#idéalisme lucide
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Le dilemme de l’humaniste introverti
Ai-je moi aussi cette dualité qui me déchire ? Cette contradiction intime qui semble définir ma manière de vivre et d’être au monde ? Je cherche la lumière, mais je suis souvent pris dans l’ombre de mes pensées. Je rêve de la compagnie des autres, mais je trouve refuge dans la solitude. Je crois profondément en l’humain, mais il me déçoit à chaque coin de rue. Ces tensions en moi sont-elles des…

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critique du Monde d’hier par Thomas
J’ai lu récemment Le Monde d’hier de Zweig avec beaucoup d’intérêt. Je trouve cette critique vraiment bien écrite, elle me fait réfléchir sur ma lecture alors je la partage ici.
“Le Monde d'hier est assurément un témoin très éloquent du formidable bouleversement que connaît l'Europe entre 1890 et 1940 - mais je me demande s'il ne l'est pas un peu à son insu... Si l'on comprend en effet, à mesure que l'on avance dans le livre, à quel point, dans ces quelques décennies, les écarts de génération ont pu être des gouffres insurmontables, à quel point les référents et les modes de pensée ont pu radicalement se transformer, c'est avant tout parce que Zweig, malgré lui me semble-t-il, apparaît de plus en plus étranger à ce qui prend naissance, parvient de moins en moins à comprendre le bruit qui monte.
J'ai pourtant plongé avec enthousiasme dans ce gros livre : sa description du monde dans lequel il est né, dans lequel il a grandi, est parfaite. Drôle, incisive, cruelle, sans détour, sa peinture d'une société viennoise qui, engoncée dans l'optimisme et l'immobilisme, reporte son enthousiasme et son énergie sur le culte des lettres et des beaux-arts, est particulièrement instructive ; le lycée "morne et glacé", le refoulement de la sexualité, la méfiance vis-à-vis de la jeunesse sont l'occasion de chapitres acérés et enthousiasmants.
Et puis, petit à petit, l'Histoire fait son irruption. Et là, Zweig apparaît dépassé, échouant à prendre la mesure de ce qui se prépare. Le divorce est d'autant plus pathétique que Zweig, qui en a conscience, s'efforce de se maintenir au niveau des événements - mais il ne peut le faire autrement qu'avec des armes anciennes et trop fragiles, celles de son temps, de sa classe sociale, de son éducation - trois instances dont il a justement passé les premiers chapitres à démontrer, brillamment, les contradictions internes, l'hypocrisie, l'enlisement et les illusions. Ainsi reste-t-on un peu perplexe devant les pages, elles-mêmes pleines de perplexité, sur le bouillonnement artistique du début du siècle auquel Zweig ne semble pas avoir compris grand chose... Il serait bien sûr ridicule de lui adresser à ce sujet un quelconque reproche : ce n'est pas tant l'art de passer à côté des avant-gardes qui est un peu agaçant, mais davantage la fierté rétrospective d'y être demeuré hermétique. De la même façon, on s'étonne de voir à quel point cette Europe dont il se réclame est en fait une Europe fossile, celle de la République des Lettres des Lumières, une Europe "archipélagique" pour reprendre l'expression de Patrick Boucheron, celle d'un Grand Tour qui aurait quitté les rives de la Méditerranée pour Berlin, Bruxelles, Paris, Londres et qui se serait prolongé jusqu'aux Etats-Unis.
Il est frappant d'ailleurs de constater la manière dont le jeune Zweig est déconcerté par New-York, soudain désœuvré, une fois épuisée la maigre ration de musées et de lieux culturels que le Nouveau-Monde a à lui offrir. Alors, histoire de s'amuser et de goûter, pour le jeu, à l'ivresse du rêve américain, il se fait passer pour un récent immigrant, quêtant un emploi entre deux bureaux de placement. En en retire, non sans satisfaction, la leçon suivante : "il y a là du travail qui attend son homme". Mais ce qui est étonnant - et peut-être presque obscène - est sa certitude qu'il a, de cette façon, touché du doigt la réalité de l'Amérique. Plus tard, Zweig fera aussi son voyage de Russie, et en reviendra un peu ébaubi, mi-épaté mi-méfiant. Il ne pourra s'empêcher, ici encore, d'aller se recueillir sur la tombe anonyme de Tolstoï, de flairer l'immortelle âme russe et de noter avec une certaine condescendance "ce qu'il y avait d'enfantin et de touchant, de sage et d'inculte dans ces gens". On touche au cruel décalage de Zweig avec le monde qui gronde sous lui - ce bruit de la "mêlée". L'anecdote new-yorkaise et l'évocation du voyage russe sont assez révélateurs de la posture de Zweig, à la fois exalté et effrayé par l'irruption des masses, qu'il contemple toujours avec une sorte de surplomb - tout comme il aime à rapporter, avec une naïveté parfaite, les difficultés du "brave facteur" chargé d'escalader la centaine de marches qui conduisent à sa villa dominant Salzbourg, pour lui apporter, le jour de son cinquantième anniversaire, la montagne de lettres qu'il a reçues des quatre coins du monde.
Ce mélange d'ingénuité et de satisfaction de soi est à vrai dire de plus en plus irritant, de moins en moins tempéré par la sincérité de son humanisme cosmopolite. C'est d'ailleurs à cette veine là que l'on doit peut-être les meilleures pages du livre : ses portraits enlevés de ses amis (et quels amis !) : Verhaeren, Rodin, Hofmannsthal, Croce, Gorki, Joyce, Richard Strauss, Freud... Sa passion pour le mystère du geste créateur en fait autant de variations sur les manifestations du génie : tantôt inspiration subite, travail progressant par bref instants d'extrême concentration, tantôt labeur régulier, routinier, presque artisanal, dans l'emploi du temps réglé d'une vie de fonctionnaire. Hélas, Zweig ne peut s'empêcher de clore chaque portrait par une hyperbole un peu plate : l'un est l'intelligence la plus vive qu'il ait jamais rencontré, l'autre le plus grand bourreau de travail, le troisième le plus modeste, le quatrième le plus brillant, etc. C'est cette même passion pour la création, cette même fascination pour les grands hommes (qu'il a également assouvie dans son œuvre de biographe) qui firent de lui un fanatique collectionneur d'autographes. Pages étonnantes, là aussi, que celles qui traitent, avec là encore beaucoup de fierté candide et sans aucune distance, de cet étrange fétichisme - presque morbide quand il s'agit de reconstituer la chambre mortuaire de Beethoven, de récolter les moindres indices de ses derniers instants - et qui offre un décalage si saisissant et si douloureux avec les grands mouvements qui agitent alors l'Europe.
Pourtant le livre est parcouru par une forme d'obsession rétrospective ; Zweig ne cesse de relire les événements à la lumière de sa catastrophe personnelle et du drame que vit le monde entier depuis l'accession d'Hitler au pouvoir. Passant toute sa vie en revue, il tente d'y deviner les signes avant-coureurs de l'effondrement, d'y rechercher les moments où l'on aurait pu, déjà, discerner les fissures annonçant l'imminence de l'écroulement. Zweig oscille ainsi constamment entre la déploration de l'aveuglement collectif et la satisfaction d'avoir, à la différence de bien des autres, résisté à l'enthousiasme devant les réalisations soviétiques, puis pressenti la précarité de la paix de Versailles, la mise à l'index de son œuvre par l'Allemagne hitlérienne ou encore la mort annoncée de la république autrichienne. On est en réalité un peu apitoyé devant cette certitude d'avoir été si lucide, alors que tant de voyages et tant d'amitiés ne l'ont en réalité pas rendu beaucoup plus clairvoyant, ni ne lui ont évité les clichés sur l'insouciance parisienne ou le rêve américain, l'âme russe ou le désir d'ordre intrinsèque au peuple allemand.
Oscillant ainsi de plus en plus entre une naïve psychologie des foules et d'hyperboliques portraits de grands hommes, entre des tableaux d'histoire un peu rapides et mécaniques et de menus faits qu'il cherche à rendre a posteriori les plus significatifs possibles, sa démonstration devient de moins en moins convaincante, de moins pertinente, de moins en moins passionnante - lui qui rêve pourtant de lancer une nouvelle édition abrégée des classiques internationaux, où l'on couperait dans les longueurs d'Homère et les "passages sablonneux" de Balzac... Et l'on referme le livre un peu ennuyé, avec toutefois la certitude que la déconcertante naïveté de Zweig, son refus de se confronter à l'Histoire, à la politique, pour préférer tenter de ranimer les cendres d'un idéalisme cosmopolite intenable, est en elle-même un remarquable document d'histoire.”
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Entre lucidité et idéalisme
La lucidité est la faculté de voir et de comprendre les choses avec clarté et justesse ; l’idéalisme une attitude qui consiste à fonder son action ou sa conduite sur un idéal. Ces deux notions seraient presque contraires, tout les oppose. A travers l’un, on voit le monde tel qu’il est, à travers l’autre, on le voit tel qu’il devrait être.
Moi je vois très nettement les deux, comme superposés. Bienvenue dans ma vie, bienvenue dans ma tête.
J’ai toujours été quelqu’un de très idéaliste, comme la plupart des hypersensibles. Je voudrais la paix sur terre, que chacun ne manque de rien et que l’amour soit partout. Je voudrais que personne ne souffre, que tout le monde soit bienveillant.
#bisounours
Et en même temps je suis très lucide, je sais que l’homme n’est pas fondamentalement bon. Oh, je ne dis pas qu’il est fondamentalement mauvais ! Non. Il ne l’est pas. Mais je sais qu’il y a des exploitants et des exploités, des personnes qui pensent à eux en dépit des autres, et des personnes qui pensent aux autres en dépit d’eux même.
En sachant cela, comment croire à un monde d’amour et de paix ?
Je ne sais pas, mais j’y crois.
Il y a cette petite voix intérieure dont je ne peux me défaire, cette flamme qui brûle en mon coeur. Et je voudrais rendre le monde meilleur, je voudrais apaiser sa souffrance, je voudrais que tout le monde s’entende, je voudrais que chacun partage. Je voudrais que la vie soit belle. Pour tous. Tout le temps.
Et PAF! Cette extrême lucidité me rattrape : étant donné que l’homme est par nature un être social donc dépendant des autres, étant donné que chacun a des envies différentes, comment concilier les souhaits de chacun lesquels sont interdépendants les uns des autres ? C’est impossible, je le sais bien. Pour autant, je ne cesse d'y croire. ESPOIR!
Et je ne cesserai jamais. Si j'arrêtais alors je crois bien que je perdrais goût à la vie.
Mais alors comment vivre avec ce conflit intérieur permanent ? Faire cohabiter cette extrême lucidité et cet idéalisme si puissant ?
Je me sens pleine de contradictions, pleine de paradoxes. Parfois, je me perds dans mes propres réflexions. Je tourne en rond. C’est le chien qui se mord la queue, un cercle vicieux.
Parfois, j’ai l’impression de devenir folle. Vous pourriez me dire blanc, je vous répondrais noir. Et si vous me disiez noir, je vous répondrais blanc. La vérité, c’est que tout est gris.
Et si j’étais seule, je penserais blanc pour finir noir et vice et versa. Je garderais mes jugements tranchés, pour finalement aboutir à la conclusion inverse de mon postulat de départ. Je fais cela avec tout, tout le temps, ce qui me rend particulièrement instable et presque impossible à suivre. Je le concède ; je me perds moi même. C’est épuisant.
Je crois que c’est cette tendance à voir global et à ressentir local qui crée cette disruption entre mes émotions et mes pensées, qui crée ces divergences entre ce que je pense à l’instant T et ce que je dirai à l’instant V.
Finalement, je crois que je pense toutes les lettres de l’alphabet. Versatile, me direz-vous ? Non. Je suis une idéaliste lucide. Je suis guidée par mon coeur mais je pense avec ma tête.
Entre les deux, un vide intersidéral dans lequel je me noie.
Ma lucidité serait-elle mon Yang, et mon idéalisme mon Yin ?
Je crois que la clé de tout ça se trouve dans l’acceptation de ce qui est. Mais comment accepter ce qui est quand on pense que ce n’est pas ce qui devrait être ? Comment arrêter de vouloir mieux ? Et d’abord, pourquoi faudrait-il arrêter de rêver ? N’est ce pas justement ces rêves qui nous permettent de nous dépasser, de faire grandir la société ? N’est ce pas justement ces rêves qui nous maintiennent en vie et qui font de nous ce que nous sommes ?
Et quand on rêve trop, comment accepter la réalité qui nous fait face ? Comment être dans l’espoir d’un après et en même temps dans l’acceptation de ce qui est, ici et maintenant. Ces deux notions sont complètement antinomiques.
Peut-être que la réponse à tout ça, c’est...
LA CONFIANCE. Je crois qu’il faut avoir confiance en la vie, confiance en l’humain aussi. Il faut être patient�� Tout arrive à point à qui sait attendre et rien n’arrive sans raison. Mais alors pourquoi diable ce monde est-il tel qu’il est ? Comment ce fait-ce qu’à travers les millénaires, les individus ne se soient pas bonifiés ? Pourquoi n’a t’on fait que creuser les inégalités intra et extra nationales ? Pourquoi sommes-nous en train de piller la Terre mère ? J’ai l’impression que le monde tourne à l’envers. J’ai l’impression qu’il tourne de plus en plus vite mais de moins en moins rond. Ça me désespère.
Les relations aux autres ne sont plus ce qu’elles étaient. Avant, on suivait avec ténacité la voie qu’on s’était fixés, quitte à vivre dans le déni, le mensonge. Quitte à ne plus VIVRE justement. Aujourd’hui, les choses ont évolué. On nous a ouvert les portes du monde, et rien n’est plus figé. Mais l’être s’est-il lui-même libéré ? Je ne sais pas, je ne dirais pas cela.
On choisit nos partenaires sur des sites de rencontre, en fonction de l’apparence qu’ils ont choisi de se donner et non pas pour ce qu’ils sont. On les prend, on les consomme puis on les jette. On passe au suivant, à la suivante. On teste tout, on recherche l’herbe la plus verte. On envie tout, on ne se satisfait plus de rien.
Pourquoi est-ce si dur de trouver un équilibre ?
Et d’ailleurs, existe t’il ?
La vie est faites de fluctuations.
Comme la marée montante et descendante, nous grimpons des montagnes pour les dégringoler ensuite. Un jour, nous volons au-dessus de tout, un autre nous nous trouvons (retrouvons) en dessous de tout. Et si c’était ce down qui donnait le tempo au up ? Et si la lucidité soufflait le froid quand l’idéalisme soufflait le chaud ?
Et si c’était CA l’équilibre ?
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