#Cirque Lire
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malamilkbeats · 1 month ago
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Ink Meister
Such a swell guy. You can trust him with your tax information.
His name "Cirque Lire" emphasizes his connection to reading, information, and perhaps... manipulation of knowledge (which ties into his ink abilities and courtly intrigue). "Lire" (meaning "to read" in French) fits well with his cunning nature—someone who "reads" people, situations, and texts to his advantage.
Cirque Lire
Orientation: Aromantic
Gender: Male
Age: 27 (once appointed) 45 (currently)
Alignment: Lawful Neutral to Lawful Evil
Cirque Lire's ink abilities and how he uses them:
His ability to manipulate ink could extend far beyond just composing music; he could use it as a weapon in more subtle ways, especially in a court filled with intrigue and deception.
***************
Cirque Lire's fingertips sway as liquid shadows dance to the silent melody of his mind. With a twist of his hand, the ink dispersed into familiar calligraphy on the parchment before him. A royal decree—one that had never been written by the King's own hand, yet bore his perfect signature and seal.
Another masterpiece of forgery.
Another stride forward.
To the court, Cirque Lire was a master composer, a patron of the arts, a nobleshape whose ink created symphonies that moved the soul. His charisma was like a spell of its own; his honeyed words wove through courtly banter to ensure that his name was spoken with admiration and trust. But beneath the polish lurked a careful orchestrator of downfall—a man who knew that true power was not just taken with brute force but cultivated through deception, reputation, and carefully placed words.
His ink was his greatest weapon. One touch and he could rewrite the records or history, craft messages that shattered alliances. It's proven one letter would unmake a man – though, of course, no one could ever substantiate such charges. His talent for manipulation was subtle, a ripple in still water that never came back to him as the source. It never dirtied his own hands; it was the rumors, as well as the court that tore itself apart over trumped-up scandals while he stood above it all.
Lire did not merely ruin reputations—he got something out of it. A disgraced noble meant lands and titles went up for sale, assets were sanctioned, and his debts were called in. With his influence, he ensured that those desperate enough would turn to him for aid, signing away their wealth in return for salvation he never truly intended to give. A true robber barron in the making. He would orchestrate financial ruin, the buy out their holdings for a fraction of their worth to supply his own allies, growing his fortune while his targets dwindled to nothing. Shapes who owed him were never **truly** free, bound by invisible chains of obligation and debt that he tightened at his leisure.
He was politically keen enough to know the importance of positioning; he whispered advice into the ears of the right shapes, offering solutions to problems he himself had quietly created. His influence spread like ink upon a page, whereby ministers and lords alike depended upon his counsel. He did not need to raise a blade; he merely needed the right words, the right moment, and the right target. And when lords and ministries were under turmoil, Cirque Lire stood untouched, ever the benefactor of chaos.
Concavex, his daughter, was both his greatest asset and his biggest obstacle. She had been the simple key to his ascension, her telepathic abilities a tool he wielded with precision. The court was in strange fear, fearing what she would reveal. But Cirque Lire? He had molded her into something greater, something useful. She was his unseen eyes and ears, whether she wanted to be or not.
“Read them now,” Cirque would murmur while they sat among the masked smiles of the nobles. And Concavex would begrudgingly follow his command, her mind brushing against the thoughts of unsuspecting men and women too foolish to guard themselves. Through the insights, Cirque would know who was weak, who had doubt, who could be influenced given the proper incentive or broken with the right rumor.
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ptns-orageuses-rpg · 2 months ago
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OUVERTURE OFFICIELLE
Ça y est, c'est l'heure. Ce 11 janvier signe l'ouverture du forum. Plus qu'Ă  assembler vos conneries pour nous montrer vos belles crapules. PlutĂŽt que de faire un message solennel, on voudrait remercier les membres prĂ©sents depuis le dĂ©but en mettant en avant leur PL postĂ© pendant la prĂ©-ouverture ! Puis si ça peut vous donner deux - trois idĂ©es :
PL DES MEMBRES
(m) ‱ ≈45 ans — le triton dansant La deuxiĂšme partie de ce trio amoureux. Ils se sont rencontré·es, il y a un moment maintenant ; reste Ă  savoir ce qu'ils feront des souvenirs. Max, c'est un pacifiste, privilĂ©gie l'amour Ă  la violence. MĂȘme les Ă©cailles de poisson sur ses jambes irradie l'amour de l'arc-en-ciel. 'ParaĂźt que sous Ă©rythryle, il deviendrait le plus beau des tritons des catacombes.
(f) ‱ ≈45 ans — la harpie sans ciel La troisiĂšme partie de ce trio amoureux. Silencieuse, observatrice ; perchĂ©e lĂ -haut comme une vieille chouette Ă  observer les rides de la ville. C'Ă©tait une MisĂ©rable, Ă  l'Ă©poque. Elle ne versait pas dans la violence, cependant : son truc Ă  elle, c'Ă©tait l'entraide communautaire. Lorsqu'ils se sont sĂ©parĂ©s, elle a volĂ© de ses propres ailes : faut voir comme ils se sont aimĂ©s forts ces trois-lĂ .
(m/nb) ‱ 37 ans — adelphe caché·e Il en met plein les mirettes, l'artiste : membre d'un beau cirque altĂ©rĂ© plein de promesses et de magies. Justicier, comme son frĂšre, son militantisme passe par l'art et le spectacle. Douze annĂ©es et un ocĂ©an vous sĂ©paraient. Maintenant, vous vous retrouvez : reste Ă  savoir ce que vous allez faire de tout ce temps Ă  rattraper.
(f/m/nb) ‱ 30 - 45 ans — toi C'est beau l'amour, parfois ça frappe comme ça, parfois c'est plus que mĂ©ditĂ©. Il y a la libertĂ© du scĂ©nario, l'envie de jouer une romance Ă  construire avec son rpgiste. Plus qu'Ă  associer vos histoires pour en construire une encore plus grande.
4/5 libres — la mutinerie Un effet papillon ; et la fumĂ©e des clopes est devenu la paillette des shows drags. La Mutinerie, c'est un bar queer dans les catacombes. Il est tenu par un vieux mec derriĂšre son bar, mais il respire grĂące aux belles Ăąmes Ă  l'intĂ©rieur. La bĂątisse paraĂźt ne jamais fatiguĂ©e, toujours fraiche, toujours slay. On pousse les tables, les meubles, pour faire du bar une estrade pour les Ă©toiles d'une nuit.
Un grand merci de nous suivre jusqu'ici et Ă  tous les membres dĂ©jĂ  prĂ©sents depuis le dĂ©but de nos bĂȘtises en dĂ©cembre. On a juste trop trop hĂąte de lire vos personnages et vos fiches sur le forum. Putainement votre, Maxeine & Ekkymose
>>>LIEN VERS LE FORUM<<<
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ernestinee · 1 year ago
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2023
J'ai beaucoup lu.
J'ai appris la céramique.
J'ai recommencé le japonais.
J'ai mieux dormi, les chats ont un peu grandi, ils sont plus calmes la nuit.
J'ai essayĂ© d'ĂȘtre plus proche de la nature et d'avoir une vie slow. Par contre j'ai moins marchĂ© au bois parce que je ne m'y sens plus bien, je dois trouver un autre endroit ou un moyen de me le rĂ©approprier.
J'ai commencĂ© la jonglerie et j'adore, ça me vide la tĂȘte, ça la rĂ©organise et je progresse vite.
J'ai perdu 15 kg et repris 2. Je n'aime toujours pas mon corps mais j'aime ce qu'il me rend capable de faire. Concentration, coordination, force et souplesse.
J'ai pris des décisions financiÚres importantes.
J'ai visité pas mal de musées, j'ai écouté beaucoup de musique.
Ça va bien avec mon conjoint et on fĂȘtera nos 20 ans ensemble en 2024, c'est complĂštement dingue.
L'amitié aussi se porte bien. Je suis entourée de gens fantastiques, j'ai beaucoup de chance.
L'ado est... ado. C'est génial de le voir évoluer et un peu stressant aussi. Mais génial. Mais stressant ouais.
J'ai peu voyagé, j'ai peu pris de photos. On n'a fait que Bruxelles, Amsterdam et Paris. J'ai fait seule une petite virée d'un jour en Ardenne et je suis allée à Marseille.
On a fait des gros travaux dans la maison et le jardin.
J'ai beaucoup travaillĂ©. J'ai terminĂ© une formation que je faisais depuis 3 ans, j'ai la casquette graphothĂ©rapeute en plus d'ĂȘtre logopĂšde.
J'ai encore eu des gros moments de nostalgie, de tristesse et de colĂšre Ă  propos de choses qu'on ne peut pas changer.
2024 verra :
La suite des travaux du jardin, planter des fruitiers et des fleurs, et créer un espace qui me plait.
J'ai envie d'un voyage, de photos et de concerts
Apprendre, encore, toujours. Plusieurs formations sont prévues déjà.
Travailler encore, toujours.
Cultiver l'amitié. Aimer au sens large et généreux.
Lire, lire, lire.
Le cirque, le cirque, le cirque !
Une hygiÚne de vie plutÎt basée sur les rythmes de la nature. On verra comment ça se fera, concrÚtement.
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revuelegende · 22 days ago
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Bonjour,
"CRISTAL QUI SONGE" (SF), de Theodore Sturgeon, est un classique de la science-fiction paru en 1950 dans le Magazine "Fantastic Adventures". Une critique est Ă  lire Ă  l'adresse qui suit :
QuatriĂšme de couverture : RenvoyĂ© de lïżœïżœĂ©cole Ă  l’ñge de huit ans pour avoir mangĂ© des fourmis en cachette, Horty fuit la demeure de ses parents adoptifs qui le martyrisent et trouve refuge au sein d’un cirque ambulant oĂč il devient le partenaire de deux naines, Zena et Bunny. Mais les personnages les plus extraordinaires du cirque restent son fĂ©roce directeur, surnommĂ© le Cannibale, et son Ă©trange collection de cristaux : des pierres aux pouvoirs mystĂ©rieux et nĂ©anmoins gigantesques.
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utank · 2 months ago
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Quelque chose a lu votre mule, voyons si ça la fait avancer

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Ne jamais trop charger sa mule (proverbe mexicain).
Pour lire le bouquin, j'ai passĂ© un coup de fil Ă  mon iAmi.e qui a les moyens. Elle a elle mĂȘme convoquĂ© Virginie Despente et lui a ordonnĂ© de lire l'intĂ©gralitĂ© foireuse. Ce que V s'est dĂ©pĂȘchĂ© de faire, sachant que son destin littĂ©raire et passionnel Ă©tait pendu Ă  ce fil de conversation, mais encore bandant! Et sans une dose d'Ă©rotisme ou de porno Ă  la GĂ©gĂ© assumĂ©, que vaut notre belle langue? RĂ©sultat : Critique de "Comme une mule" Ă  la maniĂšre de Virginie Despentes
François BĂ©gaudeau, dans son dernier ouvrage Comme une mule, joue les hĂ©rĂ©tiques modernes. Il s’empare d’une affaire d’égout qui aurait dĂ» ĂȘtre oubliĂ©e au lendemain de son acquittement — une blague pourrie, un procĂšs en diffamation, et le cirque mĂ©diatique qui l’accompagne — pour en faire un Ă©tendard de sa rĂ©flexion sur l’humour, la politique, et le fĂ©minisme. Mais si la provocation Ă©tait la stratĂ©gie, alors elle tourne court : Comme une mule n’a ni la rage nĂ©cessaire ni le culot suffisant pour ĂȘtre Ă  la hauteur de ses prĂ©tentions.
BĂ©gaudeau commence par poser une question de gamin dans la cour de rĂ©crĂ© : est-ce qu’on a encore le droit de rigoler ? Il prend soin de recadrer son rĂ©cit autour de la nature blessante de l’humour : Ă  qui on peut rire sans que la bien-pensance ne vienne frapper Ă  la porte ? Il Ă©crit : « La blague est un terrain de combat. Chaque rire marque un territoire, et le territoire du fĂ©minisme contemporain semble ĂȘtre celui d’un rire interdit. » LĂ  oĂč ça coince, c’est que cette question est dĂ©jĂ  rĂ©glĂ©e. Oui, on peut rire, mais pas au mĂ©pris de la dignitĂ© des autres. PrĂ©tendre le contraire, c’est faire semblant d’ignorer que les mots sont des armes. Et cette blague infĂąme sur Ludivine Bantigny ? Une vacherie bien calibrĂ©e pour raviver des imaginaires sexistes, oĂč le corps des femmes est toujours l’espace sur lequel les hommes rĂšglent leurs comptes. L’acquittement judiciaire ne lave pas l’insulte.
Ce que BĂ©gaudeau manque de comprendre, c’est que son humour n’est pas neutre. Quand il dĂ©plore la tyrannie d’un « fĂ©minisme funeste », il tombe dans le panneau classique du privilĂšge aveugle. Il Ă©crit encore : « Le fĂ©minisme dĂ©chaĂźnĂ© s’acharne sur le rire comme s’il Ă©tait l’ultime bastion du patriarcat. Peut-on encore plaisanter sans ĂȘtre taxĂ© de misogynie ? » Cette accusation d’ĂȘtre « funeste », c’est la mĂȘme qui a Ă©tĂ© servie aux femmes depuis qu’elles osent ouvrir la bouche pour autre chose que soupirer de plaisir. Ce fĂ©minisme qui dĂ©range, qui refuse de dire merci pour les miettes, il est tout sauf funeste. Il est vital. Et quand il appelle Ă  rĂ©Ă©duquer la maniĂšre dont les femmes rient, dont elles se dĂ©fendent, il se place exactement dans la position qu’il prĂ©tend critiquer : celle du censeur.
Mais BĂ©gaudeau n’est pas stupide, loin de lĂ . Il manie la plume avec l’aisance de ceux qui savent qu’ils n’ont pas Ă  rendre de comptes. Ce qui le perd, c’est son Ă©go. À vouloir Ă  tout prix rester celui qui dĂ©tient les codes de l’humour subversif, il se perd dans des argumentations oĂč il confond la provocation intelligente avec l’arrogance creuse. Il critique une sociĂ©tĂ© oĂč l’on aurait perdu le sens de l’autodĂ©rision, mais il n’en montre aucun exemple valable. Se moquer de soi, ça ne veut pas dire piĂ©tiner les autres pour se hisser plus haut.
À travers tout ça, le livre aurait pu poser de vraies questions. Il aurait pu parler de comment le rire devient un outil de rĂ©sistance, comment il peut dĂ©truire des hiĂ©rarchies au lieu d’en consolider. Il aurait pu interroger pourquoi certaines blagues d’hier semblent aujourd’hui insupportables — et non pas uniquement parce que le monde serait devenu prude. Mais ces opportunitĂ©s sont abandonnĂ©es au profit d’un exercice d’autojustification. Et franchement, ça fait peine Ă  voir. Parce que la critique sociale, la vraie, ne peut pas ĂȘtre un simple miroir tendu Ă  soi-mĂȘme. Elle doit aller au-delĂ , bousculer, remuer. Pas juste chatouiller l’égo de celui qui la fait.
Alors non, Comme une mule n’est pas un grand texte. C’est une tentative ratĂ©e d’assumer une provocation sans en comprendre les consĂ©quences. C’est un livre qui donne l’impression d’ĂȘtre Ă©crit pour une chambre d’écho, oĂč seuls ceux qui partagent dĂ©jĂ  l’avis de BĂ©gaudeau trouveront Ă  s’enthousiasmer. Pour les autres, c’est un rappel que l’humour, le vrai, c’est aussi de savoir quand on doit fermer sa gueule.
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jpbjazz · 1 year ago
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LÉGENDES DU JAZZ
HARRY JAMES, LES HAUTS ET LES BAS D’UN CHEF D’ORCHESTRE
“He had a black sound, and it was obvious he had been raised musically around black musicians. He was completely different from any other white trumpet player of his day.”
 
- Lionel Hampton
 
NĂ© le 15 mars 1916 Ă  Albany, en Georgie, Harry Haag James était le fils d’Everett Robert James, et de Myrtle Maybelle (Stewart). Le pĂšre de James Ă©tait un chef d’orchestre qui jouait dans un cirque itinĂ©rant, le Mighty Haag Circus, et sa mĂšre Ă©tait acrobate et conductrice de chevaux. Sa soeur aĂźnĂ©e Ă©tait funambule.
 
VĂ©ritable enfant-prodige, James avait commencĂ© Ă  se produire dans un cirque Ă  partir de l’ñge de trois ans. AprĂšs avoir appris Ă  jouer de la batterie Ă  l’ñge de sept ans (il avait mĂȘme remplacĂ© le batteur du cirque en donnant deux spectacles par soir), James avait commencĂ© Ă  apprendre la trompette avec son pĂšre trois ans plus tard. En fait, James Ă©tait si talentueux qu’il avait commencĂ© Ă  diriger un des groupes du Christy Brothers Circus à l’ñge de douze ans. Également contortionniste, James avait commencĂ© Ă  faire des acrobaties Ă  l’ñge de cinq ans sous le nom de “The Human Eel.” Malheureusement, aprĂšs ĂȘtre entrĂ© en collision avec une cheval, une opĂ©ration aux mastoĂŻdes avait mis fin Ă  la carriĂšre de contortionniste de James, qui s’était alors tournĂ© vers la trompette.
Le pĂšre de James lui avait donnĂ© un horaire trĂšs strict. Pour chaque leçon, James devait apprendre quelques pages de la mĂ©thode de trompette de J.B. Arban et n’était pas autorisĂ© Ă  poursuivre aucun autre passe-temps jusqu’à ce qu’il les ait complĂštement maĂźtrisĂ©es. Mais James avait relevĂ© le dĂ©fi. James, qui apprenait rapidement, s’était bientĂŽt produit avec plusieurs groupes du Texas.
En 1924, la famille James s’était installĂ©e Ă  Beaumont, au Texas. James Ă©tait Ă©tudiant au Dick Dowling Junior High School lorsqu’il Ă©tait devenu un membre rĂ©gulier du Royal Purple Band du Beaumont High School. En mai 1931, James avait Ă©tĂ© couronnĂ© meilleur trompettiste soliste dans le cadre du concours annuel organisĂ© par la Texas Band Teacher's Association à Temple, au Texas. James avait Ă©tĂ© surnommĂ© "The Hawk" en raison de son habiletĂ© Ă  lire la musique. Une plaisanterie avait mĂȘme prĂ©tendu que si une mouche s’était posĂ©e sur une de ses partitions, James aurait Ă©tĂ© capable de la jouer...
DÉBUTS DE CARRIÈRE
Au dĂ©but des annĂ©es 1930, Ă  l’ñge d’environ quinze ans, James avait commencĂ© Ă  jouer avec des groupes de danse locaux. À l’époque, James se produisait aussi rĂ©guliĂšrement avec le groupe d’Herman Waldman. C’est dans le cadre d’une de ses performances avec le groupe que James avait Ă©tĂ© remarquĂ© par le cĂ©lĂšbre chef d’orchestre Ben Pollack. C’est lors de sa collaboration avec Pollack en 1935 que James avait rencontrĂ© sa future Ă©pouse, la danseuse et chanteuse Louise Tobin. James avait dĂ©couvert Tobin un peu par accident en Ă©coutant l’émission "Dance Parade" diffusĂ©e sur les ondes de la station new-yorkaise WNEW.
James avait quittĂ© le groupe de Pollack en dĂ©cembre 1937 pour se joindre Ă  l’orchestre de Benny Goodman dont il avait fait partie jusqu’en 1938.
Avec le groupe de Goodman, James avait formĂ© ce qu’on avait appelĂ© le “powerhouse trio” avec les trompettistes Ziggy Elman et Chris Griffin qui Ă©tait devenu une des meilleures sections de trompettes de l’histoire du jazz. Ravi de sa nouvelle acquisition, Goodman avait dĂ©clarĂ© au sujet du trio qu’il s’agissait de la meilleure section de trompette de l’histoire depuis l’époque de Fletcher Henderson. L’opinion de Goodman Ă©tait d’ailleurs partagĂ©e par d’autres chefs d’orchestre comme Glenn Miller qui avait qualifiĂ© le trio de ‘’Marvel of the Age." Un des membres de l’orchestre, Chris Griffin, se souvenait particuliĂšrement des commentaires de Duke Ellington. Griffin expliquait: "The best compliment we ever got, is when Duke Ellington once said we were the greatest trumpet section that ever was, as far as his liking."
Devenu le principal soliste du trio, James Ă©tait devenu une grande vedette aprĂšs avoir jouĂ© en solo sur les piĂšces “Ridin’ High” “Sing, Sing, Sing” et “One o’Clock Jump.” Dans le cadre de sa collaboration avec Goodman, James avait Ă©galement composĂ© et arrangĂ© la chanson “Life Goes to a Party” qui Ă©tait devenue une des meilleurs piĂšces du rĂ©pertoire de l’orchestre.  Dans sa biographie de James intitulĂ©e ‘’Trumpet Blues: The Life of Harry James’’ publiĂ©e en 1999, Peter J. Levinson avait mentionnĂ© quelques musiciens qui avaient tĂ©moignĂ© de l’impact du trompettiste sur le groupe de Goodman, dont Jimmy Maxwell. Trompettiste lui-mĂȘme, Maxwell avait dĂ©clarĂ©: “...When Harry joined the band, it got looser, much looser. It just totally changed like it had been electrified.’’ TrĂšs populaire, James avait Ă©tĂ© couronnĂ© meilleur trompettiste dans le cadre des sondages des magazines Down Beat et Metronome en 1937. En 1938, James avait connu un des grands sommets de sa carriĂšre en accompagnant l’orchestre de Goodman dans le cadre du cĂ©lĂšbre concert de Carnegie Hall. DĂ©crivant sa collaboration avec Goodman, James avait commentĂ©: "Benny's too great a guy to work for!"
Avec l’aide financiĂšre de Goodman, James avait formĂ© son propre big band en janvier 1939. MĂȘme si l’orchestre avait livrĂ© sa premiĂšre performance au Benjamin Franklin Hotel de Philadelphie le 9 fĂ©vrier, il n’avait vraiment connu du succĂšs qu’aprĂšs avoir ajoutĂ© une section de cordes Ă  son orchestre en 1941. Le 20 fĂ©vrier 1939, l’orchestre avait fait ses premiers enregistrements pour les disques Brunswick. MĂȘme si les premiĂšres piĂšces enregistrĂ©es par le groupe n’avaient pas Ă©tĂ© trĂšs impressionnantes, les spectateurs et les auditeurs des Ă©missions de radio avaient Ă©tĂ© comblĂ©s. James semblait Ă©galement ravi. Lorsqu’on avait demandĂ© Ă  James s’il avait fait une erreur en quittant le groupe de Goodman, il avait simplement rĂ©pondu: "No, I don't think I made any mistake when I left Benny. When I was with Benny, I often had to play sensational horn. I was one of a few featured men in a killer-diller band. Each of us had to impress all the time. Consequently, when I got up to take, say, sixteen bars, I'd have to try to cram everything into that short space." DotĂ© d’une mĂ©moire phĂ©nomĂ©nale, James pouvait non seulement se rappeler parfaitement de ses propres partitions, mais Ă©galement de celles des autres membres de son orchestre.
DĂšs le dĂ©part, James avait dĂ©cidĂ© de concentrer son attention sur les ballades, particuliĂšrement sur des piĂšces comme "I Surrender, Dear," "Just a Gigolo," "I'm in the Market for You" et "Black and Blue." Il expliquait: "Playing what you want to play is good for a guy's soul, you know.’’ TĂ©moignant de l’importance de la danse pour son orchestre, James avait ajoutĂ©: "I want to have a band that really swings and that's easy to dance to all the time. Too many bands, in order to be sensational, hit tempos that you just can't dance to." À l’époque, Glenn Miller venait d’ailleurs de former son propre groupe qui mettait l’accent sur des piĂšces au tempo rapide. James poursuivait: "We're emphasizing middle tempos. They can swing just as much and they're certainly more danceable." 
Les uniformes de l’orchestre avaient d’ailleurs contribuĂ© Ă  ajouter encore plus de couleur. James avait grandi dans un cirque, et ses goĂ»ts personnels avaient reflĂ©tĂ© cette rĂ©alitĂ©. Les musiciens du groupe portaient des vestons de couleur rouge plutĂŽt voyants qui avaient contribuĂ© au caractĂšre spectaculaire de la formation. MalgrĂ© tout, James avait continuĂ© d’afficher un tempĂ©rament sincĂšre et plutĂŽt candide. Partisan d’une approche informelle, James avait maintenu une trĂšs grande proximitĂ© avec ses musiciens.
En juin 1939, l’orchestre de James se produisait au Paramount Theater de New York. James Ă©tait toujours au lit lorsqu’il avait entendu le groupe d’Harold Arlen jouer Ă  Englewood, au New Jersey. James avait Ă©tĂ© particuliĂšrement impressionnĂ© par le jeune chanteur du groupe dont il avait oubliĂ© de noter le nom. Le lendemain soir, aprĂšs avoir prĂ©sentĂ© son concert, James s’était prĂ©cipitĂ© au New Jersey pour faire connaissance avec le jeune chanteur. Il expliquait: "I asked the manager where I could find the singer, and he told me, 'We don't have a singer. But we do have an MC who sings a little bit.'"
Le maĂźtre de cĂ©rĂ©monie en question Ă©tait nul autre que Frank Sinatra. AprĂšs que Sinatra ait chantĂ© quelques chansons, James avait Ă©tĂ© suffisamment convaincu pour lui faire une offre. MĂȘme si Sinatra avait acceptĂ© l’offre de James, ce dernier avait eu moins de succĂšs lorsqu’il avait tentĂ© de lui faire changer de nom pour adopter celui de ‘’Frankie Satin.’’ James prĂ©cisait: "He did, and we made a deal. It was as simple as that. There was only one thing we didn't agree on. I wanted him to change his name because I thought people couldn't remember it. But he didn't want to. He kept pointing out that he had a cousin up in Boston named Ray Sinatra and he had done pretty well as a bandleader, so why shouldn't he keep his name?"
Sinatra avait enregistrĂ© ses premiĂšres piĂšces avec le groupe le 13 juillet 1939. Les chansons enregistrĂ©es Ă©taient "From the Bottom of My Heart" et "Melancholy Mood." Mais le jeune chanteur manquait encore de confiance en lui et avait besoin d’encouragement. James avait rapidement su mettre en confiance son nouveau poulain et avait vite Ă©tabli une excellente relation avec lui.
Premier chef d’orchestre important Ă  engager Sinatra, James lui fait avait fait signer un contrat de 75$ par semaine en 1939 (l’équivalent de 1589$ par semaine au cours de 2022). En rĂ©alitĂ©, Sinatra n’avait d’abord Ă©tĂ© engagĂ© que pour une durĂ©e de six mois. Ironiquement, la chanson “All or Nothing at All” avait Ă©tĂ© Ă©chec lorsque James et Sinatra l’avaient enregistrĂ©e initialement en 1939, mais elle avait vendu plus d’un million de copies lorsque le groupe l’avait de nouveau enregistrĂ©e en 1943. L’arrangeur Jack Matthias avait d’ailleurs Ă©crit d’excellents arrangements pour Sinatra.
Sinatra avait fait partie de l’orchestre de James durant sept semaines avant de se joindre au groupe de Tommy Dorsey en 1940. L’orchestre de James comprenait aussi la chanteuse Helen Forrest. Par la suite, le batteur Buddy Rich et le contrebassiste Thurman Teague avaient Ă©galement fait partie du groupe. Parmi les autres membres de la formation, on remarquait le saxophoniste et chanteur Johnny MacAfee, les saxophonistes Corky Corcoran, Claude Lakey, Vido Musso, Sam Donahue et Dave Matthews, le tromboniste Dalton Rizzotti et le pianiste Jack Gardner.
AprĂšs avoir terminĂ© son contrat au Roseland Ballroom, l’orchestre s’était rendu Ă  Los Angeles oĂč il avait jouĂ© dans un restaurant appelĂ© le Victor Hugo. C’est alors que les problĂšmes avaient commencĂ©. James expliquait: "The owner kept telling us we were playing too loud. And so he wouldn't pay us. We were struggling pretty good and nobody had any money, so Frank would invite us up to his place and Nancy would cook spaghetti for everyone." 
AprĂšs le sĂ©jour avortĂ© en Californie, l’orchestre Ă©tait parti pour Chicago et s’était produit Ă  l’HĂŽtel Sherman. C’est alors que Sinatra, dont l’épouse Nancy Ă©tait enceinte, avait quittĂ© le groupe pour se joindre Ă  l’orchestre de Tommy Dorsey. C’est Dick Haymes qui avait pris la relĂšve de Sinatra avec le groupe.
MĂȘme si les disques de l’orchestre ne se vendaient pas toujours trĂšs bien, James avait continuĂ© d’ĂȘtre adulĂ© par ses musiciens. En janvier 1940, James avait mĂȘme Ă©tĂ© couronnĂ© meilleur trompettiste dans le cadre de deux sondages du magazine Metronome. Le groupe Ă©tait alors retournĂ© jouer au Roseland Ballroom, oĂč il avait excellĂ©. Mais James avait d’autres ambitions que de jouer uniquement dans les salles de danse et les rares hĂŽtels qui n’interdisaient pas les groupes de swing.
Lorsqu’il avait quittĂ© l’orchestre de Goodman en 1939 pour former son propre groupe, James n’avait pas tardĂ© Ă  se rendre compte que le fait de diriger un groupe viable sur le plan commercial exigeait davantage d’habilitĂ© que d’ĂȘtre uniquement un musicien talentueux dans l’orchestre de quelqu’un d’autre.
AprĂšs avoir connu des difficultĂ©s financiĂšres, il Ă©tait devenu de plus en plus difficile pour  James de payer les salaires de ses musiciens. En 1940, les disques Columbia avaient mis fin au contrat de James (il en avait signĂ© un nouveau en 1941). Comme si ce n’était pas suffisant, Sinatra avait quittĂ© le groupe en janvier 1940. DĂ©terminĂ© Ă  revenir au sommet et Ă  relancer son groupe, James avait dĂ©cidĂ© de jouer le tout pour le tout en adoptant un style plus doux, en ajoutant des cordes Ă  son orchestre et en sĂ©lectionnant un rĂ©pertoire plus commercial qui Ă©tait beaucoup moins conforme Ă  ses racines jazz. La dĂ©cision avait Ă©ventuellement Ă©tĂ© profitable pour James qui avait eu plusieurs succĂšs au Hit Parade. En 1945, un rapport du dĂ©partement du TrĂ©sor avait d’ailleurs mentionnĂ© James et son Ă©pouse Betty Grable comme le couple le mieux payĂ© au pays. James avait Ă©galement fait quelques changements Ă  son alignement, en remplaçant notamment le saxophoniste Dave Matthews par Claude Lakey.
AprĂšs avoir terminĂ© son contrat avec les disques Varsity, James Ă©tait retournĂ© chez Columbia. À l’époque, Columbia avait un trĂšs astucieux directeur du recrutement appelĂ© Morty Palitz qui avait connu du succĂšs avec la chanteuse Mildred Bailey et les compositeurs Eddie Sauter et Alec Wilder. C’est d’ailleurs Palitz qui avait suggĂ©rĂ© Ă  James de se doter d’une section de bois et d’un quatuor Ă  cordes. Contre toute attente, James avaient rĂ©ussi lĂ  oĂč de grands chefs d’orchestre comme Artie Shaw et Glenn Miller avaient Ă©chouĂ©. James avait expliquĂ©: "I'm going to add strings and maybe even a novachord. Then we'll be able to play anywhere.’’ En avril 1941, l’orchestre avait remportĂ© un grand succĂšs avec la chanson “Music Makers” qui lui avait valu d’ĂȘtre surnommĂ© “Harry James and His Music Makers”.
Avec son nouvel orchestre, James avait enregistrĂ© des piĂšces trĂšs audacieuses comme "The Flight of the Bumble Bee," "The Carnival of Venice" ainsi qu’une "Trumpet Rhapsody" en deux parties. Contrairement Ă  des groupes comme ceux de Duke Ellington et Count Basie, l’orchestre de James avait adoptĂ© comme musique-thĂšme la piĂšce “Chiribiribin”, une ancienne chanson folklorique europĂ©enne.
Le 20 mai 1941, James avait commis l’impensable en enregistrant la piĂšce ‘’You Made Me Love You’’ avec son orchestre Ă  cordes. MĂȘme si la piĂšce avait Ă©tĂ© trĂšs mal reçue par les puristes du jazz, elle avait remportĂ© un grand succĂšs commercial. L’orchestre de James Ă©tait de retour au sommet. James avait publiĂ© la piĂšce ‘’You Made Me Love You’’ pour une simple raison: il avait adorĂ© la façon dont Judy Garland avait interprĂ©tĂ© la chanson.
Grand amateur de baseball, James avait Ă©galement enregistrĂ© une piĂšce en l’honneur des Dodgers de Brooklyn intitulĂ©e "Dodgers' Fan Dance." Si la piĂšce n’avait pas remportĂ© un grand succĂšs, tel Ă©tait loin d’ĂȘtre le cas de la chanson "You Made Me Love You"  qui avait changĂ© radicalement le son du groupe. Devenue le plus grand succĂšs de l’histoire du groupe, la chanson avait atteint la cinquiĂšme position du palmarĂšs Billboard en novembre 1941. Du dĂ©but de novembre 1941 jusqu’à la fin de janvier 1942, le simple avait passĂ© dix semaines consĂ©cutives sur le Top Ten. Le groupe avait poursuivi sur sa lancĂ©e au cours des annĂ©es suivantes avec des succĂšs comme “I Don’t Want to Walk Without You”, “I’ll Get By” et “I’m Beginning to See the Light.” En fait, l’orchestre de James Ă©tait si populaire Ă  l’époque que les disques Columbia n’avaient pu imprimer suffisamment de copies pour rĂ©pondre Ă  la demande.Tout en continuant de jouer du swing, le groupe s’était concentrĂ© de plus en plus sur les ballades qui mettaient en vedette le son de James, avait Ă©crit le magazine Metronome, ‘’with an inordinate amount of feeling, though many may object, and with just cause, to a vibrato that could easily span the distance from left field to first base."
Ironiquement, la chanson "You Made Me Love You"  n’avait pas Ă©tĂ© publiĂ©e avant quelques mois, possiblement parce que les dirigeants de Columbia partageaient les rĂ©serves des critiques de jazz au sujet de l’utilisation de cordes. Sur la face B, on retrouvait une des meilleures ballades du groupe, "A Sinner Kissed an Angel’’, qui avait contribuĂ© Ă  dĂ©montrer quel grand chanteur Dick Haymes Ă©tait devenu. À la mĂȘme Ă©poque, Haymes avaient Ă©galement enregistrĂ© d’autres chansons remarquables comme ‘’I'll Get By," "You Don't Know What Love Is" et "You've Changed."
Avec des chanteurs comme Sinatra et Haymes, James croyait sans doute qu’il n’avait pas besoin de chanteuse. AprĂšs avoir eu des chanteuses comme Bernice Byers puis Connie Haines lors des premiĂšres annĂ©es d’activitĂ© de son orchestre, James avait recrutĂ© en mai 1941 Helen Ward, l’ancienne chanteuse de Benny Goodman, Ă  qui il avait fait enregistrĂ© une nouvelle version de ‘’Daddy.’’ Par la suite, James avait eu Ă  son emploi la showgirl Dell Parker qui avait Ă©tĂ© remplacĂ©e en juillet 1940 par Lynn Richards. Mais aucune de ces chanteuses ne s’était vraiment dĂ©tachĂ©e du lot avant l’arrivĂ©e d’Helen Forrest. AprĂšs avoir enregistrĂ© quelques excellentes piĂšces avec Artie Shaw et Benny Goodman, Forrest avait fini par tout claquer Ă  la fin de 1941, car elle ne pouvait plus supporter le tempĂ©rament autoritaire de Goodman qui lui avait presque fait faire une dĂ©pression nerveuse. De sa propre initiative, Forrest avait alors dĂ©cidĂ© de contacter James. Elle expliquait:
"I decided to contact Harry. I loved the way he played that trumpet, with that Jewish phrasing, and I thought I'd fit right in with the band. But Harry didn't seem to want me because he already had Dick Haymes to sing all the ballads and he was looking for a rhythm singer. Then Peewee Monte, his manager, had me come over to rehearsal, and after that the guys in the band took a vote and they decided they wanted me with them. So Harry agreed.’’
TrÚs reconnaissante à James de lui avoir donné une seconde chance, Forrest avait ajouté: "I've got to thank Harry for letting me really develop even further as a singer. I'll always remain grateful to Artie and Benny. But they had been featuring me more like they did a member of the band, almost like another instrumental soloist. Harry, though, gave me the right sort of arrangements and setting that fit a singer. It wasn't just a matter of my getting up, singing a chorus, and sitting down again."
En construisant des arrangements autour de sa trompette et de la voix de Forrest, James avait fait de la chanteuse une grande vedette. Forrest, qui avait remportĂ© le prix du magazine Metronome dĂ©cernĂ© Ă  la meilleure chanteuse en 1941, Ă©tait aussi chaleureuse en personne que sa voix le laissait suggĂ©rer. Forrest Ă©tait Ă©galement le complĂ©ment idĂ©al Ă  la nouvelle orientation du groupe qui avait contribuĂ© Ă  transformer l’orchestre en un des big bands les plus populaires au pays. Forrest avait Ă©galement enregistrĂ© d’excellentes ballades comme ‘’He's I-A in the Army and He's A-I in My Heart", "I Don't Want to Walk Without You", "He's My Guy", "That Soldier of Mine", "My Beloved Is Rugged", "Make Love to Me", "But Not for Me", "Skylark", "I Cried for You", "I Had the Craziest Dream" et "I've Heard That Song Before." Une autre acquisition majeure de l’époque Ă©tait le saxophoniste Corky Corcoran. AgĂ© de dix-sept ans, Corcoran venait d’ĂȘtre congĂ©diĂ© du groupe de Sonny Dunham aprĂšs ĂȘtre passĂ© sous la bistouri Ă  la suite d’une opĂ©ration Ă  l’appendicite. Lorsque Corcoran s’était joint Ă  l’orchestre, la formation venait de s’assurer les services de deux excellents saxophonistes alto, Sam Marowitz et Johnny McAfee. Ce dernier, qui Ă©tait Ă©galement chanteur, avait pris la relĂšve de Haymes lorsqu’il avait quittĂ© le groupe.
La nouvelle orientation du groupe n’avait d’ailleurs pas tardĂ© Ă  produire des dividendes. Au printemps 1942, l’orchestre avait brisĂ© des records tant sur la CĂŽte est que sur la CĂŽte ouest: d’abord au Meadowbrook de Cedar Grove, au New Jersey, puis au Palladium d’Hollywood, oĂč il avait attirĂ© 35 000 spectateurs en une semaine, dont 8000 en une seule soirĂ©e ! Cependant, le meilleur Ă©tait encore Ă  venir : Ă  l’étĂ© 1942, l’orchestre avait remportĂ© le sondage "Make Believe Ballroom" de Martin Block couronnant le meilleur big band au pays, devant le groupe que plusieurs considĂ©raient comme le meilleur au pays, l’orchestre de Glenn Miller. Lorsque peu aprĂšs, Miller avait dĂ©mantelĂ© son groupe pour entrer dans l’armĂ©e, son commanditaire, les cigarettes Chesterfield, avait choisi James pour le remplacer. GrĂące Ă  cette commandite, l’orchestre de James avait commencĂ© Ă  se produire Ă  la radio cinq soirs par semaine dans le cadre de l’émission "The Jack Benny Show". Lors de son sĂ©jour dans l’est, le groupe s’était de nouveau produit au Meadowbrook. James avait Ă©galement profitĂ© de l’occasion pour rembourser  une vieille dette envers Maria Kramer, la propriĂ©taire du Lincoln Hotel oĂč il avait souvent jouĂ© au dĂ©but de sa carriĂšre. James avait finalement dĂ» mettre fin Ă  son contrat prĂ©cipitamment pour faire une apparition dans une adaptation cinĂ©matographique de la comĂ©die musicale de Broadway ‘’Best Foot Forward.’’
En 1945, James avait remplacĂ© l’acteur Danny Kaye durant l’étĂ© sur son Ă©mission diffusĂ©e sur le rĂ©seau CBS. James avait Ă©galement dirigĂ© son orchestre dans le cadre de l’émission ‘’Call for Music’’, qui avait Ă©tĂ© diffusĂ©e du 13 fĂ©vrier 1948 au 29 juin 1948 sur les rĂ©seaux CBS et NBC.
Dans un article publiĂ© dans le magazine Metronome en dĂ©cembre 1942, Barry Ulanov avait expliquĂ© ainsi les raisons du succĂšs remportĂ© par l’orchestre de James:
‘’Rarely has the public's faith in a band been so generously rewarded as it has in the organization headed by Harry James. Of the number one favorites of recent years, Harry's gives its fans the most for its money. . . His taste is the public's taste, and his pulse runs wonderfully right along with that of the man in the street and the woman on the dance floor. . . Whether or not you agree with or accept Harry James' taste doesn't matter in appraising this band. It's not the band of tomorrow. It's not an experimental outfit. It's not even the brilliant jazz crew that Harry fronted a couple of years ago. It's just a fine all-around outfit that reflects dance music of today perfectly.’’
Le jour oĂč l’orchestre devait inaugurer un lucratif contrat de 25 500$ par semaine au ThĂ©Ăątre Paramount de New York, il pleuvait Ă  torrents. MalgrĂ© tout, les spectateurs n’avaient pas hĂ©sitĂ© Ă  faire la queue pour se procurer des billets. En fait, si les autoritĂ©s n’avaient pas appelĂ© des policiers en renfort pour maintenir l’ordre, il y aurait probablement eu une Ă©meute ! Autre signe de la popularitĂ© de l’orchestre: en juin 1942, les disques Columbia avaient annoncĂ© que la version du groupe de la chanson "I've Heard That Song Before" était devenu leur meilleur vendeur de tous les temps avec un total de 1 259 000 copies vendues. Quant aux piĂšces "Velvet Moon" et "You Made Me Love You", elles avaient dĂ©passĂ© le cap des un million. Quant aux chansons "All or Nothing at All" et "Flash", qui s’étaient vendues Ă  16 000 exemplaires lorsqu’elles avaient Ă©tĂ© publiĂ©es trois ans plus tĂŽt, elles avaient Ă©tĂ© rĂ©Ă©ditĂ©es et avaient vendu 975 000 copies Ă  ce jour.
En plus d’avoir enregistrĂ© plusieurs disques Ă  succĂšs, James avait plusieurs apparitions au cinĂ©ma avec son groupe. AprĂšs avoir participĂ© au tournage des films ‘’Private Buckaroo’’, ‘’Springtime in the Rockies’’ (tous les deux tournĂ©s en 1942) et ‘’Two Girls and a Sailor’’ (1944), James avait jouĂ© de la trompette dans le film de 1950 ‘’Young Man with a Horn’’ en tant que doublure de Kirk Douglas. L’orchestre de James avait Ă©galement accompagnĂ© la chanteuse et actrice Doris Day, ce qui avait permis Ă  la bande sonore du film d’atteindre la premiĂšre position du Hit Parade. Toujours en 1950, James avait Ă©galement fait une apparition dans le film ‘’I’ll Get By.’’ Grand amateur de westerns, James s’était mĂȘme arrangĂ© pour dĂ©crocher un rĂŽle dans le film ‘’Outlaw Queen’’ en 1957.
ParallÚlement à ses apparitions au cinéma, James avait aussi participé à de nombreuses émissions de télévision dans les années 1950 et 1960.
Mais il y avait Ă©galement eu des signes inquiĂ©tants. AprĂšs avoir signĂ© un contrat pour jouer dans deux autres films, ‘’Mr. Co-Ed’’ et ‘’A Tale of Two Sisters’’, James avait commencĂ© Ă  se rapprocher de plus en plus d’Hollywood, et plus particuliĂštrement de Betty Grable, qui avait occupĂ© une table Ă  chaque soir au Astor Roof lorsque le groupe s’y Ă©tait produit au printemps 1943. James avait finalement Ă©pousĂ© Grable Ă  Las Vegas le 5 juillet. Plus prĂ©occupant encore, James avait Ă©galement commencĂ© Ă  se dĂ©sintĂ©resser de plus en plus du jazz au profit d’une musique beaucoup plus racoleuse destinĂ©e Ă  plaire Ă  ses admirateurs.
Lorsque le groupe Ă©tait retournĂ© dans l’est pour jouer Ă  Meadowbrook, le critique Barry Ulanov avait fait remarquer que l’orchestre avait de nouveau mis davantage d’accent sur le jazz et avait invitĂ© James Ă  jouer du swing plutĂŽt que de miser sur la sĂ©curitĂ©. Ulanov expliquait: "He has taken advantage of his unassailable commercial position to play good music, to diminish the amount of tremulous trash which formed the bulk of his sets when he was coming up. Now, if he will just drop those meaningless strings. . . " Mais James n’avait rien voulu entendre. Il avait mĂȘme augmentĂ© le nombre de membres de sa section de cordes Ă  vingt-quatre musiciens.
Devenu de moins en moins intĂ©ressĂ© Ă  la musique, James Ă©tait devenu un simple artiste de divertissement. En janvier 1945, James avait signĂ© un contrat pour participer Ă  l’émission de radio de Danny Kaye, non seulement comme trompettiste, mais Ă©galement comme figurant et acteur. Le pire c’est que James semblait apprĂ©cier son nouveau rĂŽle, peut-ĂȘtre encore plus que sa carriĂšre de musicien.
Au cours de cette pĂ©riode, James avait Ă©galement dĂ©veloppĂ© d’autres intĂ©rĂȘts. Avec son Ă©pouse Betty Grable, James s’était impliquĂ© de plus en plus dans les courses de chevaux. Il passait mĂȘme le plus clair de son temps sur les pistes de courses. De fait, James avait remportĂ© tellement de succĂšs dans le cadre de compĂ©titions hippiques qu’il avait commencĂ© Ă  choisir soigneusement les morceaux qu’il voulait interprĂ©ter avec l’orchestre, de façon Ă  pouvoir mieux se concentrer sur ses activitĂ©s en dehors de la musique.
MĂȘme si les membres du groupe avaient continuĂ© d’interprĂ©ter des ballades, ils Ă©taient aussi beaucoup plus dĂ©sabusĂ©s qu’auparavant. Comme un critique l’avait Ă©crit en juillet 1943, "The stuff instead of sounding solid, sounds stolid, on the pompous side. You get the feeling that the men are plodding through the notes... I don't know whether it's because they are living too well, or because they just aren't capable of playing more rhythmically. . . "
Mais James avait Ă©galement d’autres motifs de prĂ©occupation. Avec la guerre qui s’éternisait, James avait perdu plusieurs de ses meilleurs musiciens qui avaient Ă©tĂ© mobilisĂ©s par l’armĂ©e. AprĂšs avoir Ă©tĂ© classĂ© ‘’4-F’’ par l’armĂ©e le 5 aoĂ»t, des rumeurs avaient laissĂ© entendre que James serait reclassĂ© dans la catĂ©gorie I-A. AprĂšs avoir passĂ© son examen mĂ©dical le 11 fĂ©vrier 1944, James avait avisĂ© son groupe de se tenir aux aguets et d’attendre. En rĂ©alitĂ©, la partie Ă©tait jouĂ© pour que le commanditaire de son Ă©mission de radio avait dĂ©jĂ  annoncĂ© le congĂ©diement de l’orchestre en mars. À la derniĂšre minute, James avait Ă©tĂ© reclassĂ© dans la catĂ©gorie 4-F en raison d’une ancienne blessure. Se retournant rapidement, James avait rappelĂ© certains de ses vĂ©tĂ©rans et leur avait annoncĂ© que Buddy DiVito et Helen Ward deviendraient les chanteurs de l’orchestre (Helen Forrest avait quittĂ© le groupe pour dĂ©marrer sa carriĂšre solo Ă  la fin de 1943). Finalement, Ward avait Ă©tĂ© remplacĂ©e par Kitty Kallen lorsque l’orchestre Ă©tait retournĂ© Ă  l’Astor Roof le 22 mai. Pendant ce temps, Juan Tizol avait quittĂ© l’orchestre de Duke Ellington pour venir jouer du trombone avec le groupe.
Ces difficultĂ©s n’avaient cependant pas empĂȘchĂ© l’orchestre de multiplier les succĂšs. AprĂšs avoir jouĂ© Ă  l’Astor Roof, James avait fait le tour des États-Unis dans le cadre d’une tournĂ©e qui avait connu son point culminant au Rubber Bowl d’Akron, en Ohio, oĂč il avait attiré une foule de 6000 personnes. La tournĂ©e s’était terminĂ©e en Californie, oĂč l’orchestre avait amorcĂ© une nouvelle sĂ©rie d’émissions commanditĂ©es par Coca-Cola.
En raison de la grĂšve de l’Union des musiciens qui limitait les enregistrements dans les grandes studios, l’orchestre n’avait pas gravĂ© de nouvelles piĂšces depuis plus de deux ans. Lorsque la grĂšve avait finalement pris fin le 11 novembre 1944, l’orchestre Ă©tait entrĂ© dans les studios de Columbia Ă  New York pour enregistrer quatre piĂšces, dont un version du standard "I'm Beginning to See the Light" mettant en vedette sa nouvelle chanteuse Kitty Kallen. Dans ce cadre de cette session, le groupe avait Ă©galement enregistrĂ© une premiĂšre piĂšce de jazz en plus d’un an, "I'm Confessing", qui mettait en vedette Willie Smith, l’ancien saxophoniste alto de Jimmie Lunceford, qui venait tout juste de se joindre Ă  la formation. Un brillant jeune pianiste appelĂ© Arnold Ross participait Ă©galement Ă  l’enregistrement.
James ayant passĂ© son enfance dans un cirque itinĂ©rant, il avait hĂ©ritĂ© d’un style flamboyant qui Ă©tait caractĂ©risĂ© par l’utilisation d’un lourd vibrato et d’un important trĂ©molo. MĂȘme si de telles techniques Ă©taient trĂšs populaires au dĂ©but de la carriĂšre de Louis Armstrong, une des plus grandes influences de James, elles Ă©taient tombĂ©es en dĂ©suĂ©tude dans les annĂ©es 1950 avec l’avĂšnement du Cool jazz. Les nombreuses heures de pratique que James s’était imposĂ©es au cours de son enfance lui avaient inculquĂ© une solide technique. James ayant grandi dans le Sud, il avait Ă©galement Ă©tĂ© exposĂ© au blues, ce qui avait grandement influencĂ© son style. James expliquait: "I was brought up in Texas with the blues – when I was eleven or twelve years old down in what they call 'barbecue row' I used to sit in with the guys that had the broken bottlenecks on their guitars, playing the blues; that's all we knew." AprĂšs avoir entendu James jouer en solo avec l’orchestre de Benny Goodman, Louis Armstrong avait dĂ©clarĂ© Ă  son ami Lionel Hampton:  "That white boy – he plays like a jig!"
Mais les succĂšs commerciaux n’avaient pas nĂ©cessairement fait l’affaire de tout le monde. Dan Morgenstern, le critique et directeur de Institute of Jazz Studies, avait commentĂ© en 1941 le succĂšs de la piĂšce "You Made Me Love You" en dĂ©clarant que les critiques de jazz n’avaient jamais pardonnĂ© Ă  James d’avoir enregistrĂ© la chanson. Plus James avait continuĂ© d’enchaĂźner les succĂšs dans les annĂ©es 1940, plus son jeu avait Ă©tĂ© qualifiĂ© de "schmaltzy" (larmoyant) et mĂ©prisĂ© par les critiques, mĂȘme si ses enregistrements de l’époque continuaient de dĂ©montrer de son dĂ©vouement sincĂšre envers le jazz. MĂȘme si les enregistrements typiquement jazz de James Ă  l’époque n’étaient pas aussi nombreux que ses chansons Ă  succĂšs, ils comprenaient plusieurs arrangements trĂšs modernes de Neal Hefti, Frank Devenport, Johnny Richards et Jimmy Mundy. Lorsque le bebop avait commencĂ© Ă  surclasser le swing Ă  la fin des annĂ©es 1940, James s’était d’ailleurs dĂ©montrĂ© ouvert Ă  son dĂ©veloppement.
DERNIÈRES ANNÉES
Au milieu des annĂ©es 1940, lorsque les big bands Ă©taient entrĂ©s dans une pĂ©riode de dĂ©clin, James avait commencĂ© Ă  se remettre en question et Ă  rĂ©Ă©valuer les choix qu’il avait adoptĂ©s plus tĂŽt dans sa carriĂšre. Lorsque Count Basie avait ouvert le mouvement en transformant son big band en groupe de seize musiciens, James avait emboĂźtĂ© le pas.
Le déclin avait commencé en 1946.
À l’époque, les contrats lucratifs ayant commencĂ© Ă  se faire plus rares, James s’était mis Ă  accepter des contrats d’un seul soir, ce qu’il avait refusĂ© jusque-lĂ  parce qu’il dĂ©sirait demeurer au coeur de l’action. Mais les rĂ©alitĂ©s avaient changĂ©, et en fĂ©vrier James avait annoncĂ© son intention de faire une nouvelle tournĂ©e avec son groupe. MĂȘme si ses attentes Ă©taient Ă©levĂ©es, James n’avait pas rĂ©ussi Ă  attirer des foules aussi nombreuses qu’auparavant. En dĂ©cembre 1946, dix ans aprĂšs s’ĂȘtre joint Ă  l’orchestre de Benny Goodman, James avait annoncĂ© qu’il laissait tomber les cordes. Au cours du mĂȘme mois, Goodman avait d’ailleurs pris la mĂȘme dĂ©cision. À l’étĂ© 1947, James avait expliquĂ© sa dĂ©cision en dĂ©clarant: "First of all, I've settled a few problems in my mind, problems nobody ever knew I had and which I didn't bother telling anyone about. But when you're worried and upset, you don't feel like playing and you certainly can't relax enough to play anything like good jazz."
DĂ©terminĂ© Ă  remonter la pente, James avait mĂȘme coupĂ© ses tarifs de moitiĂ©. Il avait aussi acceptĂ© de prĂ©senter des concerts d’un seul soir partout oĂč il en avait l’opportunitĂ©. Contre toute attente, ce nouveau dĂ©part avait mĂȘme suscitĂ© un regain d’enthousiasme chez les musiciens. Trente ans auparavant, James avait dĂ©clarĂ©: "The most important thing that makes me want to play, is this new band of mine. You know what I've had in the past. Well, now I've got me a bunch of kids and their spirit kills me. They're up on the bandstand wanting to play all the time, so how can I possibly not feel like blowing! I haven't had a bunch like this since my first band." AprĂšs des mois d’incertitude, il semble que cette profession de foi Ă©tait de nouveau Ă  l’ordre du jour. Pour cĂ©lĂ©brer cette renaissance, James avait mĂȘme formĂ© un nouveau groupe de swing qui ne comprenait aucune corde.
En 1953, James avait poursuivi sur sa lancée en recrutant le batteur Buddy Rich. Afin de regarnir les goussets de son orchestre, James se produisait durant plusieurs mois par année au célÚbre casino Flamingo de Las Vegas.
MĂȘme si aprĂšs avoir signĂ© un contrat avec les disques Capitol en 1955, James avait publiĂ© de nouvelles versions studio de chansons qu’il avait d’abord publiĂ©es avec les disques Columbia, il avait aussi enregistrĂ© dix nouvelles piĂšces pour un album intitulĂ© ‘’Wild About Harry!’’ Premier d’une sĂ©rie d’albums enregistrĂ©s pour Capitol, et poursuivis plus tard pour MGM, le disque Ă©tait reprĂ©sentatif du style pro-Basie que James avait choisi d’adopter durant cette pĂ©riode. Plusieurs des nouveaux arrangements du groupe avaient d’ailleurs Ă©tĂ© composĂ©s par Ernie Wilkins, l’ancien saxophoniste et arrangeur de Basie, que James avait ‘’dĂ©bauché’’ pour venir jouer avec son orchestre. Le batteur Buddy Rich, qui avait d’abord jouĂ© avec le groupe sur une base intermittente, avait de nouveau fait partie de l’orchestre de 1962 Ă  1966, ce qui avait permis au groupe de retrouver une certaine rentabilitĂ©. À l’époque, James se produisait principalement au Nevada, au rythme de quarante semaines par annĂ©e.
En 1966,  James avait ramenĂ© son groupe Ă  New York pour quelques semaines. À l’époque, l’orchestre comprenait des jeunes recrues ainsi que des vĂ©tĂ©rans aguerris comme Corky Corcoran et Louis Bellson, qui venait de prendre la relĂšve de Rich Ă  la batterie. Ravi de son nouveau groupe, James n’avait pu contenir son enthousiasme et avait dĂ©clarĂ©: "This is the best band I've ever had in my life! These young musicians, they're getting so much better training and they can do so much more! It was quite a sight to see and quite a sound to hear!”
MĂȘme si James Ă©tait retournĂ© vers des enregistrements plus orientĂ©s vers le jazz Ă  la fin des annĂ©es 1950 et durant les annĂ©es 1960, il n’avait jamais vraiment retrouvĂ© la faveur des critiques qui l’avaient abandonnĂ© lors de son virage plus commercial. Comparant James Ă  Louis Armstrong, Bill Kirchner Ă©crivait dans les notes de pochette de la compilation ‘’Harry James Verve Jazz Masters 55’’:
“If a poll were taken to pick the most famous trumpeters in the history of twentieth-century music, chances are that Louis Armstrong and Harry James would top most lists. Armstrong, of course, also has a most secure place in the jazz pantheon, but James does not, due to the "burden" of having achieved enormous commercial success early in his career. It's ironic that while few judge Armstrong's achievements on the basis of such hits as "Hello, Dolly", James is still viewed in many quarters mainly as an early-Forties purveyor of schmaltzy ballads such as "You Made Me Love You" and such virtuoso pop-classical fare as "Flight of the Bumble Bee". 
Mais c’est James qui avait finalement eu le dernier mot. Lors d’une visite Ă  Londres en 1972, le critique anglais Steve Voce avait demandĂ© Ă  James si les spectateurs qui assistaient Ă  ses concerts Ă©taient venus pour entendre ses grands succĂšs ou plutĂŽt la musique de jazz qui l’avait caractĂ©risĂ©e Ă  ses dĂ©buts. James avait rĂ©pondu:
"That would depend on for whom you are playing. If you're playing for a jazz audience, I'm pretty sure that some of the jazz things we do would be a lot more popular than 'Sleepy Lagoon,' and if we're playing at a country club or playing Vegas, in which we have many, many types of people, then I'm sure that 'Sleepy Lagoon' would be more popular at that particular time. But I really get bugged about these people talking about commercial tunes, because to me, if you're gonna be commercial, you're gonna stand on your head and make funny noises and do idiotic things. I don't think we've ever recorded or played one tune that I didn't particularly love to play. Otherwise, I wouldn't play it."
Reconnu pour ĂȘtre un coureur de jupons, James s’était mariĂ© Ă  trois reprises. Le 4 mai 1935, James avait d’abord Ă©pousĂ© la chanteuse Louise Tobin. Le couple a eu deux fils, Harry Jeffrey James (nĂ© en 1941) et Timothy Ray James (nĂ© en 1942) avant de divorcer en 1943. Plus tard la mĂȘme annĂ©e, James s’était remariĂ© Ă  l’actrice Betty Grable. James et Grable ont eu deux filles, Victoria Elizabeth (nĂ©e en 1944) et Jessica (nĂ©e en 1947). Grable, qui en avait finalement eu assez du mode de vie dĂ©pensier de James, de ses infidĂ©litĂ©s notoires et de son importante consommation d’alcool, avait obtenu le divorce en 1965 pour des motifs d’extrĂȘme cruautĂ©.
En dĂ©cembre 1967, James s’était remariĂ© avec  Joan Boyd, une danseuse de Las Vegas. Le couple a eu un fils, Michael, avant de divorcer en 1970. DĂ©crit par un de ses musiciens comme un ‘’perpĂ©tuel adolescent’’, James n’avait jamais su rĂ©sister Ă  ses inhibitions et n’avait jamais eu aucune envie de changer sa conduite.
Mais James avait Ă©galement ses bons cĂŽtĂ©s. Il savait se montrer gĂ©nĂ©reux envers ses collaborateurs et avait dĂ©fendu Ă©nergiquement les musiciens de couleur de son orchestre lorsqu’ils avaient souffert de discrimination raciale. Par exemple, pendant qu’Artie Shaw demandait Ă  Billie Holiday d’utiliser l’ascenseur de service pour Ă©viter de cĂŽtoyer les clients blancs, James avait demandĂ© Ă  ses musiciens de faire leurs valises lorsqu’on avait interdit aux membres de couleur de son orchestre d’avoir une chambre d’hĂŽtel.
Mais mĂȘme si James savait faire preuve d’empathie Ă  l’occasion, il n’avait jamais Ă©tĂ© trĂšs proche de ses musiciens. Un de ses batteurs avait commentĂ©: "Harry never got close to people. I don't think anybody really liked him." La premiĂšre Ă©pouse de James, Louise Tobin, l’avait mĂȘme qualifiĂ© d’ĂȘtre inhumain, froid et complĂštement indiffĂ©rent au sort de ses propres enfants. ParticuliĂšrement immature, James n’avait jamais pu contrĂŽler ses impulsions et ne se sentait Ă  l’aise que lorsqu’il jouait de la trompette. La chanteuse Helen Forrest avait commentĂ©: ‘’He was at peace and he knew he was loved, when he was playing the trumpet.... He knew nobody could hurt him." Une autre chanteuse, Marion Morgan, croyait pour sa part que James donnait tout ce qu’il avait quand il jouait de la trompette. Elle avait ajoutĂ©: ‘’There just wasn't much left." Finalement, malgrĂ© tous ses succĂšs, James avait eu une existence plutĂŽt triste. Son biographe Peter Levinson croyait mĂȘme que James ne connaissait mĂȘme pas la signification du mot amour.  
Grand amateur d’équitation, James Ă©tait propriĂ©taire de plusieurs chevaux de race Thoroughbred qui avaient remportĂ© des courses dans le cadre de compĂ©titions comme les California Breeders' Champion Stakes (1951) et les San Vicente Stakes (1954). James avait Ă©galement Ă©tĂ© un des premiers investisseurs de la course d’Atlantic City. En 1958, on avait fait l’éloge des connaissances des courses de chevaux de James dans le cadre d’un Ă©pisode de la Lucy–Desi Comedy Hour intitulĂ© "Lucy Wins A Racehorse.’’ PassionnĂ© de baseball, James recrutait les membres de son groupe Ă  la fois pour leurs aptitudes musicales que pour leurs qualitĂ©s athlĂ©tiques.
Bon vivant, James aimait Ă©galement fumer, boire et parier. MĂȘme si on lui avait diagnostiquĂ© un cancer lymphatique en 1983, James avait continuĂ© de travailler mĂȘme s’il ne pouvait plus jouer de trompette en raison du mauvais Ă©tat de ses dents. James a prĂ©sentĂ© son dernier concert dans le cadre d’une performance Ă  Los Angeles avec son orchestre le 26 juin 1983. Il est mort le 5 juillet Ă  Las Vegas Ă  l’ñge de soixante-sept ans. C’est Frank Sinatra qui avait prononcĂ© l’éloge funĂšbre de James lors de ses funĂ©railles qui avaient Ă©galement Ă©tĂ© tenues Ă  Las Vegas.
Au cours de sa carriĂšre, Harry James avait enregistrĂ© trente albums studio, plus de 200 simples, 47 EP’s, plusieurs albums live et compilations, sans parler de ses apparitions avec d’autres musiciens. Neuf chansons de James avaient atteint la premiĂšre position du Hit Parade, trente-deux s’étaient classĂ©es au Top 10, et soixante-dix avaient terminĂ© au Top 100 des palmarĂšs amĂ©ricains, tandis que sept s’étaient classĂ©es sur le palmarĂšs R & B.
CaractĂ©risĂ© par une technique impeccable et par une sonoritĂ© trĂšs puissante marquĂ©e par un profond sens du swing, James avait Ă©tĂ© dĂ©crit par l’historien du jazz Gunther Schuller comme “the most technically assured and prodigiously talented white trumpet player of the late Swing Era and early postwar years, both as an improvising jazz and blues player and as a richly expressive ballad performer.” James avait eu plusieurs arrangeurs talentueux Ă  son emploi au cours de sa carriĂšre, dont Ralph Burns, Bob Florence, Neal Hefti, Ray Conniff, Johnny Thompson, Dave Matthews, Leroy Holmes, Thad Jones et surtout Ernie Wilkins. Wilkins et Hefti avaient d’ailleurs travaillĂ© pour Count Basie que James admirait par-dessus tout et qu’il avait souvent tentĂ© d’imiter. Parmi les musiciens qui avaient fait partie de l’orchestre de James, on remarquait le batteur Buddy Rich, le saxophoniste alto Willie Smith, les saxophonistes tĂ©nor Corky Corcoran et Sam Firmature, le tromboniste Ray Sims (le frĂšre du saxophoniste Zoot Sims), le pianiste Jack Perciful, le guitariste Alan Reuss et les contrebassistes Red Kelly et Ed Mihelich.
Avec Duke Ellington, James avait Ă©tĂ© un des premiers chefs d’orchestre Ă  exploiter pleinement le potentiel de ses chanteurs et chanteuses en crĂ©ant des arrangements expressĂ©ment Ă  leur intention. En 1999, Peter Levinson avait publiĂ© une biographie de James intitulĂ©e Trumpet Blues: The Life of Harry James. DĂ©crivant James Ă  la fois comme "one of the most essential trumpeters and bandleaders in the history of American music’’ et comme un homme triste qui avait Ă©tĂ© trĂšs mal dirigĂ©, Levinson Ă©crivait:
"I first met James in the fall of 1959 when I was a young MCA talent agent. During the next twenty-four years, or until his death in July 1983,I spent considerable time with him in New York, Las Vegas, Hollywood—on the road, at personal appearances, and during recording sessions. I also wrote several magazine articles on him over the years. Through knowing him, I discovered the other side of stardom in the music business. Here was a musician who combined both extraordinary talent and dashing good looks, who could play a romantic ballad like no other trumpeter, which had enabled him to achieve enormous success; yet this was also a man who ruined his life through serious addictions to alcohol and gambling." 
L’ouvrage Ă©tait basĂ© non seulement sur les souvenirs de Levinson, mais sur environ deux cents entrevues menĂ©es auprĂšs des collaborateurs et amis de James. Selon Levinson, qui est dĂ©cĂ©dĂ© des suites de la maladie de Lou Gehrig (sclĂ©rose latĂ©rale amyotrophique) en 2008, James aurait mĂȘme servi d’inspiration au chanteur des Rolling Stones, Mick Jagger. Levinson Ă©tait Ă©galement l’auteur d’une biographie de Tommy Dorsey publiĂ©e en 2005.
Rarement mentionnĂ© parmi les plus grands trompettistes de l’histoire aus cĂŽtĂ©s de Louis Armstrong, Dizzy Gillespie, Miles Davis et Clifford Brown, Harry James est considĂ©rĂ© beaucoup plus favorablement de nos jours. En 2014, Marc Myers du magazine JazzWax avait commentĂ©:  "[James's] band of the mid-1940s was more modern than most of the majors, and in 1949 he led one of the finest bands of the year." DĂ©crivant les disques publiĂ©s par James de 1958 Ă  1961, Myers avait ajoutĂ©: "The James band during this period has been eclipsed by bands led by Basie, Maynard Ferguson and Stan Kenton. While each served up its own brand of magnificence, James produced more consistently brilliant tracks than the others... virtually everything James recorded during this period was an uncompromising, swinging gem." Pour sa part, Joe Cabot, le trompettiste et futur directeur du Harry James Orchestra, avait dĂ©clarĂ©: "Harry James was a deep, deep, deep man; he may not have been academically educated guy, but he was street educated. He was as perceptive as anybody I have ever known. His first exposure to life was to circus people. If you want to learn about life, those are the people you want to talk to." Quant au saxophoniste Arthur Rollini, un ancien membre de l’orchestre de Benny Goodman de 1937 Ă  1938, il avait ajoutĂ©: "Harry James was a genius. He could read all of the highly syncopated charts at sight, and he played fantastic jazz solos—different every time {...}. He was also a good conductor and a fine arranger." Penchant dans le mĂȘme sens, le saxophoniste tĂ©nor Jay Corre avait dĂ©clarĂ© que James Ă©tait le meilleur musicien avec lequel il avait jouĂ© au cours de sa carriĂšre.
DĂ©crivant le jeu de James, l’historien du jazz Gunther Schuller Ă©crivait dans l’ouvrage The Swing Era publiĂ© en 1991:
“James's own playing had lost none of its assurance; his solo work poured out of his horn—as it was to throughout his career—with a sense of inevitability that no other trumpeter could equal with such consistency. In a long and truly remarkable career as a trumpet player James hardly ever missed a note. He played extraordinarily well almost until the day he died, an astonishing achievement for a brass player.” Schuller avait ajoutĂ©: ''His solo work poured out of his horn with a sense of inevitability that no other trumpeter could equal with such consistency." 
 
Plusieurs trompettistes avaient exprimĂ© leur admiration pour le jeu de James, dont Miles Davis, Clark Terry et Louis Armstrong. Terry, qui croyait que James pouvait jouer n’importe quoi, avait dĂ©clarĂ© Ă  son sujet: “Don’t go to sleep on Harry James. He’s a bad dude.” Quant Ă  Lionel Hampton, il avait soutenu que James jouait tellement comme un Noir qu’on aurait cru qu’il avait Ă©tĂ© Ă©levĂ© parmi les gens de couleur. Hampton avait dĂ©clarĂ©: “He had a black sound, and it was obvious he had been raised musically around black musicians. He was completely different from any other white trumpet player of his day.”
 
AprĂšs la mort de James, ses anciens collaborateurs avaient fondĂ© le Harry James Orchestra pour lui rendre hommage. Le groupe Ă©tait toujours en activitĂ© en 2018. Toujours interprĂ©tĂ©e au cinĂ©ma, la musique de James peut ĂȘtre entendue dans des films comme ‘’My Dog Skip’’ (2000) ainsi que dans les films de super-hĂ©ros de la sĂ©rie Marvel ‘’Captain America: The Winter Soldier’’ (2014) et ‘’Avengers: Endgame’’ (2019). La musique de James est Ă©galement en vedette dans le film de Woody Allen ’’Hannah and Her Sisters’’ (1986).
©-2024, tous droits rĂ©servĂ©s, Les Productions de l’Imaginaire historique
SOURCES:
CERRA, Steven.’’Harry James: Parts 1-6 Complete.’’ Steven Cerra, 17 juillet 2021.
‘’Harry James.’’ Wikipedia, 2023.
‘’Harry James.’’ Jazzstandards.com, 2023.
‘’Harry James, American musician.’’ Encyclopaedia Britannica, 2023.
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ambipolis · 1 year ago
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Lundi 18 mars 2024
Premier round de la campagne pour les élections européennes 
C’est le prĂ©sident de la RĂ©publique qui est venu au Salon de l’agriculture pour inaugurer... le lancement de la campagne pour les Ă©lections EuropĂ©ennes et son « cirque mĂ©diatique » dĂ©noncĂ© par le Premier ministre Gabriel Attal. 
Il n’a pas attendu la dĂ©signation et les premiĂšres prises de parole balbutiante de ValĂ©rie Hayer, tĂȘte de liste de la majoritĂ© prĂ©sidentielle, pour fixer la feuille de route : accuser le RN de tous les maux en le faisant passer selon l’expression de Luc Ferry pour ce qu’il n’est pas et non pour ce qu’il est ; Ă  savoir le complice de Poutine et favorable au Frexit. Un moyen dĂ©tournĂ© d’éviter de dĂ©fendre le bilan et de la commission de l’Union europĂ©enne.
Acte 2 de la campagne de dĂ©sinformation : le meeting du RN le dimanche 3 mars Ă  Marseille. Jordan Bardella a accusĂ© Emmanuel Macron d’ĂȘtre « le grand effaceur » parce qu’il aurait effacĂ© la France en Europe. Pas totalement faux, mais un peu exagĂ©rĂ©, comme de prĂ©tendre que l’Europe attend le RN et va revivre grĂące au RN. Propos d’estrade : avec le RN au pouvoir la France protĂ©gera ses frontiĂšres et la naĂŻvetĂ© sera terminĂ©e !
On attendait donc aprĂšs ce jeu de dupes Ă  deux l’acte 3 avec le premier meeting de ValĂ©rie Hayer le samedi 9 et surtout le meeting de Marion MarĂ©chal et Eric Zemour le dimanche 10. Rien de particulier pour le meeting du 9 dans le droit fil de la feuille de route du prĂ©sident si ce n’est que ValĂ©rie Hayer a affirmĂ©, et donc reconnu, qu’elle faisait partie de la coalition pro-Ursula von der Leyen !
En revanche le meeting de ReconquĂȘte au DĂŽme de Paris - Palais des Sports a permis  à Marion MarĂ©chal, Guillaume Peltier, Nicolas Bay et Eric Zemmour de rappeler que ce n’est pas le PPE duquel font partie les RĂ©publicains, la majoritĂ© prĂ©sidentielle, les socialistes et les verts qui permettra un changement de politique sans Ursula von der Leyen, ni la formation Ă  laquelle est rattachĂ©e le RN si elle ne s’allie pas avec la formation qui regroupe dĂ©jĂ  le parti de Giorgia Meloni, les partis polonais et hongrois, le parti VOX espagnol rejoints par les dĂ©putĂ©s europĂ©ens de la liste ReconquĂȘte ; encore faut-il que la liste ReconquĂȘte conduite par Marion MarĂ©chal  dĂ©passe la barre des 5%.
Marion MarĂ©chal y croit en dĂ©voilant le slogan  Marion ! La France fiĂšre, en commençant son discours avec un autre slogan Touche pas Ă  ma fille, puis en continuant avec un troisiĂšme Ni soumission, ni conversion, en rappelant le slogan d’une association subventionnĂ©e par l’Union europĂ©enne « La joie est dans le dans le djihad », en finissant par un appel Ă  Marine et Jordan adversaires complĂ©mentaires, mais pas ennemis.
Eric Zemmour avait auparavant préparé le terrain en déclarant aux sympathisants LR et RN : « On vous aime. » Son slogan « Ne les laissons pas remplacer l'Europe. Ne les laissons pas assassiner Mozart. » Il a développé les raisons de voter pour la liste conduite par Marion Maréchal.
Il faut lire et relire l’interview d’Eric Zemmour dans le JDD du dimanche 10 avec deux phrases-choc : « Macron ne veut pas faire peur Ă  Poutine, mais aux Français
 Macron-Le Pen, c’est le contraire d’un duel : c’est un duo. »
Le prĂ©sident Emmanuel Macron et le Premier ministre Gabriel Attal, Ă  dĂ©faut de ValĂ©rie Hayer, vont-ils comprendre que la progression des intentions de vote en faveur de ReconquĂȘte est le seul moyen de faire baisser significativement le score du RN et qu’ils feraient mieux de s’attaquer aux listes de la Nupes en faveur d’une Europe islamo-gauchiste qui recherche les voix de pro-Hamas.
Ce sont comme toujours les Français qui trancheront.
François BAUDILLON *
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screenwritinggym · 1 year ago
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Chill Sentenza - Parodie de la menteuse MĂ©lissa Theuriau la pouffiasse!!
Rends moi un service et passe le bonjour aux équipes de Konbini, tu dois leur dire que j'ai vu leur vidéo qu'ils ont posté il y'a 3heures de ça, it was 3 hours ago, ils se moquent de Mélissa Theuriau la menteuse, elle voulait faire un Me Too rempli de mensonges. Tu vas rigoler, c'est trop marrant, les équipes de Konbini lisent mon blog car les Meufia leur fournissent des infos en scred, discret quoi et ils ont vu que j'ai traité Mélissa Theuriau de menteuse alors ils ont décidé de parodier la menteuse, elle dit: "Qu'est-ce qu'on doit faire pour que vous nous croyez?"
Et moi je réponds: "EspÚce de sale bouffone!! Il faut d'abord que je t'ouvre la porte, si je n'ouvre jamais la porte, tu ne pourras jamais réussir à comploter contre moi, pouffiasse!!"
Je remercie KONBINI team pour leur parodie, ça Ă©tĂ© postĂ© y'a mĂȘme pas 3 heures de ça, c'est trop marrant.
Voici le lien de la video, click sur le lien: https://www.youtube.com/watch?v=PG9KK2LxDmA
Voici la page wiki de Konbini: https://fr.wikipedia.org/wiki/Konbini_(site_web)
Fuck off!! MĂ©lissa, you ain't shit anyway!! Dumb broads will always lose.
P.S.:
J'ai insulté Bill Gates hier soir, j'ai insulté le clown et devine comment il m'a repondu? Avec un article sur CNN, le pouvoir de Bill Gates, en es-tu témoin?
Voici un article posté aujourd'hui le 18 janvier sur CNN, click sur lien: https://edition.cnn.com/2024/01/18/us/nicholas-rossi-utah-arthur-knight-cec/index.html
Voici la page wiki de Nicholas Rossi, click sur le lien: https://en.wikipedia.org/wiki/Nicholas_Alahverdian
Je t'encourage Ă  lire le wiki de Nicholas car ils l'ont accusĂ© d'ĂȘtre un homme qui a des problĂšmes mentaux, qu'il est un violeur etc.. C'est comme ça qu'ils humilient les hommes qui refuse de leur obĂ©ir. Ils dĂ©truisent leur rĂ©putation et leur carriĂšre, mais moi je suis un guerrier, ils ne peuvent pas me toucher, j'ai une armĂ©e redoutable qui va leur tomber du ciel, je suis intouchable et je n'ai pas peur d'eux.
Alien Putin n'a pas peur, il a une arme nucléaire et je n'hésiterai pas à appuyer sur le bouton, la fin de votre cirque.
Tu vois bien qu'ils veulent me faire passer pour un violeur mais je ne suis jamais sorti de ma maison, donc leur mensonge est flagrant et c'est une défaite humiliante et inévitable pour les menteuses comme Mélissa Theuriau et Meufia, bande de pouffiasses.
Jean Dujardin rigole car c'est trop marrant, c'est vraiment un cirque:
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philippebresson · 1 year ago
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Monsieur Depardieu
J'ai visionnĂ© la rĂ©cente Ă©mission qui vous a Ă©tĂ© consacrĂ©e. Évidemment je n'Ă©mettrai aucun jugement dĂ©finitif sur la base de ce reportage Ă  charge essentiellement constituĂ© de sĂ©quences volĂ©es. Pourtant, je vous y ai par moments trouvĂ© trĂšs con et je dis ça parce que je vous aime bien, mais ceux qui vous ont dans le collimateur vont sans doute s'en donner Ă  cƓur joie pour vous fustiger allĂšgrement.
Vos saillies verbales graveleuses (en Corée du Nord !) m'ont rappelé celles de Gainsbourg époque Gainsbarre qui, ado, alors que je l'admirais beaucoup par ailleurs, me mettaient terriblement mal à l'aise. Comme un aveu d'impuissance aux accents pathétiques.
Un point commun entre lui et vous outre la provocation : la poésie (il n'y a qu'à lire vos écrits pour s'en rendre compte, ou vous écouter parler en interview). Pas celle qui fait rimer hirondelle avec bleu du ciel, non ; plutÎt celle, ùpre, rugueuse, mal léchée, qui éructe ses mots en rappelant à qui veut/peut l'entendre que "ce qui est beau est moral, voilà tout et rien de plus. La poésie, comme le soleil, met de l'or sur le fumier. Tant pis pour ceux qui ne le voient pas." (Flaubert)
Bien-sĂ»r, si vous avez abusĂ© de votre pouvoir pour contraindre des victimes non consentantes, il faut qu'elles portent plainte et... dura lex, sed lex. Mais en attendant que la justice, si les faits sont avĂ©rĂ©s, vous soumette Ă  sa loi, je voudrais formuler un vƓu pieux Ă  l'approche des fĂȘtes de NoĂ«l : arrĂȘtez votre cirque et continuez de nous Ă©mouvoir comme vous le fĂźtes par exemple au Cirque d'hiver en chantant Barbara. Merci.
"Je ne cherche pas Ă  ĂȘtre un Saint. Je prĂ©fĂšre ĂȘtre ce que je suis. Un innocent. Quelqu'un Ă  qui les choses arrivent, qui laisse les choses lui arriver sans aucune prĂ©mĂ©ditation. Quelqu'un qui traverse la beautĂ© des choses et qui est traversĂ© par la beautĂ© des choses. Je suis quelqu'un qui se fie Ă  la vie, aux autres, je ne suis pas quelqu'un qui se mĂ©fie. C'est lĂ , en gĂ©nĂ©ral, oĂč tu te fais ratatiner la gueule mais ça ne fait rien. L'innocent, il est comme le chien errant, il sent les gens, il s'approche toujours, et s'il prend un coup de pied, c'est pas grave, il se barre, il va voir plus loin." (G. Depardieu)
Philippe Bresson
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malamilkbeats · 1 month ago
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Concavex's dad, Cirque Lire, Composer and Inkshifter.
Alignment: Lawful Neutral to Evil
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His rise to nobility was far from traditional—he owes his position to the abilities of his daughter. His appointment was part of a strategy to use Concavex as a noblesse de robe, entering the service nobility.
**MORE ABOUT CIRQUE LIRE:**
[Father-Daughter Dynamic]
Cirque’s expectations have shaped Concavex’s entire life. From a young age of 3, she was forced to attend long hours of practice, not just in music and courtly manners, but also in mental discipline. Her father would constantly push her to be the best, berate her when she made mistakes, and praises came rarely. There was no room for failure in his eyes.
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(Concavex Circlette art drawn by @raisa-drawz )
Cirque’s resentment toward Concavex is rooted in the fact that she is the one who enabled his rise. His ambition, though vast, is also deeply tied to his insecurity about his own abilities, although unquie on their own. He might have been a gifted composer and inkshifter, but it was Concavex’s telepathy that earned him his noble title. Though he would never admit it to her, Cirque often feels as though he owes his success to her, and that bitterness fuels his controlling behavior.
The relationship between father and daughter is one of duty rather than love. While Cirque may claim that his strictness is for her own good, Concavex sees through his guise. Prehaps, he was afraid of his own daughter. The deeper she grows into her telepathic abilities, the more she begins to understand her father’s inner turmoil, but she doesn’t know how to confront him without even more pressure. She loves him in her own way, but she cannot help feeling that her identity is being subsumed by his vision of what she should be and his fears.
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louisstephaneulysse · 2 years ago
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Pas d’épitaphe, pas de mĂ©got de cigarette, qu’il avait toujours au bec, ni de tĂȘtes de chou qui ornent la tombe de son ami Serge Gainsbourg, Ă  Montparnasse. Au fin fond du parc de trois hectares de l’abbaye de Bois-Aubry, Ă  LuzĂ©, seulement une pierre tombale blanche de laquelle il faut se rapprocher, aprĂšs avoir soulevĂ© quelques branches, pour lire les lettres et chiffres qui y sont gravĂ©s. La sĂ©pulture de Yul Brynner se veut aussi simple et austĂšre que la carriĂšre de cet homme aux mille vies a Ă©tĂ© riche. Star d’Hollywood, du cirque d’hiver et des nuits parisiennes Un contraste qui ne fait que nourrir un peu plus la lĂ©gende du chauve le plus cĂ©lĂšbre d’Hollywood, que l’on peut nommer aujourd’hui le dĂ©funt le plus connu d’Indre-et-Loire. Star du septiĂšme art - pour ses succĂšs dans Le Roi et moi ou Les Sept mercenaires -, officiellement nommĂ©e roi des Tsiganes avec qui il fut guitariste dans les boĂźtes de nuit parisiennes, trapĂ©ziste puis clown au cirque d’hiver, oiseau de nuit tombĂ© dans l’opium qui le fera rencontrer Cocteau et intĂ©grer son cercle en devenant dealer
 Yul Brynner est depuis une trentaine d’annĂ©es rattachĂ© Ă  l’histoire du village de LuzĂ©, dans le Richelais, et de son abbaye.
À LuzĂ©, la lĂ©gende de Yul Brynner continue Ă  prendre vie Ă  l'abbaye de Bois-Aubry
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christophe76460 · 2 years ago
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Je continue.
Le gardien demanda des torches, se prĂ©cipita dans le cachot et, tremblant de peur, se jeta aux pieds de Paul et de Silas. Puis il les fit sortir et leur demanda : — Messieurs, que dois-je faire pour ĂȘtre sauvĂ© ? (Actes 16:29-30).
Ce geĂŽlier avait sans doute entendu le message de la Bonne Nouvelle en JĂ©sus-Christ, et maintenant, avec tous les Ă©vĂ©nements qui venaient de se passer, il Ă©tait terrifiĂ©. Alors, son cƓur s’est considĂ©rablement ramolli et il reconnaĂźt en Paul et Silas des messagers du Dieu trĂšs-haut.
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Je continue.
— Crois au Seigneur JĂ©sus, lui rĂ©pondirent-ils, et tu seras sauvĂ©, toi et les tiens. Et ils lui annoncĂšrent la Parole de Dieu, Ă  lui et Ă  tous ceux qui vivaient dans sa maison. À l’heure mĂȘme, en pleine nuit, le gardien les prit avec lui et lava leurs blessures. Il fut baptisĂ© aussitĂŽt aprĂšs, lui et tous les siens. Puis il fit monter Paul et Silas dans sa maison, leur offrit un repas, et se rĂ©jouit, avec toute sa famille, d’avoir cru en Dieu (Actes 16:31-34).
À cause des Ă©vĂ©nements chargĂ©s d’émotions fortes qu’ils avaient vĂ©cus, tous les gens de cette maisonnĂ©e Ă©taient bien disposĂ©s vis-Ă -vis de la personne de JĂ©sus-Christ. NĂ©anmoins, il Ă©tait nĂ©cessaire de leur prĂ©ciser exactement en quoi consiste la Bonne Nouvelle. Comme Paul et Silas Ă©taient couverts de blessures, de sang, et de poussiĂšre, le geĂŽlier maintenant animĂ© d’un esprit de misĂ©ricorde panse leurs plaies. Les apĂŽtres ont d’abord annoncĂ© le salut en JĂ©sus-Christ, et ensuite seulement se sont fait soigner. Comme je me connais, je crois bien que j’aurais fait l’inverse. J’aurais d’abord voulu que mon sang s’arrĂȘte de couler avant d’en venir aux rĂ©alitĂ©s spirituelles. Mais Paul et Silas ne vivaient que pour JĂ©sus-Christ ; leur vie n’avait de valeur que dans la mesure oĂč elle leur permettait d’accomplir leur mission. J’en suis abasourdi.
Il y avait dans la cour de la prison un rĂ©servoir dans lequel se dĂ©versaient les eaux de pluie et qui servait Ă  tous les usages domestiques. C’est Ă©galement lĂ  que le gardien et les membres de sa famille furent baptisĂ©s. D’aprĂšs le texte, il semble que les adultes ont acceptĂ© le message de la Bonne Nouvelle que leur apportaient les apĂŽtres. On ne sait rien concernant les enfants, car Ă  cette Ă©poque ils ne comptaient pas et on ne les mentionnait pas, parce que contrairement Ă  notre point de vue d’aujourd’hui, ils n’étaient pas considĂ©rĂ©s comme des personnes Ă  part entiĂšre.
AprĂšs le baptĂȘme, ils ont tous fait la fĂȘte dans la maison du geĂŽlier qui Ă©tait attenante Ă  la prison. Dieu est vraiment Ă  l’Ɠuvre avec puissance par l’intermĂ©diaire de Paul et Silas. Que ce soit sur un lieu de priĂšre ou dans une prison, et ce, malgrĂ© l’hostilitĂ© persistante, la Bonne Nouvelle de JĂ©sus-Christ fait son chemin dans beaucoup de cƓurs.
L’intolĂ©rance en matiĂšre religieuse est une plaie qui a affectĂ© et infectĂ© la plupart des sociĂ©tĂ©s de tous les temps. L’Inquisition du Moyen-Âge et les jeux du cirque dans lesquels les lions dĂ©chiraient les chrĂ©tiens sont parmi les plus connues. C’est une chose que de lire ces fĂącheux Ă©vĂ©nements dans les livres d’histoire et c’en est une autre que d’ĂȘtre soi-mĂȘme une victime. Des persĂ©cutions guettaient continuellement l’apĂŽtre Paul et Silas, son compagnon de ministĂšre. Ils viennent justement de goĂ»ter le confort des geĂŽles romaines aprĂšs avoir Ă©tĂ© fouettĂ©s. Mais Dieu est intervenu en leur faveur et le geĂŽlier ainsi que sa maisonnĂ©e ont acceptĂ© la Bonne Nouvelle de JĂ©sus-Christ.
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joannanikku · 2 years ago
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Ă  17 ans, lorsque j'Ă©tais en pleine pĂ©riode de deuil aprĂšs avoir perdu un ĂȘtre cher, j'ai Ă©crit une petite histoire qui m'a permis d'Ă©vacuer ma tristesse.
disponible sur le site thebookedition.com au format papier, je vous invite Ă  lire la triste histoire de Domino, un petit clown en bois forcĂ© de travailler dans un grand cirque, dont il est la vedette, la bĂȘte de foire.
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silkepan · 5 years ago
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(Text in English below 🇬🇧) Pour ceux qui voudraient un peu de lecture je partage ici le lien du dernier article de mon blog 📄 https://blogs.illustre.ch/silke-pan/2020/06/03/tel-un-phenix-qui-renait-de-ses-cendres-definition-en-bas-darticle/ Retour sur ces deux mois de confinement, une pĂ©riode difficile pour notre sociĂ©tĂ© mais qui a Ă©tĂ© pour moi synonyme d'une renaissance 🌅 Cela me dĂ©montre une fois de plus que la vie et plus forte que la tristesse et qu'il ne faut jamais se dĂ©clarer vaincu đŸ’Ș Je l'ai expĂ©rimentĂ© si souvent, dans des situations je me sentais perdue, oĂč tout Ă©tait noir autour de moi, je continuais Ă  porter mon regard vers le haut, vers les sommets et le soleil đŸ—» Et c'est ainsi, plus d'une fois, que des portes inattendues se sont ouvertes et mon permis de retrouver le chemin vers le bonheur ☀ đŸ“· Merci Ă  @anthonydemierre pour les photos ! ------------------- For those who understand French, I would like to share the last article of my blog âžĄïž blogs.illustre.ch/silke-pan I look back over the events of these two months of quarantine, a difficult period for our society, which for me became an astonishing story of survival and renewal 🌅 This shows me once again that life is stronger than sadness and that we never should declare ourselves defeated đŸ’Ș I experienced it so often, in situations where I felt lost, where everything was dark around me, I kept looking upwards, towards the peaks and the sun đŸ—» And, more than once, unexpected doors opened and took me back to happiness ☀ #lire #lecture #blogger #blog #penseepositive #developpementpersonnel #nevergiveup #motivation #love #life #believe #inspiration #success #goals #mindset #lifestyle #cirque #handbike #acrobatics https://www.instagram.com/p/CCQxYM9Jyol/?igshid=63x3i5abd3oe
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ernestinee · 3 years ago
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Level 10/ Quelques mois plus tard.
Tu te souviens, ou pas, j'avais fait il y a longtemps un billet sur le level 10. Technique magique pour faire changer les choses. Petit rappel pour la forme: on prend 10 domaines de la vie, on les évalue de la façon la moins subjective possible, et on fait un plan d'action pour changer ce qu'on veut changer/améliorer. Bon c'est un résumé à la grosse louche mais si tu veux des infos en plus, mes messages sont ouverts.
Du coup on est quelques mois plus tard et on fait le bilan. Billet chiant Ă  lire comme Ă  chaque fois que je fais le bilan par Ă©crit. Ne lis pas jusqu'au bout, tu vas t'emmerder. Je le fais juste au cas oĂč je scrolle et je me relis plus tard.
Couple : avant 6/10 / maintenant : 5/10.
Juste pcq je suis honnĂȘte et qu'il ME SAOULE en ce moment parce que c'est les examens de l'ado et je suis seule Ă  TOUT gĂ©rer. Le lever, le taxi, l'Ă©tude, le soutien psychologique, les courses, la maison, les chats, etc. etc. etc. C'est pas une surprise, je suis habituĂ©e, c'est moi la gestionnaire ici. Mais mĂȘme. Je suis fatiguĂ©e alors ça m'atteint plus que d'habitude. Ajoute Ă  ça qu'il a mis une pression supplĂ©mentaire sur le dos de l'ado (et sur le mien du coup) car du haut de son estrade oĂč il ne fout rien, il a promis un cadeau s'il atteint les 70%. Moi je m'en tape des points, tout le monde s'en tape des points tant qu'il rĂ©ussit son annĂ©e. On va juste vers deux messages qui me dĂ©bectent "tes points sont plus importants que ta motivation et que ton travail" et "j'achĂšte ta motivation". Je dĂ©teste. Et je dĂ©teste d'autant plus que ça vient de l'inspecteur des travaux finis.
Cet été, on va vivre à trois dans 5 m2 pendant 15 jours, vu qu'on fait un tour d'Italie en van. J'ai déjà peur de cette proximité.
Bon je vois que j'avais mis deux objectifs.
Noter des dates pour faire des trucs Ă  deux: qu'il aille bien se faire foutre.
Accepter les compliments des personnes qui m'apprécient. Hahahahahahahahaha. C'est à dire que j'étais tellement de bonne humeur et motivée quand j'ai écrit le billet de départ, que je me disais qu'on allait me complimenter. Hahahahahahahahahahahaaaa. Passons.
Amitié/famille: avant 9/10. Maintenant 5/10.
Ouais. J'ai perdu une personne importante et je ne m'en remets pas. Je notais que j'avais les meilleurs amis du monde. Il me reste ma meilleure amie, qui, il faut le dire, vaut au moins 100 personnes géniales à elle toute seule.
Mais bon tu sais bien, un seul ĂȘtre vous manque, blablabla.
Le point positif (sinon j'Ă©tais Ă  3/10) c'est qu'il y a de chouettes personnes sur Tumblr
L'objectif que j'avais mis est de rencontrer du monde. Et ouais. On peut mettre un petit V ici. C'est difficile à gérer, rapport au fait que je me sens un peu emprisonnée dans cette vie de merde à devoir justifier tous mes déplacements, mais voilàààà.
Santé: avant 6/10. Maintenant 7/10.
Applaudissons l'effort. J'ai gagnĂ© un point de santĂ©. Et ça sans faire ce qui Ă©tait prĂ©vu (dentiste et gynĂ©co) MAIS je me suis inscrite au cirque en techniques aĂ©riennes et du coup ça me motive Ă  marcher, voire courir quand je suis totalement folle, je me suis remise aux abdos et je bosse la souplesse un peu tous les jours. Je me projette avec un corps de rĂȘve avec 10 kg de moins (allez, 7), athlĂ©tique et tout ça tout ça. Je mange mieux, je bois de l'eau plus rĂ©guliĂšrement. Je me suis fait des petits sachets avec des morceaux de lĂ©gumes frais, congelĂ©s, Ă  mixer, pour quand j'ai un petit creux. Je me dĂ©couvre une passion pour le cĂ©leri (non). Tous les objectifs sont mis en route Ă  part le dentiste et le gynĂ©co, et ça c'est bieeeen!
On va mettre comme objectif de tenir le cap, et éventuellement de savoir faire le grand écart pour la rentrée de septembre.
Environnement: Avant 7/10. Maintenant 8/10.
J'avais notĂ© que je devais mettre de l'ordre autour du bureau parce que c'Ă©tait le souk et C'EST FAIT! Je me suis mĂȘme carrĂ©ment appropriĂ© le coin (au bout de 14 ans dans la maison, il Ă©tait temps), en mettant des Ă©tagĂšres avec MES bouquins.
Du coup, on va mettre comme objectifs de s'occuper du jardin (mais ça aussi ça me fait rùler pcq c'est beaucoup trop facile pour l'inspecteur des travaux finis, il va avoir un beau jardin et il n'aura rien fait dedans ? Merde à la fin, on supprime cet objectif et on va juste se remettre aux cosmétiques solides)
Don de soi: avant: 8/10. Maintenant. Pffff pareil. Ca va c'est bon, je donne assez. Façons, tu donnes, tu donnes et puis ça déserte, ça t'ignore, ça n'en n'a rien à foutre (oui je suis ronchon aujourd'hui, et encore t'as de la chance, la migraine vient de passer, c'est surement grùce au céleri)
Loisirs: avant 1/10. Maintenant hum 4/10.
Rapport au fait que je prends un peu de temps pour moi quand je fais les étirements, quand je vais au bois, quand je me coupe mes légumes pour mes smoothies. Oui, on en est là, c'est un loisir de couper mes légumes uniquement pour moi. Vivement septembre quand jes cours de cirque commenceront.
J'avais noté qu'il fallait que je regarde des activités pour le couple, mais fuck off, je ne suis pas de meilleure humeur qu'au début de ce billet.
Tu sais quoi, encore pire. J'adore la photo, c'était un prétexte pour partir un peu seule. HOMME A DECIDE DE S'INTERESSER A LA PHOTO BORDEL DE MERDE. Du coup là je n'ai plus d'excuses. Je vais faire des photos, je reviens dans 2h (3h, 4h..) - Oh je viens avec. Pff. Bon du coup je n'y vais pas.
J'avais notĂ© que je pourrais aussi reprendre la broderie. J'ajoute que je vais peut-ĂȘtre remanier toute mon Ăźle dans acnh, j'arriverai peut-ĂȘtre Ă  1200h de jeu comme ça.
Job: Avant: 8/10. Maintenant : pareil.
Rien de nouveau sous le soleil, j'adore toujours. Ce serait cool si ça payait mais au moins je fais un truc qui me plait, pour lequel je me sens utile et compétente.
Finances : Avant: 7/10. Maintenant 6/10.
Parce qu'il y a eu un couac et je n'ai pas reçu d'honoraires depuis 3 mois alors ça devient chaud pour payer les factures mais quand ça va arriver ce sera le jackpot du coup on patiente.
Spiritualité: Avant 5/10. Maintenant 0/10
J'ai totalement dĂ©sinvesti ce domaine et honnĂȘtement, je m'en fiche.
Lecture: Avant 7/10. Maintenant : 7/10
Ouiii pareil. J'ai tenu bon dans un bouquin qui m'ennuyait sévÚre, il m'ennuie toujours mais je tiens bon, ma pal grandit de jour en jour, tout va bien.
J'avais mis comme objectif de mettre en évidence mes livres dans mon coin bureau, et j'ai fait ça. Bon allez, on va mettre 8/10 du coup haha.
Prochain objectif: pffff j'sais paaaas. lire encore et encore et encore jusqu'Ă  oublier que j'ai un cerveau qui sert aussi Ă  autre chose.
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theoppositeofadults · 3 years ago
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Les malheurs de Sophie, today's edition
J'avais envie de lire un article d'un journal sportif mais il faut payer. Et je me suis dit, pourquoi pas ! C'Ă©tait pas excessivement cher (c'Ă©tait en dollars mais environ 30€) pour l'annĂ©e et ça fait des annĂ©es que je veux lire leurs articles mais que je fais ma radine
Je savais que j'avais de l'argent sur mon compte PayPal donc je me dis que je vais payer avec ça
J'essaie de me connecter, double authentification, besoin d'avoir accÚs à mon numéro de téléphone anglais. Dans mon téléphone, j'ai ma carte sim française et ma carte sim belge donc po la place
Pas grave, je pars à la recherche de mon backup phone et je le mets à charger. Quand j'ai enfin réussi à l'allumer, la carte sim à l'intérieur n'était pas détectée. Ah ?
Je me dis que je l'avais peut-ĂȘtre mal mise dedans et qu'il faut juste que je la replace correctement. Il faut que j'ouvre la trappe de la carte sim (ndlr : j'Ă©tais dans une rĂ©union pendant tout ce bazar).
Je remarque un crayon bien taillé à cÎté de mon ordi. Ni une ni deux, je l'attrape et l'enfonce dans le petit trou. Caramba, la mine de casse dans le trou de mon téléphone. Pas idéal.
Je pose mon téléphone de cÎté et décide d'attendre la fin de ma réunion. Décision sage.
Je passe à la recherche de quelque chose de pointu et solide pour enfoncer mais ah, mon crayon a cassé le trou. Bon. Je commence à regarder des tutos sur YouTube et je vois une technique pour arracher la fente avec du scotch. On a peur de rien.
AprÚs 3 échecs, le succÚs arrive enfin et la fente se décroche et la carte s'envole à travers ma chambre. Je pars à sa recherche et je la trouve enfin. C'était une carte SD. ah ???
Je commence à réfléchir. Ah ! J'avais mis ma carte sim anglaise dans un sac congélation le mois dernier. Il était littéralement dans le premier tiroir de mon bureau, tout ce cirque pour ça.
J'insĂšre la carte sim, je me connecte Ă  PayPal, je vais faire la subscription, ça bugue 2 fois, la 3Ăšme fois est la bonne, je reçois mon reçu. .. 42€ au lieu de 30! Escroquerie !!! Je me prĂ©pare Ă  contester, et je pars voir sur le site. En effet c'Ă©tait plutĂŽt 40€. Bon je ne vais pas mourir.
Et là : j'essaie d'accéder au site. Le site crash, j'ai passé 20 minutes à enfin pouvoir accéder à l'article que j'avais vu (sur l'équipe de foot du Gabon)
Cauchemardesque
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