si cela s’exprime par des encouragements bienveillants marqués par la compréhension (Goggins, 2015).
Pour les jeunes, la principale source de motivation à pratiquer un sport correspond au plaisir inhérent à l’activité, de même que les liens sociaux au sein de l’équipe (Danioni et al., 2017). La pression de performance élevée, plutôt que modérée ou faible, vient donc miner cette motivation (Fredricks et Eccles, 2004). L’activité sportive devient alors une corvée visant à satisfaire les attentes externes au détriment de son propre plaisir. Dans de telles circonstances, une panoplie d’effets néfastes se manifestent : stress, anxiété, faible confiance en ses compétences, faible estime de soi, épuisement professionnel en tant qu’athlète, etc.
Support parental amplifiant les bienfaits de la pratique sportive
Gould et al. (2008) soulignent que, dans la majorité des cas, l’attitude des parents en lien avec la pratique sportive de leurs enfants conduit à un rapport positif avec eux. Il est donc indéniable que les parents jouent un rôle essentiel dans le bon développement des jeunes sportif.ve.s, tant en général que dans leur milieu sportif. Un.une jeune qui bénéficie d’une figure parentale impliquée dans sa pratique sportive et avec qui il.elle entretient une relation satisfaisante ne percevra pas, ou très peu, de pression pour performer (Camiré et al., 2012). Cela se traduira par une hausse de sa motivation et de sa confiance en ses compétences. En plus de soutenir l’estime personnelle de ce.cette jeune, une telle présence parentale positive limitera son stress induit par la pratique sportive (Gould et al., 2008). Un.une jeune sportif.ve retire d’autant plus de fierté de ses succès, ses médailles et ses trophées s’il les a remportés grâce à son propre dévouement (Lisinskienė et Lochbaum, 2018). De plus, les individus sportifs partagent typiquement certaines valeurs (Goggins, 2015). Par exemple, la performance et les réalisations permettent de se différencier socialement, d’accroître son autonomie et d’obtenir de l’approbation sociale, ce qui est particulièrement recherché durant l’adolescence. L’éthique détient également une importance capitale dans le milieu du sport, car il faut se montrer digne de confiance et respectueux des règles. Les jeunes athlètes qui possèdent ces valeurs et les perçoivent aussi chez leurs parents s’impliquent beaucoup plus dans leur discipline sportive. En plus de transmettre ces valeurs, les parents qui pratiquent eux-mêmes une activité sportive sont plus portés à favoriser un style de vie sportif chez leurs enfants, alors ces dernier.ère.s vivent une série de petits accomplissements à travers la pratique sportive tout au long de leur développement (Carr, 2013).
Épanouissement des jeunes athlètes
La pratique sportive présente plusieurs facteurs reconnus comme favorisant le développement des jeunes. Par exemple, elle introduit une structure, sollicite le soutien de l’entourage des athlètes, crée un sentiment d’appartenance à l’équipe sportive, implique l’adoption de normes sociales positives, et valorise chaque personne en mettant en évidence ses qualités et ses capacités (Eccles et Gootman, 2002). Par conséquent, les enfants et les adolescent.e.s qui pratiquent un sport maîtrisent plus rapidement les diverses habiletés acquises dans leur groupe sportif, telles que l’élaboration d’objectifs, le leadership et la coopération. Ces aptitudes produisent des effets bénéfiques, non seulement sur la pratique sportive à des fins de performance et de cohésion sociale, mais aussi dans toutes les autres sphères de vie. Elles contribuent à la construction identitaire, aux bons rapports interpersonnels et à la capacité à surmonter les défis (Larson, 2000). Ces acquis constituent des facteurs clés de l’épanouissement chez les jeunes sportif.ve.s. Ils se manifestent par une perception d’auto-efficacité, une motivation intrinsèque pour le sport, un sentiment d’accomplissement et, en définitive, un bonheur profond.
Texte révisé par Sabrina Jacob-Allard
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Références
Bean, C. N., Jeffery-Tosoni, S., Baker, J. et Fraser-Thomas, J. (2016). Negative Parental Behaviour in Canadian Youth Hockey: Expert Insiders’ Perceptions and Recommendations. PHEnex Journal = Revue PhénEPS, 7(3), 1–20. https://www.proquest.com/scholarly-journals/negative-parental-behaviour-canadian-youth-hockey/docview/2336249460/se-2
Burke, S., Sharp, L.-A., Woods, D. et Paradis, K. F. (2023). Advancing a grounded theory of parental support in competitive girls’ golf. Psychology of Sport and Exercise, 66, 1–12. https://doi.org/10.1016/j.psychsport.2023.102400
Camiré, M., Trudel, P. et Forneris, T. (2012). Examining how model youth sport coaches learn to facilitate positive youth development. Physical Education and Sport Pedagogy, 19(1), 1–17. https://doi.org/10.1080/17408989.2012.726975
Carr, S. (2013). Attachment in Sport, Exercise and Wellness (1re éd.). Routledge.
Danioni, F., Barni, D. et Rosnati, R. (2017). Transmitting Sport Values: The Importance of Parental Involvement in Children’s Sport Activity. Europe’s Journal of Psychology, 13(1), 75–92. https://doi.org/10.5964/ejop.v13i1.1265
Dorsch, T. E., Smith, A. L. et Dotterer, A. M. (2016). Individual, relationship, and context factors associated with parent support and pressure in organized youth sport. Psychology of Sport and Exercise, 23, 132–141. https://doi.org/10.1016/j.psychsport.2015.12.003
Eccles, J. et Gootman, J. A. (2002). Community programs to promote youth development. National Academy Press. https://doi.org/10.17226/10022
Fredricks, J. A. et Eccles, J. S. (2004). Parental influences on youth involvement in sports. Dans Weiss, M. R. (dir.), Developmental sport and exercise psychology: A lifespan perspective. (p. 145–164). Fitness Information Technology.
Goggins, L. P. (2015). The role of parents in youth sport values [mémoire de maîtrise, University of Exeter]. Open Research Exeter. http://hdl.handle.net/10871/18927
Gould, D., Lauer, L., Rolo, C., Jannes, C. et Pennisi, N. (2008). The role of parents in tennis success: Focus group interviews with junior coaches. The Sport Psychologist, 22(1), 18–37. https://doi.org/10.1123/tsp.22.1.18
Hansen, D. M., Larson, R. W. et Dworkin, J. B. (2003). What Adolescents Learn in Organized Youth Activities: A Survey of Self-Reported Developmental Experiences. Journal of Research on Adolescence, 13(1), 25–55. https://doi.org/10.1111/1532-7795.1301006
Harwood, C. G., Keegan, R. J., Smith, J. M. J. et Raine, A. S. (2015). A systematic review of the intrapersonal correlates of motivational climate perceptions in sport and physical activity. Psychology of Sport and Exercise, 18, 9–25. https://doi.org/10.1016/j.psychsport.2014.11.005
Larson, R. W. (2000). Toward a psychology of positive youth development. American Psychologist, 55(1), 170–183. https://doi.org/10.1037/0003-066X.55.1.170
Larson, R. W., Hansen, D. M., & Moneta, G. (2006). Differing profiles of developmental experiences across types of organized youth activities. Developmental psychology, 42(5), 849–863. https://doi.org/10.1037/0012-1649.42.5.849
Lisinskienė, A. et Lochbaum, M. (2018). Links between Adolescent Athletes’ Prosocial Behavior and Relationship with Parents: A Mixed Methods Study. Sports, 6(1), 1–14. https://doi.org/10.3390/sports6010004
Porto Maciel, L. F., Krapp do Nascimento, R., Milistetd, M., Vieira do Nascimento, J. et Folle, A. (2021). Systematic review of social influences in sport: Family, coach, and teammate support. Apunts Educación Física y Deportes, 145, 39–52. https://doi.org/10.5672/apunts.2014-0983.es.(2021/3).145.06
Pynn, S. R., Dunn, J. G. H. et Holt, N. L. (2019). A qualitative study of exemplary parenting in competitive female youth team sport. Sport, Exercise, and Performance Psychology, 8(2), 163–178. https://doi.org/10.1037/spy0000141
Qunito Romani, A. (2019). Parental behaviour and children’s sports participation: evidence from a Danish longitudinal school study. Sport, Education and Society, 25(3), 332–347. https://doi.org/10.1080/13573322.2019.1577235
Vetsikas, D.(s.d.). Esprit d’équipe, Football, Le football [image en ligne]. Pixabay. https://pixabay.com/fr/photos/esprit-d%C3%A9quipe-football-le-football-4695870/
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Heidi
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Heidi est un roman qui fait parti des plus célèbres récits de la littérature d'enfance et de jeunesse. Il a été écrit par la femme de lettres suisse alémanique Johanna Spyri, publié en 1880 et 1881. Grâce au dessin animé, l'héroïne du roman est devenue un personnage mythique connue dans le monde entier.
Sa tante, Dete, laisse l’orpheline Heidi chez son grand-père, sur un alpage au-dessus de Maienfield dans le Canton des Grisons, en Suisse. Au détriment de ce que tout le monde croit, le vieil homme n’est pas dur du tout. Il s’attache bien rapidement à Heidi, en nous démontrant que les mauvaises langues parlent sans réellement connaître quelqu'un.
Ici, nous parcourons ensemble une analyse des thèmes, les plus importants dans l'opéra, à travers ses personnages.
Nous commencons par le personnage là où tout à commencé: la tante Dete.
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La tante d’Heidi n’est pas un personagge des plus aimables.
Dete était bien jeune à la mort du père d’Heidi et a pris soin d’elle pendant quatre ans. La première fois qu’on lui a offert un emploi à Francfort, elle a refusé, non par compassion mais par sens du devoir. Pour être précis, elle souffrait l’idée d'être jugée par la société à cause d’un choix égoïste. Ceci est souligné par le temps qu'elle passe en s’excusant envers les villageois tout en montant sur l’alpage avec Heidi.
Il y a un autre élément essentiel à considérer, qui reviendra plusieurs fois dans la narration: le chalet perdu au sommet des montagnes représente un endroit éloigné par la société, où serait enfermé une partie de soi qui n’est ni acceptée ni intégrée. C’est exactement ce qui est passé à le grand-père et Dete génère la même dynamique avec Heidi: Heidi n’est rien d’autre que le devoir à qu’elle a été appelée et dont elle veut fuir, qui l'oblige à vivre dans quel petit village et à sacrifier ses opportunités de carrière. Il faut s’en débarrasser, où personne ne peut la voir.
Dès qu’elle apparaît dans cette histoire, elle est toujours en train de satisfaire un besoin personnel. Elle laissa Heidi chez son grand-père bien consciente de sa réputation, elle revint la récupérer puis la ramena à Francfort, lorsqu’elle vit une opportunité de gagner de l’argent. Elle essaie de dissimuler ses mauvaises intentions en prétextant qu’Heidi ait besoin d’une éducation. Il s’agit d’une opportunité que personne ne pourrait refuser. Nous nous rendons compte qu’elle se désintéresse du bien être d’Heidi à Francfort, même lorsque cette dernière risque sa vie par nostalgie.
Il faut analyser chaque personnage en rapport avec son personnage spéculaire. Le premier c’est le rapport entre le grand-père et Dete, car ils émettent une critique à la société.
Les deux sont les tuteurs d’Heidi et ils ont abandonné le petit village, l’un pour fuir dans les montagnes (rejet complet) et l’autre pour embrasser une société encore plus grande et complexe. Cependant, la croissance narrative de son grand-père l'amène à faire la paix et à se réconcilier avec la société. En revanche Dete se perd dans le système capitaliste avide (juste en contradiction avec la montagne comme endroit des sentiments), représenté par Francfort. Ils montrent deux choix différents et opposés à la société: le rejet complet ou l’immersion totale.
Heidi, de son côte, représente la pureté et la joie non contaminées par les problèmes des adultes. Cette force l’accompagne dans toutes ses aventures et grâce à elle Heidi change la vie de ceux qui les entourent. Elle touche l’enfant en chacun de nous.
Le personnage qui s’oppose à la force vitale d’Heidi a été interprété par Mademoiselle Rottenmeier. Elle met en avant des traits de caractère uniquement négatifs en opposition à la force de bien.. Elle considère Heidi comme une sauvage et essaie de lui donner de la discipline à travers la sévérité. Heidi perd complètement la joie de vivre, jusqu’à risquer la mort par dépression. La seule façon pour elle d’avoir sauvé la vie c’est de la ramener sur l’alpage. Cela représente la force de guérison de la nature et ce thème est exploré aussi par le personnage de Klara et comment elle récupère l’usage des jambes.
Un autre sujet qu'il faut analyser c’est le rapport entre Peter et Heidi.
Peter nous donne une vision de la vie dans la montagne opposée à la vision de Heidi. Avec Heidi nous apprenons à apprécier la vie dans la nature, bien qu’elle ne soit pas toujours merveilleuse. La montagne peut se révéler un vrai cauchemar, car elle n’est pas seulement les fleurs et les couleurs, mais aussi l’anàlphabetisme, le travail des enfants et la solitude. Peter n’est pas capable de lire ni d'écrire, il a commencé à travailler à l'âge de cinq ans et il souffre terriblement de la solitude.
Il y a aussi beaucoup de personnages positifs dans la grande ville, comme toute la famille de Klara et Sebastian. Cela signifie que la société n’est pas seulement un endroit terrible, il y a aussi gens de bon cœur. De plus, les possibilités économiques de la famille de Klara ont pu atténuer les problèmes engendrés par la pauvreté et donner à Heidi et sa famille une vie meilleure.
Pour conclure, j’ai vraiment adoré le livre et il est devenu un de mes livres favoris de tous les temps. Comme Heidi j’adore la montagne et je souffre de la même nostalgie. La description faite par Johanna Spyri m’a rappelé mon enfance et j'espère qu’elle vous fera la même impression.
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Alice Oseman
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Alice Oseman, auteure et dessinatrice queer britannique. Connue pour ses œuvres concentrées sur les adolescents queers. Alice Oseman est une auteure britannique née en 1994 à Kent. Elle est surtout connue pour ses romans, tels que L’Année Solitaire (2014), Cœur artificiel (2016) et Silence Radio (2016) mais aussi son roman graphique Heartstopper.
Alice a commencé à écrire et à dessiner dès son plus jeune âge, créant des histoires de fan fiction et des bandes dessinées en ligne. En 2012, elle a commencé à publier son premier roman, Solitaire, en ligne sous forme de chapitres hebdomadaires. Le roman a connu un grand succès et a été publié sous forme imprimée en 2014.
Après avoir terminé ses études secondaires, Oseman a étudié l'anglais à l'université de Durham. Pendant ses études, elle a continué à écrire et à dessiner, créant des bandes dessinées pour le journal étudiant de l'université et publiant une autre bande dessinée en ligne intitulée "Heartstopper".
En 2016, Oseman a publié Silence Radio, un roman graphique qui a remporté de nombreux prix et a été salué pour sa représentation positive de la diversité et de la communauté LGBTQ+.
En 2018, Heartstopper, un roman graphique contant les aventures de jeunes adolescents queers, a été publié sous forme imprimée et est devenu un best-seller international. Cette œuvre a été adaptée en série en 2022.
En plus d'écrire des romans graphiques, Oseman est également une artiste prolifique et a créé des illustrations pour ses propres œuvres ainsi que pour d'autres auteurs. Elle est également une personnalité active sur les réseaux sociaux et utilise sa plateforme pour promouvoir la représentation et la diversité dans la littérature jeunesse. Avec sa voix unique et sa représentation diversifiée, Alice Oseman est devenue une figure importante dans le monde de la littérature pour jeunes adultes et une inspiration pour les jeunes auteurs et artistes du monde entier.
Extrait :
L’Année Solitaire - Alice Oseman
"Je suis fatiguée de tout ça. Fatiguée de jouer les rôles que les autres m'ont attribués. Fatiguée de jouer à ce stupide jeu social. Fatiguée d'être la fille qui fait toujours tout bien. Fatiguée d'être la fille qui s'inquiète de chaque petit détail. Fatiguée d'être la fille qui ne rate jamais une occasion de rappeler à tout le monde à quel point elle est brillante. Fatiguée d'être la fille qui fait toujours tout pour être aimée. Fatiguée de tout ça."
Fun fact :
Le roman L’Année Solitaire d’Alice Oseman a été publié sur la plateforme de fanfictions et fictions Wattpad avant d’être publié sous forme de livre papier !
SOURCES : https://aliceoseman.com CRÉDIT IMAGE : @aliceoseman
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La mineuse du sapin, une toute petite chenille qui s’en prend au roi des forêts
See on Scoop.it - EntomoScience
Saviez-vous qu’une minuscule chenille pourrait bouleverser l’avenir de nos sapins ? La mineuse des aiguilles prolifère aujourd’hui sous l’effet du réchauffement climatique, et fait rougir les aiguilles du roi des forêts qui finissent ensuite par tomber. Les scientifiques, en étudiant son cycle de vie, espèrent comprendre sa propagation avant qu’elle ne touche davantage de forêts françaises… et vos sapins de Noël.
par Lucile Muller et al.
[...]
Étudier la mineuse pour mieux comprendre et prévenir ses attaques
Afin de mieux comprendre le cycle de vie de la mineuse des aiguilles du sapin, deux unités de recherche de l’INRAE à Avignon – l’unité expérimentale entomologie et forêt méditerranéenne (UEFM) et l’unité écologie des forêts méditerranéennes (URFM) – ont mis en place un élevage de chenilles en conditions contrôlées de laboratoire. Cet élevage s’avère indispensable, car la biologie et l’impact de la mineuse des aiguilles du sapin restent peu documentés dans la littérature scientifique.
Actuellement, les informations que nous possédons sur son cycle de vie révèlent uniquement des informations globales sur son développement.
La mineuse des aiguilles du sapin, Epinotia subsequana, est un petit papillon de la famille des Tortricidae qui mesure jusqu’à 13 mm à l’âge adulte. Chaque année, les adultes émergent du sol dès la fin avril et leurs vols se prolongent jusqu’à début juin. Durant cette période, les femelles pondent entre 4 et 12 œufs sur les rameaux supérieurs des sapins.
C’est au stade larvaire (chenille) que cet insecte devient un véritable défoliateur. Les jeunes chenilles, atteignant 6 à 7 mm, pénètrent les aiguilles par leur face inférieure pour s’y nourrir en creusant des galeries. Après leur deuxième mue, elles s’attaquent également aux aiguilles plus anciennes.
À la fin de l’été, les chenilles se laissent tomber au sol par un fil de soie pour s’enterrer dans les premiers centimètres de terre et se transformer en chrysalides. Après avoir passé l’hiver dans le sol, elles donnent naissance à de nouveaux papillons au printemps suivant, principalement en mai.
Image : Cycle de vie de la mineuse des aiguilles du sapin. D’après Sanchez et al (2000)
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« Quelqu’un avait tourné le bouton du volume à zéro. L’atmosphère se vidait, Inès elle-même se vidait : elle sentait ses cris, ses battements de cœur être un à un aspirés à l’intérieur du monstre ; c’était une impression vertigineuse, celle de retourner dans le ventre du monde… Dé-naître. Puis le voile s’obscurcit, la lumière vacilla à son tour, et –»
Inès et Tristan sont deux jeunes ados qui, alors qu'iels sont en vacances au camping avec leur famille, basculent par mégarde dans le monde de Bordeterre. Dans cet univers parallèle au leur, iels découvrent des créatures aux trois yeux effrayants, des gens plus ou moins transparents et des chants qui ont le pouvoir de modifier la réalité. Et bien sûr, le mystérieux et terrifiant lac Zéro, un morceau du néant qui sépare les deux mondes...
Peu après leur arrivée, Inès et Tristan prennent chacun.e des chemins très différents : Inès prend le nom d'Ignace Dulac et devient l'apprenti d'un aristocrate, tandis que Tristan devient le bras droit d'une jeune femme aux idéaux révolutionnaires. Mais, chose étrange, le frère et la sœur commencent petit à petit à oublier leur vie d'avant, leur famille, et, surtout, à s'oublier mutuellement.
Bordeterre est le premier roman de Julia Thévenot. Paru aux éditions Sarbacane en 2020, ce livre s'adresse à un public jeunesse/young adult, à partir de 14 ans. Julia Thévenot déroule son univers avec une plume poétique - où l'on reconnaît certaines influences, notamment Christelle Dabos - et pleine de musicalité. C'est là, de mon point de vue, le point fort du roman : un univers original et bien ficelé. Le worldbuilding est très pointu, mais laisse tout de même la place à la rêverie et au mystère. Le système de magie basé sur le chant (ses paroles, mais aussi sa musique), le quartz et les étranges esprits aux trois yeux permet au roman de se démarquer parmi les nombreux titres de littérature imaginaire destinés aux adolescent.e.s.
Si j'ai eu un peu de mal à rentrer dans la narration au début, dès que l'intrigue bascule en Bordeterre (dès que l'intrigue "déborde"), je me suis tout de suite vue accrochée à l'histoire. J'ai beaucoup aimé la place importante de la musique et du chant dans l'univers.
Le rythme est assez intense, surtout dans la deuxième partie du roman. J'ai tout de même été déçue par la fin qui présente une conclusion trop rapide et facile à mon goût. Mais, puisqu'il s'agit d'un premier roman et que nous sommes dans le domaine de la littérature young adult, je peux passer sur cela.
Néanmoins, quelques points m'ont gêné au cours de ma lecture et ont quelque peu terni le plaisir que j'ai pu prendre pendant la lecture.
Premièrement, Tristan a été pensé comme autiste par l'autrice. Une caractérisation bienvenue sur le papier mais qui a du mal à s'exprimer correctement. Le personnage de Tristan tombe facilement dans la caricature, ce qui fait de lui - en quelque sorte - le diagnostic parfait, comme s'il cochait toutes les cases. (Ce n'est pas pour dire que de telles personnes n'existe pas : l'autisme est un spectre et il y a autant de formes d'autisme qu'il y a de personnes autistes. Cependant, il est un peu triste de constater qu'il s'agit toujours des mêmes types de personnages qui sont mis en lumière.) Sa neurodivergence et les particularités qui l'accompagnent sont vues comme des obstacles à "dépasser", notamment son bégaiement qui finit par disparaître grâce au pouvoir de ~l'amour~. J'ai trouvé cela dommage, c'est assez rare d'avoir des personnages principaux qui bégaient. Mais dès que Tristan commence à avoir des responsabilités et est pris au sérieux, son élocution devient parfaite.
Deuxième point qui m'a posé problème : la caractérisation d'Inès est très inconsistante. Le personnage est tantôt présenté comme une enfant insouciante, une femme mature et réfléchie, et une ado rebelle, sans qu'une réelle cohérence ne soit nouée entre ces aspects de sa personnalité.
Ensuite, un petit point qui m'a fait tiquer à plusieurs reprises. La différence d'âge entre Aïssa et ses "love interests" n'est jamais abordée. Du haut de ses vingt deux ans, elle a quatre ans d'écart avec Adelphe et six avec Tristan (les deux garçons ayant respectivement dix-huit et seize ans). À ces âges là (surtout dans le cas de Tristan), cet écart est loin d'être négligeable. Cependant, le sujet n'est jamais réellement amené, encore moins questionné.
Pour continuer sur le sujet d'Aïssa, il est regrettable que l'autrice se laisse facilement tomber dans des "tropes" racistes. Pour le cas d'Aïssa, une femme noire, on retrouve le stéréotype de la "angry black woman" : Aïssa est en colère, assoiffée de vengeance et ne cherche pas à s'en cacher. Parfois, elle est décrite comme se rapprochant d'un animal.
« Aïssa, comme une panthère, bondissait sur lui, presque les yeux fermés. » partie III, chapitre 56.
Au delà de cet aspect ensauvageant, le problème de la sexualisation excessive des femmes racisées est également présent. Parmi les différents personnages féminins, Aïssa et Alma sont les deux seules à être décrites comme racisées. Ce sont également les deux seules dont la sexualité est mentionnée. Ces deux femmes sont sans cesse ramenées à leurs corps, dans une vision sexualisée à outrance, avec un arrière goût d'orientalisme et d'exotisme. C'est encore plus le cas pour Alma.
Alma est grosse, ce qui est un point positif car on a assez peu de personnages gros. Cependant, Alma est constamment caractérisée par son poids. Le livre nous balance au visage de la grossophobie gratuite. On comprend bien que nous ne sommes pas censé.e.s adhérer à ces propos, mais rien n'est jamais dit de positif sur l'apparence physique d'Alma, ou alors il s'agit de compliments en demi-teinte.
« Elle est très jolie. Pourtant elle est grosse. Mais c’est son visage qui est joli. » partie II, chapitre 29.
« Celle-là a un beau visage, mais elle est vraiment trop grosse. » partie III, chapitre 35.
Enfin, j'ai trouvé l'acte final bien trop précipité et la résolution de l'intrigue trop "simple". Encore une fois, nous sommes en littérature jeunesse, donc je laisse passer ce genre de défauts. J'ai trouvé au cours de ma lecture que le récit avait quelques problèmes de rythmes, donc cette fin que j'ai trouvé un peu bâclée n'a pas été une surprise.
Pour conclure ce petit compte rendu, j'ai tout de même aimé Bordeterre. L'univers est riche et intéressant, il est prenant. Malgré les points faibles cités plus haut, ce premier roman jeunesse sait se faire apprécier. Si comme moi vous arrivez à passer outre ces petits impairs, vous trouverez en Bordeterre une lecture agréable et entraînante.
Retrouvez Bordeterre sur le site des éditions Sarbacane :
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Mythologie du .12
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L'histoire est simple. Un soir d'été, Théo, un jeune adulte de dix huit ans, entre l'obtention du bac et l'on suppose de futures études, fume sur un parking d'une zone commerciale hideuse comme tant d'autres entre Carrefour, McDo et Intersport. Il attend son pote Max pour une soirée de biture et de fumette en perspective. Dans un même temps, le docteur Rombouts après une longue journée harassante de travail, rentre chez lui dans sa maison isolée, une maison vide depuis que sa femme l'a quitté emmenant avec elle leurs deux fils. Le médecin a acheté les bois avoisinants pour être tranquille, bois dans lesquels se trouve une cabane abandonnée où vont trouver refuge les deux jeunes. Le bon docteur ressassant ses souvenirs et ses regrets en buvant plus que de raison, aperçoit entre les arbres une lumière tremblotante et entend des éclats de voix. Son sang ne faisant qu'un tour, il s'empare de son fusil... Mythologie du .12 est un court roman, le premier de son auteur belge Célestin de Meeûs, qui installe dès le début une atmosphère crépusculaire, le sentiment d'une catastrophe imminente. Il prend le temps par de longues phrases descriptives de s'attarder sur la trajectoire d'un rayon de soleil ou la confection d'un joint et d'alterner les registres de langues pour offrir au lecteur la perspective de la naissance d'une future grande voix de la littérature francophone.
8/10
Mythologie du .12 / Célestin de Meeûs.- Editions du Sous-Sol.
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Héros insoupçonnés
Il n’est pas surprenant que les générations qui ont vécu des expériences similaires au début de leur vie développent souvent des personnalités collectives similaires et suivent des trajectoires de vie similaires. En écrivant Générations, Strauss et Howe ont découvert une tendance dans la manière dont différents types de générations se succèdent dans le temps. Ils ont identifié une séquence de quatre archétypes générationnels – qu’ils appellent Prophète, Nomade, Héros et Sage (Artiste) – qui sont récurrents dans cet ordre tout au long de l’histoire américaine. Les générations de chaque archétype ont des tranches d’âge similaires dans l’histoire et partagent donc certaines attitudes de base à l’égard de la famille, du risque, de la culture et des valeurs, ainsi que de l’engagement civique, entre autres choses. À mesure que chaque archétype vieillit, sa personnalité subit des changements profonds et caractéristiques. Mais chacun possède également une identité sous-jacente qui perdure au fil des siècles.
Tout au long de l’histoire moderne, les quatre archétypes générationnels se sont succédé dans un cycle récurrent (pour plus d’informations, voir Générations et tournants historiques). De nombreux chercheurs ont en fait remarqué des types de personnalité similaires à quatre cycles au fil des siècles, de la littérature classique (L'Ancien Testament, Homère, Polybe) aux chercheurs modernes comme Arnold Toynbee, Samuel Huntington et George Modelski.
Prophètes
Les générations de Prophètes naissent après une grande guerre ou une autre crise, à une époque de vie communautaire rajeunie et de consensus autour d’un nouvel ordre sociétal. Les Prophètes grandissent comme les enfants de plus en plus gâtés de cette ère d’après-Crise, deviennent majeurs comme les jeunes narcissiques d’un Éveil spirituel, cultivent des principes comme des adultes moralistes et émergent comme des aînés sages guidant une autre Crise historique. En raison de cette situation dans l’histoire, ces générations ont tendance à rester dans les mémoires pour leur passion pour le passage à l’âge adulte et leur intendance fondée sur des principes envers les aînés. Leurs principales dotations se situent souvent dans le domaine de la vision, des valeurs et de la religion. Leurs dirigeants historiques les plus connus sont John Winthrop, William Berkeley, Samuel Adams, Benjamin Franklin, James Polk, Abraham Lincoln, Herbert Hoover et Franklin Roosevelt. C’étaient des moralistes de principe, des invocateurs de sacrifices humains et des parieurs de guerres justes. Au début de leur vie, rares étaient ceux qui assistaient au combat en uniforme ; Plus tard dans leur vie, la plupart furent vénérés davantage pour leurs paroles inspirantes que pour leurs grandes actions. (Exemple parmi les générations vivantes d’aujourd’hui : les baby-boomers.)
Nomades
Les générations Nomades naissent lors d’un Éveil spirituel, une époque d’idéaux sociaux et d’agendas spirituels où éclatent des attaques lancées par des jeunes contre l’ordre institutionnel établi. Les Nomades grandissent comme des enfants sous-protégés pendant cet Éveil, deviennent de jeunes adultes aliénés dans un monde post-Éveil, s’améliorent pour devenir des leaders pragmatiques de la quarantaine pendant une Crise historique et vieillissent pour devenir des aînés endurcis après la Crise. En raison de cette situation dans l’histoire, ces générations ont tendance à rester dans les mémoires pour l'enfer qu'ils ont vécu en tant qu’adultes ascendants et pour leurs années de leadership actif et concret dans la quarantaine. Leurs principales dotations se situent souvent dans le domaine de la liberté, de la survie et de l'honneur. Leurs dirigeants historiques les plus connus sont Nathaniel Bacon, William Stoughton, George Washington, John Adams, Ulysses Grant, Grover Cleveland, Harry Truman et Dwight Eisenhower. Ce sont des réalistes rusés et difficiles à tromper, des guerriers taciturnes qui préfèrent affronter les problèmes et les adversaires en tête-à-tête. (Exemple parmi les générations vivantes d’aujourd’hui : Génération X.)
Héros
Les générations de Héros naissent après un Éveil spirituel, à une époque de pragmatisme individuel, d’autonomie, de laissez-faire et de chauvinisme national (ou sectoriel ou ethnique). Les Héros grandissent en tant qu’enfants de plus en plus protégés après l’Éveil, deviennent majeurs en tant que jeunes collaborateurs héroïques d’une Crise historique, font preuve de volonté durant leur âge mûr énergique et émergent en tant qu’anciens puissants attaqués par un autre Éveil. En raison de cette situation dans l’histoire, ces générations ont tendance à rester dans les mémoires pour leurs triomphes collectifs en matière de passage à l’âge adulte et leurs réalisations démesurées d’aînés. Leurs principales dotations se situent souvent dans le domaine de la communauté, de la richesse et de la technologie. Leurs dirigeants historiques les plus connus sont Cotton Mather, « King » Carter, Thomas Jefferson, James Madison, John Kennedy et Ronald Reagan. Ce sont des bâtisseurs d’institutions vigoureux et rationnels. À la quarantaine, tous ont été des défenseurs agressifs de la prospérité économique et de l’optimisme du public, et tous ont conservé une réputation d’énergie civique et de compétence jusqu’à la fin de leur vie. (Exemples parmi les générations vivantes d’aujourd’hui : les GI et les Millennials.)
Sages (Artistes)
Les générations de Sages naissent au cours d’une grande guerre ou d’une autre crise historique, une époque où les grands périls du monde font ressortir la complexité de la vie et où prédominent le consensus public, les institutions agressives et les sacrifices personnels. Les Sages grandissent surprotégés par des adultes préoccupés par la Crise, deviennent de jeunes adultes sensibles dans un monde d’après-Crise, se libèrent en tant que leaders indécis de la quarantaine lors d’un Éveil spirituel et vieillissent pour devenir des aînés empathiques après l’Éveil. En raison de cette situation dans l’histoire, ces générations ont tendance à rester dans les mémoires pour leurs années tranquilles d’âge adulte et leurs années d’âge mûr où elles ont exercé un leadership flexible et consensuel. Leurs principaux atouts se situent souvent dans le domaine du pluralisme, de l’expertise et de la procédure régulière. Leurs dirigeants historiques les plus connus sont William Shirley, Cadwallader Colden, John Quincy Adams, Andrew Jackson, Theodore Roosevelt et Woodrow Wilson. Il s’agit de techniciens sociaux sensibles et complexes, défenseurs du fair-play et des politiques d’inclusion. (Exemples parmi les générations vivantes d’aujourd’hui : Silent et Homelanders.)
L’une des raisons pour lesquelles le cycle des archétypes se reproduit est que chaque jeune génération tente de corriger ou de compenser ce qu’elle perçoit comme les excès de la génération d’âge mûr au pouvoir. Il n’est pas surprenant que les baby-boomers (une génération de prophètes, axée sur les valeurs, l’individualisme et la vie intérieure) aient donné naissance aux Millennials (une génération de héros, axée sur les actions, la communauté et la vie institutionnelle). Les archétypes ne créent pas d’archétypes comme eux ; ils créent des archétypes opposés. Votre génération n’est pas comme celle qui vous a façonné ; c’est comme la génération qui a façonné la génération qui vous a façonné.
Cela se produit également parce que le rôle sociétal qui semble le plus récent à chaque génération de jeunes est celui qui est laissé vacant par une génération d’aînés qui décède. Pendant la majeure partie de sa vie, les autres générations ont compté sur cette génération sortante pour remplir un rôle social particulier. Aujourd’hui, avec le décès de ces aînés, ce rôle est à nouveau accessible aux jeunes et il semble nouveau, fonctionnel, souhaitable et même nécessaire au bien-être de la société. En d’autres termes, chaque génération arrive à maturité et définit sa personnalité collective tout comme un archétype générationnel opposé est dans son apogée de pouvoir de la quarantaine, et que la génération précédente de son archétype est en train de disparaître.
Les archétypes jouent un rôle important dans le pouvoir prédictif de la théorie générationnelle de Strauss-Howe. En examinant comment les générations précédentes du même archétype ont évolué, il est possible de faire des prévisions non linéaires sur la façon dont les générations – même à un âge très précoce – sont susceptibles de penser, de ressentir et de se comporter à mesure qu’elles vieillissent. La plupart des prévisionnistes supposent simplement que les attitudes et les comportements actuels d’une tranche d’âge donnée resteront les mêmes ou s’intensifieront indéfiniment dans leur direction actuelle. Pourtant, tous les vingt ans environ, une nouvelle génération vieillit dans cette tranche d’âge et brise radicalement la tendance. En comprenant les générations, il est possible d'anticiper chaque Tournant et de prédire correctement une direction comportementale et comportementale entièrement nouvelle.
Source : https://www.lifecourse.com/about/method/generational-archetypes.html
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Les Proverbes - Chapitre 10 Verset 1 à 32
Introduction
Avec le chapitre 10 commence la deuxième et la plus longue partie du livre ; elle inclut 375 proverbes. Or, il se trouve que ce chiffre correspond exactement à la valeur numérique de lettres en hébreu du nom Salomon, ce qui n’est certainement pas une coïncidence. Ces proverbes sont très brefs et se composent le plus souvent de deux affirmations qui se complètent ou s’opposent.
À quelques exceptions près, où plusieurs versets consécutifs traitent du même thème, l’auteur passe d’un sujet à l’autre sans transition. Ces changements abrupts sont volontaires pour obliger le lecteur à méditer sur une pensée avant de lire la suivante.
Le titre de cette deuxième section « Proverbes de Salomon » a déjà été annoncé au tout début du livre.
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Un fils qui a de la sagesse fait le bonheur de son père, mais un fils insensé cause du chagrin à sa mère (Proverbes 10:1).
L’utilisation du père dans une phrase et de la mère dans la suivante est typique dans la littérature de sagesse. Ce verset se retrouve textuellement plus loin (Proverbes 15:20) et l’idée qu’un jeune homme sage fait le bonheur de son père sera répétée plusieurs fois (Proverbes 23:15, 24; 27:11; 29:3). L’inverse est aussi le sujet de plusieurs proverbes (Proverbes 17:21, 25; 19:13).
Le fils sage fait contraste avec les insensés et les moqueurs dont il a été amplement question dans les chapitres précédents. L’auteur a surtout en vue l’éducation morale des jeunes, mais il va également s’adresser aux parents, les exhortant à la vigilance et à se montrer à la hauteur de leur responsabilité s’ils veulent s’épargner des tas d’ennuis.
Quand un père est fier de ses enfants et de leurs réussites, qu’elles soient à l’école, sur un terrain de sport ou dans la vie, il ne manquera pas de les vanter auprès de ses amis. Par contre si les choses se passent mal, il restera bouche cousue. Il faut aussi dire qu’il est plus facile pour un parent qui a une occupation professionnelle de ne pas trop penser à un enfant qui a mal tourné, alors que pour une mère qui reste à la maison comme dans la famille traditionnelle, c’est beaucoup plus difficile.
Il y a dans mes connaissances une personne qui est intarissable sur le plus minuscule accomplissement de ses petits-enfants. Par contre, on sait toujours qu’il y a un problème avec ceux dont elle oublie de parler.
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Des biens mal acquis ne profitent pas, mais mener une vie juste sauve de la mort (Proverbes 10:2).
Ce verset a son parallèle qui dit :
La richesse ne sera d’aucun secours au jour de la colère divine, mais une vie juste délivre de la mort (Proverbes 11:4).
Ceux qui ont amassé des fortunes obscènes, et cela même d’une façon légale, en exploitant les autres ou le système capitaliste, ne l’emporteront pas au paradis ; ça, c’est sûr.
Après le retour d’exil babylonien, le mot hébreu traduit par mener une vie juste commença à prendre le sens de faire des aumônes. Cela mérite d’être souligné parce que dans les Écritures, la compassion envers les pauvres est toujours vue comme un acte de justice personnelle.
Dans cette vie, Dieu se montre compatissant envers ceux qui sont charitables envers leur prochain indépendamment de leur spiritualité. Plusieurs études ont d’ailleurs montré que ceux qui font le bien autour d’eux en tirent un bénéfice aussi bien au niveau physique que psychologique. Alors, avis aux amateurs.
Quand j’étais enfant, j’ai souvent entendu de la part des adultes de ma famille l’expression : la vie est mal faite. Qui pourrait dire le contraire ? Dans le meilleur des mondes, les enfants ne souffriraient pas de la faim ni de maladies et ne subiraient pas les contrecoups des fautes de leurs parents. Ceux qui font le bien seraient récompensés et les vauriens sanctionnés. Mais voilà, la vie est mal faite, ce qui est une autre façon de dire que le mal règne partout.
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Les Loups de Babylone - Anne PERCIN
Je connaissais Anne PERCIN en tant qu’auteure jeunesse, je la découvre en littérature adulte. J’ai aimé ses personnages : Sophie la gendarme qui fuit son compagnon et s’installe à Millau sans explication pour sa brigade ; Esteban le collégien persécuté par Enzo qui habite la communauté dite La Bergerie ; Maud la punk révoltée de La Bergerie qui cherche son chien ; Cassandra la jeune fille en…
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The traitor’s son, par Dave Duncan (Shadowpaw press, mai 2024)
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Sur une planète à peine habitable où les survivants d’un vaisseau-arche ont mis en place une société féodale, un dissident politique exilé avec sa famille dans une colonie pénitentiaire minière est finalement assassiné. Son jeune et brillant fils se lance dans la longue quête de la vengeance de son père et de la libération de la société.
Un roman d’aventures assez plaisant à placer dans catégorie « young adult ».
Sur le même thème (l’équipage qui se dote du pouvoir absolu et qui domine les colons) il faut évidemment relire le chef d’œuvre du genre, et de la littérature en général, « Lord of Light » !
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Meleksima (c.1606 – c.1640)
Ou celle qui se fait larguer par son mec le même jour où elle perd son bébé.
On ne sait pas grand chose de Meleksima.
Si vous faites des recherches sur les compagnes des sultans de l’Empire Ottoman, adoptez cette phrase comme mantra : on ne sait pas grand chose d’elles, sauf si vous avez marqué l’Histoire comme Hürrem, pour qui Soliman le Magnifique est devenu parfaitement monogame ET fidèle jusqu’à sa mort en plus de l’avoir épousée. Et non, vous baser sur la série Magnificent Century et son spin-off, Magnificent Century : Kösem, n’est pas à faire : c’est un drame historique à la Versailles, donc fond historique, quelques vérités, beaucoup de libertés.
Et si on ne sait pas grand chose de Meleksima Hatun, on sait qu’elle n’a pas eu la même histoire que celle jouée par Beste Kökdemir en 2015. Par ailleurs, Meleksima n’ayant aucun portrait d’elle, les images d’illustrations sont de la série que je viens de mentionner
Donc, sur la Meleksima historique, on ne sait que peu de choses. Déjà, savoir des choses sur les femmes du harem est compliqué de part la nature très privée de l’endroit. A ce jour, on découvre encore des choses sur les concubines et sultanes les plus connues, par exemple que Hatice, sœur de Soliman le Magnifique, n’a jamais épousé Ibrahim Pasha alors imaginez pour les femmes les plus « secondaires » ! Ce que je vous dis est donc à prendre avec des pincettes car cela peut évoluer avec les découvertes des historiens.
Ce qui est quasiment certain, c’est que Meleksima est issue des « terres russes », ces terres englobant la Ruthénie (un morceau de la Pologne et de l’Ukraine), de la Crimée, et d’autres pays de l’Europe de l’est. Pour la majorité des historiens, Meleksima est serbe.
Selon la version la plus mise en avant, elle aurait été l’esclave du Grand Vizir Kuyucu Murad Pasha avant d’arriver au harem du jeune sultan Osman II (1604-1622). Selon d’autres, à la mort du pasha elle a été adoptée par un eunuque qui l’a traitée comme sa fille, à tel point qu’il l’a libérée de sa condition d’esclave, et Osman, amoureux de la jeune fille mais ne pouvant faire d’une femme libre sa concubine, l’aurait épousée, ce qui ne serait pas si idiot puisque l’on sait qu’il a été l’un des premiers à épouser des femmes libres, notamment Akile Hanim, sans même qu’elles n’aient été des esclaves à son service auparavant.
Il faut dire qu’ils ont des points communs : la jeune fille partage son amour de la musique, ils parlent littérature, poésie (Osman, comme beaucoup de sultans, écrit lui-même des poèmes qui ont été reconnus, de son vivant, pour leur qualité). L’adolescent pouvait passer des heures avec elle juste à discuter.
La campagne de Pologne est un succès mitigé, cependant Osman demande à ce que l’on fasse dans les jardins un genre de reconstitution afin de montrer aux gens ce qu’il s’est passé. C’était aussi pour lui une festivité pour fêter la naissance de son premier enfant.
Sauf que cela vire à la tragédie.
Le 05 février 1622 (certains évoquent janvier 1622), le petit Ömer meurt lors de cette reconstitution, à l’âge de deux ou trois mois, sous les yeux de ses parents.
L’événement traumatise Osman. Il s’enferme dans ses appartements pendant trois jours, assis sur une chaise, complètement prostré, sans prononcer le moindre mot, sans bouger, boire ou manger. On en est venu à craindre pour sa vie.
Et là, pour Meleksima, comme si perdre son bébé et le voir mourir n’était pas assez traumatique, Osman la blâme pour l’incident. Il décide de ne plus jamais la voir, ordonne à ce qu’elle reste à Edirne alors qu’il retourne à Constantinople (l’actuelle Istanbul). Il la déchoit aussi de tous les privilèges qu’il a pu lui accorder.
Alors oui, ça fait très connard de la part d’Osman. Je suis bien d’accord. A cela, je rappelle plusieurs éléments : la mort d’un enfant est une chose tellement inique qu’on ose à peine se l’imaginer, c’est un deuil déjà impossible pour des adultes. Imaginez-vous vivre ça en étant adolescent, donc avec les hormones qui en découlent, et en voyant votre bébé mourir sous vos yeux… Ce n’était pas à faire, Meleksima était sans doute autant en PLS qu’Osman lui-même, mais si je trouve sa décision cruelle, je comprends son raisonnement d’adolescent en deuil…
On est bien loin d’Osman et Meleksima de Magnificent Century : Kösem avec un Osman présent lors de la naissance d’Ömer, un véritable pilier pour Meleksima à la mort de leur bébé, un homme à l’amour qui ne faiblit jamais, et Meleksima qui tente de le sauver alors que les hommes de Davud Pasha l’emmènent vers une mort certaine quand ils le font partir pour la forteresse de Yedikule.
Suite au décès d’Ömer on perd la trace de la jeune femme qui est oubliée de l’Histoire. Cependant, on peut deviner la suite.
Je vous mets un trigger warning car ce qui va suivre n’est pas joli du tout ! Donc trigger warning violences, mort et agression sexuelle.
Osman meurt assassiné le 20 mai 1622, à l’âge de 17 ans, après avoir été humilié par les janissaires et déposé par la cabale de Davud Pasha. Il est le premier sultan dans l’histoire de l’Empire Ottoman à être victime d’un régicide. Sa mort est si brutale et cruelle que des historiens de l’époque ont refusé de l’inscrire tant c’était horrifique et encore aujourd’hui, des zones d’ombre demeurent. On sait qu’il s’est tellement bien défendu qu’on lui a comprimé les testicules et qu’on l’a étranglé jusqu’à ce que mort s’en suive. Cependant, certains pensent que c’est le choc de la compression testiculaire qui lui aurait causé un arrêt cardiaque. D’autres pensent même à de la torture et à des viols à répétition…
Et quid de Meleksima me direz-vous ?
Il est de coutume que lorsqu’un sultan meurt, son harem soit envoyé dans un autre palais afin que celui du nouveau padichah s’y installe. En effet, le nouveau sultan ne peut conserver le harem du précédent, cela est vu comme de l’inceste.
A la mort d’Osman, lequel a eu le droit, malgré son meurtre horrible, à des funérailles dignes de son rang, Meleksima a sans doute quitté Edirne pour rejoindre le harem d’Osman. Dans le Vieux Palais ou dans le Palais des Larmes, on a pris soin d’elle en tant que concubine d’un sultan défunt jusqu’à sa propre mort. Une vie dans l’ombre, oubliée de tous, à pleurer son fils, son amour perdu… D’autres pensent qu’elle serait restée à Edirne, après tout, puisqu’elle n’était déjà plus dans le harem d’Osman, pourquoi s’embêter à la faire partir ?
On ignore ses dates de naissance et de mort mais l’on pense qu’elle avait environ 15 ans à la naissance d’Ömer et qu’elle serait morte vers 32 ans, sans doute de maladie.
Une vie courte, une vie remplie de malheur, une vie résumée à une note de bas de page dans les annales de l’Histoire.
La pauvre Meleksima méritait mieux.
Si toi aussi tu veux en lire plus sur Meleksima, tu peux aller regarder ces sources :
The Imperial Harem. Women and Sovereignty in the Ottoman Empire par Leslie P. Pierce
Resimli Ottoman History par Yavuz Bahadıroğlu
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